GEM
abreuvées d'eau, la gelée vient li dessus, elles ne faudiont i se réduire en poudre, palissy, 'iei.
— ÉTYM. Gtler; Berry, gelit, pierres gelisiet.
f GELINAGE (je-li-na-j) , ». m. Terme de coutume. Droit qui se levait sur les poules.
— HIST. xiv* s. La chastellenie, si comme elle s'estanl et poursiel, tant en renies par deniers, fromenlages, avenages, gelioagcs... nu canok, gelignagium.
— ÉTYM. Céline.
GKUNE (je-li-n'), ». f. Terme vieilli. Poule ou poularde. || Geline de coutume, redevance consistant en poules que les vassaux donnaient au seigneur à Noël.
— HIST. XIII' R. Mètre vous en prison o li. Oui tant avés le cuer joli. Et il le ra tant débonnaire. Ne seroit autre chose faire. Fors que par amornlcs fines Mètre renart o javec| les gelines, la Rose, 4f>ilo. Il xV s. Je vueil desjcuner bref et court ; U me faut aler sur grant pont. — Atens l'oeuf, ma geline pont, la Nativité de JV. S.J. C. || xvi* s. C'est la geline, à qui l'orj veut ostcr Tous ses poussins, et scorpions bouster Dessous son aisle, marot, u, 318. Jamais geline grasse n'aima chapon, cotghave. La journée d'une geline (un œuf), in. Noire geline pond blanc œuf, ID. Oui naist de geline, il aime à gratter, id. Vieille geline engraisse la cuisine, Leroux DE LINCY, Prou. t. I, p. 777.
— ÉTYM. Picard, glaine. glaigne, glane; norm. guerne; provenç. galina, galinha; espagn. et ital. gallina; du latin galiina, poule, dérivé de gallus; coq. Gallus veut dire le chanteur, il est pour garlus; sanscrit, gar, chanter; grec, Yr.pu;, voix ; latin, garrire. Gallina en vient par le suffixe ina très-commun en latin et en grec pour former des féminins.
t GELINE (jé-U-ne),». /. Terme de chimie. Substance animale, qui, par l'action de l'eau et de la chaleur, se transforme en gelée, puis, si on la dessèche, en gélatine.
j GELINETTE (je-li-nè-t), ». f. Un des noms vulgaires de la gelinotte et de la poule d'eaa.
GELIXOTTE (je-l'-no-f), s. f. || 1° Petite poule engraissée dans une basse-cour. || 2° Gelinotte des bois, ou, absolument, gelinotte, espèce d'oiseau sauvage, très-bon à manger, et qui a de la ressemblance avec la perdrix (tétras bonasie), appelée encore coq de marais. || Gelinotte des Pyrénées, nom vulgaire du ganga cala, dit aussi grandoul, lbgoabant.
— iilST. XVI* s. SI le franc coq, libéral de nature. N'est empesché avec sa gelinotte, Luy plaise entendre un chant que je lui nolte, marot, m, 48. Après sont les gelinotes, dites deNumidie, espèces de faisan, o. de serres, 346.
— ÉTYM. Diminutif de geline; bourg, gelaigne, geleignôle.
t GÉLISSE (jé-li-s'),odj. f. Ancienne forme pour gclive. Pierre gélisse (voy. gélif).
t GÉLIVITÊ (jè-li-vi-té), ». f. Terme d'eaux et forêts. Défaut de ce qui est gélif.
GÉLIVURE (jé-Ii-vur'), s. /•. || 1* Gerçure, fente des arbres causée par une forte gelée. Des gerces qui suivent la direction des fibres et que les gens des forêts appellent gélivures, buff. Éxp. sur les vegét. 4' mém. Une portion de bois mort renfermée dans le bon bois, ce que quelques forestiers appellent la gélivure entrelardée, lo. ib. \\2' Ëlat d'une pierre gélive.
— ÉTYM. Gélif.
•f GÉLOSCOPIE (jé-Io-sko-pie), ». f. Essai de déterminer le caractère des hommes en obsenant leur manière de rire. •
— ÉTYM. réJ.dj;, rire, et oxoTtstv, examiner.
t GË.MARA (jé-ma-ra), ». (. Deuxième partie du talmud ou glose composée pour servir de commentaire à une partie de la mischna. Elle se divise en gemara de Jérusalem, et gémara de Babylone.
f GEMBIN (jan-bin), ». m. Terme de pêche. Espèce de nasse cylindrique.
GÉMEAUX (je-mô; Vx se lie: les jé-mô-zau mois de mai), ». m. pi. \\ 1° Frères jumeaux. On aurait dit ces gémeaux radieux Oui sur la terre , amis toujours fidèles, N'eurent qu'un sort, millkv, Charlem. à Polie, ch. 1. 1| Ad}. Ce grand jour est venu, mon frère, où notre reine.... Doit rompre aux yeux de tous son silence obstiné. De deux princes gémeaux nous déclarer l'aîné, corn.- Hodog. i, <.||8" L'un des douze signes du zoiliaquc ; en ce sens il prend une majuscule. Le soleil entre dans les Gémeaux au 30 du mois de mai, et en sort au au du mois de juin. Les Gémeaux placés entre le Taureau et le Cancer sont représentés par Castor dont la tête contient une étoile de première grandeur, et par Pollux
qui [«rte dans sa tète une étoile d3 seconde grandeur; de là vient le nom de Gémeaux qui a remplacé celui de Ca.stor et Pollux donné préeédemment à celte constellation , legoarant. || Ce terme Gémeau peut être employé au singulier, car on nomme Castor le Gémeau occidental, el PoUux le Gémeau oriental, lkgoarant.
— HIST. xvr s. Les autres muscles sont profonds et cachés, comme ceux du jarret et les quatre gémeaux, PARÉ, I, ». L'enfantement est difficile lorsqu'il y aura deux enfants genieaulx, ID. t. ii, p. eit. Figure de deux filles gemellcs, jointes et unies par les parties postérieures, id. ib. xix, ♦.
— ÉTVM. Lat. gemellus, dérivé de geminut, double. Suivant Curtius, gemini est pour gt-nmini, el repré.sente yttiiii/oi, nés, engendrés; c'est simplement le pluriel qui indiquerait la géminalion. Comparez jâmi, sœur, en sanscrit.
t GÉMELLE (gé-mè-f), t. f. Terme de marine.
Voy. JUMELLE.
— ÉTYM. Voy. ORMEAUX.
t GËMELLIFLURE (jé-mèl-li-flo-r'), adj. Terme de botanique. Dont les fleurs sont disposées deux i deux.
— ÉTYM. Lat. gemelltu, double, et (tôt, fleur.
t GËMELLIPARE Gé-mèl-li-pa-r') , adj. Terme de zoologie. Oui produit des jumeaux.
— ÉTYM. Lat. gemelli, jumeaux, et parère, enfanter.
t GÉMDIATION Oé-mi-na-sion), ». ^. Terme dTiistoire naturelle. Etat de ce qui est disposé par paires. La géminalion des folioles.
— ÉTYM. Lat. geminationem, de (emtnare (voy.