‹ Dictionnaire de la langue françaiseChapitre 331 sur 388 · H.AC · texte numérisé non relu

H.AC

ville et s'y habituer, carl. vu, 46. Son tempérament [de î'estomach] aux hommes iien habitué» [en bon état] est modéré, pabê, i, 14. Il traitoit tout de mesme les autres, excepté un estranger, qui s'estoit venu habituer à Athènes, autot, AU. ».

— BTYM. Provenç. et espagn. habituar; ital. abituare; du lat. habituare, de habitus, manière d'être (voy. habit).

t HABITUS (a-bi-tus'), s. m. Terme d'histoire naturelle. Aspect extérieur, ensemble des particularités relatives & la manière d'être des corps naturels et particulièrement des plantes.

— ETYM. Lat. habitus, manière d'être (voy. habit) . UÂBLER (hâ-blé), f. n. Parler avec vanterie,

avec exagération. Non, sans lieaucoup hâbler |t sans faire des fanfaronnades d'amitié, scabbon, QBur. t. I, p. 220. Au talent de hâbler il joint l'effronterie, TH. CORN. C. Ces. fAvalos, ni, 6.

— HlST. XVI' s. Us estoient doux charlatans, dont l'un habloit et haranguoit mieux que l'autre pour mieux faire valoir ses denrées, paré, xxiii, io. Une très belle et bonneste dame qui habloit un peu l'espagnol et l'entendoit très bien, brant. Dames gai. t. II, p. 236. Quand Marthe file et Ambrose hable,. Leur cas est triste et pitoyable, cotgrave. .

— ÊTYM. Espagn. hablar, parler; du lat. fabulari, parler (voy. fable). Le verbe hablar, qui signifie parler, a pris un sens péjoratif dans le français, de même que parlar, qui vient du français, a pris un sens péjoratif en espagnol.

HÂBLERIE (hâ-ble-ric), t. f. Langage de celui qui hâble. Sa hâblerie plutôt que sa science lui avait acquis quelque réputation à faire des cures de certaines maladies, furetière, Koman bourgeois, livr. n,Uist. de Charrossetles,p. 229. En Amérique, aucune hâblerie ne saurait subsister [à cause de^ journaux] ; le public n'est point trompé, n'y ajant l.i personne en pouvoir de mentir et d'imposer silence à tout contradicteur, p. l. cour. Pamphl. despamph!.

HÂBLEUR, EUSE (hâ-bleur, bleû-z), s. m. et f. Celui, celle qui aime à hâbler. Cette grande hâbleuse a étourdi tout le monde de son caquet, scarron, OEu». t. I, p. 4 63. Je le tiens là-dessus un grand hâbleur.... hautkroche, le Soup, mal apprêté, se. 6. X de pareils hâbleurs il faut apprendre à vivre, TH. corn. D. Ces. d'Avalos, m, 6. Dans Florence jadis vivait un médecin. Savant hâbleur, diton, et célèbre assassin, boil. Art p. iv. Cependant mon hâbleur avec une voix haute Porte à mes compagnons la santé de notre hôte, w. Sat. m.

— SYN. HABLEUR, fanfaron. Hâbleur, qui ne dit rien sans exagérer, qui se plait k débiter des mensonges. Fanfaron, qui se vante, qui exagère tout ce qui est dans les intérêts de son amour-propre et surtout de sa bravoure vraie ou fausse.

t HABZELI (ha-bzé-li), s. m. Terme de botanique. Arbre de la famille des magnoliacées, dont les baies sont nommées poivre d'Ethiopie (arabe, halyel-ielin, graines de lelin ; on n'est pas fixé sur la plante que ce nom désigne).

t HACHAKU (ha-char), s. m. Ciseaux dont les forgerons se servent pour couper le fer.

— F.TYM. Hache.

4. HACHE (ha-ch'), i. f. \\ l' Instrument de fer tranchant, dont la lame a la figure d'un triangle plan, curviligne, convexe par la liase et concave par les côtés, qui a un manche, et dont on se sert pour couper et pour fendre du bois et autres choses. Hache d'un sapeur. Mettre la hache, porter la hacho dans un bois. || Hache à main, petite hache dont le ' manche est court. || Hache de pierre, hache faite d'un silex taillé et dont se sont servis les anciens hommes et se servent encore quelques peuplades sauvages. || La hache de la guerre, nom donné, chei les sauvages du nord de l'Amérique au tomahawk ou casse-tête. Depuis la paix, la hache de la guerre est ensevelie à quarante brasses de profondeur.. .. baynal, Hist. phil. XVIII, 48. Il Familièrement et fig. Ouvrage faità coups de hache,ouvrage fait très-grossièrement. Il Fig. et familièrement. Avoir un coup de hache à la tête, ou, simplement, avoir un coup de hache, être un peu fou. Les grands artistes ont un petit coup de har che à la tête, dider. .Sa/on d? 4 765, (Eur. t. xiii, p. I»», dans POUGRNS. || ï" Terme do marine. Maître de hache, nom donné quelquefois au charpentier. Je vous conjure de presser exlraordinairement le maître de hache de travailler assidûment, puisqu'il ne manque point de bois, au bâtiment des deux galères commencées. Correspond. deColbert, m, 46. || On a dit aussi : charpentier de hache. Il ne tombe guère sous le sens que, ayant autant de bons maîtres que vous en avez, vous n'ayez pu avoir jusqu'ici les charpentiers de hache nécessaires, ib. ni, io> (le* mauii>

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