GIG
gibbet, COTGHAVE. Un qu'on menoit au gibet disoit que ce ne feust pas par telle rue, car il y avoit dangier qu'un marchand luy feist mettre la main sur le oollet à cause d'un vieux debte, mont, i, 298.
— ÉTYM. Ital. ginbbctio, ghtbbelle (le plus ancien exemple est de Dante). D'après Diez, la forme italienne montre que le mot vient de giubba. jupe, de sorte que le giubbelto signifie la petite jaquette, devenue le giiiet par une plaisanterie métaphorique ; dans le français Vu se serait changé en t, comme dans ginisse ou génisse, du latin jimicem. Cela est possible, plus pourtant pour la forme que pour le sens. En tout cas. cette étymologie reste fort douteuse, les intermédiaires manquant. On remarquera, au XIV' siècle, la forme juybet, qui se rapproche de la forme italienne. Pourtant il n'est pas probable qu'un mot qui se trouve dos la Philippéide sous la forme de gibetum, vienne de l'italien giubbetto. En cet état de la question, il est permis de conjecturer. Or, on trouve, dans de très-anciens textes, gibet avec le sens d'une espèce d'arme ; dans d'autres, il signifie un petit engin à lancer des pierres. Ce gibet est le diminutif de gibe ou gibbe, bftton ferré en usage dans la campagne, serpe. 11 semble aussi que le vieux verbe giber, remuer les pieds, les mains, appartient au même radical. Peut-on penser que le sens attaché à gibe, gibet a passé au gibet patibulaire, qui est essentiellement un bâton, une fourche?
GIBIER (ji-bié; l'rne se prononce pas et ne se lie jamais), s. m. ||1° Terme collectif. Animaux qu'on prend à la chasse. Le gibier du lion, ce ne sont pas moineaux, la font. Fabl. ii, < 9. En général, la qualité du gibier dépend beaucoup de la nourriture, BUFF. Ois. t. v, p. 393, dans ponoENS. Peu de jours après il me fit envoyer un panier de gibier, que je reçus comme je le devais, j. j. houss. Coitf. x. Corneille de la Pierre, dans ses commentaires sur l'Ëcriture sainte, rapporte qu'un moine soutenait et prêchait que le bon gibier avait été créé pour les religieux, et que, si les perdreaux, les faisans, les ortolans pouvaient parler, ils s'écrieraient : Serviteurs de Pieu, soyons mangés par vous, saint-foix, Ess. Paris, (Eut), t. IV, p. 239, dans pougens. Quoiqu 'entre nous. Mon cher, je ne sois point de ces seigneurs jaloux Oui gardent leur gibier comme on fait sa maîtresse, collin d'harleville. Optimiste, lu, <0. Il Gibier à plumes, les perdrix, cailles, etc. Gibier à poil, les lièvres, lapins, chevreuils, etc. Gros gibier, les cerfs, daims, sangliers, etc. Menu gibier, les lièvres, perdrix, bécasses, etc. || Fig. Il se dit par mépris de personnes peu recommandables , dignes d'être chassées comme on fait le gibier. Vous savez que je suis quelque peu du métier A me devoir connaître en un pareil gibier, mol. Et. m, 2. |{ Fig. et familièrement. Cela n'est pas de son gibier, cela dépasse sa portée, sa capacité, ses ressources, et aussi cela n'est pas de son goût, ne lui convient pas. La vérité n'est pas de notre portée ni de notre gibier, PASO, dans cousin. {{ On le dit aussi de personnes qui sont au-dessus de notre condition. Dorante : Kt me dis seulement si tu connais ces dames. — Cliton : Non : cette marchandiseestde trop bon aloi.Cen'est point là gibier à des gens tels que moi, corn. Ment. I, <. ||2" Fig. et familièrement. Personne que l'on poursuit, que l'on attrape, que l'on dupe. Nous autres fourbes de la première classe, nous ne faisons que jouer, lorsque nous trouvons un gibier aussi facile que celui-là, mol. Pourc. ii, 3. Comme le duc m'avait permis de lui parler en faveur des personnes à qui je voudrais rendre service, il me fallait un chien de chasse pour découvrir le gibier, c'est-à-dire un drôle qui eût de l'industrie et filt propre à déterrer et à m'amener des gens qui auraient des grâces à demander au premier ministre, le sage, Gil lllas, vili, 7. Il 3° Gibierde potence, ccUiiqui mérite d'être pendu. Allons, que l'on détale de chez moi, maître juré filou, vrai gibier de potence, mol. l'Avar. i, 3. Il On a dit dans le même sens : gibier à prévôt, gibier de bourreau. D'un gibier de bourreau tu prends donc l'intérêt? th. corn. Comt. d'Org. v, io. ]\ Familièrement. Gibier à commissaire, fille publique, filou repris de justice.
— HlST xiii' s. Un jour d'aoust, après mangier, Alerent tous trois en gibier, du cange, gibicere. Il xiv s. Martin, escuier, allant en gibier un espervier au poing, ID. ib. L'aloe de gibier, c'est l'aloe decestan qui a courte queue sans blancheur, Ménagicr, III, 2. Il XV" s. Le roy luy dit que il avoit conclu que point ils ne seroient combatus; et ainsi ne le furent ils point; et si s'estoient ils mis au plus beau gibier que jamais furent, Hist. d'Artiis m, connest. de France, p. 778, dans lacurne. Bour-
geoise hante le gibier [a des amants]; Et pour mieiu faire son debvoir, Elle aime un plaisant escuyer, COQUILLART, p. 44, daus LACDFNE. || XVI' 3. Un soldat guascon y banda par deux fois son arbaleste et tira à ceux de dedans autant assurément que s'il eust tiré au gibier pour son plaisir, beauouê, Guerre d'Ecosse, 1, (O.Leur amitié et leur concorde, lesquelles deux choses sont certes du gibier de la philosophie, l'Amant ressuscité, p. 88, dans lacijhne. Ne vous ruez si fort sur la saincte Escriture ; ce n'est votre gibier ny le mien aussi, cholières, Contes, t. II, Après-dtnée 8. Le deable dont tu es le vrai gibier, NOËL DUFAÏL, Cont. d'Eutrap. ch. 4.
— ÉTYM. Bourguign. jubié. La locution primordiale est aler en gibier; gibier est donc un nom verbal d'un verbe gibeer, giboyer (voy. ce dernier mot).
t GIBLE (ji-br), s. m. Se dit des briques arrangées dans le four pour être cuites.
t GIBOUnOT (ji-bou-do), s. m. Sorte de raisin noir des bords de la Loire.
GIBOULÉE (ji-bou-lée), s. f. Espèce d'orage qui se réduit à des coups de vent passagers, avec de petites averses et de petites grêles, qui est bientôt suivi d'une éclaircie, et qui survient surtout au printemps. Les giboulées de mars. || Par extension. Des giboulées de neige volent dans les airs comme des plumes d'oiseaux, bern. de st-pierrk, Harm. liv. II, Hommes et enfants. \\ Fig. Les petites véroles, les rougeoles et les éruptions cutanées sont les giboulées de son printemps, id. ib. vi, -Scènes des enfants. || Populairement. Volée de coups. Il a reçu, il recevra une giboulée.
— ÉTYM. Berry, gibe, gible. Giboulée paratt fait de gibe et un suffixe oulée; or il y a dans l'ancien français gibe, qui signifie charge ; dans cette explication, Kl giboulée serait une charge de mauvais temps. Au xiv* siècle on disait triboulée : Triboulée de mars, geffroy de paris, dans Hist. litt. de la Fr. t. xxiv, p. 221. Au xvi" siècle on trouve guebelette : En mon voyage nous n'avons pas seulement veu la neige, mais nous en avons esté couverts trois heures d'aussi espaisse qu'elle est en France en janvier; et descendans à la vallée, ce n'a été que pluye ; ces messieurs qui ne voient que la guebelette.... Hist. des amours d'Henri IV, p. <44, dans
LACOHNE.
t GIBOYA (ji-bo-ia), s. m. Grand et beau serpent sans venin.
GIBOYER Qi-bo-ié ; plusieurs prononcent ji-boiié), je giboie, tu giboies, il giboie, nous giboyons, vous giboyez, ils giboient; je giboyais, nous giboyions, vous giboyiez; je giboyai;je giboierai ; je giboierais; giboie, giboyons; que je giboie, que nous giboyions, que vous giboyiez; que je giboyasse;giboyant, v. n. \\ !• Termede fauconnerie. Chasser à l'oiseau. |I 2° Terme familier. Chasser, prendre du gibier. Le roi des animaux se mit un jour en tête De giboyer; il célébrait sa fête, la font. Fabl. Il, < 9. Il Terme de chasse. Chasser avec le fusil, à pied. Il Poudre à giboyer, poudre beaucoup plus fine que la poudre ordinaire. Nous avons réglé le prix à raison de vingt-quatre sous la livre de poudre à giboyer, douze sols celle à mousquet. Conseil d'État, 30 nov. 1679, Lett. patentes. \\ Arquebuse à giboyer, longue arquebuse dont on se servait pour tirer de loin. Et Jupiter de foudroyer D'un long tonnerre à giboyer, scarbon, Gigantomachie, iv.
— HIST. XIII' s. Tant qu'un seul chevalier [il] vit. Qui gibeçoit d'un espervier, du cange, gibicere. Il XV' s. En gibessant toute l'après-dinée Parmi les champs, pour me desenuyer, N'a pas longtemps que laisoie l'autrier Voler mon cœur après mainte pensée, ch. d'orl. Rond. 52. Le suppliant s'en alla tout gibeant jusques à Nogion, du cange, gibicere. Il XVI' s. Lettres signées de la mesme main, de laquelle ce prince [Charles IX] giboioit de la fenestre du Louvre aux pauvres passans, d'aub. Hist. II, 2(. Ce roy, non juste roy, mais juste arquebusier, Giboyoit aux passans trop tardifs à noyer, ib. Tragiques, v, les fers.
— ÊTYM. Outre les formes françaises, on a les formes du bas-latin gibicere, gibostare. Se tenant strictement à la forme du mot, on a un radical gih, qui est aussi dans gibe, gibet, signifiant sorte de bâton, sorte d'arme, sorte d'engin. Faut-il entendre que gibicere, gibeer, c'est chasser avec la gibe? La forme gibostare est singulièrement barbare ; on peut y soupçonner une faute de lecture; n'est-ce pas gibottare qu'il faut lire, dérivé de gibot ou gibaud, qu'on trouve?
GIBOYEUR (ji-bo-ieur ; plusieurs disent gi-boiieur), s. m. Celui qui chasse beaucoup. C'est un
grand giboyeur. || Celui qui fait provision de gibier pour l'expédier aux marchands.
— ETYM. Giboyer. Lorrain, giboyeu, giboyeuse, marchand, marchande de gibier.
GIIIOVKUX, EUSE (ji-bo-ieû, icil-z'; plusieurs disent gi-boi-ioû, ieû-z'), adj. Qui abonde en gibier. Pays, parc giboyeux. Une terre giboyeuse.
— ET Y. M. Giboyer.
t GICLET (ji-clè), t. m. Nom vulgaire du niomordica clalerium, L.
— ETYM. L'ancien verbe gicler, qui signifie lancer, t GIETTE (jiè-f), s. f. Pièce de l'ourdissoir.
t GIFLE (ji-H'), s. ^. Il 1° Anciennement, joue. Lei vents Eure, Note et Zéphire, S'ébouffent, mais non pas de rire, Oui bien à force de souffler. Ce qui fait leurs gilles enfier, scarron , Virg. u. Ses joues [d'un gardien de la Bastille] plissées comme des bourses à jetons, ressemblent aux gifles d'un singe, Mémoires d'un prisonnier de la Bastille réfugié en Hollande, fin du xvii° siècle, dans le National, (5 déc. 1850.112° Aujourd'hui, populairement, coup avec la main, tape sur la joue. Donner, recevoir une gifle.
— ÉTYM. Bourguign. giffle, joue ; génev. gifflard, jouflu; wallon, chife, joue; Hainaut, guife, visage ; nam. gife, gifle. Orandgagnage propose comme étyraologie l'allemand Kiefer, mâchoire.
f GIFLER (ji-flé), v. a. Terme populaire. Donner une gifle. || Se gifler, «. réfl. Se donner des giffles l'un à l'autre. || Se donner Une gifle à soi-même. J'étais si en colère de ma bévue, que je me serai» volontiers giflé.
t GIFLEUR, EUSE (ji-fleur, fleû-z"), s. m. et/'. Term'' populaire. Celui, celle qui donne des gifles.
f GIGADOU (ji-ga-dou), s. m. Instrument dont se servent les maçons, les menuisiers, les charpentiers pour prendre des mesuies; c'est une sorte de gabarit.
GIGANTESQUE (ji-gan-tè-sk'), adj. || 1° Qui tient du géant. Taille, figure gigantesque. M. de Trichâteau, dont vous n'aimez pasla gigantesque figure.... SÉV. IMt. du 24 sept. 1677. ... Un orgueil insensé Armant de ses neveux [d'Adam] la gigantesque engeance, Dieurésolut enfin, terrible en sa vengeance, D'abîmer sous les eaux tous ces audacieux, boil. Sot. XII. Il II se dit également des animaux et des choses qui sont remarquables par leur grandeur. Arbre gigantesque des époques géologiques. Ces grosses dents molaires à pointes mousses, du poids de onze à douze livres.... ces cornes d'ammon de sept à huit pieds de diamètre sur un pied d'épaisseur.... sont certainement des êtres gigantesques dans le genre des animaux quadrupèdes et dans celui des coquillages, bufp. 3' époq. nat. QBuv. t. xn, p. t40, dans pougens. Déjà, depuis une heure. Murât et la colonne longue et serrée de sa cavalerie envahissaient Moscou; ils pénétraient dans ce corps gigantesque, encore intact, mais inanimé [Moscou avait été abandonnée par ses habitants], SÊGUR, Hist. de Nap. viii, 6. || 2° Fig. Qui a des proportions excessives. Il fallait le dire sans chercher des termes gigantesques et des expressions plus propres à une déclamation qu'à une lettre, maintenon, Lett. à Mme de Glapion , ) 5 déc. 1 71 k. Ces lois [sont] frivoles dans le fond et gigantesques dans le style, MONTESQ. Esp. xxviii, 1. Il vient d'essuyer d'un grand seigneu^cette^istraction hautaine que donnent à la plupart de ses pareils les sentiments gigantesques qu'ils ont d'eux-mêmes, mabivaux, dans desfontaines. Ce que Votre Majesté me fait l'honneur de m'écrire sur la philosophie exaltée et exagérée des stoïciens, est sans comparaison plus à mon usage que cette philosophie gigantesque et imaginaire, d'alembeht, l.ett. au roi de Pr. 21 juin 1.782. On sait que, dans ces entreprises aventureuses et gigantesques, tout devient faute quand le but en est manqué, séoun, Hist. de Nap. xi, 1. La totalité des vivres distribués dans cette étendue [de la Vistule à Sraolensk] était incommensurable; les eflbrts pour les y transporter, gigantesques, et le résultat, presque nul; ils étaient insuffisants dans cette immensité, id. ib. ix, 14. Il 3° S. m. Ce qui a un caractère gigantesque. U n'aime que l'extraordinaire et le giganlesque. L'invraisemblable du roman, l'énormité des faits, l'enflure des caractères, le gigantesque des idées et la bouffissure du langage, beau- MARCH. Borb. de Sév. Préface. Les acteurs tragiques sont en parfaite harmonie avec le froid et le gigantesque des pièces, stael, Corinne, vu, 2.
ÊTYM. lui. gigantesço, de giganle, géant (voy.
géant). Au XVI' siècle, on trouve gigantal.
f GIGANTESQUEMENT ( ji-gan-tè-ske-man) , adv. Dans des proportions gigantesques.
GTG
t OIOANTirr, INE (ji-gan-tin, tl-rt), adj". Synonyme inusité de gigantesque. Ce prodigieux animal Dont il avait dit unt de mal, Parut au haut d'une co'.line Avec sa taille giganline, scarron, Virg. m.
— ÊTYM. Lat. gigas, giganlii, géant.
t GIGANTINE (ji-gan-ti-n"), ». f. Terme ie botanique. Nom abandonné présentement et donné autrefois parStackhouse à certains varechs de Linné, qui sont aujourd'hui classés dans le genre laminaire.
— ÉTYM. Giganlin.
•f GIGANTISME (ji-gan-ti-sm'), t. m. Terme d'anthropologie. Taille de géant; état de ce qui est gigantesque. Il y a encore bien loin de là au gigantisme, si je puis mesei'virde ce terme inusité, mais expressif, bcfpon, dans le Dict. de bescherelle.
— ETYM. Lat. gigas, gigarUis, géant.
t GIGANTOGRAPHIE (ji-gan-to-gra-fie) , ». f. Terme didactique. Description des gé.ïnt3.
— ÉTYM. riya;, yi-fayToç, géant, et Ypâçeiv, décrire.
t GIGANTOLOGIE (ji-gan-to-lo-jie), ». f. Histoire dos géants ; traite sur les géants. L'auteur de cette gigantologie espagnole attribue ces dents énormes et ces grands os [fossiles] à des géants de l'espèce humaine ; mais est-il croyable qu'il y ait jamais eu des hommes dont la tête ait eu huit à dix pieds de circonférence'? hVFF. Not. justif. Ép. nat. CEuv. t. XIII, p. 277. Riolan publia un écrit sous le nom de gigantologie, où il prétend non-seulement que les 03 en question ne sont pas des os humains, mais encore que les hommes en général n'ont jamais été plus grands qu'ils ne le sont aujourd'hui, II). ib. p. 30».
— ÊTYM. riïaç, ■yÎTovtoç, géant, et Xôyoç, histoire. GIGANTOMACHIE (ji-gan-to-ma-chie), ». f.
Terme de mythologie. Le combat des géants contre les dieux. || Poëme dont ce combat est le sujet. Que n'a-t-on point dit de la guerre des bons et des mauvais anges, que Milton a imitée de la Gigantomachie de Claudienî volt. IHct. phil. Épopée.
— ÉTYM. riifavTO|j.o)(,îa, de yiioi, Yiï«vToc, géant, et ixâ'/T], combat.
tGlGARTINE (j i-gar-ti-n') , ». f. Terme de botanique. Genre contenant l'algue floridée {gigartina heiminthocorton , Lamouroux), dite vulgairement mousse de Corse et coralline de Corse.
— ÉTYM. Tlfa.f!ov, pépin de raisin, à cause de la forme des fructifications.
f GIGOGNE (ji-go-gn'), s. f. || !• Madame Gigogne ou la mère Gigogne, nom d'un personnage de théâtre d'enfants ; elle est entourée d'un grand nombre de petits enfants qui sortent de dessous ses jupons. Vous verrez ce que c'est que Shakspeare qu'on oppose à Corneille ; c'est Mme Gigogne qu'on met à côté de Mlle Clairon, volt. Lett. Duclos, 7 juin 4702.||Fig. Une mère Gigogne, une femme qui a beaucoup d'enfants. || Une dame gigogne ou gigonne, ancienne sorte de danse. On y dansa même, et Mlle de Nantes finit le bal par y danser une dame gigonne, le plus joliment du monde, dan- GEAU, I, 173, 46 mai (086. || 2° ï;spèce de primevère. Une gigogne.
— ÉTYM. Le wallon dit gigoner pour gigoter, et gignné, pour bateleur; y a-t-il là un rapprochement avec Gigogne ou Gigonne? ou plutôt Gigogne Dî vient-il pas de gignere, engendrer, à cause des nombreux enfants qui l'entourent? Comparez aussi gigougnd du petit limousin , prendre beaucoup de peine en travaillant.
GIGOT O'-go ; le t ne se lie pas dans le parler ordinaire ; au pluriel, l't se lie : des ji-go-z excellents; gigots rime avec repos, travaux, etc.), ». m. Il 1° Cu.sse de mouton préparée parle boucher. La gigot bourgeois, la pyramide étemelle, et la compoteque vous aimez tant, maintenon, Lett. à M. d'Aubigné, t. i, p. 174, dans pouoens. X la halte de la veille, mes gens avaient sagement sauvé un gigot et une bouteille devin, st-sim. (2, (40. Le soir nous mangions gaiement le gigot dur, en nous moquant des grandeurs humaines, habmontel, Mém. viii. [I Gigot de mouton, partie du mouton depuis le jarret jusqu'au-dessus de la queue. || 2° Manche de gigot, instrument qui emboîte l'os à\i gigot et le maintient tandis qu'on le découpe; et aussi cet os lui-même. Prendre un gigot par le manche. || 3° Au piur. Les jambes de derrière du cheval. Ce cheval a de bons gigots. || 4" Populairement. Jambes d'une personne. Étendre ses gigots. Et n'allait plus que d'un gigot, SCARI10N, Gigantomaehie, iv. || Remuer le gigot, danser. Çà, ne songeons qu'à rire, cousin, il faut ici remuer le gigot, regnard, le Bal, <(!. Il 5" Manches de robe que les femmes ont portées et qui étaient très-amples du haut et soutenues par des baleines ou du calicot gommé. Porter des