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GOG

nées de mesme, de labobde. Émaux, p. Sîs. Heliodorus, ce bon evesque de Tricca, aima mieuli perdre la dignité d'une prélature si vénérable que de perdre sa fille [un roman, les Éthiopiques] ; fille qui dure encores bien gentille, mais à l'adventure pourtant un peu trop curieusement et mollement goderonnée pour fille ecclésiastique et sacerdotale,

MONT. Il, 89.

— ÉTYM. Godron.

t GODRONNEPR, EUSE (go-dro-neur, neû-z'), s. m. et f. Ouvrier, ouvrière qui fait des godrons.

t GODRONXOIR (go-dro-noir), s. m. Sorte de oiselet à l'usage du godronneur.

t GODURE (go-du-r') , I. f. Étal de ce qui gode.

GOËLAND (go-è-lan), f. m. Oiseau de mer, espèce de grande mouette, appartenant au genre larus, de Linné , qui contient les mouettes. Les goélands se tiennent en troupes sur les rivages de la mer; souvent on les voit couvrir de leur multitude les écueils et les falaises qu'ils font retentir de leurs cris importuns et sur lesquels ils semblent fourmiller, BUFF. Ois. t. XVI, p. <77. Il Goéland brun, le lare frontal (palmipèdes), dit cordonnier par les navigateurs.

— HIST. xvi' s. Il y a un genre d'oiseaux qui sont blancs et grands comme pigeons, que l'on appelle goilants, qui au temps des tempestes se sçavent retirer es eaux douces, palissy, 273.

'— ETYM. Bas-breton, gwélan; kimry, gwylan ; kimry du ix* siècle, guilan; gaélique, foilenn ; probablement du bas-breton gxcela, pleurer, à cause de son cri plaintif.

GOKlettE (go-è-lè-f), ». f. Il 1* Terme de marine. Bâtiment à deux mâts, du port de trente à cent tonneaux. || 2* Hirondelle de mer.

— ÉTYM. Il semble, comme le dit Scheler, que la goélette navire a été dénommée d'après la goëlelle oiseau, et que le nom de celle-ci a même radical que le goéland.

GOEMON (go-è-mon), ». m. Varech ou herbe marine. Il Engrais végétal composé de plantes de la famille des algues, recueillies sur les rochers au bord de la mer.

— REM. On a écrit gouesmon : Pour régler les jours auxquels on devra commencer et finir la coupe de l'herbe appelée varech ou vreicq, sar ou gouesmon, croissant en mer à l'endroit de leur territoire, Ordonn. de la marine, août ) 881 , livr. iv, tit. x, art. ) .

— ÉTYM. Origine inconnue.

t GOETHÉE (gheu-tée), ». f. Terme de botanique. Genre de malvacées ayant deux espèces : la gœthée toujours fleurie et la gœthée cauliflore.

— ÉTYM. Gœthe, célèbre poète allemand.

GOÉTIE (go-é-sie), ». f. Espèce do magie par

laquelle on invoquait les génies malfaisants.

— ÉTYM. ToiiTeia, de yoi?, sorcier, de fân ou YÔoç, gémissement, hurlement, à cause des cris qui étaient employés dans certaines incantations.

f GOÉTiQUE (go-é-ti-k") , adj. Qui concerne la goétie, qui appartient à la goétie. Magie goétique.

GOFFE (go-r), adj. Terme familier et vieilli. Mal fait, grossier. Un homme, un habit goffe. || Lettres goffes ou lettres lourdes, nom donné à une sorte de majuscules gothiques dans le commencement du xvi' siècle.

— HIST. XVI' s. Je m'émerveille comme il a osé louer un aussi gofl'e ouvrier et ouvrage, duverdier, dans le Dict. de docwez.

— ÉTYM. Patois limousin , gofe, bouffi ; espag. gofo; ital. goifo; patois angl. gof, gujf. Origine ultérieure inconnue. Isidore a bigera, vestis gufa vel villata, où gufa paraît signifier grossier.

t GOG (gogh), s. m. Personnification qui, dans l'Écriture, désigne un peuple ennemi d'Israël.

GOGAILLE (go-ghà-U', Il mouillées, et non gogâ-ye), s. f Terme populaire. || l" Repas joyeux. Faire gogaille. Être en gogaille. Enfin on danse, on fait gogaille, scarron, Virg. vi. Je ne remplirai point sa mangeoire [d'un serin] par dessus les bords, pour l'exposer à crever de gogaille, berquin. Ami des enfants. Favori. || 2» Plaisanterie. Tu vas te chagriner pour un mot de gogaille, hauterochk, Soup, mot apprêté, 5.

— ETYM. Gogue.

GOGO (À) (a-go-go) , loc. adv. Terme très-familier. Dans l'abondance, à son aise. Moi qui, comme Midrac, Sidrac, Abdenago (La rime en sera difficile). Chantais dans la fournaise, et vivais à gogo Dans les lieux les plus chauds, dont j'ai fait mon asile, voit. Poésies, Œuvres, t. ii, p. «84, dans pougens. En l'air à gogo suspendue, On la voit pourtant avancer Plus quasi qu'on ne peut penser, scabhon, Virg. V. Où bien mieux que chez Guénego [Gué-

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