DEI
hors, iD. Caton, t4. LA les assiegeans se retrancnerent, les autres s'en retournans firent deux dehors: le capitaine Jauri basque se retrencha k un moulin & vent, à quelque 44opas de la conir'escarpe; quelques autres firent une ridotteau devant de U porte pour aider i ceux du moulin, d'aub. Hist. li, 296. Encores qu'ils eussent i faire à 2(0 gentils-hommes, qui travaillnient par barricades i mettre la citadelle dehors.... id. ib. m, 32. Uouvilars liant deffendu ses faux-bourgs et ses dehors quelque temps, la ville fut forcée d'un coup de pétard, lo. ib. iir, 303. Ce prince inhumain garda tous les beaux dehors dont il put s'aviser, Kém. sur du Cuescl. ch. t6.
— ETVM. De, et hors ou (ors; Berry , dt'ori; bourguig. defeu, defeur ; provenç. de/orï ;catal. de foi a; cspagn. difuera. Palsgrave, p. it, observe que Vh y esl aspirée.
t DÉHORTATOIRE (dé-or-ta-toi-r'), adj. Terme de diplomatique. Lettre déhortatoire, lettre qui exhorte & ne pas faire une chose.
— ËTYM. Lai. dehortaloriut , de dehortari, détourner par exhortation.
t DËUOUILLEHENT (dé-hou-lle-man , J{ mouillées), s. m. Enlèvement de la houille dans les travaux souterrain*.
— ÊTYM. f)^.... préfixe, etftouiJJ«.
t. DÉICIDE (dé- i-si-d'), ». m. || !• Meurtrier de Dieu ; il se dit des Juifs par rapport à Jésus-Christ. Nous consentons à être traités, nous et toute notre postérité, comme des déicides, bourd. Exhort. sur le jug. du peuple contre J.-C. || Par extension. Profanateur de l'Eucharistie. || 2* Àdj. La loi du Tout- Pui.ssant fleurit dans nos cités.... Elle vit même dans nos flmes. Dont l'orgueil déicide étouffait ses clartés, GILBERT, le Jubilé. Serions-nous donc pareils au peuple déicide. Qui. dans l'aveuglement de son orgueil stupide. Du sang de son Sauveur teignit Jérusalem? lama rt. Harm.i, t.
— ÊTYM. Lat. deicida, formé lui-même dei)eu«. Dieu, et cxdere, tuer.
2. DËICIDE (dé-i-si d'), s. m. Meurtre de Dieu; se dit de la condamnation de Jésus-Christ par les Juifs. Sans craindre qu'ils s'en prévalussent ni qu'ils en tirassent avantage pour étouffer les remords du déicide qu'ils avaient commis. || Par extension. C'est une espèce d'homicide et comme un déicide en leurs personnes, pasc. dans cousin. || Profanation de l'Eucharistie
— ÊTYM. Latin hypothétique deieidium, répondant â deicida, comme homieidium à homicida (voy. déicide t).
t DÉICOLE (dé-i-kol'), s. m. Celui qui rend un culte à Dieu. Les théistes ou déicoles.
— HIST. xv*s. Pour ce, entre nous déicoles, Aourons [adorons] celui qui tout fisl. C'est nostre Sauveur Jhesu-crist, Myst. Uarlyre St Denis.
— ÉTYM. Lat. deicola, lie Deus, Dieu (voy. dieu), et colère, honorer (voy. culte).
DÉIFICATION (dé-i-fi-ka-sion; en poésie, de six syllabes), i. f. Action par laquelle on déifie quelqu'un , on attribue la divinité à quelque chose. || Fig. Le roi était idolâtre de son autorité, à la déification de laquelle il avait employé tout son règne, st-sih.
— HIST. XVI' S. Voyez un peu ce batelage des déifications anciennes, mont, dans le Dict. d^DOCHEZ.
— ÉTYM. Déifier.
DÉIFIÉ, ÉE (dé-i-fi-é, ée), part, passé. César déilié après sa mort. || Fig. Glorifié, mis en honneur. On voit partout la richesse déifiée. Les dieux de métal ou de plâtre Font moins de honte à l'idolâtre Que les crimes déifiés, lahotte, Odes, t. i, p. ( M , dans pouOKNS.
DÉIFIER (dé-i-fi-é), je déifiais, nous déifiions, vous déifiiez; que je déifie, que nous déifiions, que vous déifiiez, v. a. || 1* Placer au nombre des dieux. Qui l'a mis dans le ciel, qui l'a déifié ?rotr. St Gen. v , ï. Les sectateurs enfin de ce crucifié Vous diront si sans cause ils l'ont déifié, id. ib. Les peuples de l'antiquité déifiaient leurs défenseurs, volt. Uœurs, 48. Il Donner un caractère sacré. Il voulut que tout ce qui servait à la guerre, les épèes, les haches, les piques, fût déi66, rathal, Hist. phil. v, I. Il Fig. Vous rampiez tous, û rois qu'on déifie!
BÉRANO. Dieu des b. gens aux bords de ton
lac enchanté. Loin des sots préjugés que l'erreur déifie, LAMABT. Uéd. i, (2. || 2° Hendre aussi heureux qu'un dieu. Jamais œillade de la dame, Propos flatteur et gracieux. Mot d'amitié, ni doux sourire, Déifiant le pauvre sire. N'avaient fait soupçonner qu'il fût vraiment chéri, LA font. Fabl. ix. <6. Il 3" Se déifier, t. réfl. Se faire dieu. X force de forfaits tu t'es déifié, volt. Fanât, v, 4.