GIR
— ÈTYM. Origine inconnue.
GINGEMBRE (jin-jam-br'), ». m. Plante vivace du genre amome, (|ui croît naturellement dans les deux Indes {amomum xinsiher, t.). La racine du çingembre est employée comme condiment. |{ La racine mfme de cette plante. Rapporter de Goa le poivre et le gingembre, boil. Sot. vui. Le gingemhre tombi dans une espèce de mépris; et la culture en fut à peu près abandonnée partout, excepté à la Jamaïque, kaïnal, Ih.st. phil. xiv, 23.
— HlST. XII' s. Et gengibre e girofre à puignies mingeit. Ne purquant lut adèsl'eve od le vin medleit, Th. le mar' <02. xm* s. Gingimbre, rubarbe, lignaloecy [boi d'aloès] et canele , joinv. 420. Il xiv s. Gingembres et canele, et chucre et asur bis, Toutes coses flairans pour estre resjoïs, Y porroit-on trover....Baud. de Seb. xi, 515.
— ETYM. Provenç. gingebre, gingibre, gingiebre ; espagn. gengibre; portug. gengivre; ital. seniero, xenzerero, lemovero; du latin xinsiberis; du grec Çiy-ftêepi; arabe, xanjabil; persan, chankover ; du sanscrit criTijaKero, gingembre, deçringa, corne, et vera, corps, à cause de la forme cornue de la racine.
t GINGEOLE (jin-jo-r),î. f. Un des noms vulgaires de la jujube.
f GINGEON (jin-jon), s. m. Un des noms vulgaires du canard siffleur.
t GINGIVAL, ALE (jin-ji-val, va-l'), adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport aux gencives. Muqueuse gingivale.
— ÊTYM. Lat. gingiva, gencive.
t GINGIVITE (jin-ji-vi-f), s. f. Terme de médecine. Inflammation des gencives.
— ÉTYM. Lat. gingiva, et la finale médicale ite, qui indique inflammation.
t GINGLYME (jin-gli-m'), s. m. Terme d'anatomie. Articulation en forme de charnière. L'articulation du coude est un ginglyme.
— ÉTYM. riYT^.'Jiio;, charnière, gond d'une porte, t GINGLYMOÏDAL, ALE (jin-gli-mo-i-dal, da-1')
OU GIXGLYMOÏDE (jin-gli-mo-i-d'), adj. Terme d'anatomie. Oui est en forme de ginglyme. Articulation ginglymoîdale.
— RtYM. rffY).u|jioc, ginglyme, et eîSoç, forme.
t GINGOL (jin-gol), s. m. Nom donné en Cochinchine à des espèces de gros fusils qui pourraient lancer des boulets de 40 à )00 grammes -t qu'on charge d'ordinaire jusqu'à la gueule de lingots de fer coupés et hachés.
t GINGUEU (jin-ghé), V. n. Terme des campagnes. Ruer.
— RTYM. C'est probablement, avec une nasale, le verlie giguer.
1. GINGÙET, ETTE (jin-ghè, ghè-t'), adj. Qui a peu de force, peu de valeur. Vin ginguet. Habit ginguet. On a représenté Sémiramis sur mon théâtre, et elle a été très-bien jouée ; j'avais perdu de vue cet ouvrage, il in'a fait sentir que les Scythes [autre tragédie] sont un peu ginguets en comparaison , VOLT. /.ett. d'Argental, 20 juin 1767. Il Fig. Esprit ginguet, esprit médiocre et frivole. Il Substantivement. Boire du ginguet, boire du petit vin. Et avalent du vin délicieux, tandis que vous ne buvez que du ginguet, d'ablancobht, Lucien, dans LE ROUX, Dict. comique. Par lui [le fromage] le vert ginguet fait la figue au muscat, ST-AMANT, le Cantal.
— lllST. XVI' s. Il y a des mots qui naissent entre nous par nazard et auxquels le peuple donne cours sans savoir pourquoi. En l'an 1554 nous eusmes des vins infiniment verds, que l'on appela ginguets. En l'an (557 il survint un mal de teste, accompagné d'une pcipetuelle fluxion de pituite par le nez, que l'on nomma coqueluche. Il est impossible de rendre raison de l'un et de l'autre, pasquieb. Recherches, viii, 43. Je crois qu'il est parent du roulier d'Orléans nommé Ginguet, Comédie des proverbes, ii, 3.
— ÉTYM. Génev. gingealet. Origine inconnue, comme dit Pasquier.
t 2. GINGUET (jin-ghè) , s. m. Terme de marine. Synonyme de linguet, ou pieu mobile qui arrête le cabestan après qu'on s'en est servi.
t GINOUSÈLE (ji-nou-zè-r) , s. f. Un des noms vulgaire de l'épurge.
GINSENG (jin-san), s. m. Plante qui croît dans la Tartarieet dans le Canada, et dont la racine, appelée du même nom, est ionique et stimulante (genre panax, araliacées; panax ginseng, cueilli en Mantchourie; panax pseudoginseng , en Népal; panax quinqucfolius, au Canada). Le ginseng est la panacée des Chinois. Le ginseng, celte plante que les Chinois tirent de la Coiée ou de la Tartane, et qu'ils achètent au poids de l'or, fut trouvé en ma
par le jésuite Lafiteau dans le» forêls du Canada, où elle est commune, haïnal; Hist. phil. xvi, «7,
— ÉTYM. Chinois, ginsen.
t GIOCOSO (djio-ico-zo), adj. Terme de musique. Vif, léger, badin.
— ÉTY.M. Ital. giocoso, de gtuoco, jeu (voy. jeu). t GIOL Qi-ol), s. m. Va des noms vulgaires de
l'ivraie.
t GIORNO (A) (a-djtor-no) , loc. adv. italienne (a, à, et giorno, jour; voy. jouh) par laquelle on désigne un éclairage très-brillant et propre en quelque sorte à remplacer le jour. One salle de spectacle éclairée a giorno.
f GIPON (ji-pon), s. m. Terme de corroyeur. Sorte de houppe, morceau de laine qui sert à appliquer la cire, l'huile et le suif sur les peaux.
— ÉTYM. Autre forme de jupon.
t GIPSY (dji-psi), s. m. et/'. Nom que l'on donne aux bohémiens d'Angleterre. || Au plur. Des gipsies, ce qui est le pluriel anglais.
— ÉTYM. Angl. gtpsy, corruption de Égyptien, qui est un des noms de cette peuplade vagabonde.
GIRAFE (ji-ra-f ), s. f. \\ 1° Très-grand mammifère, dit anciennement camélopard et camélopardalis, de l'ordre des ruminants, qui se distingue surtout par son long cou et sa robe tachetée. Voici les animaux dont vous devez manger, le bœuf, la brebis, le chevreau, le cerf, la chèvre sauvage, le buffle, le chèvre-cerf, le chevreuil, l'oryx, la girafe, SACi, Bible, Deutéron. xiv, 5. Leur hauteur [des girafesj, depuis la terre jusqu'au-dessus de la tète, est dans les adultes de quinze à seize pieds ; la girafe que j'ai fait représenter était haute de quinze pieds deux pouces, BUFF. Quadrup. t. xiii, p. (86, dans pougens. Il 2° Populairement et fig. Femme grande et qui a un très-long cou. Il dansait avec une grande girafe, avec une espèce de girafe. || Injure grossière adressée aux femmes dans le plus bas style. Mme F. a eu une attaque de nerfs, et n'en est sortie que pour traiter Mlle M. de girafe et de chipie, pont- MARTIN , Soirées de Mme Charbonneau, p. 2i. Il 3° Constellation de l'hémisphère boréal.
— HIST. xm* s. Entre les autres joiaus que il envola au roy, li envola un oliphant de cristal moult bien tait, et une beste que l'on appelle orafle, de cristal, joinv. 260. || xV s. Ouquel coflre a esté trouvé une giraffle d'or enlevée et esmaillée, poisant une once et demye, Bibl. des ck. 6' série, t. i, p. 3oo.
— ÉTYM. Portug. girafa; de l'arabe lurâfet.
f GIRALUIEN (ji-ral-diin), s. m. Un des noms vulgaires de la marouette.
GIRANDE (ji-ran-d'), s. f. || 1* Terme de fontainier. Faisceau de plusieurs jets d'eau. || i' Terme d'artificier. Gerbe de fusées volantes.
— ÉTYM. Lat. gyrare, tourner.
GIRANDOLE (ji-ran-do-l'), s./. || 1° En termes de
fontainier et d'artificier, synonyme de girande. Il 2" Chandelier à plusieurs branches, que l'on met sur une table, sur des guéridons. Des girandoles de cristal placées dans les angles du salon, genlis, Veil.du chdt.t.u, p. < 04, dans pouoens. || 3° Groupe de pierres précieuses que les dames portent aux oreilles. Le poids de leurs girandoles déforme leurs orei'.lcs, baïnal, Hist. phil. ix, 24. || 4° Terme de jardinier. Il se dit de quelques plantes dont les fleurs sont disposées en bouquet. Le lilas de Perse, qui élève droit en l'air ses girandoles gris de lin, bern. DE ST-p. Paul et Virg. || Il se dit de quelques plantes aquatiques dont les feuilles sont disposées en verticiUes.
— ÊTYM. Ital. girondoio (voy. girande).
f GIRARD (ji-rar), s. m. Un des noms vulgaires du geai.
t GIRARDE (ji-rar-d'), *. f. Variété de la julienne des dames, plante, hesperis matronalis, L.
t GIRARDEL (ji-rar-dèl), s. m. Oiseau des environs du lac Majeur, 4'co<opaa;gio((ts,i. (voy. totane).
t GIRARDINE (ji-rar-d i-n'), s.f. Voy. marouette.
GIRASOL (ji-ra-sol), *. m. || 1" Pierre précieuse qui jette un grand feu, surtout au soleil, et qui semble en renvoyer les rayons. Le corindon girasol des minci-alogistes est une pierre fine, de la nature des opales, mais moins bien douée en qualités éclatantes, DE laborde. Émaux, p. 330. Il 2" Tournesol, plante. |{ Fig. et par moquerie. Celui qui tourne au gré de la faveur, qui flatte le pouvoir. Le marquis de la Ferté-Imb^iut, qui était une espèce de girasol, commençait à fuir ceux qui étaient remarqués pour être de mes amis, retz, m, 224. Il 3° Variété de riz très-estimée dans l'Inde. || 4» Girasol feuilleté, petit agaric.
— ÊTYM. Lat. gyrare, tourner, et sol, soleil.
t GIRATION (ji-rasion), *. (. || 1° Terme didac-
tique. Mouvement en rond. La giration d'un cyclone. Il 2° Terme do botanique. Mouvement da rotation du contenu liquide des cellules de certaines plantes, les chara, par exemple, etc.
— REM. Il serait mieux d'écrire gyralion ; mais, l'Académie écrivant giratoire par un i, il faut, pour ne pas créer de disparates, omettre dans giratiort l'y étymologique.
— HIST. XIV* s. La vélocité de la gyracion ou revolucion du ciel, oresme. Thèse de meunier.
— ÊTYM. Lat. gyrare, tourner.
GIRATOIRE (ji-ra-toi-r'), adj. Mouvement giratoire, mouvement qui se fait en tournoyant. Son mémoire renfermait un principe général do mcca nique, celui de la conservation du mouvement gi* ratoire, condorcet, d'Arei. || Point giratoire, la point autour duquel ce mouvement s'exécute.
— ÉTYM. Lat. gyrnre, tourner. GIRAUMONT ou GIRAUMON (ji-r6-mon), s. m.
Espèce de courge d'Amérique, dite aussi courge d* Saint-Jean, citrouille iroquoise, cucurbita pepo, L Au pied des roches, des giraumonts, des courges et des concombres qui se plaisent à y grimper, bernabu. de st-p. Paul et Virginie, p. 43. || Le • fruit de cette courge , qui est bon à manger. Il Dans la marine, terme de mépris qu'on appliqua à un navire de mauvaise qualité et de formes trèsarrondies.
— ÊTYM. Origine inconnue.
t GIREL (ji-rèl), s. m. Terme de marine. Nom qu'on donne, sur la Méditerranée, à ce qu'on appelle sur l'océan cabestan.
— ÊTYM. Lat. gyrus, cercle.
t GIRELLE (ji-rè-r), s. f. Terme de potier. Le haut de l'arbre de la roue, dit aussi tête de roue, sur lequel on place le morceau de terre glaise pour en faire un vase.
— ÊTYM. Lat. gyrus, cercle.
t GiaiE (ji-rie), s. f. Terme populaire. Plainte hypocrite , jérémiade ridicule. Faire des giries. Quelle girie.'ljll se dit aussi pour manières, façons dans le langage ou le maintien. M'embêtentils avec leurs giries î dit tout bas Bancroche à son compagnon, CH. db Bernard, le Gentilhomme campagnard, II, § 20.
— ÉTYM. Origine inconnue. Le bourguignon a geyre, grimace. Jaubert, Gloss., écrit gyrie , et la tire du latin gyrus, cercle, tour.
GIROFLE (ji-ro-fl'; plusieurs écrivent et disent gérofle), s. m. Bouton des fleurs du giroflier, qui a la figure d'un petit clou à tête et qui est employé comme épice. On préfère le girofle clair, gros, obtus, pesant, tel que celui qui vient d'Asie, et qu'on nomme girofle anglais. Chapelets ou fût de gérofles, le cent pesant estimé cent livres ; clous de gérofles, le cent pesant estimé cent trois livres, Déclar. du roi, nov. 1640, tarif. Un peuple sobre, indépendant, ennemi du travail, avait vécu des siècles avec la farine de sagou et l'eau du cocotier, quand les Chinois, ayant abordé par hasard aux Moluques dans le moyen âge, y découvrirent le girofle et la muscade, deux épiceries précieuses que les anciens n'avaient pas connues, baïnal, Hist. phil. i, n. L'arbre qui donne le girofle a le port du bouleau, l'écorce fine et lisse du hêtre; son tronc, formé d'un bois très-dur, s'élève peu et se partage en plusieurs branches principales, dont les rameaux se couvrent, en mars, de feuilles et de fleurs, m. ib H, 8. Personne n'ignore que les Hollandais s'enrichissent, depuis deux siècle», par la vente du girofle et de la muscade, id. ib. iv, 32. Le 27 juin i770, il arriva à l'Ile de France quatre cent cinquante plants de muscadier, et soixante-dix pieds de giroflier; dix mille muscades, ou germées ou propres à germer, et une caisse de baies de girofle dont plusieurs étaient hors de terre, id. ib. iv, 32. || Clou de girofle, nom donné le plus habituellement à ces boutons. Un citron piqué de clous de girofle.
— HIST. XII* s. E gengibre e girofre à puignies mangoit. Th. le mart. <U2. || xm* s. Ne girofles ne garingaus X celé odour rien [il] ne prisoit, fi. et Bl. 381. Vous estiez la flors des Danois, Vous estiez giroufles et lis. Sur tous chevaliers eslis, mousses, ms. p. 2)9, dans lacurne. jj xvi* s. Cloux de girofle,
paré, XXIV, 7.
— ÉTYM. Prov. girofle, gerofle; esp. girofle, gariofilio; ital. garofano; du lat. caryophyllum ; grec, xapuôçuJXov, de xopuov, noyer, etyûX/ov, feuille.
t. GIROFLÉE (ji-ro-flée), cuij. fém. Ne s'emploie que dans cette locution : cannelle giroflée, l'écorce du giroflier quand elle est dans le commerce.
— ÉTYM. Girofle.
ï. GIROFLEE (ji-ro-flée), *. f. Genre de plantei
cm
crudfîies, dont plusieurs espl-oes «ont cultivée» pour la beauté et le parfum des fleurs (genre cheiranthut, L.). L'iiumble giroflée aux lambris iusp'-niluo, Comme un doux souvenir fleurit sur des débris, lamart. iléd. n, 2U. || Giroflée de muraille, ou jaune, ou violine, ou violier jaune, ou ravenelle, cheirarthus cheiri, L. || Giroflée des jardins, cheiranthut incanus, i.|| Giroflée annuelle, ou quarantaine, chi'iranlhm annuus, L. || Giroflée do Mabon , cheiranlhus marilimus. || La fleur même de ces plantes. Giroflée blanche, rouge. Giroflée double, simple. || Fig. et populairement. Donner à quelqu'un une giroflée à cinq feuilles, lui donner un soufflet si lonement appliqué que les cinq doigts y laissent leur trace.
- IIIST. XVI' s. En la meismc sorte que dessus, ferez du vin-aigre girofleat, y emploiant les giroflées ou œillets avec quelque peu de doux de girofle, pour augmenter la senteur, o. dk sebkes, î39.
— KTVM. Girofle; c'est l'odeur qui a fait donner à ces fleurs le nom de giroflée ; Hainaut, génofrée ; génev. géroflée ; wallon, ja/o/'rène, œillet.
GIROFLIER (jirofli-é; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, Vs se lie : les ji-ro-fli-é-z et les girofles),*, m. Arbre de la famille des niyrtacées, qui croit aux lies Moluques et aux Antilles, caryophyllus aromipticut, L, et qui porte le girofle. Les fruits mûrs du giroflier, remplis de semences, portent le nom d'anlhofles, de clous matrices, mtîres de girofle.
— ÊTYM. Girofle. Au xvi" siècle le giroflier est une sorte d'oeillet (o. de serhes, 571).
■f GIROLLE (ji-ro-l'), s. f. Espèce de champignon comestible du genre agaric, dite aussi chanterelle ou oreille de lièvre.
GIllON (ji-ron), *. m. || 1° Terme de blason. Triangle qui a une pointe longue faite comme une marche d'escalier à vis et qui finit au cœur de l'écu; ainsi dit de l'acception primitive de giron, qui est pan coupé obliquement. S'il y a plusieurs girons, ils doivent être alternativement de métal et de couleur. || 2° Par extension du sens de pans de vêtement, l'espace qui s'étend de la ceinture aux genoux d'une personne assise. Les filles de Darius prisonnières étaient couchées dans le giron de leur grand'mère, vaugelas, Q. C. m, dans le Dicl. de HicHELET. Une femme de peu se présente à sa vue Avec un enfant mort couché dans son giron, MAinKT, Soliman, i, t. Une paysanne sur le giron de la<|uelle une petite fille est endormie, DIDEROT, Salon de t7«6 , OEuv. t. xm, p. 217, dans pouGENS. Il Kig. De quelque adresse qu'au giron Ou de Phénix ou de Chiron 11 [Achille] eut fait. son apprentissage, MALH. IV, 6. Il Fig. Le giron de l'Eglise, la communion des fidèles. Staphyle ouvrit les yeux, et retourna au giron de l'Église catholique, fioss. Var. VIII, § 36. Il Dans un sens plus étendu. Hcntrer dans le giron, revenir à une société, à un emploi qu'on avait quitté. Il a été longtemps éloigné de l'Université; mais il vient de rentrer dans le giron. || 3° Terme d'architecture. La largeur de la marche d'un escalier, le lieu où l'on pose le pied , par assimilation de la coupe oblique d'une marche d'escalier avec le giron du blason. Ces marches ont tant de décimètres de giron. || Giron droit, celui qui est contenu entre deux parallèles.
— IiiST. XII* s. Et riches Irez [lentes] de soie à girons et à pans, Sax. v. S'or n'avoit ci de ta gent tel fuison, X ceste espée qui me pent au geron T'aprendcroie ici pesme leçon, Jiaoul de C. 156. Il xm" s. Après lor gieux, en son giron Venus enibracié le tenoit, la Rose, IB896. Lors garde entor lui, si cort prendre Des motes, tôt plain son giron, Si II rue tôt environ Et dessus le dos et encoste, ilpn. 59;i3. Mè^ pauvres honsqui n'aavoir..., Nesiet à feu, ne siel à table, Ançois menjut sor son giron, ib. 40215. Tout en ourant [priant) l'herbe a cuellue, Ses grons en a la dame emplis, du cange, gyro. Et ainsi mena le roy jusques à Kasel, et le descendirent en une mesoii, et le couchèrent ou giron d'une bourjoise de Paris aussi comme tou' mort, joiNV. 23». Il xvr s. Prend le ballay, et tout à l'environ Va nettoyant la meule et le gyron, du uellay, VII, 3, terso. Au giron [sein] mesme de la jouls.sance, MONT. I, <o. Il estoit encore tout nud, au giion, et ne vivait que des moyens de sa mère nourrice, id. jv, <7. Il ne se faut fier ni à femme ni à giron, COTORAVE. Les deux premiers [forçais] qui manient le giron des rames joignantes l'espale s'appellent espaliers, qui sont ceux qui donnent la vogue au reste, i. hohier, De la construction d'une galère et de ton équipage, Paris, («iJ, p. «.
— ErVM. 'Wallon, gèron; namur./uron; picard, jron. giron, tablier; prov. giro ; esp. giron; port.