‹ Dictionnaire de la langue françaiseChapitre 35 sur 388 · DE.M · texte numérisé non relu

DE.M

voir, RAC. Bérén. v, 7. Cette femme éperdue \ vos sacrés genoux demande à se jeter, volt. Orphel. III, <.||Ne demander qu'à, suivi d'un infinitif, désirer uniquement. U ne demande qu'à s'amuser. Il Fig. La terre ne demande ici qui enrichir les habitants, fén. Tél. xil. || Demander de, avec l'infinitif, ou que, avec le subjonctif, même sens que demandera. Il demande d'6tre reçu dans cette compagnie. U demande de ne pas vous suivre. Ils demandèrent au roi qutl leur fût permis de retourner dans leur patrie. On ne leur demanda pas qu'ils soient plus fidèles à leurs devoirs, la bruy. il. On ne vous demande pas de vous récrier : C'est un chefd'œuvre, id. I. Il Les deux compléments d et d« sont réunis dans la phrase suivante : Je demande par grâce à sortir de Byzance Et d'aller exercer mon courage et mon bras, campisthon, Andronic, ni, 2. Il S* Enjoindre, prescrire, en parlant aa celui qui exige. Dieu demande que nous secourions nos semblables. Il Exiger, en parlant des choses qui exigent. Faites ce que la vertu demande. Cela demande de grandes dépenses. Cela demande explication. Ne pensez qu'aux devoirs que vos pays demandent, CORN. Hor. II, 8 L'Etat demande aux princes légitimes Des prix pour les vertus, des peines pour les crimes, id. ib. v, 2. Va marcher à leur tête oii l'honneur te demande [t'appelle] , id. Cid m, 6. J'ai quelques intérêts Qui demandent ici des entretiens secrets, id. Serlor. v , 6. Toutes les affaires qui demandent de la probité , fén. Tél. XX. Il n'avait ni l'équité ni la modération ni le désintéressement oue demandait un tel projet, bollin, Hist.anc. Œuvres, t. vi, p. 68, dans POUGENS. Il Absolument. Si c'est le devoir qui demande, tout doit céder. || 6° Dire, prier de donner, d'apporter, d'expédier une chose, de venir. Demander le journal. Demander son déjeuner, sa canne, ses gants. On demanda le médecin. || Il se dit aussi pour exprimer qu'on a besoin de. La terre est sèche, on demande de la pluie. {| 7* Chercher quelqu'un pour le voir, lui parler. Ils demandent le chef, je me nomme, lisse rendent, corn. Cid,iv,3. Qu'est-ce que vous me voulez, mon papa? ma belle maman m'a dit que vous me demandez, mol. Mal. imag. a, u. || 8" Demander une jeune fille, la demander en mariage. Sans doute, et je l'ai demandée à son père, mol. Mar. forcé, 2. || 9* Interroger sur ce que l'on veut savoir, s'enquérir. Demander des nouvelles. Demander le nom, la demeure de quelqu'un. On m'a demandé qui j'étais. On lui a demandé pourquoi il parlait ainsi. Pourquoi donc mo donner un semblable conseil ? — Pourquoi m'en demander sur un sujet pareil? mol. Tort, ii, 4. La chose quelquefois est fâcheuse à connaître ; Et je tremble à la demander, id. Amph. n, 3. si nous osions demander au grand prince qui lui rend ici avec tant de piété les derniers devoirs, quelle mère il a perdue, il vous répondrait par ses sanglots, boss. Marie-Thir. Pourquoi le demander, puisque vous le savez? RAC. Iphig. ir, 6. || Demandez-moi pourquoi, se dit pour exprimer qu'on ne sait pas plus que celui à qui on parle, la raison de ce dont il s'agit. J'ai vu dans le palais une robe mal mise Gagner gros; les gens l'avaient prise Pour maître tel qui traînait après soi Force écoutants ; demandez-moi pourquoi, LA FONT. FoAl. VIII, IB. || Se demander, demiinder à soi-même, chercher à se rendre compte, raison d'une chose. Je me demande d'où cela peut venir. Il Se demander, se faire réciproquement une question. Ils se demandèrent leur adresse. || Terme de manège. Demander à un cheval, s'adresser à son intelligence au moyen des aides. {] 10° Avoir besoin. Les terres demandent de l'eau. || Familièrement. Cet habit en demande un autre, il ne peut plus servir longtemps. {| Terme de marine. Un navire qui mouille demande du câble, lorsque, culant, il a besoin d'en filer. Il 11* Terme d'économie politique. Être au nombre des acheteurs d'un produit ou d'un service, au regard des" -"deurs. Demander des blés. Demander des emploie., pour un chemin de fer. || Absolument. Les classes qui demandent sont d'autant moins nombreuses que la valeur du produit va en s'élevant, say. Traité, «84i, p. 348. || 12'' Se dit à certains jeux de cartes pour annoncer qu'on est disposé ' à faire un certain nombre de levées sous la condition d'écarter les cartes qu'on jugera i propos. Il Se dit à d'autres jeux quand on se propose de jouer dans une couleur. || Se dit à l'écarté, quand on demande à l'adversaire s'il veut qu'on jette ses cartes ou quelques-unes pour en prendre d'autres dans le talon. Demander des cartes, ou, absolument, demander. Il 13° Sedemander, v. réfl. Être sollicité. Une telle fave urne se demande pas. || Être

DEM

l'objet d'uni! qiie<ition. Cela ne «edemanilB pas, Ertee que eelaie domaniloT|| l'roverbes. Qui nous doit nous demande, c'osl-à-rlire nous sommes souTent attaqués (lar ceux que nous devrions attaquer. Il Faut-il demander à un malade s'il veut la santé? Il Ne demander qu'amour et simplesse, vouloir vivre en repos et y laisser vivre les autres.

— REH. 1. Des grammairiens ont voulu distinguer d<iminder à et demander de suivis d'un infinitif, disant que lo premier s'emploie lorsque l'objet de la demande est une action : il demande à venir; et le second, lorsque l'objet de la demande n'est pas de faire une action : il demande d'être reçu dans votre compagnie. L'usage ne ratifie pas cette distinction ; et l'on met à ou de suivant les exigences de roreiÙe. |{ 2. On dit je vous demande pardon; et on ne dit pas : je vous demanda excuse ou des excuses, mais je vous fais excuse ou des excuses. La raison en est que le pardon est relatif à la personne à qui on le demande; tandis que l'excuse est relative à celui qui la fait. Votre pardon m'est nécessaire ; mon excuse est dans ma jeunesse.

HIST. XI* s. S'est quil demandet [s'il y en a

qui le demandent) , ne l'esleut enseigner [il n'est besoin de le montrer, il se reconnaît de lui-même], Ch. de Roi. VIII. [Ils] Demanderont où est li quens cataines [capitaine], ib. ccv. Suer [sœur], chère amie, d'home mort [tu] me demandes, ib. cclxi. Il xii* s. Consel vel demander (je veux demander conseil] , Ronc. p. 2. Armes [il] demande por son cors conraer, ib. p. 6<. [Il] Va demandant pris de chevalerie, ib. p. 58. [L'épée] Que vous m'avez en mi mains deinaodée [confiée], ib. p. ««. Du premier cop je vous déniant le don [je vous demande l'octroi de frapper le premier coup] , t6. p. 4 2«. Congié demandent, et il leur a doné, ib. p. 203. Que d'obtenird'uneautrequanqu'on peut demander, Co%ici,x. Et s'il ne fust de remanoir vilunce Et reproche, j'alasse demander X ma dame congé de demeurer, ib. xxiv. Son père et sa mère [il] salue. Puis leur demande de sa drue [nouvelles de son amie], Homancero , p. «o. De tout vostre gaain ne vous demantje mie, Sax, vn. Se l'offrande fu riche, ne fait à demander,t6. xni. Uleur a demandé : Quels nouveles, baron? ib. xxii. Et chose [il] nous demande que nous ne povons faire, i6. xxxi. || xiii' s. Pour aler en Hongrie la dame demander, Berte, ni. 11 lui a demandé s'ele esloitde part Dieu, ib. xlv. [Il] A souvent du roi Flore nouvele demandée, t6. Lxxxu. Or ne demandez mie s'il furent esbaubi, ib. Lxxxix. De la chose qu'il quierent [ils] vont partout demandant, ib. cvii. Mandé l'avez, bien un mois a. Mes onques tant ne vos prisa Qu'il vosdaingnast contremander, Ne jor ne respit demander, Ben. 47»8a. Ung baisier dous et savoré Ai pris de la rose erraument ; Se j'oi joie, nus net dément [que nul ne le demande], la Rose, 34»o. Qui ne le set, si le demant X ceus qui sunt loial amant, ib. 2343. Les demandes qui sont personix tant solement doivent estre demandées par devant le segneur desoz lesquix li defi'endeur sont couquant [couchant] et levant, beauu. vi, 33. Aussi comme nous mangions ou pavillon, une grande tourbe de poures gens nous demandoient pour Dieu et fesoient grant noise, joinv. 25». || xv* s. De ces nouvelles furent-ils tous resjouis [les barons de Gascogne] et dirent c'estoit tout ce qu'ils demandoient, FHOiss. u. II, 5. Quant le roi fu là arresté, les barons et les seigneurs de France et de son conseil qui demandoient pour lui [de ses nouvelles] y arresterent aussi, ainsi qu'ils venoient, in. i, i, 2Se. Et adonc le dit duc s'escria assez haut en disant : Je suis le duc d'Orléans; et aucuns d'iceux en frappant sur lui respondirent : c'est ce que nous demandons, MONSTR. I, ch. 38. Le roy demanda à mon.seigneur de Charolois ces motz : Monrrere,m'asseurez-vou3.... ledit conte luy respondit : Ouy comme frère, comm. I, 12. M.mda aucuns des prochains serviteurs dudit duc et qui s'estoient jà trouvez au conseil et leur demanda de la conclusion, lu. ii, <3. LeducdeBourgongne, contre l'oppinion de ceulx & qui il en demandoit, délibéra d'aller au-devant d'eulx, id. v, *. SI je le susse , je ne le deniandisse pas, loiis xi, JVout). XLl. Il ivi* s. Ce que je demande de vous, MONT. I, »9. Quand Diogene avoit faute d'argent, il disoit qu'il le redemandoit à ses amis, non qu'il le demandoit, ID. I, 2<<. Si deux en mesme tempsdcmandoient à estre secourus, auquel courriez-vousT lu. 1,1*7. l.e pape ayantdemandé A boire, id. i, 252. En une paroisse du diocèse du Mans, laquelle se demande St-Georges, il y avoit.... sesper. Contes, XXIV. Il ne fault pas demander si les ambassadeurs se trouvèrent bien estonnez, autot, Nici<u, >s. Plus demande qui dit : ce que tu voudras, que qui de-

mande : ce que tu doibs, otnm, Jitcriationt , t. n,

— ÉTYM. Provenç. demandar; catal. demanar; espagn. et portug. demandar; ital. dimandare; du latin demandare, confier, de de, et mandare, mander. Le sens propre du latin est confier, qui se trouve en effet dans quelques-uns des vieux exemples. De confier, remettre, les langues romanes ont tiré un sens détourné qui est remettre à l'oreille, à l'esprit de quelqu'un, et, parsuite, faire une demande.

DEMANDERESSE (de-man-der6-§'),«. f. Voy. demandeur.

DEMANDEUR, EDSB (de-man-deur, deu-z*), (. m. et^. Il !• Celui, celle qui demande souvent, qui fait le métier de demander. Il aime l'argent plus que réputation, qu'honneur et que vertu; et la vue d'un demandeur lui donne des convulsions, hol. l'Àv. ii, 5. Il Qui fait une question. Il demandait à son tour à ces superbes demandeurs à quoi servait que le Verbe se fût fait chair, boss. Far. n, §30. || 8» Terme de procédure. Celui qui intente une action , qui forme une demande en justice. Le défendeur devient demandeur dans les exceptions qu'il propose. Les lois ordonnaient qu'avant le jugement définitif le demandeur ne pût troubler le défendeur dans sa possession, VERTOT, Rév. rom. v, p. 64. Il Dans ce sens il fait au féminin demanderesse. Que peut requérir la demanderesse? mariage, à défaut de payement, BEAUMARCH. ifor. de Fig. m, <&.

— HlST. xiii* s. Li sires doit mètre le demandeur en le [la] saizine de le [la] chose, en tel manière que li demanderes baille seurté des levées, beaum. 48. Il XIV* s. Li libéral n'est pas demandeur ne requereur, oresme, £(fc. 4 06. || xvi* s. Il avoit tousjours force demandeurs après luy, amyot, Kiciat, 7.

— ÊTYM. Cejnander; provenç. demandaire, demandador; au fém. demandairitz ; catal. demanador; espagn. demandador; ital. dimandatore. Le provençal et le vieux français font au nominatif demandaire, demandere, et au régime dnmandador, demandeor ou demandeur , suivant l'accent qu'aurait eu ce mot, s'il était latin, au nominatif et au régime.

DÉMANGEAISON (dé-man-jé-zon), t. ^. || 1* Picotement à la peau qui excite à se gratter. Il éprouve de vives démangeaisons. Il frappera aussi d'une gale et d'une démangeaison incurable la partie du corps par laquelle la nature rejette ce qui lui est resté de sa nourriture, sact. Bible, Devtéron. xxviii, 27. Il a° Fig. Envie immodérée de faire une chose. Jamais autour du riche à flatter ne t'exerce. Vis sans démangeaison de te montrer aux grands, cohn. Imit. 1, s. J'ai des démangeaisons de mariage aussi, MOL. fÉtour. V, <«. Quel abus de quitter le vrai nom de ses pères Pour en vouloir prendre un bâti sur des chimères 1 De la plupart de.s gens c'est la démangeaison, iD. Éc. des f. i, i. Il faut qu'un galant homme ait toujours grand fempire Sur les démangeaisons qui nous prennent d'écrire, id. Mis. ï , 2. J'ai une démangeaison naturelle de faire part des contes que je sais, id. Scapin, m, 3. C'était une démangeaison d'innover sans fin, doss. Reine d'Anglet. Par je ne sais quelle démangeaison de se mêler de tout, on s'ingère en mille intérêts et en mille intrigues, bodrdal. Exhort. char, envers les pauvres. Demande aux hôtes do ces bois Si quelquefois dans leurs tanières Ils eurent la démangeaison De venir chercher tes lumières, chaulieu. Contre l'esprit. Une vaine démangeaison de tout savoir, hass. Car. F. légères.

— HIST. xvi* s. Icelle humeur a une petite acrimonie piquante et aiguillonnante, avec un petit prurit et démangeaison, qui irrite les parties à faire leur action, paré, xviii, i. Et m'escoula dans le coeur une démangeaison [amoureuse] continuelle,

MONT, m, 380.

— ÉTYM. Démanger; Berry, demingurt.

DÉMANGER (dè-man-jé. Le g prend un e devant un a ou un 0 : démangeait, démangeons), V. n. Éprouver une démangeaison. La tête, tout le corps lui démange. Quand sous le corselet la crasse lui démange, rèonieb, Sat. x. || Fig. Gratter quelqu'un où il lui démange, le prendre par son faible, entrer dans ses sentiments, dans ses vues. Il Fig. et familièrement. La langue lui démange, il a une excessive envie de parler. La main lui démange, il a un vif désir de battre X cette audace

étrange J'ai peine à me tenir et la main me démange, MOL. fan. V, 4. Il Par extension. Les mains lui démangent, il a envie de livrer bataille. M. de Luxembourg à qui les mains démangent furieusement, sEv. 216. Il La main lui démange, les doigts lui démangent, il a envie d'écrire. Uuse, c'est donc

DEM

en vain que la main von» démange, son.. Snt. tii. Il Les pieds lui démangent, il a envie de s'en aller. Il Le dos lui démange, se dit d'une personne qui fait tout ce qu'il faut pour être battue. Ma petite femme, ma mie, votre peau vous démange, mol. Mid. malgré lui, l, 4. Il La gorge lui démange, se disait d'un homme en passe d'être pendu.

— REM. On a dit autrefois se démanger, verbe réfléchi, pour avoir des démangeaisons : Vous avez tout à fait bon air avec cet habit, et nous n'avons point de jeunes gens k la cour qui soient mieux fait» que vous. — U le gratte par où il se démange, hou Bourg, gent. m, 4.

— HIST. xvi* s. Comme le» main» lui démangeaient, il sortit de Paris, Hém. t. du G. ch. 8. Envenimer U playe, à fin que pour un peu de douleur qu'il a, qui le poingt et luy démange, l'ulcère esgratigné s'empire tousjours, la bo4tie, 337. Quand viendra ce jour là, que ton nom au vray passe Par France, dans mes vers? combien et quantes foi» S'en empresse mon cœur, s'en démangent me» doit»? id. 338. Les mains courent d'elles mesmes où il nou» démange, mont, ii, 57. Quelque» humeurs aigre» ou acres, accumulées sou» le cuir, qui cliatouillent et démangent, invitent à se gratter.... paré, xviii, 4.

— ÊTYM. Dé.... préfixe, et manger, c'est-à-dire manger continuellement, faire éprouver la sensation comme si quelque chose vous mangeait, rongeait. En provençal , desmanjar signifie perdre l'appétit.

t DÊMANTLLAGE (dé-ma-ni-Ua-j" , Il mouillée»), s. m. Terme de marine. Séparation d'objets réuni» par des manilles.

— ÊTYM. Dé.... préfixe, et manille.

DÉMANTELÉ, ÉE (dé-œan-te-lé, léc),port passé.

Le lion consent à cela. Tant son âme éUil aveuglée; Sans dents ni griffes, le voilà Comme place démantelée, LA FONT. Fabl. IV, 4.

DÉMANTÈLEMENT (dé-man-tè-le-man ), s. m.

Action de démanteler. || État d'une place démantelée. || Par extension. Entre les excessives érosion» des schistes et les grands démantèlements des granit», l'œil saisit vite la différence qui résulte delà structure compacte des uns et de l'état fossile de» autres, focrnet, Acad. des se. Comptes rendus, t. LU, p. tu».

— HIST. xvi* S. [Les causes de défiance] Con»ntoyent es desmantellemens d'aucunes villes et constructions de citadelles où ils avoyeul l'exercice public, LANOBE, 605. Le siege de la Rochelle, son démantèlement, d'aub. Vie, cxxxii.

— ETYM. Démanteler.

DÉMANTELER (dé-man-te-lé. L'Académie ne conjugue pas ce verbe; mais, comme elle écrit démantèlement et non démantellement, il est à croire qu'il faut conjuguer non en doublant les il comme dan» appeler, mais en mettant, comme dans geler, l'accent grave, quand la syllabe qui suit est muette: je démantèle; je démantèlerai: je dèmantèlurais; que je démantèle, etc. U est fâcheux que tous ces verbes ne se conjuguent pas d'une façon uniforme), t). a. Il 1* ôter le manteau, ancien sens qui est le sens propre , qu'on peut voir à l'historique et qui n'est plus du tout usité. || i* Fig. Démolir les murailles, les fortifications d'une ville. Démanteler une place forte. 11 permit aux habitants, qui s'étaient sauvés par la fuite, de demeurer dans la ville après l'avoir démantelée, et de cultiver les terres, à condition de payer un tribut aux Carlhayinois, rolun, Witl. anc. t. I, p. 256, dans pougens. || Par extension du sens figuré. 11 voulait rétablir et réorganiser les grandes monarchies qu'avaient démantelées les guerres de Napoléon, villemain, dans lu Dicl. de POITEVIN. Il Se démanteler, e. réft. Détruire se» propres fortifications. Cette ville fut obligée de se démanteler.

— HIST. rvi* s. De l'erîroi de ce siege les chres tiens quittèrent Amazon, Arzil et Atxazer, en les de mantelant, d'aub. Hist. i, 35. Encores ne nous apperceusmes nous d'estre démantelez [volés de nos manteaux] qu'à la seconde [loste, in. Fœn. l, 3. Le bruict fut que l'on demanteloit la ville d'Orléans par le commandement du roy, condé. Mémoires, p. 706.

— ÊTYM. Dé.... préliie, et mantel, manteau, proprement dter le manteau, d'où 6ter la muraille qui est comme le manteau d'une place de guerre; ital. smantellare.

DÉMANTIBULE, ËB (dé-man-ti-bu-lé, lée),part. passé. Ayant la face démantibulée. Une armoire démantibulée.

DÉMANTIBULER (dé-man-ti-bu-lé), r.a.|| 1* Hompre la mâchoire. U criait à se démantibuler la mâchoire. Il S* Par extension, mettre en pièces, briser.

DÉM

Démantibuler une machine. || 8° Se démantibuler, i'. réfl. Être mis en pièces. Ce coffre, pendant qu'on fe transportait, s'est démantibulé.

— Hisr. XVI' s. Demandibuler, odoin, l>ict.

— ÉTYM. Dé.... préfixe, et mandibule, proprement se démancher la mandibule, la mâchoire.

t DÉMARAUDER (dé-ma-rô-dé) , V. a. Faire perdre la qualité de maraud. Ce n'était qu'un maraud, mais il a fait fortune; Puisqu'il a du douzain, il est démaraude, TH. CORN, la Comtesse d'orgueil, i, 3.

— REM. Ce mot ne peut guère être employé qu'à la condition que maraud sera placé avant lui.

— ÉTYM. Dé.... préfixe, el maraud.

t DÉMARCATIF, IVE (dé-mar-ka-tif, ti-v"), adj. Oui sert de démarcation. Ligne, borne démarcative d'une propriété.

— ÉTYM. Démarquer.

DÉMARCATION (dé-mar-ka-sion ; en poésie, de cinq syllabes), ». f. || 1* Action de marquer, de limiter. Le prétexte politique de cette espèce d'insurrection sacerdotale, c'est, messieurs, que la même puissance qui a chargé l'ancienne distribution du royaume, ne pouvait rien changer à l'ancienne démarcation des diocèses sans le concert de la puissance spirituelle, mirabead, Coïleetion, t. iv, p. 340. Il Ligne de démarcation, ligne fictive que le pape Alexandre VI fit tracer d'un pêle à l'autre pour donner en partage les Indes orientales aux Portugais et les occidentales aux Espagnols. || Par extension. Ligne de démarcation, toute ligne tracée sur un terrain pour y fixer des limites. || 2° Fig. Séparation, distinction. La démarcation entre la noblesse et la bourgeoisie. La duiuarcation des classes en Allemagne devait anéantir l'esprit militaire parmi les bourgeois, staêl, Allem. i, ch. 2.

— ÉTYM. Dé.... préfixe, dans le sens affirmatif, et marquer.

DÉMARCHE (dé-mar-ch') , ». f.ljl' Le pas qu'on commence à faire quand on veut aller en quelque lieu ou en sortir. Il a fait une chute dès sa première démarche. || L'espace de terrain contenu dans le premier pas. Mais comment l'eût-on vue? à peine la lumière Osait franchir du seuil la démarche première, LA FONT. Captivité de Si Xalc, v. 445. i| Vieilli en ces deux sens qui sont les sens propres. || 2* Marche (du style poétique en ce sens). Allez, et laissezmoi quelque fidèle guide Oui conduise vers vous ma démarche timide, rac. Phèd. v, <. Ce vieillard le suivait d'une démarche lente, volt. Scythes, m, *. Il Fig. Qui suivra ces étonnantes démarches? PASC. dans COUSIN. Quelles grandes démarches ne fait-on pas au despotique par cette indulgence? la brut. x. Les hommes frivoles, qui ont besoin de temps pour suivre ces grandes démarches de la réflexion, sont dans une espèce d'impuissance de les admirer, vau- VEN. Des saillies. \\ 3° Allure, façon de marcher. En achevant ces mots, d'une démarche fière II s'approche du roi couché dans la poussière, rac. Theb. v, 3. Sa démarche, ses yeux et tous ses traits enfin, ID. Àthal. II, 5. Le vêtement du corps, le ris des dents et la démarche de l'homme font connaître quel il est, sacy. Bible, Ecclésiastique, xix, 27. Il 4° Fig. Manière d'agir. La première démarche qu'on exige d'un disciple de Jésus-Christ, est de captiver son esprit et de croire ce qu'il ne peut comprendre , MASS. Car. Vérité de la rel. Ce n'est point là, pour me le faire croire, La démarche d'un roi qui court à la victoire, rac. Alex, ii, 5. || B° Ce qu'on fait pour la réussite de quelque chose. Bien aise de n'avoir pas fait de certaines démarches inutilement, HAMiLT. Gramm. 4. Le prince de Condé fit quelques démarches qui n'eurent aucun effet, Boss. Déf. La démarche que l'Angleterre avait faite du côté de j Rome, iD. Yar. to. On nous a fait faire une fausse démarche, mass. Pet carême, Écueils. Vous qui faites tant de démarches de conversion, id. Car. Rechute, 4. Avancé dans la vertu ou encore dans les premières démarches de la pénitence, ID. Car. Prière, <. J'ose me flatter Qu'après cette démarche, après cette entreprise. Un coeur qui m'était dû saura me mériter, VOLT. Tancr. n, 6. || 6' Défaut dans la tonte des draps, quand il s'y trouve des endroits qui ne sont pas tondus d'assez près.

— HIST. XVI' s. Les nymphes [pions] marchent fung carreau en auUre ; exceptée la première démarche, en laquelle leur est libre passer deuz carreaulx, rab. Punt. v, 24. Si une nymphe passe jusques à la filière de .son roy ennemy, elle est couronnée royne de son roy, et prend sa desmarche doresnavant en mesmo privilège que la royne, id. ib. v, 24. Et les enseignes desployées, à desmarche grave et lente se présentèrent en veue des tenans, id. Sciomach. Adonc l'assault redoubla si ti'è»-forl Que pour

DEM

fuyr ennemys font desmarche, j. icarot, v, 90. Adoncques fist simple double et démarche Pour à Trevy venir faire reprinse, id. v, 95. Obstiné de mourir en ceste desmarche [train de vie] , mont, u, 78. Et conjecturoit on à leur grave desmarche , et à leur bonne ordonnance que c'estoient naturelz Carthaginois, amyot, Timol. 3«. Après l'armée du duc de Guise renforcée et r'accommodée de ce qui lui manquoit, ses premières desmarohes furent à Estampes et Pluviers, d'aub. Hist. i, t72. Voiant que sur le branle la trouppe du roi qu'il voioit ne pardonneroitpas la desmarche [retraite], id. ib. ii, 454. Par ainsi n'estant ni en guerre, ni en paix, ni en trêve, ils s'imaginoyent au quatrième estât, qui ne fut jamais, et bransîoyent un pied en l'air, qui n'est pas pour faire une bonne démarche, iD. Conf. a, 5. En moins de quatre desmarches, il luy fist perdre toutes ses escrimes, cabl. vi, 5.

— ÉTYM. Dé.... préfixe, ot marche.

t DÉMARCHIE (dé-mar-ohie) , ». f. Charge et juridiction d'un démarque.

— ÉTYM. Démarque 2.

t DÉMARGER (dé-mar-jé), t>. o. ôter ce qui est en marge; 6ter la marge. || Déboucher les orifices d'un four de verrerie.

— ÉTYM. Dé.... préfixe, et marge.

t DÉMARQUER (dé-mar-ghé), v. a. Terme de métallurgie. Enlever et démancher le marteau.

t DÉMARIAGE (dé-ma-ri-a-j') , ». m. Action de démarier. Dès qu'elle [la reine de Portugal] fut la maîtresse, dès avant son démariage elle rappela le duc de Cadaval, st-sim. 88, ti».

— ÉTYM. Démarier.

DÊMARIÉ, ÉE (dé-ma-ri-é, ée), part, passé. Ces époux démariés par un jugement.

DÉMARIER (dé-ma-ri-é), v. a.\\l' Séparer juridiquement deux époux. || 2° Se démarier, v. réfl. Divorcer. [Henri VIII] Je voulais me démarier; cette Aragonaise me déplaisait; je voulais épouser Anne de Boulen, pén. t. xix, p. 379. Us [le duc et la duchesse d'ÉpemonJ se brouillèrent, se démarièrent et n'eurent point d'enfants, st-siu. 67, 2io. En vous disant d'abord que je suis mariée. Vous devinez assez que je viens vous prier De vouloir me démarier, re- GNAHD, Souhaits, <.

— HIST. xiv s. Les curez seront desmariez [séparés de leurs concubines] , Bist. littér. de la France, Z>MC. de If. LECLERC, t. XXIY , p. 375. || XY' S. Or çà, ma fille, dit-elle, il vous convient desmarier, lodis xi, Xouv. Lixxvi. Il XVI' s. Je me demarie, palsgr. p. 350.

— ÉTYM. Dé.... préfixe, et marier.

t *. DÉMARQUE (dé-mar-k'), ». /'. Terme de jeu. Se dit de la partie à démarquer. Jouer à la démarque.

— ETYM. Voy. DÉMARQUER.

1 2. DÉMARQUE (dé-mar-k') , ». m. Terme d'antiquité grecque. Magistrat supérieur d'un dème.

— ÉTYM. Dème 2 , et ipxetv , commander. DÉMARQUÉ, ÊE (dé-mar-ké, kée), part, passé.

Dont on a défait la marque. Du linge démarqué.

t DÉMARQUEMENT ( dé-mar-ke-man ) , ». m. Terme d'eaux et forêts. Enlèvement de la marque d'un arbre, dans des intentions frauduleuses.

— ÉTYM. Démarquer.

DÉMARQUER (dé-mar-ké), v. a. || 1° ôter une marque. Démarquer du linge, un livre. Ci-glt monseigneur de Marca [nommé archevêque de Paris en <862 et mort le jour même que ses bulles arrivèrent] Que le plus grand des rois marqua Pour le prélat de son église; Mais la mort, qui le remarqua Et qui se plaît à la surprise, Tout aussitôt le démarqua, colletkt, dans richelbt. || 2° 7. n. Terme de maquignon. N'avoir plus de marque indiquant l'âge, en parlant des chevaux. Ce cheval est jeune, il ne démarque pas encore. || Ce verl>e n'est plus guère usité en ce sens ; on dit : ce cheval est hors d'âge, il ne marque plus. || 3' Jouer à démarquer, sedit, au billard principalement, d'une partie où l'un des deux joueurs consent à démarquer, à perdre tous ses points, quand l'autre en prend un ou plusieurs. || 4' Se démarquer, v. réfl. Être démarqué. Ce linge est si vieux qu'il se démarque.

— HIST. XVI* s Comme il a démarqué les

bornes de la France Pour les planter plus loin par le ter de sa lance, bons. 934.

— ÉTYM. Dé.... préfixe, et marque.

t DÉMARQUISER (dé-mar-ki-zé) , v. a. ôter le titre de marquis. Je l'ai démarquisé bien loin de son attente [au moment où il s'y attendait le moins] ; J'en voudrais faire autant à tous les faux marquis,

BEGNARD, UJoueur, V, 6.

— ÉTYM. Dé.... préfixe, et marquis.

DÉMARRAGE (dé-ma-ra-j') , ». m. || !• Terme de

DÉM

marine. Déplacement d'un navire amarré. || 2' Terme de pêche. Nom de chaque petite campagne que fent les pêcheurs, les pêcheurs comptant leurs petites campagnes par le nombre de démarrages ([u'ils font. Il 3* Action de défaire les nœuds ou amarrages.

— ÉTYM. Démarrer.

DÉMARRÉ, ÉE (dé-ma-ré, rée) , part, passé. Dont les amarres sont défaites.

DÉMARRER (dé-ma-ré). || i' Y. a. Terme de marine. Détacher ce qui est amarré, défaire un amarrage. Il Démarrer une bouche à feu, en larguer les amarrages. || 2° Y. n. Quitter l'amarrage, leport. Le navire démarra par un beau temps. Les vaisseaux du port démarrèrent; Les vents dans les voiles soufllèrent, scarron, Yirg. trav. vu. On nous fait coucher ce soir à bord, pour démarrer demain au lever du soleil, VOLT. Amabed, 4" lettre. \\ 3' Familièrement, quitter une plase, un lieu. Ne démarrez pas de là jusqu'à mon retour. Je ne démarrai pas du fruitier que toutes les poires ne fussent mangées. La bon Jupin, sans dire gare, Très-vergogneusement démarre, scarron, Gigantomachie, ch. m. Puisque vous me tenez pour chef. Démarrons d'ici derechef, ID. Yirg. trav. iv. II n'y eut pas un ouvrier de la ville que je pusse faire démarrer de l'antichambre ou de l'escalier, p. l. covti.Lett.i, )08. || 4» Se démarrer, e. réfl. Rompre ses amarres, quitter l'ancrage.

— HIST. xiV s. Ladite nef fut desamarrée. Coutume locale d'Oleron, ch. 8. || xvi* s. Si tost que Lysander de sa galère capitainesse eut fait sonner la trompette pour le signe de desmarer, incontinent les galères commencèrent à voguer à l'envy les unes des autres, amyot, Lysand. 20. Les trois canonnades tirées, on desmare, flottants les <5 galères ensemble, CARL. I, 37. [Les matelots] D'un cry naval, hors du rivage proche , Demarent l'anchre à la mâchoire croche, rons. 605.

— ÉTYM. Dé.... préfixe, et un radical qui est dans a^marrer (voy. amarrkb).

t DÉMASCLAGE (dé-ma-skla-j') , ». m. Action d'ôter l'écorce. Le démasclage des chênes-liéges.

DÉMASQUÉ, ÉE (dé-ma-ské, skée), part, passé. Qui n'a plus son masque. Il entra démasqué au bal. Il Fig. Vous êtes démasqué, vous n'êtes plus à craindre, grrsset. Méchant, v, 7.

DÉMASQUER (dé-ma-ské), v. a. \\ 1' ôter à quelqu'un le masque qu'il a sur le visage. ||2°Fig. Faire connaître quelqu'un pour ce qu'il est, mettre en évidence des secrets de conduite et d'intentions. Quel plaisir pour moi, quelle joie De démasquer des scélérats, X qui le vrai mérite est tous les jours en proie I DESHOBLIÈRES, dans riciif.let. Ils tremblent qu'un censeur, que sa verve encourage. Ne vienne en ses écrits démasquer leur visage , boil. Disc, au roi. Si l'on ne démasque l'imposteur, la crédulité sera séduite, mass. Av. Disp. Pour moi qui, démasquant nos sages dangereux. Peignis de leurs erreurs les effets désastreux , oilb. Le 1 8* siècle. Comme elle a démasqué, vilipendé le traître! volt, le Déposit. V, 5. Il II se dit aussi des choses dont on dévoile le vrai caractère. Pour combattre l'erreur, pour démasquer le mensonge, bourd. Exhort. sur le soufflet donné à J. C. Kous pouvons aisément, malgré tant d'artifice. Dans ses fausses vertus démasquer tous ses vices, u. J. chén. Tibère, iv, 3. Dans un siècle où tant d'erreurs sont courageusement démasquées, il serait honteux de taire des vérités importantes à l'humanité, raynal, Hist. philos, xt, H3. Il 3° Terme de guerre. Démasquer une batterie, découvrir une batterie auparavant cachée. || 4° Se démasquer, t). réfl. Ôter son masque. L'inconnu se démasqua. Sans aucun préambule ni se démasquer, sÉv. t53. Il Fig. Se faire connaître pour ce qu'on est, découvrir ses desseins. L'orgueil ne se démasque jamais tout à fait, MASS. Car. Aum. || En termes de guerre. La batterie se démasqua.

— HIST. ivi' s. Le roy lui commanda de donner la main à sa maistresse, et la fit mesme démasquer pour le saluer, d'aub. Vie, xcix. Le plus apparent [d'une bande qui avait arrêté Montaigne], qui se démasqua et me fît cognoistre son nom, mont.

— ÉTYM. De.... préfixe, et masque.

t DÉMASTIQUAGE (dé-ma-sti-ka-j'), ». m Aotion de démastiquer.

— ÉTYM. Démastiquer.

t DÉMASTIQUER (dé-ma-sti-ké) , v. a. Enlever le mastic qui tenait une chose attachée; détacher une chose retenue par du mastic.

— ÉTYM. Dé.... préfixe, et mastic.

DÉmAtaGE (dé-mâ-ta-i'). s. m. Terme de ma*

fine. Action de démâter.

— ÉTYM. Démiter.

DËM

DEM

DEM

UËMATI;, fiB (dé-mité, tée), pari, patte. Un navire démSié par un coup de vent.

t UÉMÀIKMENT (dé-ml-t«-uian), ». m. Terme de marina. Eut d'un navire qui est dém&té.

— RTYM. Démâter.

DËMÂTEK (dé-uiâ-lé) , t>. o. || !• Terme de marine, ôler les l>a»-mAU d'un b&timenl. || 8' Abattre, rompre le» mâts d'un navire. || Tirer à démâter, diriger le pointage à l'elTet de frapper un des points de la mâture. || 8* V. n. Perdre ses mâts par un accident. Ce vaisseau a démâté de toui ses mâU. 114* Se démâter, tj. rifl. Oter ses ba»-m4t».

— ETYM. né.... préfixe, et ni<t(.

■f DÉMATÉUIAIJSER (dé-ma-té-ri-a-li-ïé), «. o. Séparer de la matière. || Détourner des doctrines dites matérialistes. {[Terme d'ancienne chimie. Séparer une essence dus matières grossières; réduire en esprit.

— ETYM. Vi.... préflie, et matériel.

D'KMBL£B, voy. EUBLig.

f i. DÈME (dé-m'), s. f. Terme de métallurgie. Loupe aplatie dans laquelle est placée l'enclume.

f 3. I)CMK (dé-m'), (. m. Terme d'histoire grecque. Nom lies bourgs ou cantons de l'Attique.

— ETYM. Atjiio;, peujile.

t DÉMÊLAGE (dé-mé-la-j*), t. m. Action de démêler la laine pour la filer. || Opération du brassage de la bière.

— Etym. Démêler.

4. UÉmP.LË, ËE (dé-me-lé, lée). pari, patsi. Oui n'est plus mêlé. Ëcheveau démêlé. || Fig. Débrouillé, éclairci. On parle de grandes nouvelles; mail cela n'est pas eticore démêlé, SÉV. 4». On trouve quelques traces de cette vérité [partage de l'Espagne entre Léopold et Louis XIV] dans les mémoires de Torcy, maisellessont peu démêlées, volt. L.IIV,B. Quand ces semences secrètes sont cultivées avec soin, elles peuvent être conduites à une perfection plus distincte et plus démêlée, rolun, Traité det Et. Dite, prélim. p. Lxxzv , dans pougens. {| St-Simon l'a employé d'une façon qui lui est particulière. [M. d'Orléans, l'évêque] C'était un homme de moyenne taille, gros, court, entassé, le visage fouge et démêlé, st-sih. 33, 4 4 6. C'est-i-dire une physionomie où tout est démêlé, clair, décidé.

i. DËMËLË (dé-mê-lé), c. m. Action de se démêler d'avec quelqu'un; querelle, contestation, débat. Comme avec lui men père a quelque démêlé, corn. Agisil. 1, 4. 11 en a bien usé, et j'ai regret d'avoir démAié avec lui, mol. D. Juan, lu, s. Nous n'aurons jamais aucun démêlé ensemble, iD. le Kar. f. *. K tous nos démêlés coupons chemin, de grâce, id. Mit. n, 4. Après le démêlé d'un amoureux caprice, Ils goûtent le plaisir de s'être rajustés, id. Amph. ni, 3. Vous m? contez fort plaisamment le démêlé que vous avez eu avec mon ami Vivonne, stv. 66. Il y avait de grands démêlés entre lui et Luther, uoss. Var. 4. Ont fait un grand combat d'un simple démêlé, «AC. Théb. III, 4. Il avait eu plusieurs démêlés avec la belle sur ce sujet, bahilt. Gramm, 40. C'est un démêlé de valets, et je crois que tout cela n'aboutira pas à grand'chose , haintenon, Letl. à Urne de Brinon, t. ii, p. 32», dans pougens. Souvent nos démêlés étant près de finir. L'empereur a pris soin de le» entretenir, cahpistron, Andronic, I, 3, L'Angleterre était trop occupée de ses démêlés avec l'Ecosse, pour penser sérieusement à des intérêts si éloignés, ilatnal, Hitl. phil. xvii, 4 3. Personne n'ignore les démêlés de Philippe le Bel avec Boniface VIII, raint-foiz, Ett. t. Paris, (Mvwet, t. III, p. 404, dans POUGENS.

— Etym. Démêlé 4.

■f DË.mP.I.ËK (dé-mê-lée), ». f. Espèce d'ardoise.

{démêlement (dé-mê-le-man) , ». m. Action de démêler. Je mis dans le chaos [d'un emménagement]; vous trouverez le démt^lement du monde et des éléments, sKv. 86». || Dénoûment d'une pièce de théâtre, d'une affaire. Tant y a qu'il se fait avec surpnse et qu'ainsi l'intrigue ni le démêlement ne manquent pointa cette pièce, l'Académie, Sentimenti ivr It Cid. p. »o. Ni la bienséance.... ni la fortune.... n'en Uit point le démêlement, ib. p. 37. Nou» verroDf le beau démêlement de cette intrigue, >iv. 684. Voilà l'homme à qui nous avons affaire; voilà ce duo dans le démêlement des plus grandes affaires; le voilà qui tous 6te votre cher Avignon,

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