GIL
gigots, des manohes à gigot. l| C' Nom vulgaire de l'in» foetidittima, L. || 7* Autrefois, les gigots, s'est dit par plaisanterie pour les archers, le guet Les pauvres gigots de justice crièrent merci à Francien et à du Buisson, leur remontrant qu'ils n'avaient voulu faire que ce que l'on leur avait ordonné, F^aneion, liv. viu, p. 344.
— HiST. XVI' s. Treraeaux, gigoteauz, pieds de bœuf, groins et oreilles de porc, parB, xiii, 29.
— ÊTYM. Gigue 4. L'espagnol gigote signifie hachis, capilotade; dans le saintongeois giffourit signifie brouet ; ces mots ont-ils quelque rapport entre eux et avec gigot '
GIGOTTÉ, ÉE (ji-go-té, tée), adj. Qui a les membres forts, en parlant des chevaux et des chiens. Un cheval bien gigotté est celui qui a les cuisses proportionnées à la grandeur de la croupe. Un chien gigotté est celui qui a les hanches larges et les cuisses rondes.
— ÉTYM. Gigot.
GIGOTTER (ji-go-té), v.n. Terme populaire. Remuer vivement les jambes. Cet enfajit ne fait que gigotter. Il 11 se dit particulièrement d'uu lièvre ou d'un autre animal semblable qui secoue les jarrets en mourant. || Il se dit aussi familièrement pour danser. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— REM. Les verbes qui ont un radical terminé en oi ne prennent généralement qu'un l; par une exception non fondée l'Académie en donne deux à gigotter.
— ÉTYM. C190I.
(. GIGUE (ji-gh'), ». f. Terme très- familier. Jambe, et surtout jambe longue. Avec vos grandes gigues vous empêchez tout le monde de se chauffer. Il Se dit de la cuisse du chevreuiL
— ÊTYM. Génev. et lorrain, gigue, personne dont la taille est grande et tout d'une veniui. Origine inconnue. On a indiqué le celtique : bas-breton, kig, kik, chair; kimry, cig; mais cela est tout à fait incertain. Diez pense que gigot (et par conséquent gigue) a été, par ressemblance de forme, dit ainsi de gigue 3, qui a signifié un instrument de musique à cordes
2. GIGUE (ji-gh"), ». f. Terme de danse. Danse ancienne d'un mouvement vif et gai, sur un air à deux temps. || L'air sur lequel on danse. Jouer, danser une gigue. L'on n'entend point une gigue à la chapelle, la brut. xiv.
— ÉTYM. Gigue a été dit de l'ancien instrument de musique à cordes gigue; provenç. gigua, guiga; cspagn. et ital. giga; du h.-allem. gtge; allem. mod. Geige, violon.
t GIGUEU (ji-ghé), V. n. Danser, sauter. S'il faut giguer et se battre. Elle en donne six pour quatre, GOMBAUT, Éji. liv. I, dans bichelet.
— ÉTYM. Gigue 2.
t GILBB (jil-b'), t. f. Genêt des teinturiers.
— ÉTYM. Allem. gelh, jaune.
GILET (ji-lè; le ( ne se lie jamais dans le parler ordinaire ; au pluriel, 1'» se lie : des ji-lè-z élégants ; gilets rime avec traits, succès, paix, etc.), ». m. Il 1" Sorte de veste courte et sans manches qui se porte sous l'habit ou la redingote. || 2° CAmisole qui se porte ordinairement sur la peau. Gilet de flanelle. Gilet de peau. || 3° Terme de salle d'escrime. Donner un gilet à quelqu'un, le battre complètement, le toucher très-seuvent avec le bouton du fleuret.
— REM. Gilet, qui n'est ni dans Furetière ni dans Richelet, n'est dans le dictionnaire de l'Académie qu'à partir de l'édition de (762.
— ÉTYM. Gille le niais, qui portait une sorte de veste sans manche; ou, d'après d'autres, Gille, nom, dit-on, du premier fabricant de gilets.
t GILETE, ÉE (ji-le-té, tée), part, possède gileler. Il est bien ou mal gileté.
•f GILETER (ji-le-té. Le ( se double quand la syllabe qui suit est muette : je gilette, je giletterai), v. a. Vêtir d'un gilet. || Se gileter, v. réfl. Mettre son gilet.
— ÉTYM. Gilet.
t GILETIER, 1ÈRE pi-le-tié, tiè-r'), ». m. et^. Ouvrier, ouvrière qui fait des gilets.
— ÉTYM. Gileter.
t GILIORO (ji-li-o-ro), t. m. Un des noms vulgaires de la rate oxyrrhynque, dite aussi alêne.
(. GILLE (ji-l'), ». m. Personnage du théâtre de la foire, le niais. Jouer les rôles de Gille, ou, elliptiquement, jouer les Gilles. Pour moi, je suis comme Gille le niais qui fait ses petits tours à six pouces de terre, pendant que les voltigeurs dansent dans la moyenne région de l'air, volt. Lett. baron de Constant, 9 août (776. Les Gilles d'aujourd'hui ne peuvent plus attirer de monde à la foire, lo. Lett. marq. d'Argmce, tt nov. 477C. ||Par eiten-