GOG
negaut]. On a tonte chose i gogo, id. t&. vu. Ne parlons que de joie, et jusqu'au conjungo laissezmoi , s'il vous plaît, m'en donner à gogo, th. COBN. I). César d'Avalot, i, 4.
— HIST. XV' s. Mieux amassent à gogo Gésir sur molz coussinés, en. d'orl. C/iofwon. |1 ivi' s. N'ayez pas de religion, mocquez vous à gogo des prestres et des sacremens de l'Eglise, et de tout droict divin et humain, Sat. Mén. p. 7. (Henri IIIJ Gay comms perot, tellement que vous eussiez jugé à le voir qu'il tenoit desjà & gogo son galeux d'Espemon, Particularités concern. l'asscus. du due de Guyse, Chalona
— ÉTYM. Picard, à gaugau, à cœur joie. Le picard semble indiquer pour étymologie gau, radical du latin gaudere, se réjouir. Mais l'orthographe ancienne est par o, et Diez le rattache à gogue.
t GOGUE (go-gh'), ». f. Il l' Terme vieilli. Plaisanterie , divertissement. Être dans les gogues. Il î" Sorte d'appît. Des bergers de la Brie ont été condamnés à mort pour des maléfices sur les animaux, qu'ils faisaient mourir par des gogues empoisonnées qu'ils mettaient dans les lieux où ils étaient en piturage.... on ne pouvait remédier à la mortalité.... qu'en changeant le troupeau de lieu et en l'éloignant de ces gogues.... quand on pouvait découvrir l'endroit où elles étaient placées, il était aisé de la faire cesser; il n'y avait qu'à les lever et aies faire brûler; mais il était très-difficile de le savoir, les malfaiteurs prenant toutes sortes de précautions pour les cacher, persuadés qu'ils étaient qu'il y allait de leur vie, et que celui qui les avait faites et mises en terre mourait dans le moment qu'on les levait, saint-andré. Lettres au sujet de la magie, p. 286. || Gogue en ce sens est probablement une altération de gobe (voy. ce mot).
— HIST. xiv s. N'ot jeu ne riz, feste ne gogues, DO CANGE, gobelinus. \\ xv s. Et ne disoit jamais une parole, puisqu'il estoit en gogues, qu'elle n'apportast avec elle son ris, louis ii, Nouv. 29.
— ÉTYM. Origine incertaine. Diez incline à y voir un radical gog qui se trouve dans le celtique avec un sens un peu différent : bas-bret. gôguéa, tromper, se moquer; kimry, gogan, satire.
GOGUENARD, ARDE (go-ghe-nar, nar-d'), adj Qui plaisante en se moquant. Le marquis : Et comme c'est un air à demi goguenard. Je l'ai pris sur un ton entre doiu et hagard, boursault, Mcrc. gai. v, 4. Et toujours avec lui sera Muse goguenarde et caustique, Qui, tandis que fat il sera. Sans cesse les chansonnera, chaulieu, Au cheval, de Bouill. Satirique et goguenard dans ses poésies, hamilt. Gramm. 8. Vous allez voir quelle différence il y a d'elle à vos goguenardes de femmes qui ne songent qu'à la bagatelle! brueys, Grondeur, ii, 4 4. Elle lui demanda, d'un air fort délibéré, si nous coucherions sur le plancher [à la Bastille]; il répondit sur un ton goguenard assez déplacé et nous laissa, staal, Mém. t. ii, p. 93. Cette destinée qui m'a fait tantôt goguenard, tantôt sérieux, VOLT. Lett. Cideville, 2| juiUet (762. Il devint même railleur, goguenard, l. J. Rooss. Conf II. Il Substantivement Riez donc, beau rieur; oh I que cela doit plaire De voir un goguenard presque sexagénaire I mol. Éc. des maris, i, 3. Courbé sur un bâton, le bon petit vieillard Tousse, crache, se mouche, et fait le goguenard. De contes du vieux temps étourdit Isabelle, quinault, Mère coquette, I, 2. Toutefois n'allez pas , goguenard dangereux, Faire Dieu le sujet d'un badinage affreux, boil. Art p. II. Les goguenards de Baste-Bretagne dirent qu'il ne fallait pas baptiser son vin, volt. Tlngénu, 4.
— ÉTYM. Dérivé de gogue, par le même procédé que le genevois goguinette, et le loraingroguencttc».
GOGUENARDER (go-ghe-nar-dé), e. n. Terme familier. Faire le goguenard. Comme on était à table et que chacun mangeait Et bien ou mal goguenardait, SCABR. (Eut), t. I, p. 3(0. Qui, toujours goguenard, prend en goguenardant Ce qu'on dit qu'on n'obtient jamais en demandant, th. coim. Baron d'Albikrac, i, 3. Nous ne faisions que goguenarder pendant le voyage, hamilt. Gramm. 8. Il II se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— ÉTYM. Goguenard.
GOGDENARDERIE (go-ghe-nar-de-rie) , ». f. Plaisanterie de goguenard. Oui, mais je l'enverrais prCH mener avec ses goguenarderies, mol. Méd. m. lui, u, 3. Le roi était fort accoutumé à lui [Rose] et 4 ses goguenarderies, st-si«. 85, (09.
— ÉTYM. Goguenarder.
GOGUETTES (go-ghè-f), ». f.pl. || l'Tenne familier. Propos joyeux. Ne me brouillez pas avec le due
GOI
de Clioiseul dans tos goguette», volt. Letl.roi de Pr. <ij. Que de goguettes, Que d'amourettes! Jamais de dettes. Point do nœuds constants, bérano. Cocagne. Il Etre en goguettes, être en ses goguettes, «Ire en belle humeur. || Il se dit aussi au singulier. MnltreJean àla guinguette X ses amis en goguette
Chante son refrain chéri, bébano. Ivtoqtu On
entre à la guinguette; On sort du cabaret; l'invalide en goguette Chevrote un gai refrain, ste-beuve, Poésies, les Rayons jaunes. || Se mettre en goguettes, se griser. || Fig. Chanter goguettes à quelqu'un, lui dire des injures, des choses offensantes, ficheuses. Et faisant si fort l'entendu. Qu'aux tritons, les divins trompettes, Jl osait bien chanter gofçuettes, scabb. Viry. vi. || Il se dit aussi au singulier. Je dis nescio vos et lui chantai goguette. Disant : allez chercher votre dariolette, scabr. jodelet ou le mait. rai. u, t. Cela ne plut pas au valet, Oui, les ayant pris sur le fait, X sa moitié chanta goguette, LA FONT. Pdlé.\\i' Goguette, festin où règne la liberté. || Faire goguette d'une chose, en faire son profit. Des sottises d'autrui le barreau fait goguette, Théit. italien, dans le roux, Dict. comique. || 8* Goguette, nom, à Paris, de sociétés chantantes qui se tiennentdans les cabarets.
— HIST. XV* s. Un jour qu'il estoit avec sa dame k goguettes, et qu'ils estoient beaucoup dehaits tous deux, LOUIS XI, /Vou». XLViii. J'ai appointé un poussin et une belle pièce de mouton, dont nous ferons goguettes, ID. ib. xciii. ||xvi* s. Le cœur lui dit
goguette, COTGRAVE.
— ÊTYM. Diminutif de goffue; génev. goguinette, propos gaillard; lorrain, goguenettes.
■\ GOIGNADE (go-gna-d'), s. f. Ancienne sorte de danse d'Auvergne. On ne laisse pas de danser encore quelques bourrées et quelques goignades; ce sont deux danses qui sont d'une même cadence, et qui ne sont différentes qu'en figures: la bourrée d'Auvergne est une danse gaie, figurée, agréable, où les départs, les rencontres et les mouvements font un très-bel effet et divertissent fort les spectateurs; mais la goignade, sur le fond de gaieté de la bourrée, ajoute une broderie d'impudence, et l'on peut dire que c'est la danse du monde la plus dissolue; elle se soutient par des pas qui paraissent fort déréglés, et qui ne laissent pas d'être mesurés et justes, et par des figures qui sont très-hardies et qui font une agitation universelle de tout le corps; vous voyez partir la dame et le cavalier avec un mouvement de tête qui accompagne celui des pieds, et qui est suivi de celui des épaules et de toutes les autres parties du corps, qui se démontent d'une manière très-indécente ; ils tournent sur un pied, sur les genoux, fort agilement ; ils s'approchent, se rencontrent, se joignent l'un l'autre si immodestement, que je ne doute point que ce ne soit une imitation des bacchantes dont on parle tant dans les livres anciens, fléchikr, Grands jours d'Auvergne, en 4666, p. Ï57.
— ÉTYM. L'origine de cette goignade serait-elle eoignade, les deux danseurs se rapprochant dans les figures jusqu'à se coigner ?
t GOINKRADE (goin-fra^i'), s. f. Acte de goinfrer.
GOINFRE (goin-fr'), ». m. Terme familier. Celui qui mange beaucoup et salement ; c'est toujours un mot d'injure. C'est un prêtre qui vit en goinfre, fort déréglé et fort dissolu, oui patin, Lett. t. ii, p. 4 79. S'il faut rire ou chanter au milieu d'un festin, Un docteur est alors au bout de son latin : Un goinfre en a toute la glaire, boil. Poésies div. i. Vitellius est gras, mais il ne faut pas voir en lui seulement le goinfre inoffensif; un buste souvent reproduit, admirable d'exécution, mais qui peut-être appartient à la renaissance, a fait prévaloir sa réputation de sensualité sur le renom de cruauté qu'il méritait aussi bien et que d'autres portraits lui restituent, ampère, llist. rom.à Rome, Introd. p. n. Il Adj. Qui a rapport à la goinfrerie. Toujours quelque mot goinfre est dans tous ses discours, SCABB. Jodel. mattre et valet, v, S.
— IIIST. XVI' s. Goimphre et goinfre, cotorave. fl u.soft des termes sales de goinfre et de cabaret à sa mode accoustumée, sdlly, dans le Dict. de oucuez.
— ÉTVM. Origine inconnue. Diez le rattache au radical god qui est dans godinetle (voy. ce mot). Il rappelle aussi gouliafre, qui semble avoir de l'analogie avec goinfre sans qu'on puisse dire comment (voy. oouliafre). Scheler demande si goinfre i.'e«t pas une altération de goufre ou de gonfler.
GOINFRER (goin-fré), v.n. Terme familier. Mang-r beaucoup, gloutonnement, malproprement. Il 11 se conjugue avec l'auxiliaire ctvoir.
— ETYM Goinfre.
noM
GOINFRERIE (goin-fre-rie), i. f. Caractère da goinfre ; acte de goinfre. Je tAche de me ressouvenir des importantes leçons de goinfrerie que vous m'avez faites, mainard, dans richelet. La vaisselle d'argent, les cuvettes, les brocs, Les magasins de malvoisie. Les esclaves de bouche, et, pourdireen deux mots, L'attirail de la goinfrerie, la font. Pabl. n, 30.
— f.TYM. Goinfrer.
t GOIRAN (goi-ran) , s. m. ta. bondrée, sorte d'oiseau qui a un gros cou.
GOÎTRE (goi-tr'), *. m. || !• Tumeur qui se développe au devant de la gorge dans le corps thyréolde. Elle avait le cou long [la duchesse de Bourgogne] avec un soupçon de goitre qui ne lui seyait point mal, st-sih. 32), 4 94.||2* Terme de zoologie. Expansion cutanée qui pend sous le cou de plusieurs reptiles sauriens.
— REM. Pourquoi l'Académie met-elle un circonflexe sur goitre et goitreux? Rien n'exige ni n'explique cet accent.
— lllST. xvi" ». Gongrona signifie ce qu'on dit en françois gouetre ougouetron,PARÉ,vi, 9. Lesescrouelles en Espagne, le gouetron en Savoye, ID. xxiv, « .
— F.TYM. Lat. guttur, gosier, gorge. L'ancien français disait goitron au sens de gosier.
GOÎTREUX , EUSE ( goi-treû , treù-z' ) , adj. Il i° Oui est de la nature du goitre. Tumeur goitreuse. Il 2' Qui est affecté de goitre. Les individus goitreux. Il Substantivement. Un goitreux, une goitreuse. Il 3° Terme de zoologie. Qui a la partie inférieure du cou ou du corps dilatée. || S. m. Pélican. Il Iguane commun.
— HIST. XV* s. Lequel Berthelemy dist i icellui Jehan : Goytreui, qui t'eust fait raison, tu ,feusses mis au ratier.... ne cange, pecten.
— ETYM. GoUre.
GOLFE (gol-r), s. m. \\ 1* Partie de mer qui rentre dans les terres, et dont l'ouverture du côté de la mer est ordinairement fort large. Le golfe de Gascogne. Le golfe du Mexique. Elle [Carthage] était située dans le fond d'un golfe, environnée de mer en forme d'une presqu'île, dont le col c'est-à-dire l'isthme qui la joignait au continent, était large d'une lieue et un quart [vingt stades], rollin, llist. anc. Œuv. t. I, p. 645, dans pougens. || Fig. Que ne peutelle [l'ftme], 6 mer, sur tes bords qu'elle envie Trouver, comme ta vague, un golfe dans la vie? lamart. Harm. i, io.\\ i' Terme d'anatomie. Golfe de la veine jugulaire, renflement de la portion postérieure de la jugulaire interne , s'abouchant avec l'extrémité inférieure du sinus latéral de la dure-mère.
— HIST. XIII* s. Et cil [la mer RougeJ est un golf de la mer oceane, brun, lati.m. Trésor, p. (54. Et si sist sor un goffre de mer, villeh ard. dans do cange, gaufra. || xvi* s. Le vent estant en golfe des voiles, paré, Monslr. app. i . Et passans par le goulfe de Léon, arrivèrent à Barcelone, H. du bellay, 4 23.
— ÉTYM. Provonç. golfo; catal. golf; espagn. et ital. golfo;da. bas-grec xô),90(, qui estlegrecxoXno;, golfe, sein. Le mot gouffre est le même. On remarquera dans Paré l'emploi d« golfe au sens propre de sein.
t GOLGOTHA (gol-go-ta), s. m. Colline, dite aussi Calvaire, près de Jérusalem, où Jésus fut crucifié. D'une main elle [la Mort] tient une faux comme un moissonneur; de l'autre elle cache la seule blessure qu'elle ait jamais reçue, et que le Christ vainqueur lui porta dans le sein au sommet du Golgotha, chateaub. Jfart. vi.
f GOLIAIU (go-li-at'), s. m. Géant philistin qui fut tué par David d'un coup de fronde. || Par extension, homme très-grand, espèce de géant. C'eit un Goliath.
t GOLILLK (go-li-ir, U mouillées) , s. f Espèce r^ collet porté en Espagne. Aussitôt que le roi d'Espagne [duc d'Anjou] fut arrivé à Madrid, il prit l'habit espagnol et lagolille, sT-sm. »o, (74.
— ÊTYM. Espagn. golilia, diminutif de gola, gorge, du latin gula, gosier. Le vieux français avait gollée, collet d'un habit.
t GOMARISTE (go-ma-ri-st), f. m. Sectaire protestant attaché à la doctrine de la prédestination.
— ÊTYM. Gomar, théologien calviniste qui vivait en Hollande au xvii* siècle.
t GOMBACT et mieux GO.MBO (gon-bo), ». m. Terme de botanique. Nom vulgaire et spécifique de la ketmie gombo (hibiscus comestible de certains auteurs), dont le fruit, appelé également gombo, se mange aussi à Toulon, d'où l'usage pourra s'en étendre dans le reste de la France, legoabant.
t GOMBETTE (gon-bè-f), adj. f. Loi gombette, le code des lois bourguignonnes.
— ETYM. Gondebaud, roi bourguignon,
GOM
tGOMÈIfE (go-mè-n"), t. f. Cible qui relient l'ancre d'une galère.
— HIST. xvi* ». La carine est au soleil, doi gumenes sont presque toui rouptz, rab. Pant. iv, is.
— ÊTYM. Espagn. et portug. gûmina; ital. gàmona, g6mena,gûmirM ; de l'arabe al-gommal, cordage de navire.
t GOH.VIAGE (go-ma-j'), ». m. || 1* Action de gommer; résultat de cette action. || l'Adhérence défectueuse des fils de soie entre eux.
— ÊTYM. Gomme.
t GOHMART (go-mar), ». m. Terme de botanique. Synonyme du genre bursère (térébintbacécs) et nom sous lequel on a désigné, d'après les habitants des Antilles, la bursère gommifère ou bursère balsamifère (Haïti) de Jacquin, legoarant. Lt gommart fournit une résine aromatique.
t GOMMATE (go-mma-t*), ». m. Terme de chimie. Combinaison de l'acide gommique avec un corps jouant le rôle de base.
GOM.ME (go-m'), ». f. Il 1° Substance visqueuse et transparente qui découle de certains arbres. Gomme de cerisier, de prunier, jj Les gommes, nom de beaucoup de substances qui ont cela de commun, d'épaissir l'eau en la renilant mucilagineuse, et d'être ensuite précipitées par l'alcool. || Gomme adragant, voy. ADRAGANT. || Gomme-sassa ou gomme pseudoadragante, noms sous lesquels on désigne la sorte de gomme fournie par Vacacia gummifera (légumineuses), LEGOARANT. Il Gomme arabique, gomme fournie par plusieurs plantes du genre acacia, de la famille des légumineuses mimosées. || Gomme de Bassora, gomme qui vient des environs de Bassora, et qu'on doit à un végétal encore inconnu qui pourrait être l'acacia leucophlaa (légumineuses), legoarant. Il Gomme lignirode, débris ligneux réunis en masses marronnées qu'on trouve dans les gommes du Sénégal, et qui sont des portions d'enveloppes protectrices pétries par des insectes pour leur» larves. || Gomme du pays, celle que sécrètent plusieurs de no» arbres à fruits, tels que le cerisier, le merisier, le prunier, l'abricotier. {] Gommes du Sénégal, gommes dont on distingue deux sortes, l'une dure, l'autre friable. || Gomme de fenouil, liqueur blanche et épaisse que, selon Malhiole, le fenouil commun laisse quelquefois échapper de ses rameaux dans les lieux très-chauds et qui se durcit à l'air, legoarant. || 4° Gomme-résine, produit végétal qui participe de la nature des gommes et de celle des résines, et qui est un mélange de ces deux genres de substances. || Gomme ammoniaque , gomme -résine produite par une plante de la Libye et de la Perse, le dorema ammoniacum, don. Il Gomme animée, résine qui découle d'incisions faites au tronc de Thymenjta courbaril, L. , et qui entre dans les vernis. || Gomme caragne, substance gommo-résineuse, que l'on attribue à Yicica carana, HUMiioLDT et BONPLAND, arbre de la Colombie, de la famille des térébinthacées. || Gomme de cèdre, oléorésine, fournie par le cèdre du Liban. || Gomme copal, voy. COPAL. || Gomme-gutte, gomme-résine qui, formant avec l'eau une émulsion d'un beau jaune, sert à l'aquarelle. La gomme-gutte est aussi un purgatif drastique. || Gomme laque, voy. laque. Il Gomme en larmes, nom donné parfois au gall>anum. Il Gomme de lierre, substance gommo-résineuse, dite aussi hédérine, que l'on extrait, dans le Levant, à l'aide d'incisions faites sur des vieux troncs de lierre, legoarant. || Gomme d'Orenbourg, gomme donnée par les branches, le bois et le coeur du mélèze. || S* Gomme élastique, voy. caoutchouc Il Absolument, gomme, le morceau de gomme élastique qui sert à effacer le crayon. || 4* Terme d'horticulture. Maladie qui vient aux pêchers, aui pruniers, aux abricotier», etc. et qui consiste en une plaie de l'écorce avec écoulement d'une matière gommeuse. || E* Graisse sèche qui gite le parchemin. || 6* Terme de minéralogie. Gomme de» funérailles, l'asphalte ou bitume de Judée dont les anciens se servaient pour embaumer les mort». Il 7° Terme d'alchimie. Gomme des sages, gomme de l'or, le mercure des philosophes; gommd rouge, le soufre. |1 8° Terme de chirurgie. Sorte de tumeur qui vient aux os et au périoste, ordinairement d'origine syphilitique.
— SYN. GOUHE, RÉSINE. Les gommes sont des substances contenant un mucilage ; les résines, des substances contenant une essence.
— HIST. XV* s. Je congnois l'arbre i veoir la gomme, villon, Ball.\\vi' ». Benjoin, gomme arabique.... paré, ixiv, 21. Du vinaigre dans lequi-i auront esté dissoutes des gomme» de pci ' jr, d'amandier amer, et de pin, o- 08 sïrrls, 'ji.«.