‹ Dictionnaire de la langue françaiseChapitre 254 sur 388 · PARÉ, XV · texte numérisé non relu

PARÉ, XV

— ÉTYM. Fourmiller; Borry, fromillement; provenç. formigammt; espagn. hormigamiento.

FOURMILLER (four-mi-Ué, H mouillées, et non four-mi-yé), v. n. \\ 1° S'agiter, se remuer en grand nombre comme des fourmis. Les vers fourmillent dans ce fromage. Un peuple d'importuns qui fourmillent sans cesse, boil. Sat. vi. || On donne aussi pour sujet à ce verbe le nom dos choses où est ce qui fourmille. Le chemin de fourmis fourmille, scarr. Virg. IV. Au second livre il est dit qu'il tomba de son char et qu'il fut tellement froissé do sa chute qu'il fourmilla de vers, volt. Bib. expl. Machab. Alors toutes les plantes renaissent, les insectes engourdis se réveillent ou sortent de leur nymphe, la terre semble fourmiller de vie, buff. Ois. t. i, p. 62, dans POUGENS. Pays.... qui fourmillent de bossus et do boiteux, j. J. rouss. Ém. 1. 1| 2° Être épars et en grand nombre. Les villages épais fourmillaient par la plaine; De peuple et de bétail la campagne était pleine, Régnier, Êpttre i. C'est peu qu'en un ouvrage où les fautes fourmillent Des traits d'esprit semés de temps en temps pétillent, boil. Art p. i. Dans tous les temps, dans tous les pays, et dans tous les genres, le mauvais fourmille et le bon est rare, volt. Babouc. Les athées fourmillaient en Italie au quinzième siècle, id. Jmni, U.\\3° Être abondant en, rempli de. Enfin comme en caquet ce vieux sexe [les femmes] fourmille, Régnier, Sat. xin. [Mme de Saint Géranj C'était une femme d'excellente compagnie, et qui fourmillait d'amis et d'amies, st-sim. 36, ) 49. Le monde fourmille de philosophes qui se disputent la vaine gloire de connaître la faiblesse de l'esprit humain, vauven. Nouv. max. 23. || 4° Être le siège d'un picotement. Toute la main me fourmille.

— HIST. XIII* s. Corborans descendi en Nique la garnie; De la gent qu'il amaine la cités en formie, Es ostels et es sales heberja sa maisnie, Ch. d'Ane. Î99. De son venir est joie grant; France en est tote formiant, /»ar(onop. de Blois, ms. deSt-Germ. ^(40, dans LACURNE. || xvi' s. Tout formille de commentaires, UONT. IV, 237. Les gens y fourmillent, langue,

366. Formicatio sont certaines verrues es parties du corps, qui fourmillent et démangent comme s'il y avoit des fourmis, paré, Inirod. a».

— Etym. Fourmi; Berry, fromiller; bourguig. fremillai; picard, fremioner; wallon, frumehi, froumehi; namur. frimcji, frumejt: provenç. formicar; e.spagn. hormigar; portug. (ormigar; ital. formicare.

t FO0RM1LLET (four-mi-Ilb , Il mouillées), t.m. Un des noms vulgaires du torcol.

FOURNAGE (four-na-j'), s. m. \\ l°Ce qu'on paye au fournier pour la cuisson du pain. || 2° Terme de droit coutumier. Taxe perçue au four banal. || Droit payé pour faire cuire son pain chez soi.

— HIST. XIV* s. Puet li maires voir le pain et les fournaiges [ce qui cuit au four], et puet commander as fourniers qu'il entamechent leurs fournaiges, pour voir dedans s'ils sont de loyal waagnaige, du GANGE, fumagium.

— ÉTYM. four; provenç. /bmofffe; espagn. hornage.

FOURNAISE (four-né-z'), s. {. \\ 1* Grand four où brûle un feu ardent. Le Seigneur vous a tirés d'Egypte comme d'une fournaise ardente où l'on fond le fer, saci. Bible, Deutér. iv, 20. D'un tyran sanguinaire il sauve trois enfants; Dans l'ardente fournaise on les voit triomphants, campistron, Adrien, V, 4. Il Fig. Jeter un peu d'eau dans la fournaise, faire quelque chose pour calmer des passions, qui n'en deviennent que plus allumées. Il sentit que tout ce que les créatures peuvent ménager de plaisir au cœur de l'homme n'est qu'un peu d'eau jeté dans la fournaise qui l'allume loin de l'éteindre, mass. Pa-

nég. St Benoit, *. \\ Fig Ma tête, fournaise où

mon esprit s'allume. Jette le vers d'airain qui bouillonne.... V. HUGO, F. d'aut. t.\\i° Par extension. C'est une four«naise, se dit d'un feutres-ardent. Bacchus et Esculape n'ont-ils pas été consumés du feu céleste? Empédocle ne s'est-il pas jeté tout vif dans la fournaise du mont Etna? d'ablancourt, Lucien, Mort de Peregrinus. \\ Par exagération. C'est une fournaise, se dit d'un lieu très-échaufl"é. Le soleil donne ici en plein, c'est une fournaise. || 3° Il s'emploie au sens de creuset dans certaines phrases figurées. La vertu s'épure dans l'adversité comme le métal dans la fournaise.

— HIST. im* s. Deux fornaises de chaus que Colars devoit faire à ses cousts, du cange, Constantinople. Chartes, p. 26. El feu qui est tuz jurs ardanz En fomeises de soufre espris, mabie. Purgatoire, <092. Et les manières del peccié Ont alumée lor fornaise, Dont li peciere est à mesaise En autre eure que il n'est ore, guy de cambrai, Barl. et Jos. p. 2. Il xvi* s. On tire volontiers un rideau pour leur oster la veue de cette fornaise ardente [le feu où les femmes dans l'Inde se brûlent après la mort de leur mari] ; ce qu'aulcunes detfendent; pour tesmoigner plus de courage, mont, m, 129.

— ÉTYM. Provenç. fornatz, fomas; espagn. hornaxa; ital. fornace ; du latin fornocem, fournaise, du même radical que furnus, four.

■fFOURNALISTE (four-na-li-sf) , s. m. Terme vieilli. Artisan qui fait les fourneaux et les creusets.

— ÉTYM. fourneou.

FOURNEAU (four-nô), s. m.\\i' Sorte de four dans lequel on fond le verre. J'ai trouvé que le feu des plus grands et des plus puissants fourneaux de verrerie n'est qu'un feu faible en comparaison de celui des fourneaux à soufflet, et que le feu produit au foyer d'un bon miroir ardent est encore plus fort que celui des plus grands fourneaux de forge, buff. Bist. min. Introd. QEuu. t. vi, p. 89, dans pougens. Il 2° Petite construction en maçonnerie ou en brique, et même aujourd'hui en fonte ou en tôle, soit portative, soit à demeure, présentant plusieurs cavités dans lesquelles on met du charbon ou de la braise pour cuire les aliments. Un fourneau portatif. Allumer le fourneau. || Ustensile, ordinairement de terre ou de for, servant aux mêmes usages dans les petites cuisines. Nous avons mangé du potage et du bouilli tout chaud; on a un petit fourneau, on mange sur un ais dans le carrosse, comme le roi et la reine, sÉv. 425. || 3° Fourneau d'appel, fourneau destiné à aspirer et faire sortir l'air intérieur d'un endroit clos. || 4* Construction en briques établie dans des souterrains pour échauffer des pièces supérieures ; on l'appelle plus ordinairement calorifère. Il 6° Appareil composé de vaisseaux et de foyers pour soumettre certaines substances à l'action du feu. L'effet des fourneaux épais n'est pas d'augmenter la chaleur, mais de la conserver, et ils la conservent d'autant plus longtemps qu'ils sont plus épais, BUFF. Uist. min. Introd, i" part. CEuv. t. vi,

p. 88, dans POUGENS. || Fourneau à réverbère, fourneau muni d'un dôme ou réverbère,, qui rabat la chaleur sur le corps placé dans l'appareil. || Les fourneaux de forge ou de fusion, destinés à la fusion des substances métalliques et autres plus ou moins réfractaires, sont aussi ordinairement des fourneaux à réverbère dont on active le feu par uu soufflet. Il Haut fourneau, bâtiment dans lequel on réduit les minerais de fer à l'aide de la chaleur du charbon et de fondants appropriés; ainsi dit parce qu'il y a un canal de cheminée très-long et très-élevé pour augmenter la tirage et activer le feu. J'ai établi, dans ma terra de BufTon, un haut fourneau avec deux forges : l'une à deux feux et deux marteaux, et l'autre à im feu et un marteau ; j'y ai joint une fonderie, une double batterie, deux martinets , deux bocards, buff. Uin. t. iv, p. 95, || Haut fourneau désigne aussi l'usine entière. Il y a en Lorraine tant de hauts fourneaux, jj 6' Ustensile de laboratoire dans lequel on chauffe i une haute température, à l'aida du charbon de bois, des vases où doit s'effectuer une réaction chimique ou une opération pharmaceutique. Fourneau d'afSneur. Plus un fourneau de brique avec deux cornues et trois récipients, fort utile à ceux qui sont curieux de distiller, MOL. Avare, n, t. Dans son fourneau rien qu'il [le chimiste] ne jette, bérano. Sciences. || Fig. Vous voudrez que chacun jouisse en paix de ses droits et de son héritage.... ce sera la pierre philosophale de la politique; elle doit sortir de vos fourneaux, volt. Lett. au roi de Pr. 64. || Fourneau de coupelle, fourneau exclusivement réservé à la coupellation. || Fourneau évaporatoire ou à coquille, fourneau servant à évaporer. 1 1 7* Terme de guerre. Fourneau de mine, ou, simplement, fourneau, cavité pratiquée dans l'intérieur de la terre ou d'une maçonnerie , disposée et mesurée de telle sorte que, le feu étant mis à la poudre dont on la remplit, l'effet soit dirigé contre l'obstacle que l'on veut détruire, legoarant. Les grenadiers se retirèrent et perdirent peu en cette action ; aucun de leurs fourneaux [des ennemij] ne joua, st-sim. <47, 141. Il 8° En Lorraine, fourneau se dit très-souvent pour poêle. || 9° Le fourneau d'une pipe, la partie où l'on fait brûler le tabac. Le calumet de paix, dont le fourneau était fait d'une pierre rouge, fut présenté au frère d'Amélie, chateai'br. Salch. I. Il 10° Fourneau à charbon, synonyme de fosse à charbon, dans laquelle on fait le charbon. || 11° Constellation méridionale composée de 48 étoiles.

— HIST. nu* s. Il ot une longue jambe Plus noire que forniaus [cheminée] de chambre. Fabliaux mss. n° 721 8,1"" (76, dans lacurne. || xiV s. Tu faiz grans et petiz fourneaux. Abusant de divers vaisseaux, Nature àValchim. err. 21. || xvr s. Le vent, passant par ces soupiraux, allumera le feu à volonté sans soulier, ainsi qu'on le pratique es fourneaux à vent es grandes fontes de l'artillerie , 0. de serbes,

— ÉTYM. Lat. furnellus, diminutif fictif de furnus, four; picard, forgneu ; bourguig. fonea; Berry, formait, la partie extérieure du tuyau d'une cheminée, la partie qui dépasse le toit; provenç. /orne.'A, fomel ; catal. fornell ; espagn. hor^illo ; portug. fornilho ; ital. fornello.

FOURNÉE (four-née),*, f. \, 1* La quantité de pain que l'on fait cuire à la fois dans un four. La première, la seconde fournée. || Fig. et familièrement. Prendre un pain sur la fournée, se dit d'un homme qui, sur la foi du mariage, a commerce avec la femme qu'il doit épouser. || 2° Ce qu'on met à cuire dans les fours à tuile, à poterie, etc. Fournée de faïence, de tuiles. || Fig. Je vous enverrai Éryphile [une tragédie] de la nouvelle fournée avec trois actes nouveaux, volt. Lett. en ters et en prose, 19. || 3* Certain nombre de personnes qui sont nommées à la fois à une même dignité; il se dit avec un sens d'ironie ou de défaveur Fournée de pairs. Fournée de sénateurs. René Potier poussa sa fortune à force d'années jusqu'à devenir duo et pair à l'étrange fournée de 1663, st-sim. 16, 183. Il II se dit aussi de ceux qui sont jugés ensemble : On n'a fait qu'une fournée de toute la bande; et de ceux qui sont arrêtés et emprisonnés ensemble : On les jetait en prison par fournées.

— HIST. iiii' s. Moult fel à redouter celé pesme jornée (le jugement dernier], Où nos serons jugia tuit à une fournée. Fabliaux mss. n° 7616, t. n, f° 142, dans LACURNE. Et si est asavoir ke li forniers doit associer loaument les fournées, du cange, associare. || xvi* s. Un homme ne se fie pas voulentier» à une fille qui lui a preste un pain sus la fournée, despeb. Contes, v. Il n'y a que la première foumé*

FOU

ou la première pinte chère, bhakt. Dameigal. t. n,

p. *68, dans LACIJRRK.

ÉTVM. Participe passé 'éminin d'un verbe inusité fourner, qui so trouve Uâns tn-foumer, et qui Tient de /bur ; fterry, fnrnée; provenç. fornada; espagn homada; ital. fomala.

f potJHNBRIE (four-ne-rle), ». f. Lieu où sont les fours.

— ÊTYM. Fnurnier; provenç. /bmon'a; espagn. homeria.

t FOCRNETTE (four-nîi-f), t. f. Petit four à réverbère pour calciner l'émail.

— RTYM. Diminutif de /bur.

FOURNI, lE (four-ni, nie), pari, possède fournir. Il 1* Pourvu. Une boutique fournie de toutes sortes de marchandises. Table bien fournie. Le pays de Liège est peut.étre de toute l'Europe la contrée la mieux fournie de charbon de terre, bdff. Min. t. ii, B**, dans povgens. Ils [les goélands] sont aussi fournis d'un duvet fort épais qui est d'une couleur fort bleuâtre, surtout à l'estomac, m. OU. t. xvi, p. 478. {\i' Livré, remis. Les marchandises fotirnies par l'épicier. Il 8° Oui a un certain volume, une certaine lunpleur. Ragotzi était d'une très-haute taille, sans rien de trop, bien fournie, sans être gros, st-sim. •SB, tto. Lisez ou relise?, ce que j'ai lu autrefois dans une de ces petites brochures qui se perdent quand elles ne sont pas enchâssées dans des volumes d'une taille un peu plus fournie, volt. Dict. phil. Génération. Il en est de même de la forme des jambes : le mulet les a sèches comme l'âne, et le bardeau les a plus fournies, bopf. Quadrup. t. viu, p. 4. Il Fig. J'estime qu'il ne nous est pas défendu d'y ajouter [à la Bible] quelque chose, pourvu qu'il ne détruise rien des vérités dictées par le Saint- Esprit; Buchanan ni Grotius ne l'ont pas fait dans leurs poèmes, mais aussi ne les ont-ils pas rendus assez fournis pour notre théâtre, corn. Poly. Exam. Une conversation agréable et fournie, st-sim. cité dans ooDKFROT, Leiique de Corneille. || 4" Épais, touffu Un bois bien fourni. Il a les cheveux bien fournis. La queue fournie comme celle du renard, mais plui courte, bufï. Quadrup. t. vi, p. 21&. Il 6" Terme du moyen âge. Lance fournie, homme d'armes ayant tout son accompagnement, qui consistait en un certain nombre de soldats, de valets Ut de chevaux.

FODRNIER, 1ÈRE (four-nié, nié-r*), ». m. et f. Il 1* Celui, celle qui tient un four à pain. Le fouroier du village. || Celui qui travaille au four. || 2° S. m. Ancien terme du jeu de billard. Celui qui faisait I tasser sa bille sous l'archet ou la passe par le côté du but. Il 3" Fournier, oiseau de Buénos-Ayres.

— H19T. xui* s. Du fuerre prent une bracio, Et si l'a au fournier jeté, Ren. a92e. || iv« s. Quand les fourniers avoient cuit, il convenoit garder leurs maisons à force de gens ; autrement le menu peuple, qui mouroit de faim, eust efforce les lieux, FROiss. n, n, <48.

— ÊTYM. Four ; provenç. fomier; catal. fomer ; P*pagn homero; portug. fomeiro; ital. fornaio.

FOl'RML (four-ni; \'l ne se prononce jamais), » m. Pièce attenant au four, et où l'on pétrit la pâte. Il Pièce où se font les lessives dans les camj>agnes.

— iilST. XVI* s. Personne ne peut louer ses maisons, ses fournis ou ses chambres à des estrangers, si ce n'est par la permission de la loy, Nouv. coust. génér. t. 1, p. us.

— ETVM. Four, par l'ancienne forme forn ou foum.

f FOCRNILLES (four-ni-U' , Il mouillées),».^. pi. Itamilles et branchages provenant de la coupe des taillis et gaulis, et propres à chauffer les fours.

— HIST. iiv* s. Le four de Chamhay, li quel a cba.'"'.un an cent charretées de foumillcs prises en la fortst de Gonfler, do cange, fomilia.

— ETYM. Four, par l'ancienne forme forn ou foum.

FOURNIMENT (four-ni-man), ». m. || !• Anciennement, étui à poudre que portaient les mousquetaires i piedauxvii* siJicle. Adieu mes fourniments, adieu mon fomiquet, Le erève-coeur d'un soldat, pièce de te-is. || Il se disait aussi de la poire i poudre des chas.seur8. Il passe un cordon où pend le îourniment, la brut. vn. Chargé de son fusil, de ton carnjer, de son fourniment, ). J. rodss. Ém. iv. 112" Aujourd'hui, buffleterie, objet d'équipement d'un soldat. Nettoyer son fourniment. Quand ce pnnce fait la revue de ion régiment, il examine le fourniment du soldat; le grand hommo ne néglige rien, volt. LiU. l'ruste, 35.

FOU

— HIST. xm* ». fChascuns mantiaus que marcheans acheté au Lendi, doit un denier; foumimcns tanés & sollers en cbarrete doit deux deniers, l.iv. des met. 282. Quiconqucs est cordouanier à Paris, il ne puet ne ne doit mestre viez euvro en fournement avecques nueve, ib. 228. || xvi' s. Je pris plaisir & voir un carme reformé qui portoit son fourniment dans le derrière du froc, u'aub. Fan. IV, 13, Le nouveau soldat en chemise y gagna une arquebuse avec un fourniment tel quel, mais il ne voulut point prendre aucun habit, id. Vie, xiv. .... Et leurs soldats, quasi tous, morrions et fourniments dorez, cahloix, v, 32.

— ÉTYM. Fournir; provenç. formimen.

FOURNIR (four-nir), v. a. || 1° Procurer une provision de quelque chose; en ce sens la chose fournie se joint au verbe par la préposition de. Fournir l'armée de blé. On me donnait le soin Do fournir la maison de chandelle et de foin, rac. Plaid. l, >. Il Fig. Cet amour paternel qui te fournit d'excuses, CORN. Mid. m, 3. Il II se dit particulièrement avec une idée d'habitude. Fournir une maison de chandelle. C'était dans ce pays seul [en France] qu'on fabriquait parfaitement les instruments nécessaires [à la chirurgie] ; il en fournissait tous ses voisins, VOLT. Louis XIV, 33. Il Absolument. Procurer en général les provisions nécessaires. Les marchands de Paris sont flattés de donner dHS repas aux officiers des régiments qu'ils fournissent, duclos, Confess. comte de ***, Œuv. t. vin, p. 68, dans pouGENS. Il 2" Garnir. Fournir une maison de meubles. Fournir un étui de mathématiques de toutes ses pièces. || Fournir l'action, fournir le théâtre, remplir suffisamment la scène (sens aujourd'hui peu usité). Il ne faut jamais laisser le théâtre sans qu'on y agisse, et l'on n'y agit qu'en parlant; ainsi Dorante, qui écrit, ne le remplit pas assez; et, toutes les foisque cela arrive, il faut fournir l'actign par d'autres gens qui parlent, cobn. Suite du tient. Examen. Ainsi fait M. Corneille dans les Horaces; il prend le roman après la trêve arrêtée et le combat résolu de trois contre trois de chacun parti; il fournit assez bien son théâtre par le mariage qu'il suppose de Sabine avec Horace, d'adbignac, Prat. du théâtre, ni, 5. || 3° Livrer, faire avoir, avec un nom de personne pour sujet; en ce sens la chose fournie est régime direct, et celui à qui on fournit est régime indirect avec d. Il a fourni presque tout dans l'entreprise. Fournir de l'argent à quelqu'un. L'ouvrier s'engage à fournir les matériaux. Notre soin n'aboutit qu'à fournir ses repas, la font. Fabl. m, 2. Il Avec un nom de chose pour sujet. Les fruits fournissent une nourriture saine et rafraîchissante. L'huile que fournissent les graines du colza. Et que ce scorpion sur la plaie écrasé Fournisse le remède au mal qu'il a causé, corn. Médée, v, 6. Il Fig. Fournir matière à des conjectures. Ce livre m'a fourni des textes excellents et des autorités décisives dans la discussion. Les renseignemeuts qu'il m'a fournis. Fournir un aliment à la curiosité publique. Et jamais on n'eût pu fournir Aux intérêts divers de la Seine et du Tage Ni zèle plus savant [que celui de Mazarin et du ministre espagnol | en l'art de réunir Ni savoir mieux instruit du commun avantage, cobn. Tois. d'or, Prol. se. s. Et je mériterais qu'il [le feu, l'amour] me pût consumer. Si je lui fournissais de quoi se rallumer, id. Rodog. !ii,4. Les facilités qu'elle [la prospérité) fournit aux passions, lorsque le rœur est déjà corrompu, MASS. Carême, Prosp. Que vous fournissiez ce malheureux triomphe à vos indignes ennemis, que vous laissiez penser que vous avez été forcé de quitter, c'est ce que je ne souffrirai jamais, voi.t. Lett. d'Alembert, sjanv. 1767. Les Adelphes [comédie de Térencej ont fourni tout au plus l'idée de l'École des maris, id. Vie de Molière. || 4* Termede jurisprudence. Fournir et faire valoir une dette, une rente, la garantir, et la payer soi-même en cas d'insolvabilité du débiteur. || 6* Terme de pratique et d'administration. Produire, exposer. Fournir ses dépenses, en justifier et en produire les comptes. Il n'a pas fourni toutes ses pièces. Il en fournira la preuve. || 8° Parfaire, achever. Il faut encore soixante francs pour fournir la somme entière. Si ce peu que j'ai ajouté quelquefois par la nécessité de fournir une strophe n'est point une liberté qu'il soit à propos de retrancher, corn. Imit. Pr/f. édit. 1881. Il Fournir â peine un lustre, avoir â peine atteint l'âRe de cinq ans. Dircé fournissait lors à peine un lustre entier, corn. OEd. l, S. ||7* Terme d'escrime. Fournir k quelqu'un un coup d'épce, lui donner un bon coup d'épce. || 8° Terme de manège. Fournir son air, se dit du cheval qui exécute ses

FOU

exercices avec toute la mesure et toute la précision possibles. || Fournir la carrière, la parcourir tout entière. Quand le prince [Alexandre], après avoir fourni sa carrière, revint tout fier et plein de joie d'avoir réduit ce cheval [Bucéphale] qui avait paru si indomptable, tous les courtisans à l'envi lui applaudirent et le félicitèrent, rollin, llist. anc. Œuv. t. VI, p. 471, dans pougens. || Par extension. Je suis souiïrant, et je ne pourrais fournir la course, HARiv. Legs, sr. li. Un oiseau de vol court et ra.sant les rivages ne peut avoirfoumi la traversée du vaste océan Atlantique, buff. Oit. t. xiii, p. 274. || Fig. Fournir sa carrière, achever de vivre. Il n'a pas fourni une longue carrière. Pour achever ce qui restait â fournir de sa carrière, flécu. Lam. L'un et l'autre a fourni sa course Prescrite par l'ordre étemel, lamotte, Od. 1. 1, p. 4<u, dans pouge.ns. Ne songeons plus, mon pauvre Thiriot, qu'à fournir ensemble tranquillement notre carrière philosophique, VOLT. Lett. Thiriot, nov. 4724. || Il a bien fourni sa carrière, il a vécu honorablement jusqu'à lafin. Il En un sens contraire. Après avoir mal fourni sa carrière, on ne revient plus sur ses pas pour prendre d'autres routes, hass. AvenI, Mort du pécheur. Il Fournir une carrière, accomplir quelqiie travail, achever quelque œuvre. Après avoir surpassé dans sa grande histoire de France tous ceux qui avaient fourni avant lui cette carrière, il [Mézerai] se surpas.salui-même dans son Abrégé, olivet, //t'ft. Acad. t. Il, p. 4 98, dans pougf.ns. Vous n'avez point eu cette ressource, et cependant vous avez fourni cotte longue carrière de cinq actes qui est si prodigieusement difficile à remplir sans épisodes, volt. Mérope, Lettre. \\ 9° V. n. Fournir habituellement les provisions. C'est un tel qui fournit dans cette maison. || 10" Subvenir, contribuer. Fournir à la dépense, aux frais. Un mari ne veut pas fournir à ses besoins, boil. Sat. x. Il [Epaminondas] porta le désintéressement si loin, qu'il ne laissa pas en mourant de quoi fournir aux frais de ses funéraille.s, ROLLIN, llist. anc. CEuv. t. v, p. 446, dans pouceks. Sous leur soc triomphant la terre enorgueillie Fournissait avec joie aux besoins de leur vie, h. t. chEn. Gracques, u, 3. || Absolument. Si notre vue s'arrête là [à l'univers visible], que l'imagination passe outre , elle se lassera plutdt de concevoir que la nature de fournir, pasc. Pensées, t. I, p. 246, éd. LAHtlRE. Il 11° Suffire. Donnons ordre au présent; et, quant à l'avenir. Suivant l'occasion nous y saurons fournir, corn. Sert, u, 4. Ma foi, me trouvant las, pour ne pouvoir fournir Aux différents emplois où Jupiter m'engage, mol. Amph. Prol. On voit une petite imagination qui va, qui brille, qui fournit à tout, et qui, avec les grâces de sa jolie personne, ne frappe jamais à faux, sEv. 4 2 fév. 4 890. Il faut un corps de fer pour fournir aux plaisirs que le monde vous impose, uass. Panég. Ste Agnès. || 12" En termes de jeu de cartes, jouer une carte de la couleur qui est demandée. Si vous avez du trèfle, vous élej obligé de fournir. Au piquet, on ne peut se dùspenser de fournir. || On dit aussi fournir à tri (le, et activement fournir du trèfle. || 13" Se fournir, v. réft. S'approvisionner. Il se fournit chez ce marchand. Il Proverbe. Il le laut fournir de fil et d'aiguille

(voy. FIL).

— REM. On trouve dans les auteurs du xvu' siècle fréquemment fournir de employé neulralement. Cet emploi de fournir a vieilli. Il fournira pour lui d'excuse légitime, tristan, Pan(/i/e, m, 4. Ne cherchons-nous ici que les occasions De fournir de matière à leurs divisions, corn. Agésilas, iv, 3. Bien que j'abrégeasse mon récit, il nous fournit d'entretien jusqu'au château, la font. Songe de Vaux, fragment vii. Faire un boudin, faire un mariage entre gentilhomme et riche roturière, parce que le mari est le soutien de la maison, et la femme qui est riche fournit de graisse pour l'entretenir, furetiKrk. Je veux que la valeur de ses aieux antique;! Ait fourni de matière aux plus vieilles chroninue% BOit. Sat. V. Il fallait qu'un héros.... Leur offrit ui. asile [aux Muses] et fournit de matière X leurs divines voix, RAC. la Renommée aux Muses. Non-seulement il a fait de sa main de très-beaux ouvrages, mais il fournit de dessins à plusieurs autres sculpteurs fort habiles, Perrault, Uomm. illust. Chauv. Bien des gens pouvant fournir de courage et de resolution l'épée à la main, qui ne sont pas capaliles de soutenir de sang-froid tout le poids d'un secret important, tbrtot, Révol. de Portug.

— HIST. XII* s. Geste besogne sera par moi fornie, Ronc. p. 4 8. La quinte eschelle [escadron] fo^ niront li Normant, ûi. p. 43S (L'espée] Dont [il] o» forui maint grant estorchamnel- ib. p. 444. Tuz sa»

FOU

comandemenz sûmes près de fuinir, E chastalset citez hrisier et asaillir, E perilz de nos cors et des anomes [âmes] sufTrir, Th. le mort. (34. Tut cest conseil aveient fumi et aturné Li trei prélat qui erent de lur mestier sevrn, ih. ) 3o. Li reis prit tut fors tant que li lius ert furnis [garni], t&. 61. L'arcevesque respunt qu'il n'en volt plait tenir; Jurs neli ert était] asis des acuntes furnir, t!>. 33. Qui pris est a embler [voler] ou à tel felunie, La justice en seit faite e pleniere e fumie, ib. 28. Biax fix, dist ele, prant vos voi et forni ; Seneschat estes de France, Diou merci, Raoul de C. 39. || xiii* s. Le coutel dont il doivent la traïson fournir, Berte, xiu. Porquerés messages hastéement, qui bien sacent cest message furnir, h. de valenc. xix. Quant Renart l'ot, si ot prant joie, Ne set s'il fomira la voie; Mais comment que il l'endoie estre, La croiz a sor l'espauledestre, lien. 11(02. Et disoit encore qu'il s'estoit présentés à l'ore de mie di, par quoi il voloit son apel avoir furni, BEAU M. Lxi, 63. Et ne porquant [cependant] noz n'espérons pas en noz le sens par lequel noz puissons furnir cest livre et ceste emprise [entreprise], ID. )2. Se tu le voes [Dieu] de cuer servir, Il t'aidera bien à furnir T'uevre [ton œuvre].... GUI DE CAMBRAI, BaH. et Jos. p. 64. Sus un bas cheval bien fourni seoit ; ses renés avoit getées sur l'arçon de sa selle, joinv. 227. || xV s. Voulons et ordonnons que pour chacune lance fournie, qui sont sept personnes, nos dits gens de guerre ne pourront prendre par jour que un mouton, Ordonn. oct. 1485. Hz ne payoient riens et estoient fournis de ce qui leur estoitnecessaire, comm. !v, 9. Malaquin se plaint que aucun chevalier ne le rournistà la j ouste [ne lui prête le collet], Perceforest, t. m, f» (I. ||xvi' s. Il fault tousjours luy [à l'âme] fournir d'object ou.... mont. I, 21. La mémoire leurfournitla chose entiereet présente, ID. 1, 34. Une estude [cabinet] fournie de toute sorte de livres, id. i, 57. On n'a pas le temps, quand Dieu envoyé la tempeste, de chercher ce qui fait mestier, et à l'heure ne peut on pas fournir de cequi est mal ordonné, la boètie, m. Le jour est près que mes forces jà vaines Ne pourront plus fournira mon tourment, id. 457. Il avoit vingt mille que mulles que mulets travaillans par chascun jour pour fournir à ses engins de baterie, amyot, Sylla, 26. Il feit coupper les arbres de l'Académie, qui en estoit mieulx fournie que nul autre parc de plaisance, ID. ib. Pour fournir à la dissolution des siens, il avoit

besoing de grand argent, id. tb. 29 Que son camp

auroit foison de vivres qu'il lui fourniroit de ses pais, id. Crassus, 37. Il allongea un coup d'espée au cavaiier qui se trouva armé, de sorte qu'il lui en fournit un second au deflaut de la cuirasse, d'aub. Vie, XXVI. Si le s' de la Magdelaine a envie de fournir sa pointe [se battre en combat singulier], il y a un beau sable entre ce lieu et Nerac, id. ib. xlvii. Et quant à ce, te fourniront de matière les louanges des dieux et des hommes vertueux, du bellay, i, 24, verso. Use présenta pour trouver preuves contre le prince de Condé, desquellesneantmoins il disoif ne pouvoir autrement fournir, sinon que premièrement il fust en liberté, condé. Mémoires, p. 589. Je vous envoyé ce gentilhomme présent porteur, pour entendre de vous quels moyens vous avez de fournir promptement d'hommes aguerris et armés, pour incontinent les envoyer en ce lieu, Leltre du grince de Condé, J. des savants, fév. )860. p. loo. Fournir à nature [mourir], pasquieb, Becherches, p. 905, dans LACURNE. Un gentilhomme du nom duquel je fournirai [que je nommerai] , si besoin estoit, H. est. Apol. d^Hérod. p. 6H, dans lacurne.

— ÉTYM. Berry , fornir; bourguig. forni; provenç. fornir, et aussi fnrmir, furmir, fromir, remplir, accomplir; catal. espagn. et portug. fornir; ital. fornire, et aussi fronire qui est cité et qui est important pour l'étymologie ; bas-!at. furmimenlum , dans un texte provençal du xv siècle, du cange. On a proposé de le tirer de furnus, four (voy. du CANGE au mot fumire) ; de sorte que fournir serait rendre, donner comme fait le four dont on tire le pain. Il y a deux formes, fornir et le provençal formir, fromir ; dans cet état, il faut admettre ou que l'm s'est changée en n, ou que \'n s'est changée en m. Diez admet la mutation de l'm en n, c'est-à-dire regarde formir, fromir, comme lo véritable thème; et alors la dérivation se fait sans peine du germanique : anc. h. allem. frumjan, achever, procurer; goth. fruma, avantage; allem. mod. frommen, profiter. La mutation de l'n en m étant aussi possible que celle de l'm en n, c'est au sens qu'il faut demander un motif pour se décider. Or avec frumjan le sens Bst direct et naturel ; avec four il est métaphorique ; «t, pour accepter une métaphore aussi éloignée, on

aurait besoin do rencontrer des exemples de fournir avec le sens où l'idée de foxvr Intervient. Ces exemples faisant défaut absolument, l'origine germanique prend un avantage considérable. De plus, comme, dans une étymologie, on doit tenir compte de toutes les formes romanes, on comprend comment un mot germanique sans relation a pu changer son m en n ; mais on ne comprend pas qu'un mot aussi usuel et aussi connu que four ou fom ait perdu son 7», pour prendre une m ; on comprend sans peine par la même raison qu'à côté de fromir, forme correcte, se soit formé formir; maison ne comprend pas que de forno l'italien ait fait fronire. Ces raisons semblent décisives en faveur de l'étymologie germanique.

FOURNISSEMENT (four-ni-se-man), ». m. jl 1° Action de fournir, de procurer. De l'achat du sel sur les marais pour le fournissement des greniers. Ordonnance sur le sel de <680. Nous promettons le nombre des vaisseaux de guerre nécessaires pour la sûreté et escorte des vaisseaux et navires chargés de sel pour le fournissement des greniers. Bail Boulet, Letl. pat. du n juin <680. || On dit aujourd'hui plutôt fourniture. || 2° Terme de commerce. Fonds, apport de chaque associé. || Ce que l'un des associés doit à la masse, lors du partage, pour avoir joui de la chose commune. || Action d'établir les comptes respectifs. Procéder au fournissement.

— HIST. XV* s. Ung mirouer k mondains plaisirs, Ung fournissement à soupirs.... coquillart. Droits nouveaux.

— ÉTYM. Fournir.

FOURNISSEUR (four-ni-seur) , ». m. || i' Celui qui entreprend la fourniture de marchandises ou de certaines denrées. Les fournisseurs des troupes. Un tel est son fournisseur. || Fig. Que le neuf ou le vieux vous tente. Il sera votre fournisseur : Robin vend sa nièce et sa tante, bérang. Ami Robin. Il 2° Terme de marine. Se dit quelquefois du servant de gauche d'une caronade. || 3° Terme de fondeur. Nom de petits rouleaux de cire qui entrecoupent les jets et les évenls, qu'on entoure d'une enveloppe de terre rouge et de fiente de cheval et qu'on soumet au feu de petites bûches rangées tout autour du modèle ; la cire se fond, et il reste autant de petits canaux formés par l'enveloppe qui s'est durcie qu'il y avait de fournisseurs; c'est par les fournisseurs que le métal en fusion entre dans le moule.

— ÉTYM. Fournir, par le participe présent fournissant.

FOURNITURE (four-ni-tu-r'), ». ^. || 1* Provision fournie ou à fournir. Ce marchand fait les fournitures de telle maison. Il parvint à avoir la fourniture des sels «du Valais, qui lui valait vingt mille livres de rente, j. j. boi'ss Conf. v. || Action d'approvisionner. Avenant c;u3 par guerre il y eût empêchement en mer à la voiture des sels pour la fourniture des greniers de la ferme. Bail Boutet, Lctt. pat. du 27 juin t680. || Fig. Rien n'est parti [partagé] si bien.... Que le sens, car chacun en a sa fourniture, Régnier, Sat. ix. || 2» Terme de commerce. Ce qu'on donne, ce qu'on livre. Une grosse fourniture d'argent. {| Ce sens a vieilli. ([ 3° Ce que fournissent certains ouvriers, les tailleurs, les tapissiers, en employant l'étofi'e, la matière priHcipale. Le tapissier a pris tant pour façon et fournitures. Il 4° Fines herbes pour assaisonnement. Il n'y n'y a pas assez de fourniture dans cette salade. Il 5° Terme d'organiste. Jeu composé de plusieurs rangs de tuyaux qui servent à remplir et à donner du volume au son. || 6° Terme d'administration militaire. Literies militaires. {| 7° Terme de gantier. Morceau de peau pour faire les pouces, les fourchettes et les coins des gants.

— HIST. xnr s. Failli vous onques fomesture. Ne besoignable vesteUre ? du cange, bisonium. \\ xv* s. Ne restoit plus de son emprise que la fourniture des armes à pié pe combat à pié], o. de la marche, Jfe'm. liv. VI, p. 194, dans lacurne.

— ÉTYM. Fournir, probablement par l'ancien participe /'ourntV, et la finale ure.

t FOURQUET (four-kè) , ». m. Pelle de fer ou de cuivre percée dans son milieu de deux grands yeux longitudinaux, avec laquelle, dans les brasseries, on délaye la farine.

— ÉTYM. Diminutif de fourque ou fourche; normand, fourquet, fourche en bois à deux dents avec laquelle on retourne les foins.

1. FOURRAGE (fou-ra-j'), ». m. || 1* Nom donné aux tiges, feuilles et racines des plantes vertes dont les bestiaux se nourrissent. Fourrage vert. Fourrage sec. Il Dans l'acception la plus générale, fourrage

Page 1