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I-RA

HIST. XIV* 8. l'ourquoj fraudes tu et deceis la

citéT BFRCiiïiiRE, ^ aa, verso. || xv s. [Elle] Les armes fait prendre et lo non, X ce bastart, de son baron [mari), ....fraudant la liK'io Du père à l'enfant putatif, EUST. DESCII. Poésies mss. f 668. Du quel désir ils ne furent mie fraudés, Bouciq. ii, 4. ||xvi* s. Certes tu es le plus cruel amant Qui onques fut, d'ainsi m'avoir fraudée, marot, ii, 6. Et se fraudant de la louange Que tu luy dois en contre-change, du

BELLAY, VII, as, rCCtO.

— ÈTYM. Provenç. et anc. espagn. /Vaudar ; ital. fraudare; du lat. fraudare, de fraus, fraude.

FRAUDEUK, EUSE (frô-deur, deû-z'), s. m. et f. Celui, celle qui fait la fraude, qui soustrait aux droits ce qui en est passible. Les fraudeurs abondent sur la frontière. La flottille, destinée à purger les côtes espagnoles de fraudeurs ou de pirates, et qui, hors de la saison des croisières, se tenait à la Vera Crux, fut supprimée en <748, raïnal, Hist. phil. lu, <<•

— ÉTYM. Frauder.

FRACDULKUSEMENT (frô-du-leû-ze-man), adv.

D'une manière frauduleuse. J'avoue qu'en ces deux endroits il [le P. Simon] semble favoriser la tradition ; mais je soutiens en même temps qu'il le fait frauduleusement et malignement, et que le but de sa critique est d'employer la traditjou pour faire tomber les preuves qu'on tire de l'Ecriture, boss. Déf. de la tradition des Sts-Pères, ii, t.

— HIST. xiv S. La tierce branche d'avarice si est fraude : c'est quant une personne, par déception, par barat, ou frauduleusement.... Ménagier, i, 3. Il XV* s. On disoit que ce avoit esté finance assemblée et boutée hors du pais frauduleusement et larreoineusement et envoyée en autres contrées, fhoiss. II, m, 74.

— ÊTYM. Frauduleuse, et le suffixe merU. FRAUDULEUX, EUSE (M-du-leû, leû-z'), adj.

Il 1* Porté à la fraude. Un esprit frauduleux. Pendant qu'il [Adam] s'endormait dans la considération de ses propres dons, le serpent frauduleux qui lui parlait au dehors fit couler intérieurement le venin subtil et délicat de la vaine gloire, boss. Sermons, Mélange des bons arec les méchants. \\ 2° Qui est entaché de fraude. Ayant été trompé par le conseil frauduleux des prêtres de cette idole, saci, Bible, Machab. 11,1, la. Et je regarde avec pitié Les traités frauduleux, la sourde inimitié Et les fureurs de la vengeance, volt. Lett. en vers et en prose, *n. Les mémoires frauduleux imprimés depuis peu sous le nom de Madame de Maintenon sont remplis de pareilles absurdités, u>. Dict. phil. Histoire. Ah I quelle frauduleuse et liche politique! lemerc. CIovis, 11, 5. Il Banqueroute frauduleuse, voy. banqueroute. Il Banqueroutier frauduleux, celui qui fait une banqueroute frauduleuse. Les banqueroutiers frauduleux furent soumis à la peine de mort aux états d'Orléans, sous Charles IX, et aux états de Blois, en 1588, volt. Dict. phil. Banqueroute. Il 8" Qui fraude les droits de douane, de régie ou d'octroi. Le commerce frauduleux continuera jusqu'à ce qu'on l'ait mis dans l'impossibilité de soutenir les frais qu'il exige, de braver les dangers auxquels il expose, ratnal, Hitl. phil. vm, 34. Les Jamaïcains, appelant la force au secours de l'artifice, se firent protéger dans la continuaticn de ce commerce par les vaisseaux de guerre anglais, qui recevaient cinq pour cent sur tous les objets dont ils favorisaient l'introduction frauduleuse, id. i6. xiv, Ï2. En vain on établit dans les écrits publics que le citoyen qui payait le droit était opprimé par le citoyen qui ne le payait pas, et que le marchand frauduleux volait le marchand honnête en le frustrant de son gain légitime, id. ib. xvm, 37.

— HiST. XIV* s. Marchiés frauduleux, oreshe, Thèse de meunier. || xv* Et aussi vouloient iceiilx Cueurs faire vuyder le fraudeleux appel qu'ilz avoient par avant intergetté. Extrait d'un ms relatif à Louis XI, Bibl. des chartes, 4* série, t. i, p. 262. Il XVI* s. Ils sont malins, frauduleux, trompeurs, chichos, paré, Introd. 6.

— ETYM. Lat. fraudulosus, de fraus, fraude. |FRAULER(fra-lé),i;.a.Termerural.Voy. FRÔLER, t FRAXINÉES (£ra-ksi-née) , s. f. pi. Terme de

botanique. Groupe d'oléacées ayant pour type le genre frêne.

— ÊTYM. Lat. fraainut, frêne.

FRAXINELLK (fra-ksi-nè-l'), *. f. Plante ainsi

nommée de la ressemblance des feuilles avec celles du frêne; c'est le dictamnus albus, L. , famille des rutacées. La racine de fraxinelle est connue, en pharmacie, sous le nom de racine de dictame.

— HlST. zvi* s. Franiinelle, ceste plante veut

FIIA

estre logée en terroir gtas, i l'abri de la bize, par plant enraciné ; elle est aussi appellée dictame bastard ; sa vertu est do faire uriner, de rompre la pierre, etc. o. de serres, 625.

— f.TYM. Lat. fraxinus, frêne; espagn. fresnillo, fraxinela; ital. frassincUa.

t FRAXINICOLE (fra-ksi-ni-ko-l'), adj. Terme d'histoire naturelle. Oui vit sur le frêne.

— F.TYM. Lat. fraxinus, frêne, et colère, habiter, t FRAXININE (fra-ksi-ni-n'), s. f. Terme de chimie. Principe extrait de l'écorce du frêne.

— ETYM. Lat. fraxinus, frêne.

t FRAYANT, ANÏE (frè-ian, ian-f), adj. Oui occasionne de grands frais. L'un alléguait que l'héritage Était frayant et rude, et l'autre im autre si, LA FONT. Fabl. VI, 4.

— HIST. XIV* s. II fraia et despendi moult du sien, nu GANGE, fractus. H xv* s. 11 n'avoit rien fait, fors que frayé et despendu grandement et grossoment. PROiss. I, I, <52. Icellui prestre faisoit citer ses paroissiens pour les plus fraitier et dommager, nu CANGE, ib. Il soit ainsi, que lesdits habitants eussent esté grandement domaigié et moult grandement frayé, m. ib.

— ETYM. Part, présent de l'ancien verbe fraier, dépenser (voy. frais 2). On vient d'en voir quelques exemples ; on y remarquera la forme fraitier.

f FRAYE (fré-ye), s. f. Un des noms vulgaires de la grive.

1 . FRAYÉ, ÉE (frè-ié, iée), par(. passé de frayer t . Il 1° Rendu praticable par le cheminement. Or c'est un grand chemin jadis assez frayé, Régnier, Sat. XIV. J'ai toujours peine à me persuader que la route la plus frayée ne soit pas la meilleure, genlis, Àd. et Théod. 1. 1, lett. 38, p. 339, dans pougens. || 2° S. m. Petite rainure que les couteliers tracent au bord du dos d'une lame.

2. FRAYÉ, ÉE {frè-ié, iée), part, passé de frayer 2. Cheval frayé aux ars.

t FRAYEMENT (frè-ye-man), *. m. Action de frayer un chemin.

— HIST. XVI* s. Ils renouvellent tousjours les setons, et les font frayer aux parois des playes, par lequel frayement causent douleur aux dites playes,

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