‹ Dictionnaire de la langue françaiseChapitre 255 sur 388 · FOC · texte numérisé non relu

FOC

comprend toutes les substances d'origine végétale employées à la nourriture des bestiaux. || Racinesfourrages ou fourrages-racines, la betterave, la carotte, les choux-raves et choux-navets, le navet, le panais, la pomme de terre, le raifort et le topinambour. Il 2* Particulièrement. L'herbe qu'on coupe à l'armée pour la nourriture des chevaux. Les hommes et les chevaux revenaient épuisés, ceux toutefois qui revenaient; car chaque mesure de seigle, chaque trousse de fourrage nous étaient disputées, séodh, Bist. de Nap. vni, lo. || Mettre la cavalerie en quartier de fourrage, l'établir dans un pays où le fourrage abonde. || L'action même de couper, d'apporter le fourrage. Aller au fourrage. Être commandé de fourrage. Ordonner un fourrage général. Il y avait 2000 hommes au fourrage, 9Èv. 214. M. de Luxembourg, allant reconnaître un fourrage, fut averti de la marche de Rilly, st-sih. 11, 130. On ne pouvait amener un convoi ni faire un fourrage sans combattre, ségur , llist. de Nap. vm, 10. Il Fig. Ravage. Au reste, le fourrage qu'ils ont fait est peu de chose, et le discours n'y perdra rien ou presque rien; il n'y a pas en tout la valeur de six lignes effacées, d'alemb. Utt. à Voltaire, 21 juin. 1767. Il Se dit aussi des troupes commandées tant pour faire le fourrage que pour le soutenir. Les ennemis attaquèrent le fourrage. || 3° Terme d'artillerie. Foin, herbe dont on se sert pour bourrer le canon.

— HIST XV* s. Nous serons tous à butin, aussi bien ceulx de dehors comme ceux de dedens, afin que nul ne s'amuse au fourraige, le Jouvencel, m». p. 393, dans LACURNE. Si fut le long séjour de ceste gent desplaisant à ceulx de Paris, qui leurs vins ne povoient cueillir, mais perdoient blez , fruiz et fourrages, et tout ce qu'ilz avoient hors Paris, Geste des nobles, ch. 109. || xvi* s. Les soudards Thraciens chargèrent quelques fourrageurs des Romains qui portoient du fourrage au camp, amyot, P. jEm. î9. Peu» 'e seigneur bas justicier créer ou commettre ger» iwu lever et recepvoir les dismes qui lui appartieniient en la seigneurie, pareillement les droits de la couppe des bois, ensemble de vaine pasture et fourage, Nouv. coût, génér. t. 11, p. 345. Fourrage de corbeaux [un pendard], cotghave. Y avoit un lévrier fort mefTaisant qui entroit partout, et ne trouvoit rien trop chaud ne trop pesant ; pain, chair, fourmage, tout luy estoit fourrage, despeh. Contes, t. i, ]i. 1 36, dans lacurne.

— ÉTYM. Feurre, foere, foure, paille, qui avait donné fourrer, d'où fourrage; prov. fouratge; esp. forrage; ital. foraggio (voy. feurre).

■f 2. FOURRAGÉ (fou-ra-j'), s. m. Terme de marine. Tout cordage employé à en couvrir un autre.

— ÉTYM. Fourrer.

FOURRAGÉ, ÉE (fou-ra-jé, jée), part, passi de fourrager. Pillé. La campagne fourragée par dos partis ennemis.

t FOURRAGEMENT (fou-ra-je-man), s. m. Action de fourrager.

— HIST. XVI* s. Qu'on estera toutes contributions, fourragement des soldats et autres charges, d'aud. Hist. III, 348.

— ÉTYM. Fourrager.

FOURRAGER (fou-ra-jé. Le g prend un e devant a ou 0; je fourrageais, nous fourrageons). || 1° V. n. Aller au fourrage. On était contraint d'aller fourrager bien loin. La cavalerie fourrageant fut surprise et dispersée. || Fig. et familièrement. C'est un homme qui va fourrageant dans tous les livres, c'est un compilateur, ou c'est un plagiaire. || 2° V. a. Ravager. Fourrager tout un pays. Les lapins ont fourragé mon jardin. Les gens dont mon gibier aura fourragé la récolte, i. J. Eouss. Ém. iv.|| Familièrement. Mettre en désordre. Fourrager des papiers. Donc, quoiqu'on ait tantôt fourragé nos valises, iiad- TEROCBE, Espr. follet, 111,4.

— HIST. XV* s. Et vinrent loger en un beau pré, où ils trouvèrent assez à fourrager pour leurs chevaux, PROiss. I, I, 44. Et alloient par outre Va rivière de leur coté fourrager, et ramenoient souvent grand proie, id. i, i, 260. ||xvi*s. Il veit fourrager [piller] bonne partie de la ville, mont, i, 27. Laisser paistrir et fourrager ces grâces tendres, à des personnes indiscrètes et si volages, id. m, 338. Il luy retrenchoit vivres de tous costez, il lui ostoit l'eau, il le gardoit de pouvoir fourrager, amyot. Sert. 17. En passant par leur païs, il le fourragea et pilla comme terres d'ennemis, in. Agés. 26.

— ÉTYM. Fourrage; wallgn, firêie; bourguig. foraigé ; provenç. fourrejar, fourregiar; espagn. forragear; ital. fnrraggiare.

FOURRAGËRE (fou-ra-ié-r .1 . aiii'. f. || 1* Term»

FOU

(l'asiicullurc. IMantos fourraKftrcs, plantos qu'on culdve comme fourrage. || Culture fourragère, culture qui a pour but la production des fourrages. Il a* S. f. La pièce de terre la plus rapprochée de la métairie et qui est consacrée à produire du fourrage.

ETYM. Fourrage.

FOCBUAGEUn (fou-ra-JBur), $. m. Cavalier qui va au fourrage. Il faut tomber sur elle (l'infanterie anglaise, à Fontonoy] comme des fourrageurs, volt. louis XV, (5. Il Se dit aussi des maraudeurs.

— iriST. XV* s. Quand ils [les Anglais] se veoient plus forts que les François fourrageurs, ils leur couroient sus, et les meshaignoient et occioient, fboiss. n, n, ». Fourrageurs vont à deux, à trois, à cinq, à six lieues et aucunes fois à plus de sept loing quérir à mangier, sans les guetes, escoules, cliovaucheurs et guides de toutes pars, que une compagnie doit avoir quand elle n'est logée en lieu fort, le Jou-

vencel, ms. p. 577, dans lacurne. || xvi' s Que

de marcher le jour vers eux, leurs chevaux légers ou leurs fourrageurs leur donneroyent advertissement, lanoue, 668.

— ÊTYM. Fourrager.

t FODRRAGEUX, EDSE (fou-ra-jeû, jeû-z'), adj. Qui fournit du fourrage , qui se consomme comme fourrage. La paille du froment est fourrageuse.

4. FOURRE, ÉE (fou-ré, rée), part, poss^ de fourrer. Il 1* Garni de fourrures. Un manteau fourré. Les voilà tous deux arrivés Devant sa majesté fourrée, LA FONT. Fahl. VII, 16. Les hermines dont ils [les magistrats] s'emmaillottent en chats fourrés, pasc. Puiss. tromp. imag. a (édit. padgère). Il trouve de pédants un escadron fourré, boil. Sat. vm. Et se moquait très-librement Des bavards fourrés de l'école, volt. ÉpU. Lxvi. Il Qui a une peau bien garni» de plumes. Les oiseaux presque nus, tels que l'autruche, le casoar, ledronte, ne se trouvent que dans les pays chauds; tous ceux des pays froids sont bien fourrés et bien couverts, bufp. Ois. t. j, p. 60, dans pouoENS. || Fig. Ce chapitre est enco'° fourré d'historiettes agréables.... wder. Réfîex. ..w> 'Esprit. Il Un innocent fourré de malice, homiu malicieux qui feint d'être simple et bon. Qu'un serpent fourré de malice Avait occis en trahison, scarr. Yirg. n. || S° Langue fourrée, langue de boeuf, de cochon, de mouton, recouverte d'une peau et que l'on fait cuire selon certaine manière. {| Dans la nord de la France, pain fourré, pain qu'on a ouvert tandis qu'il était encore chaud, et dans lequel on a introduit du beurre ou du jambon. |{ 3' Garni d'arbres, d'arbustes, etc. Pays fourré. Le maréchal de Lorge voyait des coteaux fourrés dont il ne connaissait ni les revers ni ce qui y pourrait être de troupes, st.-sim. 22, 260. Il se tient ordinairement dans des endroits fourrés, dans les bruyères et même dans les bois, d'où lui est venu le nom allemand Wald-lerche, bufp. Ois. t. IX, p. 407. Il Bois fourré, bois qui est très-garni de broussailles et d'épines. Dans les plus creux vallons fondre en désespérés. Percer rapidement les bois les plus fourrés. Ignorer où l'on va, n'avoir qu'un chien pour guide, regnard, Démocr. i, 6. 114° Médaille, monnaie fourrée, celle dont l'intérieur n'est pas d'or ou d'argent, comme les faces. On voit encore dans les cabinets, des médailles qu'on appelle fourrées, qui n'ont qu'une lame d'argent qui couvre le cuivre, MONTESQ. Espr. XXII, 43. || On dit aujourd'hui médaille plaquée. Il Botte de paille, botte de foin fourrée, botte où, parmi la bonne paille ou le bon foin, on a mêlé de la paille, du foin de mauvaise qualité. Il Fig. Paix fourrée, paixfausse, peu sincère, comme est fausse une médaille fourrée. Ces deux confidents [de Richelieu, Brézé et la Meilleraio] avaient fait entre eux une paix fourrée, retz, i, 4 2. La cour de France, en 4044, procura une paix fourrée [entre les Barberins et lo duc de Parme], volt. l'ol. cl législ. Droits des hommes. || Paix fourrée, se dit particulièrement do la paix qui fut faite avec les huguenots à Longjumeau en 4K68. || S* Terme d'escrime. Coup fourré, coup que l'on donne en même temps que l'on en reçoit un ; locution qui vient de ce que le coup donné et reçu est considéré comme ayant sa fourrure, ce qui en fait un coup double, un coup fourré. Qu'ils.... Se donnent l'un à l'autre autant de coups fourrés, Régnier, Ép. li. Ce sont deux grands athlètes qui font un coup fourré, nniEB. Salon de 47«7, CEuv. t xiv, p. 64, dans pouoENS. Il Fig. Coup fourré, coup qui rend la pareille, moyen par lequel on déjoue quelque chose. Et contre cet assaut je sais u|i coup fourré, hol. l'jit. m, 6. Il Coup fourré, mauvais ofBces que se rendent deux personnes en même temps l'une à l'autre. Il Porter un coup fourré, rendre en secret un mauvais ofBcs à quelqu'un. Il [Maupertuis] me

FOU

porto tous les coups fourrés qu'il peut, et j'ai peur qu'il no me fasse plus de tort qu'à Koènig, volt. Lett. Mme Denis, 22 mai 4762. || 6* Introduit, mis dans. Le btton fourré dans un trou. J'ai bien plus besoin, moi, de la consolation de vous faire encore ma cour, de vous voir et de vous entendre, que vous n'en avez d'être fourré dans mes gazettes, volt. iett. Richelieu, 25 nov. 4 762. On vous [Polonaisl liera par des traités ; il n'y aura pas une guerre en Europe où vous n'ayez l'honneur d'être fourrés, ;. j. Rouss. Pologne, xi. ||II se dit souvent en cas d'emprisonnement. On m'a parlé d'un homme ds Nancy qu'on dit fourré ila Ba.stille sur la dénonciation d'un jésuite, VOLT. Lett. Boisgelin, mars 4 767. Il Familièrement. Être fourré, toujours fourré chez quelqu'un, être très-souvent chez lui. Jcannot est avec sa tante, qui doit le mener tantôt à la foire ; car il faut toujours que cet enfant soit fourré chez elle, surtout les fêtes, uariv. Marianne, 3« part.

2. FOURRE (fou-ré), s. m. Partie de bois trèsfournie d'arbrisseaux, d'arbustes, etc. Je perce à travers un fourré de broussailles du côté d'où venait le bruit, J. J. R0i;ss. Prom. 7. Paul se mit à courir çà et là, tout hors de lui , pour chercher un chemin hors de ce fourré épais, bebn. dbst-p. Paul et Virg. Il Par analogie. Un fourré de lilas.

— ETVM. Fourré (.

FOURREAU (fou-rô), t. m. || f Sorte de gaine, d'enveloppe servant à recouvrir un objet pour le préserver. Fourreau d'épêe, de baïonnette. Fourreau de parapluie. Jacques I", avec beaucoup de courage, sentit toute sa vie un frémissement involontaire quand on tirait une épée du fourreau, volt. Dict. phil. Influence. Occam demanda à l'empereur Louis de Bavière qu'il défendît sa plume par son épée impériale contre Scot.. .. heureusement l'épéo de Louis de Bavière resta dans le fourreau, m. ib. Sottise. Le fourreau de pure soie que notre chenille se construit dans la tête du chardon , bonnet, Observ. 4 9, Insectes. || Faux fourreau, sorte de fourreau dont on couvre le vrai fourreau d'une épée, d'un pistolet, etc. Il Fig. C'est que je voulais, bourreau. Que .... Ma dague au pommeau d'agate Eût ta gorge pour fourreau, v. hugo. Orientales, 30. || Fig. Le fourreau est jeté , se dit d'une guerre à outrance. Quelque insensée que fût l'entreprise d'AIbéroni sans alliés, le fourreau était jeté, st-sim. 475, 4 44. Il Tirer l'épée du fourreau, commencer la guerre. Remettre l'épée au fourreau , faire la paix. Il Coucher comme l'épée du roi dans son fourreau, ou, simplement, coucher dans son fourreau, coucher tout habillé. || Fig. La lame use le fourreau, se dit d'une personne chez qui la grande activité de l'âme use le corps. {| 2° Robe d'enfant. On mit à cette petite ilUe un fourreau. || Nom, depuis le règne de Louis XVI jusque sous le premier empire, d'une robe de femme taillée d'une façon étroite et tout d'une venue. || 3° Morceau de peau dont on garnit le trait d'un harnais à l'endroit où il frotte contre le flanc du cheval. || 4" Terme de vétérinaire. Repli cutané, qui enferme la verge des chevaux et autres animaux dans l'état d'inaction. Il B° Tuyau de tOle dans lequel est ajustée une bascule pour le service d'une sonnette. || Tuyau de cuivre rapporté au haut d'un corps de pompe pour servir de réservoir à l'eau. || 6* Grand cartouche qui renferme plusieurs pots à feu d'artifice. || 7° Morceau de parchemin dont les batteurs d'or enveloppent les moules, pour que les feuilles d'or ne se dérangent point. Il 8" Ce qui enferme et couvre l'épi quand il n'est pas encore bien formé. || 8* Mésange à longue queue.

— HIST. XI* s. Contre deus deies [à deux doigts près] l'ad du furrer jetée [son épéej, Ch. de Roi. xxxiii. Il xu' s. Cil bastart jugleor qui vont par ces vilax [villes], Â [avec] ces grosses violes as depcnnez forriax, Chantent de Guitcclin.... Sai. 11. || xiu' s. Et salirent sus, et traisent les espées des fuerres, et se ferirent grans cols [coups] sour les heaumes et sour les escus, Chr. de Bains. Nus mestre du mestier desus dit ne puet faire fourrel, no cofiniau, ne autre estui, s'il n'a double fonz desous et desus, Liv. des met. 4 66. S'il veut porter arc et sajetes, port [qu'il porte] l'arc deslendu et les sajetes en le [la] main ou en forrel, beauii. lviu, 43. |{ xv« s. X ces mots dit messire Pierre de Craon en tirant son espée hors du fuerre : X mort, à mort Cliçon I si vous faut mourir, proiss. m, rv, S».

— ËTYH. Diminutif de l'ancien français fuere (conservé dans le parler genevois : une fourre, un fourreau) qui signifiait fourreau; ital. /Bd«ro; espagn. et portug. forro. Fuere et les autres formes romanes Tiennent du germanique : gothique et anc. haut

FOU

allem. fAdr, fourreau, gaîne; suéd. fodcr; allem. mod. Futter, gaine, enveloppe extérieure. Mais le français donnait aussi à fuerre, feurre, foare , le sens de fiaille ou fourrage, qui a la même origint (voy. fkubre).

t FOURREBUISSON (fou-re-bui-«on),f. m. Oiseau dit oncore roi Bertaud, bérichon, ratillon, etc. c'est la motacille troglodyte de Gmelin, nommée parfois roitelet, et qu'il ne faut pas confondre avec la motacille régule, appelée plus communément roitelet,

LECOAKANT.

t FOURRfiB (fou-rée), 1. f. Terme de pêche. E»pè<:o de parc en forme de fer i cheval, auquel on amarre des filets pour retenir le poisson lorsque la marée se retire.

FOURRER (fou-ré), V. a. Fourrer, venant de l'ancien français fuere, qui signifiait fourreau, a deux acceptions principales dont les autres dérivent: envelopper, garnir comme d'un fourreau, et mettre comme dans un fourreau. |{ !• Garnir, doubler de fourrure. Fourrer un manteau d'hermine. || %' Terme de monnayage. Couvrir avec des lames d'or et d'argent soudées par les bords un flan qu'on passe ensuite dans les fers pour le monnayer. Fourrer une méilaille. || 3" Terme de construction. Garnir de plâtre et de tuilcau le dessous des faîtières pour Ici affermir. || 4* Terme de marine. Envelopper une corde quelconque de bandes de toile goudronnée et de tresses, ou seulement de tours pressés et serrés de bitord ou de fil caret pour la garantir du frottement, JAL. Il S* Donner avec excès, sans discrétion (comme si on garnissait outre mesure de ce qui enveloppe). Elle lui fourre toujours à manger. Cette mère fourre toujours en cachette de l'argent à son fils. Il 6° Mettre dans un endroit creux, caché (comme qui dirait mettre dans un fourreau). Fourrez cela dans votre poche. Il aura fourré cela dans un coin. Fourre-lui encore les cinq cents autres guinées dans sa valise, volt. Écoss. v, 4. || Fig. Il a bien fourré de la paille dans ses souliers, il s'est beaucoup enrichi. || Fig. et populairement. Fourrer tout dans son ventre, dissiper ce qu'on-a en bombances. Il 7° Introduire, mettre dans (sens qui dérive du sens précédent). Fourrer son bras dans un trou. Il laisse fourrer aux grâces Des fleurs sous son capuchon ,bérano. Ermite. \\ Fig. et familièrement. Fourrer son nez où on n'a que faire, se mêler indiscrètement de quelque chose. || On dit de même : fourrer son nez partout. || Fourrer en prison, emprisonner. J'ai une aversion mortelle pourlaprison ; je suis malade ; un air enfermé m'aurait tué ; on m'aurait peutêtre fourré dans un cachot, volt. Lett. d'Argenlal, avril 4734. Eh bien, monsieur, si vous aviez été ministre à Constanlinople , au lieu de l'être à la Haye, vous auriez donc été fourré aux sept tours? m. Lett. Yoronîof, 26 fév. 4 76». Le clergé, remis en train, En prison pourrait peut-être Fourrer l'auteur du Lutrin, bérang. Muse en fuite. \\ Fig. Fourrer dans l'esprit, mettre dans l'esprit. Le diable lui fourrait dans l'es» prit ce qu'il y avait de plus sensible, hahilt. Gramm. 3. Qu'on me dise qui diable lui a fourré dans la tête de ne plus vouloir prendre leçon de don BazileT beadm. Barh. de Siv. m, 4 . || Fourrer une chose dans la tête, dans l'esprit de quelqu'un, la lui faire comprendre. On ne peut rien lui fourrer dans la tête. Il Fourrer dans l'esprit, infatuer d'une chose. Qui a pu lui fourrer cette sotte idée dans l'esprit? || Se fourrer dans la tète, dans l'esprit, s'obstiner, s'infatuer. Quelle créature il s'était fourrée dans la tête pour en faire sa femme, baiult. Gramm. ». || 8" Introduire quelqu'un dans une maison, dans une administration, l'engager dans une affaire. On l'a fourré dans les compagnies des chemins de fer. On aurait beaucoup mieux fait de prendre ce parti que d'aller fourrer mal à propos la fille de M. le duc de Luiembourg dans des querelles de comédie, volt. LeU. Thiriot, 7 juill. 4760. || 9° Insérer, et surtout insérer mal à propos. Il fourre toujours du latin dans ses discours. Les protestants, qui fourrent partout, si l'on me permet de parler ainsi, leur synecdochs [au sujet de la communion sous les deux espèces], Boss. Déf. de la trad. sur la communion, 11, 31. Que Merlin ne fourre pas mon nom à la bagatelle que je lui ai donnée, volt. Lett. Damilarillf, 1 oct. ( 767. On m'apprend qu'il a fourré une lettre de moi dans le Mercure ; je ne sais si c'est celle dont je vous parle, m. Lett. d'Argenlal, »o juin 4767, Ce peintre n'a que deux ou trois têtes qui roulent dans la sienne et qu'il fourre partout, dider. Salon de 4767, (Eue. t. iiv, p. 4 0». il 10* Se fourrer, r. réfl. Se vêtir de Iburrures ou chaudement. Il s'est bien fourré. YvoitKjn des savants en droit, en médecine. Endosser l'écarlateetse fourrerd'hermineTBon.. Sot.

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FOU

rm. Il 1 1* Se mettre , se placer. Ah I traître que tu es, où t'es-tu donc allé fourrer? mol. Avare, ii, t. Plus de place, toutde force etde nécessité; on se fourrait où on pouvait, st-sim. 6I, ioo. Le diable se fourre partout depuis'longtomps,voLT. Lett. la Harpe, 25 fév. <771. Il Fig. Il cherche quelque trou où se fourrer, su dit d'un homme qui cherche quelque emploi, quelque condition. || 11 est si honteux qu'il ne sait où se fourrer, ou qu'il se fourrerait dans un trou de souris, se dit d'un homme plein de confqsion pour quelque chose qu'il a dit ou fait. || lî° Fig. S'introduire, s'entremettre. On s'est imaginé que je me fourrerais étouixJiment parmi tout le monde, voit. Lett. 28. Vous êtes un sot de venir vous fourrer où vous n'avez que faire, mol. Méd. m. lui, i, 2. Ces genslà se fourrent partout, hamilt. Gramm. ((.Avec ces talents et d'autres plus cachés, utiles à la galanterie, il pa Vauguyon] se fourra chez Mme de Beauvais, ST-SIM. )4, <68. J'avais peine à concilier cette grande simplicité avec le désir et l'art qu'il avait de se fourrer partout, chez les grands, chez les femmes, chez les dévots, chez les philosophes, J. J. Rouss. Conf. X.

— niST. rm' s. L'empereres envoiaausoudan por faire pes forrée, Bist. oedd. des croisades, t. i, p. 370. Et lor panel tôt altresi Estoient de paille fori, Lai du trot. Renart si li forre souvent Autresi con s'il fust à feste, Ren. 3)94. Si ot [Vieillesse] d'une chape forrée Abriéetvestu son corps, la Rose, 398. Il xiv* s. Fourrer la paume [garnir la main, donner de l'argent], Ord. des rois de Fr. t. n, p. 22s. Il XV* s. Je me doute que ce ne fust pais fourrée ou par crainte, vallet db viriville, Chronique normande, p. 40) qu'uns homs soit bien vestus et

forrés. Et qui sache faire un petit le grant. On ly dira : sires, passez avant. Pour son habit, et c'est ce qui me tue, ehst. desch. Poésies mss. t° 26) . Du conseil a chascun s'oppinion ; Tuitdient bien ; mais, quant vient au servir. D'exécuter nul n'y a vision ; Leur consaulx est de fourrée police, ro. i6. f» 64. Or dea, il ne m'a pas vendu X mon mot, ce a esté au sien : Mais il sera payé au mien. Il luy fault or : on

le luy fourre, PateKn. ||xvi" s Et des abus dont

l'Eglise est fourrée. J'en parlerois, mais garde la bourrée, marot, ii, 62. Comme on se fourre souvent aux tables ouvertes des grands, mont, ii, )08. Fourrant sa teste dans un nœud courant, m. m, 162. Luy ayant fourré dans son lict Laïs, ID. m, <67. Et de peur que ses frères en montant ne feissent bruit, elle la [l'échelle] couvrit et fourra de laine, premier que de la devaller, amyot, Pélop. «5. Il luy fourra le fer de sa javeline par dedans la visière de son armet, et le tua, id. Àrist. 34. Il desgaina son espée, et se la fourra à soy mesme tout au travers du corps, ID. Anton. 99. n alloit souvent ouvrir et visiter mes coffres, pour veoir si ma mère y auroit rien fourré de friandise etde superfluité, id. Alex. 40. On les faisoit souvenir du passé pour fourrer leur espérance de peur, d'adb. Ilist. m, 59. Autres disoient qu'un serment fourré sentoit l'infidélité, id. ib. )23. S'estans transpercez les visages par coups fourrez (comme de ces temps on usoit de ces mots), tous deux tombèrent, bhart. Uandruao. Tous les auteurs qu'il a leu sont ou schismatiques ou hérétiques formels, ou libertins que j'appelle hérétiques fourrés, gabasse. Recherche des recherches, p. 604, dans LACUBNE.

— ÉTYM. L'ancien français fiiere, qui signifiait fourreau, enveloppe (voy. fourreau) ; de sorte que fourrer est proprement garnir d'une enveloppe, d'un fourreau, sens dont on voit de bons exemples à l'historique de fourrure; puis, comme un fuere ou fourreau est creux, fourrer a pris le sens de mettre dans, faire pénétrer; au reste ce sens ne paraît qu'au ivi* siècle; bourguig. /'orrai; provenç. folrar; espag. forrar; ital. foderare. Ce mot avait aussi dans l'ancien français le sens de fourrager : Nus marcheans nés [ne les] povoit sivre, ne il ne pooient aler fourrer, villeh. clxi. En ce sens il vient de fuerre, feurre, foare, paille; aller m feurre, voulait dire fourrager.

FOURREDR (fou-reur), s. m. Marchand de fourrures.

— HIST. xtn* s. Nus maistres fourreurs et garnisseurs ne puet avoir que deux aprentiz qui serviront einq ans du moinz, Liv. des met. 26i.

— ÉTYM. Fourrer.

FOURRIER (fou-rié; l'r ne se lie jamais; au pluriel, l's se lie : les fou-rié-z et les sergents) , s. m. Il !• Autrefois, officier qui servait sous un marécljfil des logis et dont la fonction était de marquer le logement de ceux qui suivaient la cour. |1 Fig. Avant-coureur Songez qu'à votre âge Mille ac-

cidents fâcheux suivent le mariage.... Et oet heureux hymen qui les charmait si fort [les vieillards qui se marient], Devient souvent pour eux un fourrier de la mort, cohn. Suivante, n, i. || Il se dit quelquefois en ce sens figuré au féminin. La fourrière du jour, l'Aurore. On la [l'Aurore] cherchait partout, au lit du vieux Tithon, Dans les bois de Céphale, au palais de Memnon; Et, faute de trouver cette belle fourrière. Le jour jusqu'à midi se passa sans lumière, corn, fllus. com. ii , ). || 2° Aujourd'hui, sous-officier chargé de pourvoir au logement des soldats, de répartir les vivres, etc. Le fourrier de la compagnie. || Adjectivement. Sergentfourrier. Maréchal des logis fourrier. || Fig. et familièrement. 11 est bon fourrier, il garde le meilleur on le plus gros morceau pour lui (en parlant de celui qui sert à table). On dit de même à celui qui ne se réserve rien : Vous seriez mauvais fourrier. Il 3° Terme de marine. Se dit de celui qui travaille, en sous-ordre, aux écritures du service et de la comptabilité.

— HIST. XII* s. Li forier [fourrageurs] courent por les villes rober, Uaoui deC. 3oo. || xin* s. Non pourquant il orent nos fourriers aresté devant Phinepople et fourclos de leur gent meisme, h. de valenc. IV. Ses queux [cuisiniers], ses boutilliers [il] apreste. Ses fouriers [ceux qui ont soin du fourrage] et ses panetiers, Bl. et Jehan, 6)77. || xv* s. Les fourriers avoient moult de peine en querant vivres et fourrages pour les chevaux, froiss. ii, ii, 76. Le roy, depuis son arrivée en ceste dite ville de Dijon, a fait constituer prisonniers tous les fourriers.... à cause qu'il font marchandise des logis et les vendent pour en faire leur proaffit, Bible des chartes, 4* série, t. v, p. 37).||xvi* s. Les habitants disent que depuis quelque temps la mer se poulse si fort vers eulx, qu'ils ont perdu «natre lieues de terre ; ses sables sont ses fourriers; et voyons de grandes montjoies d'arène mouvante qui marchent d'une demi-lieue devant elle et gagnent pals, mont, i, 233.

— ÉTYM. Provenç. folrier; bas-lat. fodrarius, de fodrum, fourrage (voy. feurre). Le fourrier était originairement celui qui allait fourrager, puis celui qui pourvoit aux logements, aux vivres, etc.

FOURRIÈRE (fou-riê-r'), ». f. || 1° Bâtiment dans l'arrière-cour d'une grande maison où l'on renferme diveraes provisions, telles que le bois, le charbon, au-dessus desquelles les officiers qui les distribuent ont leur logement. || Service chargé de distribuer et de fournir les objets que renferme la fourrière. || 2° Terme de jurisprudence. Lieu où l'on retient des chevaux, voitures, etc. qui ont été saisis, jusqu'au payement des dommages, amendes, etc. Mettre un cheval, une vache, une voiture en fourrière.

— HIST. xni* s. Sire , soiez en la foriere [pâturage] ; Chascuns de nous se traie ariere ; Et devant vous viendrons corant, Ren. «407. || xv* s. Panneterie, eschançon, cuisine , fruiterie et fourrière [certain office dans la maison du roi], eust. desch. Poésies mss. f 436, dans lacurnb. Telle est honteuse Et marmiteuse, Oui, de nuit, par l'huis de derrière. Ne sera pas trop vergogneuse De suivre compagnie honteuse X quelque valet de fourrière, Blason des fausses amours, p. 275, dans lacurne. Il XVI* s. Que nul ne voise [aille] soier [couper] ne prendre herbe es bois ne es forieres [pâturages] d'autrui, Coust. génér. t.i, p. 832. Mettre en fouriere, lauriêre, Gloss. du droit français.

— ÉTYM. Feurre, paille, fourrage ; picard et normand,/brt'ére, lisière d'un champ cultivé; Berry, fourrière, râtelier d'étable où l'on met le fourrage.

FOURRURE (fou-ni-r'), s. f. \\ 1* Peau de certains animaux, plus ou moins précieuse, munie de son poil et préparée, dont on garnit les vêtements pour se garantir du froid. La fourrure des castors blancs est estimée à cause de sa rareté, et les parfaitement noirs sont presque aussi rares que les blancs, bufp. Quadrup. t. m, p. 7), dans pougens. Les Français construisirent en )726, à Niagara, un fort où s'arrêtaient les fourrures, qui , sans cet établis.sement, auraient été portées à Oswego, ratnal, Hist. phil. XVII, 28. Il Par extension, en parlant d'oiseaux. Us [les eiderg] ne quittent point le climat glacial, dont leur fourrure épaisse leur permet de braver la rigueur, BUPF. Ois. t. xvii. p. )04. ||2°Robe garnie de fourrures. La fourrure d'un docteur, d'un président. Les députés [lapins] retournèrent dire à leurs frères que cet étranger [le chat], si vénérable par sa majestueuse fourrure, était un philosophe, FÉN. t. XIX, p. 5) . Rose en douillette, en fourrure. Ici contre la froidure. Vient m'ofl'rir un doux soutien, BÉRANo. niter. Il Par extension , la personne même

qui porte la fobe de fourrure. Il traite les fourrures [présidents] de bourgeoisie, la brut. xi. || 8° Terme de blason. Peaux velues qui entrent dans les armoiries; il y en a deux, l'hermine et le vair. || 4° Terme de menuiserie. Tringles de bois servant à appuyer le lambris, à remplir un vide, etc. || Morceau de bois mince qui sert à caler les pièces de charjiente. Il 6° Terme de marine. Morceaux de vieille toile ou de vieux cordages servant à remplir les vides, à garantir du frottement les cordages. || Nom donné à certaines garnitures de bois tendres appliquées aux vergues, aux mâts, aux bittes, aux écubiers, etc. || 6° Morceau ou pièce fausse insérée dans quelque ouvrage ancien. || 7° Pyramide de chaudrons qui entrent les uns dans les autres. || 8° Touffes d'herbes que les bestiaux laissent dans les prés parce qu'ils y trouvent dos plantes qui leur répugnent.

— HIST. ira* s. Famé n'est pas de péché monde. Qui a sa crine noire ou b.onde Selonc nature, Qui i met s'entente et sa cure X ajouster une fourreure Au lonc des treces. Fabliaux mss. n° 72)8, f" 237, dans lacubne. || xv* s. Serons armez [pour un tournois] par nos cousts comme il nous plaira, et aurons targe sans couverture ne fourrure de fer ne d'acier, monstrel. t. i, ch. 8, p. 7, dans lacurne. Il XVI" s. Seront tonus les officiers de nos villes de faire visiter lesdits fagots et laignes, quand ils viendront à vente, pour sçavoir s'il y a fourrure ou autre faute, et procéder sur les delinquans par les peines.... Coust. génér. t. i, p. 8)4.

— ÉTYM. Fourrer; prov. folradura; anc. espagn. forradura. La fourrure, comme on voit par l'historique, est proprement ce qui enveloppe, et, on se particularisant, la peau velue dont on garnit les vêtements.

FOURVOIEMENT (fùur-voi-man), ». m. Action de se fourvoyer, de s'égarer. || Fig. Erreur, méprise. Il est tombé dans un étrange fourvoiement.

— HIST. XVI* s. Remerchiant icelluy seigneur de Gurce, du travail et fourvoyement [détour] qu'il avoit fait d'estre venu de Mantoue jusques ici, Lett. de Louis III, p. 320, dans lacurne. Autant en feit il [Hippomènes laissant tomber les pommes d'or eu courant avec Atalante] , à son poinct, et de la seconde et de la tierce; jusques à ce que, par fourvoyement et divertissement, l'advantage de la course luy demeura, mont, m, 294.

— ÉTYM. Fourvoyer. L'ancien français disait aussi le fourroi.

t FOURVOYANT, ANTE (four-TO-ian, ou fourvoi-ian, ian-t'), adj. Qui fourvofe, qui égare. Force murailles tournoyantes. Et force routes fourvoyantes, scABRON, Virg. v.

— HIST. xvi* s. Or avez vous l'esprit si clervoyant Que nul destour, tant soit il fouryoyant, Vos pas certains pourroit tromper.... do bellat, VII, 3), recto.

FOURVOYÉ, ÉE (four-vo-ié, iée, ou four-voi-ié, iée), part, passé. Qui s'est trompé de chemin. Fourvoyé par de mauvaises indications. || Fig. Qu» le ciel au besoin l'a céans envoyé Pour redresser à tous votre esprit fourvoyé, mol. Tart. i, ).

FOURVOYER (four-vo-ié; plusieurs disent fourvoi-ié), je fourvoyais, nous fourvoyions, vous fourvoyiez; que J8 fourvoie, que nous fourvoyions, que vous fourvoyiez; l'y se change en i devant l'e muet: je fourvoie, je fourvoierai, v. a. || 1* Faire perdre le vrai chemin. Ce guide nous a fourvoyés. || Fig. Les mauvais exemples l'ont fourvoyé. || Fig. Mettre en défaut. Je vais, d'un seul coup de baguette, endormir la vigilance, éveiller l'amour, égarer la jalousie, fourvoyer l'intrigue, beaumarcii. Barb. de Sév. I, 6. Il a* Se fourvoyer, v. réfl. Perdre le vrai chemin. Mais, étant le brouillas [brouillard] si épais, qu'il n'était pas possible ni à ceux qui portaient les enseignes de voir le chemin, ni aux soldats de voir les enseignes, ils ne faisaient que se fourvoyer, et, sans savoir où ils allaient, comme gens égarés de nuit, tournaient indifféremment partout où ils étaient appelés, MALH. le xxxiii* liv. de T. Live, chap. 7. Ce loup rencontre un dogue aussi puissant que beau, Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde, la pont. Fabl. 1, 5. Ce Dieu remplit ses fourneaux De deux sortes de carreaux : L'un jamais ne se fourvoie ; Et c'est celui que toujours L'Olympe en corps nous envoie, iD. Fabl. viii, 20. Il Terme de vénerie. S'écarter de la voie et courir un autre cerf que celui de la meute. || Avec ellipse du pronom personnel. Faire fourvoyer quelqu'un, être cause qu'il se fourvoie. Il Fig. Plus on suit ses passions, plus on se fourvoie. [Les dieux] ne se peuvent fourvoyer des choses qui

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