‹ Dictionnaire de la langue françaiseChapitre 350 sur 388 · HAO · texte numérisé non relu

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pirlie «upérieiire. || ïl* Le haut du jour. || **• Le

haut, la partie supérieure de la ville. ||18* Le haut «I le bas. Il Î4* Dans la musique, les notes élevées. Il K'Adv. Dans la partie la plus haute. || 26° Haut, en termes de manège. ||a7' Haut le pied. || »«• X un rang élevé, à un point élevé. || 29» Dans les temps passéis. Il 30» Kn termes de musique, dans un ton haut II 31"" A haute voix. || 32» Terme de jeux. Couper haut. Jl SS" Monter haut, s'élever à une dépense considérable. || 84- En haut. || 35" U'en haut. || 86° En haut de. Il 37- Là-haut. || 38" Ici-haut || 39» Par en haut. Il 40° Par haut. || 41° Par haut et par bas.

t" Oui a une étendue considérable depuis un point Inférieurjusqu'à un point supérieur. Un haut clocher. Cet homme eat haut de six pieds. J'espère que vous mettrez notre taille [Voiture était très-petit] en honneur; ce sera elle désormais qui sera estimée la riche, et vous nous relèverez par-dessus ceux qui se croient plus hauts que nous, voit. Letl. &a. Le cheval étant tussi haut de jambes qu'il [Ragotin] en était court, ^ABii. Itoin. corn. I, <». Ces hautes montagnes dont la cime, au-dessus des nues et des tempêtes, trouve la sérénité dans sa hauteur et ne perd aucun rayon de la lumière qui l'environne, Boss. Henri de Bourbmt. Un fourbe cependant, assez haut de corgage, BOiL. Sat. XI. La ville de Syracuse était devenue un désert, où l'herbe était crue si haute que les chevaux y paissaient, rolun, Hist. anc. (Xiuv. t. V, p. 32», danspouGENS. On voit ces hauts remparts élevés par Cyrus, volt. Scythes, iv, a. Il croyait de sa cime [d'une montagne) observer la campagne Et voir flotter aux vents les drapeaux bourguignons; Mais en vain il franchit une immense étendue. Toujours un mont plus haut vient arrêter sa vue, masson , Helv. u. || Haut dais, voy. DAIS. Il Hauts futaie, voy. futaie. || Arbres à haute tige, voy. tfe. || Haute bruyère, espèce de bruyère à haute tige dont on fait des balais. Il Haut cru, expression employée anciennement dans le sens de haut lieu, haut pâturage. Bœufs de haut cru, se disait des boeufs destinés au travail ou manifestant peu d'aptitude à un engraissement précoce, parce qu'ils étaient supposés devoir se trouver exclusivement dans les contrées élevées ou montueuses. Il Terme de l'Écriture sainte. Les hauts lieux, montagnes ou collines où l'on sacrifiait à Baal. Jéhu sur les hauts lieux enfin osant offrir Un téméraire encens que Dieu ne peut souffrir, rac. Athal. m, e. Il Terme de marine. Ce bâtiment est haut de bord, son bord est fort élevé au-dessus de l'eau. Bâtiment de haut bord, anciennement tout bâtiment qui naviguait au long cours, aujourd'hui les vaisseaux de ligne seulement, par opposition à bâtiments de bas bord (locution qui n'est pas usitée) , les galères, galiotes, brigantins, frégates et tous les navires latins. {{ 2° Oui est situé au-dessus, en parlant de choses les unes par rapport aux autres. Le plus haut étage d'une maison. Les hautes voiles d'un vaisseau. Les hautes régions de l'air. Au plus haut degré. Le cavalier monta avec la dame par un grand escalier dans une salle haute, scarro.n, Itom. corn. I, 9. Il Le temps est haut, les nuages sont élevés, de sorte qu'il n'y a pas à craindre la pluie. Il Le haut bout d'une chambre, d'une table, la place la plus honorable , parce qu'autrefois ce bout était en effet plus élevé que l'autre et le plus éloigné de la porte. Le czar s'assit dans le fauteuil du haut bout, le régent dans l'autre, st-siu. ♦87, HO. Il Les hautes latitudes, les latitudes qui s'avancent vers le pfile, s'éloignent de l'équateur, ainsi dites à cause de l'opinion ancienne qui représentait le nord comme plus élevé que le midi. Il Haut, se dit aussi de la différence de niveau entre des lieux qui dominent et une partie plus basse, plaine ou autre. la ville haute. Là ils s'arrêtent et se resserrent; Français et Italiens, tous défendent avec acharnement les issues hautes de la »ille, et les Russes, enfin rebutés, reculent et se concentrent sur la route de Kalougha, ségur, Hist. de Kap. IX, 2. Il 3° Oui s'élève haut. Oiseaux de haut Toi. L'aigle a le vol très-haut. || V\g. Prendre un vol trop haut, s'élever plus haut qu'on ne doit, faire plus de dépense qu'on ne peut. || Terme de fauconnerie. Haut vol ou haute volerie, chasse du faucon sur les hérons, les grues, etc. || 4* Qui est à un niveau supérieur, en parlant des cours d'eau ou des régions considérées par rapport au niveau de la mer. La haute Allemagne. La haute Egypte. Il part tous les ans de la ville de Maroc, capitale de l'Etat, une caravane, qui va chercher de l'or dans la haute Guinée, baynal, Hist. phil. ii, 8. || Le haut-allemand, dialecte allemand parlé originairement dans le sud de l'Allemagne «t devenu la langue littéraire

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de ce pays. || Haut- allemand, se dit quelquefois comme allemand pour chose inintelligible. Mes heures Qui, depuis cinquanle ans dites journellement. Ne sont encor pour moi que du haut-allemand, MOL. le Dép. 11, 7. Il Les hautes Pyrénées, les hautes Alpes, partie centrale de la chaîne, celle qui est la plus éloignée de la mer. {[ Quand ces expressions deviennent un nom de département, on met une majuscule à haut et un trait d'union. Les Hautes-Pyrénées, les Hautes-Alpes. |{ Le haut Rhin, la haute Garonne, la haute Loire, la haute Marne , etc. la partie de ces cuurs d'eau qui est du côté delà source. {| Quand ces expressions devien-

j nent un nom de département, on mol une majuscule à haut et un trait d'union. La Haute-Marne. Le préfet

I du Haut-Rhin, etc. || La haute Seine, toute la partie

' de la Seine qui est au-dessus de Paris jusqu'à la source, par opposition à ba.sse Seine, qui désigne le cours de la i'yeiae depuis Paris jusqu'à la mer. Il 6° Oui est relevé, dre.ssé. Marcher la tête haute. Courir sur son adversaire l'épée haute. Ce cheval porte la tête haute. Ils s'avancent au son des trompettes altières, Us portent l'arme haute, ils baissent les bannières, Et passent sous les yeux de leur fier souverain, masson, //«Iv^I. viii. Et de ses escadrons la formidable masse S'ébranle l'arme haute et vole sur sa trace, id. il>. || Fig. Il peut aller partout la tête haute, le front haut, se montrer partout sans rien craindre. || Haut à la main, qui lève la main, qui frappe pour se faire obéir; et flg. Être haut à la main, être arrogant, hautain Que leur autorité démesurée les avait rendus si hauts à la main et si présomptueux, qu'il n'y avait loi ni magistrat qu'ils n'eussent la hardiesse de fouler aux pieds, UALH. le XXIIII' liv. de Tite Live, ch. *«. || Terme de manège. Tenir la bride haute, la tenir courte. Il Fig. Tenir la bride haute à un jeune homme, lui laisser peu de liberté. || On dit dans le même sens : Tenir la main haute à quelqu'un, ne lui rien passer. Je tiens qu'il laut un peu lui tenir la main haute, Afin que son esprit reconnaisse sa faute, TRISTAN, U. de Chrispe, iv, i. La grammaire qui sait régenter jusqu'aux rois. Et les fait, la main haute, obéir à ses lois, mol. Fem. sav. u, 8. || Tenir la main haute dans une affaire, se rendre difficile sur les conditions. || Avoir la haute main dans une affaire, dans une société, y dominer. Le sens est différent suivant que haute est devant ou après main. || Terme de blason. Ëpée haute, épée droite. Il Terme de botanique. Radicule haute, radicule tournée vers le sommet du fruit. || Terme de chasse. Hautes erres, voies du relevé du cerf. || Un cerf va de hautes erres quand il y a plusieurs heures qu'il est passé. || 6° Profond. L'eau est fort haute en tel Qpdrtiit. || Dont l'eau est plus élevée, qui a plus d'eau qu'à l'ordinaire. Les eaux sont hautes. La rivière est haute. || La marée, la mer est haute, se dit de la marée quand elle est à son plus haut point. Il Hautes marées , se dit de marées plus fortes que les autres. Nous sommes à l'époque des hautes marées. || La haute mer, la pleine mer, la mer loin du rivage. || La mer est haute, signifie aussi la mer est agitée, c'est-à-dire que les vagues y ont beaucoup de hauteur. Alors, la tempête était haute. Nous combattîmes côte à côte, Tous deux, moi barque, toi vaisseau, v. hugo, Feuilles d'oui. ». Il 7° Terme de musique. Elevé, aigu. Ton haut. Sons hauts. Il Haut, se dit des instrument» dans le même sens. Cette flûte est trop haute, elle est plus haute que l'mstrument qui donne le la ou que le diapoison; on l'accorde en allongeant ou raccourcissant le corps de pompe. On dit de même : La chanterelle de votre violon est trop haute, trop haute d'un quart de ton. || Fig. et familièrement. Prendre le haut ton, le prendre d'un ton haut, sur un ton haut, sur le haut ton, prendre un ton fier, menaçant, arrog«nt. Quoi ! fallait-il fulminer et le prendre d'un ton si haut pour abattre si peu de chose T BOSS. la VuUière. || 8° Retentissant, qui s'entend au loin, en parlant de la voix. Avoir la voix hautn, la parole trop haute. De hauts cris. Réciter à haute voix. Une montagne en mal d'enfant Jetait une clameur si haute.... la pont. Fabl. v, lo. L'armée à haute voix se déclare contre elle, hac. Iphig. v, 6. Il Fig. et familièrement. Jeter, pousser les hauts cris, se récrier, se plaindre hautement. Cette mesure fit jeter les hauts cris. || On dit aussi : Crier les hauts cris. Je le trouvai criant les hauts cris, sEv. 32. Il Familièrement. Nous n'avons jamais eu ensemble une parole plus haute que l'autre, nous n'avons jamais eu de querelle ensemble. Nous n'avons jamais eu une parole plus haute que

I l'autre au sujet de Mahomet, volt. Bababee.

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Il Avoir la parole haute, parler fièrement. Si nous avions l'esprit de nous faire valoir , Les femmes n'auraient point la parole si haute, mol. U Dép. iv, 3. Mon maître a très-souvent la parole si haute, li est si suffisant.... destouch. Clor. iv, 4. HOodit dans le même sens : Être haut en parole; Avoir U verbe haut. || Faire haute profession de, avoir publiquement la prétention de. Ils ont trouvé le moyen de surprendre des esprits qui , dans toute autre matière , font une haute profession de no se point laisser surprendre, mol. Tart. 2* placet au roi. || Messe haute, par opposition à wsse basse. On ditplutdt : messe chantée ou grande ni.isse. Il 9* Terme de peinture et de teinture. Couleurs hautes, celles qui ont de ré.clat, de la vivacité, comme le rouge, le vermillon, le bleu, etc. || Dans le langage général. Être haut en couleur, avoir le teint très-coloré. Sa fille Cunégonde, âgée de dixsept ans, était haute en couleur, fraîche, grasse, VOLT. Cand. i. \\ 10' Éloigné dans le temps. Une haute antiquité, une antiquité fort reculée. Le haut moyen âge, la partie du moyen âge la plus rapprochée de l'invasion des barbares. || Le haut empire, voy. EMPIRE 3. Il Carême haut, carême tardif, qui ne commence qu'au mois de mars. Vous ne ferez autre chose tous ces jours gras, et vous avez beau vous dépécher de vous divertir, vous n'en trouverez pas sitôt la fin; nous avons le carême bien haut, sÉv. 4(i7. |{ Fig. Mettre le carême bien haut, exiger des choses difficiles. || Mettre le carême bien haut, signifie aussi promettre des choses qui n'arriveront pas de longtemps. || Il nous donne lo carême bien haut, il prend un long terme, il veut nous faire bien attendre. |1 11° Haut, se dit des personnes qui occupent les premiers rangs de la société. Très-haut et très-puissant prince. Très-haute et très-puissante princesse, titres donnés dans les actes et dans les monuments publics aux princes et aux princesses. Haut et puissant seigneur, Haute et puissante dame; Très-haut et très-puissaut seigneur. Très-haute et très-puissante dame , titres donnés aux grands seigneurs, aux personnes d'une qualité relevée. J'étais donc encore destiné à rendre ce devoir funèbre à très-haute et très-puissante princesse Henriette-Anne d'Angleterre, princesse d'Orléans, BOSS. Duch. d'Orl. L'éloge que je fais au jourd'hui de très- haut et très-puissant seigneur messire le Tellier.... id. U Tellier. \\ Il se dit en parlant des bontés, de la bienveillance, de la protection qui émanent des princes, des souverains. Une haute protection. L'hommage particulier que je mets à ses pieds [de Sa Majesté] pour les hautes bontés dont elle m'honore, bupf. Min. t. vi, p. 168. Il Le Dieu très-haut , ou, substantivement, le Très- Haut (avec deux majuscules), Dieu. Melchisedech, roi de Salem, offrant du pain et du vin, parce qu'il était prêtre du Dieu très-haut, saci. Bible, Genèse, xiv, 1 8. Comment est-il possible que Dieu connaisse ce qui se passe, et le Très-Haut a-t-il véritablement la connais.sance de toutes choses T m. tb. Pt. Lxxii, <i. Le Très-Haut vous a vus d'un regard d'indulgence, c. oelav. Paria, ii, 6. || En diplomatie. Les hautes puissances contractantes, se dit des princes souverains entre lesquels un traiti se conclut. || Absolument. Hautes puissances, titre que prenaient les états généraux des Provinces-- Unies. || Les hautes classes, les classes de la société qui tiennent le premier rang par leurs fonctions, par leurs richesses, par leur naissance. La haute magistrature. Le haut commerce. La haute bourgeoisie. Il La haute administration, les ministres et les hommes qui dirigent l'administration. || Haute police, voy. police. || La chambre haute, la chambre des lords dans le parlement anglais, et la chambre des pairs en France, sous le gouvemementde la restauration et de Louis-Philippe. || Htiule cour s'est dit, sous la monarchie de Louis-Philippe, de la chambre des pairs érigée en tribunal; 0 resl dit aussi d'un tribunal institué en <8tR ponr juger les ministres et les complots contre l'ÉUit. || Anciennement. Haute justice, la juridiction d'un seigneur dont le juge pouvait connaître de toutes causes, tant civiles que criminelles, excepté des cas royaux. || Seigneur haut justicier, seigneur auquel appartenait cette juridiction. Tout seigneur de fief haut justicier pouvait avoir dans son château plein exercice de la religion réformée , volt. Louis IIV, :i8. Il L'exécuteur de la haute justice, ou le maître des hautes œuvres, le bourreau 1, Haut se dit aussi de la naissance, en parlant de la noblesse. Une personne de haut parage. A des partis plus hauts ce beau fils doit prétendre, corn. C'id, I 8. Vanter le fiiux éclat de sa haute naissancej

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BOiL. Sat. V. Tout annonce à mes yeux votre haute naissance, volt. Tancr. m, 4. || Haut lieu, se dit aussi pour haut rang, haute noblesse. Aimer en trop haut lieu une dame hautaine, hégnieb, tp. ii. Il En haut lieu, à la cour, chez le souverain. Cela a été dit en haut lieu. || 12° Grand, excellent, distingué dans son genre. De hautes fonctions. Parvenir aux plus hautes dignités. Haute fortune. Haute estime. Haute réputation. Quoique je ne trouve pas dans mon esprit d'assez haute place pour elle (une dame], je la puis assurer que je l'y ai tenue toujours présente dans tout ce qui m'est arrivé, voit. iett. 26. Don Rodrigue surtout n'a trait en son visage Oui d'un homme de coeur ne soit la haute image, corn. Cid, i, l. Cette haute Tertu qui règne dans votre âme.... id. ib. u, 5. Mais parmi tes hauts faits sois-lui toujours fidèle, ID. ib. v, 7. Je veux une vengeance et plus haute et plus prompte, :d. Méd. iv, b. Les bons esprits trouveront que vous avez fait un haut chef-d'œuvre de doctrine et de raisonnement en vos observations, ID. Lett. apolog. Et je me rends, seigneur, à ces hautes bontés, id. Cinna, v, 3. Rome vous permet cette haute alliance, id. Nicom. I, 2. Prenez-en aujourd'hui la marque la plus haute, id. tfc. ii, 2. Seigneur, c'est remporter une haute victoire Que de rendre un amant capable de me croire, m. ib. V, 2. Pour voir votre vertu dans son plus haut éclat, ID. ib. v, 10. Sous un si haut appui [celui de Rome], nos rois humiliés N'ont été que sujets sous le nom d'alliés, id. Sertor, ii, <. Et c'est ce que vient rendre à la haute vaillance Dont je ne fais ici que trop d'expérience. L'ardeur de voir.... id. ib. m, 2. Ce généreux exploit, ces nobles sentiments, Méritent de ma part de hauts remerclments, ID. tb. V, 4. Elle a le cœur trop bas pour un si haut dessein, rotr. Antig. iv, 4. Haut crédit, id. Bélis. V, 2. Il n'est pas toujours bon d'avoir un haut emploi, L» FONT. Fabl. I, 4. L'un [Turenne], dès qu'il parut dans les armées, donna une haute idée do sa valeur, boss. Louis de Bourbon. Cette élection divine [de David] avait un objet plus haut que celui qui paraît d'abord, id. Hist. ii, 4. Dieu a mis quelque choso en nous.... qui peut se soumettre à si souveraine puissance, s'abandonner à sa haute et incompréhensible sagesse, se confier en sa bonté, craindre sa justice, espérer son éternité, id. Duch. d'Orl. Oui, sans doute, une ardeur si haute et si constante Vous promet dans l'histoire une place éclatante, rac. Alex, i, 2. Les feux de ses regards, sa haute majesté Font connaître Alexandre, id. tb. m, 3. Souvent avec prudence un outrage enduré Aux honneurs les plus hauts a servi de degré, id. Eslh. III, ). Le bonheur de le servir était, selon lui , une assez haute récompense pour ceux qui le servaient, fén. TH. xvi. Pour les faibles humains quelles hautes leçons I volt. Sémiram. i, <. Dès lors cette entreprise où il s'était si témérairement engagé [l'expédition de Moscou], terminée heureusement et à force d'audace, sera le fruit d'une haute combinaison ; son imprudence sera sa grandeur, SÉGUR, Ilist. de Nap. viii, 4. || Haut appareil, grande magnificence. || Terme de chirurgie. Haut appareil, une des manières de faire l'opération de la taille, dans laquelle on ouvre la paroi abdominale au-dessus du pubis ; ainsi dit parce qu'il exige plusieurs instruments. || De haut goût, trèsépicé. Ce mets est de haut goût. Qu'il [l'enfant] ne mange rien de haut goût qui l'excite à manger au delà de son besoin, et qui le dégoûte des aliments plus convenables à sa santé, fén. Éduc. filles, ch. 3. Il C'est un cadet de haut appétit, voy. cadet. Il Terme de chasse. Chien de haut nez, chien dont l'odorat est excellent. || Le haut mal , l'épilepsie, ainsi dit à cause de la gravité de cette afléction. Fagon, sujet aux atteintes du haut mal, était un méchant sujet en termes de chirurgie, st-sim. 99, 57. Il Haute pression, voy. pression. || Une haute température, une grande chaleur. Le fer ne fond qu'à une haute température. || Familièrement. Emporter quelque chose de haute lutte, voy. lutte. || IS" Ardu à comprendre, à saisir. Ils répugnent à notre doctrine, parce qu'elle leur semble trop haute, doss. i" sermon, Dim. de la passion, préambule. Rendezvous attentifs; voici le nœud; la matière est haute, et, quelque ordre qu'on y apporte, elle échappe si on ne la suit, id. o* avert. 3. || Les hautes sciences, la théologie, la philosophie et les mathématiques. Il La haute géométrie, celle où les démonstrations exigent remploi du calcul infinitésimal. Ce qu'est Newton à la haute géométrie, Montesquieu l'est à la haute politique, bonnet. Es.-!, analyl. âme, ch. 19. Il Dans les collèges et lycées. Les hautes

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classes, celles oii l'on enseigne la rhétorique, la philosophie et les matliématiques spéciales. ]| Le haut enseignement ou enseignement supérieur, l'enseignement des facultés et du Collège de France. Il Haut style, langage rempli de termes nobles et d'expressions riches et magnifiques. Ouvrage écrit dans le haut style. || Ironiquement. Haut style, langage ampoulé, guindé. Quel diable de jargon entends-je ici? voici bien du haut style, mol. Préc. 6. Il Haut comique, voy. comique. Tout cela est à là ibis noble, intéressant et du haut comique, volt. Comm. Corn. Suite du Menteur, i, 2. || Haut comique se prend aussi, dans le langage familier, pour dire très-ridicule. De telles prétentions, avec si peu de mérite réel, c'était du haut comique. Il 14" Qui a de l'élévation morale et de la fierté. Achille à qui la Grèce a donné cette marque D'avoir eu le courage aussi haut que les cieux, malh. V, 2. Loin d'en être abattu, son cœur en est plus haut, COBN. Poly. m, 5. Sur leurs hauts sentiments réglons plutôt les nôtres, ID. Ilor. m, J. lia le bras fort, le cœur haut, mol. Amph. ii, i. Cet homme [le cardinal de Retz] si fidèle aux particuliers, si redoutable à l'État, d'un caractère si haut qu'on ne pouvait ni l'estimer, ni le craindre, ni l'aimer, ni le haïr à demi, BOSs. le Tellier. César avait le courage trop haut pour se laisser éblouir par un vil intérêt, vehtot, Révol. rom. xiii,p. 225. Ce langage était trop haut, pour être entendu par les politiques ordinaires, st-foix, Ess. Paris, CEuv. t. m, p. 367, dans POUGRNS. Non pas dans le fond que je craigne qu'elle t'aime ; elle me parait avoir le cœur trop haut pour cela, marivaux. Jeux de l'am. et du lias, m, 2. Le mensonge n'a point de si hauts sentiments, volt. Œdipe, ii, b. || Qui annonce de l'élévation morale. Puis c'était une repartie haute et convenable qu'elle avait faite la veille à cette madame une telle, qui s'oubliait de temps en temps à cause qu'elle était riche, marivaux, Marianne, 1' part. Un mot : que dites-vous de notre nouvel hôte? — Eh! mais.... — Il a vraiment la mine fière et haute, collin d'hableville. Malice pour malice, II, < 6. Il II a le cœur haut et la fortune basse, se dit d'un homme pauvre mais fier. || Orgueilleux, impérieux, qui a de la hauteur. C'est une femme haute. Libre dans mes discours, peut-être un peu trop haut, chaul. à Lafare. M. de Noailleset M. de Barbézicux étaient fort mal ensemble : tous deux bien avec le roi, tous deux hauts, tous deux gâtés, st-sim. 25, 35. Vous avez l'humeur haute, et c'est cette humeur-là dont il serait à propos que monsieur s'alarmlt pour vous, marivaux. Pays. parv. 2' part. Il 15" En mauvaise part, excessif en son genre. 11 a fait une haute sottise. Haute effronterie. Ce combat pour votre âme est un nouveau supplice. S'il vous laisse obligée à demander justice, S témoigner toujours ce haut ressentiment, cokn. Cid, V, 4. Par lui j'ai jeté Rome en haute jalousie, id. Nicom. I, B. Il Haute trahison, se dit des crimes qui intéressent la sûreté de l'État. || 16° En parlant des cartes. Les hautes cartes, celles qui ont le plus de valeur, surtout les as et les figures. || 17° Haut prix, valeur très-élcvée. Les denrées sont à très-haut prix. y Kig. Il met ses services à très-haut prix. || Terme de commerce. Les cafés, les blés, les vins etc. sont hauts, ils sont à haut prix. || L'argent est haut, c'està-dire on n'en trouve à emprunter qu'à un gros intérêt. Il Haute paye, voy. payk. || 18° S. m. Haut, élévation, hauteur. Cette maison a quinze mètres de haut. Tomber du haut du toit. || Tomber de son haut, tomber de toute sa hauteur. Si l'enfant tombe de son haut, il ne se cassera pas la jambe, J. J. rouss. Ém. II. Il Fig. et famiUèrement. Tomber de son haut, être extrêmement surpris d'une chose. Et ce qui m'a vingt fois fait tomber de mon haut. C'est de vous voir au ciel élever des sornettes Que vous désavoueriez si vous les aviez faites, mol. Femmes sav. IV, 2. Mme Denis jouait Zaïre I Mme Denis comparée à Clairon I je tombai de mon haut, marmontel, Mém. VII. Il On dit dans le même sens : 11 a failli, il a pensé tomber de son haut. Je faiUis tomber de mon haut à un compliment de cette nature, RETZ, iii, 78. Il pensa tomber de son haut de voir.... HAMiLT. Gramm. <t. || Du haut en bas, de l'extrémité supérieure à l'extrémité inférieure. Madame, et quelques-uns vous diront, au besoin. Quels dieux du haut en bas renversent les profanes, corn. Nicom. m, 2. Il [RaziasJ courut avec une fermeté extraordinaire à la muraille, et il se précipita lui-même courageusement du haut en bas, saci. Bible, Machab. 11, xiv, 43. Et je vous verrais nu du haut jusqucs en bas. Que toute votre peau ne me tenterait pas, mol. Tari. 111, 2. Il On dit aussi de haut en bas. [Galères

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pourvues/ De neufs avirons et de mâts. Bref, refaites de haut en bas, scarron, Virg. v. Le voile fut déchiré de haut en bas, boss. Hist ii, 6. || Fig, et familièrement. Regarder quelqu'im de haut en bas, le regarder avec un air de mépris. || On dit dans le même sens : Regarder quelqu'un du haut de sa grandeur. || Fig. Traiter quelqu'un du haut en bas, de haut en bas (locution dérivée de la locution : regarder de haut en bjis), le traiter avec mépris, arrogance. Ces dragons de vertu, ces honnêtes diablesses.... Qui, pour un petit tort qu'elles ne nous font pas, Prennent droit de traiter les gens du haut en bas, mol. Éc. des femmes, iv, 8. S'il est permis de traiter du haut en bas les incrédules, volt. Colim. 3. Il Fig. Voir les choses de haut, embrasser les choses dans toute leur étendue, saisir les rapport» et leurs conséquences. Yorclt [général prussien] voyait de plus haut [que le reste des Prussiens] : il était de cette société des Amis de la Vertu, dont le principe était la haine des Français, et le but, leur entière expulsion de l'Allemagne, ségur, Uist de Nap. XII, 6. Il Voir les choses de haut, signifie aussi n'en avoir que des idées générales. Le prince ne peut entrer dans ces détails, il voit les choses de haut. Il Terme de charbonnier. Grand haut, le troisième lit d'un fourneau. Petit haut, le quatrième et quelquefois le dernier ht. || Au plur. Terme de marine. Les hauts du navire, ce qui, du navire, est au-dessus de la flottaison. || 19° Montagne, éminence. Sur un haut vers cet endroit Était leur infanterie, mol. Xmph. I, (.Le roi fit monter l'électeur de Bavière seul avec lui dans son chariot, ils sa promenèrent fort dans les hauts de Marly, st-sim. 303, 200. Paul-Louis sur les hauts de Veretz fait des choses admirables, p. l. cour. Gazette du village, n* 4. Il Gagner au haut, gagner le haut, s'enfuir, se meltre en sûreté. Le galant aussitôt Tire ses grcgues, gagne au haut, la font. Fabl. ii, 4 5. || 20° Le faîte, le sommet, la partie supérieure. Le haut d'une tour, d'une montagne. Le haut du corps. Le haut d'un tableau. C'est quitter, c'est trahir les droits du diadème Que sur le haut d'un trône être esclave moi-même, corn. Perth. i, 4. Votre protecteur est celui qui monte au plus haut des cieux, SACi,BiWe, Deutér. xxxiii, 28. Peidant qu'il [Charles Gustave de Suède] rassemble de nouvelles forces et médite de nouveaux carnages. Dieu tonne du plus haut des cieux ; le redouté capitaine tombe au plus boau temps de sa vie, et la Pologne est délivrée, boss. Anne de Gons. Il entend les soupirs de l'humble qu'on outrage. Juge tous les mortels avec d'égales lois, Kt du haut de son trône interroge les rois, RAC. Esther, m, 4. Prends soin, du haut des cieux, d'une tête si chère, volt. Zaïre, v, 3. Tel qu'un roc suspendu menace, au haut d'un mont, La terre de sa chute et le ciel de son front, masson, Ilelvét. m. Il Fig. ...vous mettre en pleine liberté De monter au plus haut de la félicité, conN. Perth. iv, B. Ils allaient au plus haut de la perfection, id. Imit. i, < I . Il Fig. Du haut de son esprit, c'est-à-dire en s'attribuant un esprit supérieur. Et les deux bras croisés, du haut de son esprit, U regarde en pitié tout ce que chacun dit, mol. Mis. u, B. Arsène, du plus haut de son esprit, contemple les hommes, la bruy. i. {| Crier du haut de sa tête, crier aussi fort que l'on peut. Et cette autre personne honnête Crierait tout du haut de sa tète, la font. Fabl. viu, 12. j{ Terme d'imprimerie. Haut de casse, voy. casse. || Le haut du pavé, la partie la plus haute du pavé. |{ Fig. Tenir le haut du pavé, être au premier rang. || 21° Le haut du jour, le temps où le soleil est le plus haut, midi. ....Vous ne saurez pas <)u'avec magnificence Le roi vient honorer Tempe de sa présence, Qu'il entra dan» Larisse hier sur le haut du J0L.r, Qu'à l'aise je le vis avec toute sa cour, mol. Mélic. i, 3. || 22° Le haut, ia partie supérieure de la ville à Genève où habitent les gens riches. 11 était, lui, un garçon du haut, J. J. Rouss. Conf. 1. Il 23° Fig. Le haut et le bas, ce qu'il y a d'élevé et ce qu'il y a d'infime. Le christianisme a fait voir le haut et le bas de notre cœur, cuateaub. Génie, u, m, ). || Par analogie. Le jeu a ses hauts et ses bas. Il faut du haut et du bas dans la vie, mol. Fourb.Scap.m, (. N'admirez-vous pascomme cette vie est mêlée de haut et de bas, de blanc et uo noir? VOLT. Lett. Damilavilte, n fév. 1767. || 11 y a du haut et du bas, des hauts et des bas dans l'humeur, dans l'esprit, dans la conduite, dans les ouvrages de cet homme, c'est-à-dire on y remarque de grandes inégalités. || On dit dans le même sens : Avoir du haut et du l>as, des hauts et des bas dans l'humeur, dans sa vie, dans sa fortupe. || 24° Terme de musique. Le haut, les notes élevées. La voix de ce chanteur est belle dans le haut.|| 25° Adv. Haut,

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dan» la partie la plu» haute. Monter haut. Ittre haut perché. Il demeure deux étages plu» haut. A tous coups ils [ceux qui me bernaient] me perdaient de vue, et m'envoyaient plu» haut que les aifçles ne peuvent monter, voit. UU. ix. || Il a été pendu haut et court, se disait d'un homme jugé et exécuté en peu de temps par une \iM/:e expéditive. ...Sous peine D'être pendu, d'i^tre r.;' bautet court En un gibet..., LA FONT. Bflph. Il Cheval monté haut ou haut monté, cheral dont le tronc est supporté par des membres longs et grêles. || Cheval haut chaussé, cheval chez qui la balzane s'étend jusqu'au genou ou au jarret, ou au-dessus de ces légio.is. || Terme de manège. Haut, haut, haut! Kxpression dont le maître se sert lorsque rél.''ve fait des courbettes, pour l'avertir que .son cheval ne lève pa.s assez le devant. || Terme .Je fauconnerie. Voler haut et gros, voler de bon gré «t avec adresse. || Haut en bas! cri des ramoneurs, qui rappelle leur métier de ramoner les cheminées du haut en bas. || Ancien terme d'artillerie. Haut le brasi mettez le feu au canon. || Haut le boisi ancien commandement militaire pnur faire lever les piques. || En termes d'arithmétique, haut et bas se dit des deux termes d'une fraction. Divisant par » haut et bas, c'est-à-dire divisar^t par 2 le numérateur et le dénominateur. || Teime de marine. Haut et bas, sert à exprimer qu'on travaille partout à la fois. || Haut la barre I commandement qu'on faisait autrefois au timonier quand on voulait qu'il tînt la barre du gouvernail dans le plan de la quille du navire; locution qui provient d'une ancienne disposition de la barre dans les vaisseaux. || 26° Terme de manège. Mener un cheval haut la main, tenir haut les rênes. ||Kig. et familièrement. Haut la main, avec autorité, sans difficulté. Il mrne ses gens haut la main. Vous l'auriez guéri haut la main, mol. Pourc. 11, t. Vous gagneriez votre procès haut la main, volt. Dial. 11. Il Porter haut la tête, se dit du cheval qui porte bien sa tête. || Porter haut la tête, être fier. || Fig. et familièrement. Cet homme le porte haut, il se prétend de grande qualité, et aussi il se prévaut de l'avantage qu'il doit à sa naissance, à son rang, etc. Cela fut cause qu'il commença de se relever plus que de coutume, de le porter plus haut qu'il ne soulait , abusé des vaines espérances qu'il se donnait, d'urfè, Astrêe, li- 6. DéTompez-vous , de grAce, et portez-le moins naut ; Ce ne sont pas des gens comme moi qu'il vous faut, mol. Mis. v. 6. Mais il fait le marquis et le porte fort haut, poisson, l'Après-soupé des auberges, dans le roox, Dict. comique. || Le porter trop haut, prendre un ton de supériorité, avoir des prétentions trop hautes. Je l'avoue entre nous, mon sang un peu trop chaud S'est trop ému d'un mot, et l'a porté trop haut, CORN. Cid, u, t. Il 87" Haut le pied, en levant le pied. Haut le pied, belle Alison, Pour gambader, rire et boire, dancourt, Fotre de Besoin, divert. Il Par extension, haut le pied, sans être chargé. Renvoyer des chevaux haut le pied, les renvoyer sans être attelés ni montes. || Terme de chemin de fer et de messagerie. Train haut le pied, train vide de voyageurs. L'indemnité de 4,875,oOo francs allouée à la compagnie des services maritimes des messageries impériales pour frais de transport, en haut le pied, des navires affectés au service postal de l'Indo-Chine, Rapport du boron de Feauce au Corps législatif, séance du i7 avril ^ss.i. Il Elliptiquement. Haut le pipd I marchez, décampez. Il Faire haut le pied, disparaître tout d'uD coup, s'enfuir. Ce banqueroutier a fait haut le pied. Mme Patin: Qu'est devenu le chevalier? — Lisette : U a fait haut le pied, dès que vous avez eu le dos tourné, dancourt, Chev. à la mode, m, î. || S. m. Un haut-le-pied,en termes familiers, homme qui ne tient à rien, qui lève facilement le pied, qui n'a point d'établissement. Ne lui prêtez point d'argent; c'est un haut-le-pied. || Ancien nom de certains officiers ambulants des vivres et des équipages militaires, qui n'avaient que la commission d'observer, sans être attachés à un emploi fixe. Capitaine, ou commis haut-le-pied. Un duc et pair de ma naissance n'allait point servir comme un baut-le-pied dans les armées, st-sim. tus, 89. ||i4u ptur. Des haut-le-pied. || Il a fait haut-le-corps, se disait d'un biinqueroutier qui s'enfuyait. || Substantivement. Un haut-le-corps, voy. hadt-le-corps, à son rang. Il S8* Adv. Fig. Haut, à un rang élevé, à un point élevé. De< personnes haut plicées. Je te donne Emilie.... qu'ont mise si haut mon amour et mes soins Qu'en te couronnant roi je t'aurais donné moins, CORN. Cinna, v, ». Ta fortune est bien haut, tu peux ce que tu veux, lo. ih. Mon nom dans dos

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succès s'était mi» assez haut Pour faire quelque bruit, sans beaucoup d'injustice, ID. le Uent. 1, ». Elevez peu de gens si haut qu'ils puissent nuire, ROTR. Vencesl. i, ) . Ceux qui mettent U vertu trop haut, à qui toutes les faible,.s8cs paraissent des crimes horribles ou qui, des conseils de perfection, font la loi commune de tous les fidèles, boss. Cornet. Que s'il [le pape saint Grégoire] a parlé en ces termes du temps du roi Childebert, et s'il a élevé si haut la race de Mérovée, ID. Reine d'Anglet. Ce poète orgueilleux [Ronsard] trébuché de si haut, BoiL. Art p. I. Nul n'éleva si haut la grandeur ottomane, BAC. Baj. Il, *. On met bien haut les obligations de l'Evangile, bass. Panég. J. Bapt. || Prétendre trop haut, avoir des prétentions trop élevées. Et s'il prétend trop haut, je dois désespérer, corn. Suiv. 1, î. Il 29" Dans les temps passés. Quelque haut qu'on puisse remonter, pour rechercher dans les histoires.... boss. Reine d'Anglet. \\ Reprendre une chose de plus haut, la raconter en la reprenant d'un temps plus éloigne. Cet engagement, qui devait lui tenir lieu de la vente exclusive du tabac, est un point si important dans son histoire, qu'on ne le trouverait pas assez éclairci, si nous ne reprenions les choses de plus haut, ratnal, Hist. phil. IV, 2«.|| Ondit quelquefois dans le même sens : remonter plus haut. || Reprendre les choses de plus haut, remonter & des vérités antérieures, à des principes généraux. Il Plus haut, ci-dessus, dans ce qui précède. Ainsi qu'il a été dit plus haut. Il 30" Terme de musique. Dans un ton haut. Sa voix ne peut pas monter plus haut. Vous l'avez pris trop haut en commençant. || Kig. Le prendre haut, trèshaut, montrer de l'arrogance, de la présomption. Mais, mon petit monsieur, preiiez-le un peu moins haut, MOL. mis. I, 3. Elle le prit si haut qu'il parut confus, HAMILT. Gramm. 8. Vous le prenez bien haut, monsieur! sachez que, quandje dispute avec un fat, je ne lui cède jamais, bf.aumarchais, Barb. de Sév. m, 5. Il Le prendre haut, signifie aussi rechercher quelque chose de trop difficile. Lorsque nous vous proposons d'imiter l'exemple de ceux qui, après avoir mené une vie semblable à la vôtre, en ont connu le danger, se sont retirés des plaisirs et des dissipations du monde, et leur ont fait succéder la prière, la retraite, la mortification, la pratique des œuvres saintes, vous répondez qu'il est dangereux de le prendre si haut, MASS. Carême, Riche. Il ne faut pas le prendre si haut, m. Carême, Tiéd. || 3f X haute voix. Parlez haut. Vous ne parlez pas assez haut. Crier très-haut. Elle en parle tout haut, elle s'en vante à nous, corn. Thdnd. 11, 2. Je le dis donc tout haut afin que l'on m'entende, m. Sertor. u, 2. Chantez ce que vous voudrez . répondit à demi haut le même personnage, scarr. Rom. com.l, ie>. Nous avons ri aux larmes de cette fille qui chanta tout haut dans l'église cette chanson gaillarde dont elle se confessait; rien au monde n'est plus nouveau ni plus plaisant, sév. Lett. <2 janv. «676. Mayenne, qui de loin voit leur folle entreprise, La méprise en secret et tout haut l'autorise, volt. Henr. iv. || Elliptiquement. Plus hauti c'est-à-dire parlez plus haut. || Par extension. Avec un bruit comparé à la parole haute. Il mange haut et avec grand bruit, il roule les yeux en mangeant, la table est pour lui un râtelier, la bboy. xl || Fig. Parler haut, parler ouvertement, sans rélicence ni ambages. Vous qui parliez tantOt, et si haut, contre lui, corn. lois, d'or, 11, 2. Je l'ai dit, et trop haut, pour m'en pouvoir dédire, id. Othon, iv, 6. Des gens qui disent tout haut qu'ils ne la croient pas, boss. Lett. 4 37. La honte d'être si peu conséquent à moi-même, de démentir sitôt et si haut mes propres maximes, l'emporta sur la volupté, J. 1. bouss Confess. vi. || Parler haut, s'exprimer d'un ton décidé et même arrogant. Ne parlez pas si haut ; s'il est roi, je suis reine, corn. Nicom. i, 2. Comment vous nommez-vous, monsieur, qui parlez si haut? VOLT. Vlngénu, ch. 9. || Parler haut, parler librement contre les abus des gouvernements ou des institutions. Il est très-vrai qu'on commence à parler bien haut en Italie, et surtout à Venise, volt. Lett. la Tourelle, 6 janv. <770. |{ Penser tout haut, faire connaître avec franchise ses pensées, ce qu'on a dans l'esprit. Une société peu nombreuse, et qui s'aime. Où vous pensez tout haut, où vous êtes vous-même, ORtssET, Méchant, iv, ♦. || Fig. et familièrement. Il faut chanter plus haut, se dit à une personne qui mésolTre d'un objet qu'elle marchande. Il Fig. Haut et clair, franchement, sans ambiguïté, sans chercher des adoucissements. Il Fig. et familièrement. On ne lui a pas dit plus haut que son nom, voy. nom. || 82" Terme do jeux.

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Couper haut, couper avec un fort atout. || 88* Monter haut, s'élever à une somme considérable. Le beau pays, et la jolie petite terre! elle n'est pourtant plus affermée que vingt mille Acus depuis la misère du temps ; elle allait autrefois plus haut, sév. 349. J'en mettrai haut le prix ; c'est i lui d'y penser, th. corn. Ariane, iv, 3. || La dépense monte haut, elle est considérable. Il ne croyait pa* que le compte montlt si haut. || 84" En haut, locadv. Dans le lieu qui est le plus haut. Allez, montez en haut. Il Du côté supérieur, du côté le plus élevé. Je sens que je puis vouloir, ou tenir ma main immobile, ou lui donner du mouvement; et cela en haut ou en bas, à droite ou à gauche, avec une égale facilité, boss. Connaits. m, ti. Quoi! jamais vous n'écouterez l'Ëglise, qui vous dit et crie de toute sa force, à chaque sacrifice qu'elle offre : sursum corda, le cœur en bauti m. Concupûc. »t. Il Tirer en haut, pous.ser en haut, tirer, pousser vers le haut. || Regarder en haut, regarder en l'air. De sorte qu'ils ides gens qui me bernaient] demeurèrent longtemps en bas tendant la couverture, et regardant en haut sans se pouvoir imaginer ce que j'étais devenu, voit. Leit. 9. || Terme de marine. Il est en haut, il est en vigie sur les barres de perroquet, etc. L'ancre est en haut, elle est en bossoir. L'équipage est en haut, il est sur le pont. lias- D'en haut, d'un lieu supérieur. La lumière vient d'en haut dans l'atelier. || Du ciel même, par la vertu céleste. Mes prières n'ont pas le mérite qu'il faut Pour avoir attiré cette grâce d'en haut, MOL. Tart. III, 3. Il a connu la sagesse que le monde ne connaît pas, cette sagesse qui vient d'en haut, qui descend liu père des lumières, et qui fait marcher les hommes dans les sentiers de la justice, BOSS. le Tellier. Ceux qui combattaient aupris de lui nous ont dit souvent que, si l'on avait à traiter quelque grande affaire avec ce prince, on eût pu choisir de ces moments où tout était en feu autour de lui; tant son esprit s'élevait alors, tant son âme leur paraissait éclairée comme d'en haut dan» ces terribles rencontres, id. Louis de bourbon. Jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la force d'en haut, m. Hist. u, 7. De siècle en siècle paraissaient de» hommes juste» suscités d'en haut, mass. Mystères, Passion. Un auteur inspiré d'en haut, id. Or. /un. YiVeroy. L'on était regardé comme le ministre d'en haut, et l'interprète de la volonté du ciel, dider. Opin. des anc. philos. (Égyptiens). Peut-être que ton cœur, ému de saints transports. S'apaisera soimême à tes propres accords. Et qu'un éclair d'en haut perçant ta nuit profonde. Tu verseras sur nous la clarté qui t'inonde, lamart. Mid. 1, 2. || D'en haut, se dit aussi pour signifier la cour, le conseil, et autres autorités supérieures. Un ordre d'en haut. Il 36' En haut de, loc. prêp. Dans la partie supérieure. Il est tout en haut de la maison. Ecrivez ceci en haut de la page. || 37' Là-haut, dans le lieu qui est là au-dessus. Ils sont là-haut. Peut-on vivre, direz-vous, de cette sorte? peut-on renoncer à ce qui platt? on vous dira de làhaut fia grille où était Mme de la Vallière devenue religieuse] qu'on peut quelque chose de plus difficile, puisqu'on peut embra-sser tout ce qui choque, boss. la Vallière. Je vous quitte un moment, et je monte là-haut, regnard, Distrait, m, <♦. Arrangez tout, je vais faire ma cour là-haut, ohesset. Méchant, m, 9. Il Dans le ciel, par opposition à ici-bas. Là-haut réside un juge incorruptible. || 38" Ici-haut, dit plaisamment, par imitation d'ici-bas, dans les dialogues des morts, des lieux habités par les vivants. Les morts.... raisonnent mieux que nous des choses d'ici-haut, fonten. À Lucien. || 89" Par en haut, loc. cutv. Par le haut. Pa.ssez par en haut. Il 40* Par haut, en termes de mancge. Ce cheval va par haut, il fait un manège élevé. || 41* Aller par haut et par bas, vomir et aller à la selle.

— REM. Il ne faut pas confondre haut à la main et haut la main : haut à la main est un adjectif qui signifie impérieux ; haut la main est une locution adverbiale qui signifie d'emblée, sans résistance.

— SYN. BAOT, hautain, altier. Ces trois mot» ont le même radical, le latin altus, haut, et ne durèrent que par le suffixe. Haut n'a point de suffixe et exprime l'idée simple de l'élévation morale; ce n'est que par abus que ce mot arrive à y mêler queli|ue idée de hlàme. Il n'en est pas de même de hautain et d'altier, qui sont toujours un excès, au moins dans le langage moderne. Hautain désigne un excès de hauteur d'âme qui se manifeste par les manières, par le langage; et c'est par là surtout (,'u'est blessant l'homme hautain. Au contraire, altier

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désigne un excès do hauteur d'âme qui se manifeste «urtout dans les sentiments, les passions, les volontés. — HIST. XI' s. i saint Michel [il] tiendra mult halte feste, Ch. de Roi. iv. Bon sont li comte, et lor paroles haltes, ib. luxv. Soixante mille [trompettes] en i cornent si hait, ib. cuv. Puis si s'escrie [Charlemagne] à sa vois grant et halte, ib. ccxii. Halz est li jurs, mult par est granz la feste, ib. ccLxxiii. Il XII' s. Haut sont li pui [montagnes], et li val tenebror, Ronc. p. 37. Li douze per qui sont de haut parage, ib. p. 65. Et le cors en ait pendre, ib. p. 200. Sire clerz, tout en haut [à haute voix] nous dites la leçon, Sax. xxv. Mielz vient de basse gent estre bon e monter. Que de halte gent estre e en enfer aler, Th. le mari. 88. Devant le hait altel fu li cor» sainz portez, E de moines et d'altres fu tute nuit guardez, ib. <B3. Tant esturent ensemble li reis e saint Thomas, Parlèrent d'un e d'el [autre],

ore hait, ore bas ib. <<4. Et la reine de si

haut Comme ele estoit as piez lui chiet, la Cliarrette, U8. De si haut, com il pot crier. Me comanca à desfier, crestien de troif.s, Chev. au lyon, V. 487. Et la dame fu en la tor De son castel montée balt, ID. dans Ilist. litt. de la Fr. t. xv, p. 24). Devant l'arche à l'ait Deu.... et sur els tuz plus hait parut de l'espalde en amunt, Ane. trad. des livres des rois, 1° 6 et (2, dans raynouard, Gtoss. E la malvese gent e les fil de Belial eurent la plus halte main envers Roboam, Rois, p. (37. Et j'ai plus haute pensée Que tuit li autre ameor [amants], Couci, i. Que li faus enfes [enfant] qui crie Pour la bêle estoile avoir Qu'il voit haut et clair seoir, ib. m. Mais fol riesir fait souvent cuer penser En si haut lieu qu'il n'i puet avenir, ib. x. ||xiii" s. Bêle Amelot seule en chambre filoit, En hait chantoit, et son ami [elle] nommoit, Romancero, p. 72. Nostre sires est jà vengiés Des haus barons qui or lui sont failli, QUESNES, Romane, p. 98. Se j'avoie mon jouvent (jeunesse] tout usé, Si sui-je riche et de moult haut parage, Qu'on m'aimeroit à petit de biauté, ib. p. <09. i vous me renc, s'en est li drois. Si haus com prendre le volrois [vous le voudrez], Partonop.v. 36 H. N'i a celui qui tant haut ceigne espée, Qui ne soit ars [brûlé] et la poudre ventée, Agolant, v. 80". Moult estoit hau8 homs et redoutés et pleins de grant pooir, villeh. xxx. Que Aleman estoient chevalier de haut prix, lierle, v. Tant qu'en un bois [ils] s'en vindrent haut et grant et plenier, ib. xix. Cil dame Diex, fait-elle, gui haut siet et loin voit, il», xxvui. Quant li très hauz departoit les gens.... Psautier, t" tse. Cum venimes en halte mer, gaimar, Haveloc, v. 582. Il est ordené que nus ne pourra ouvrer à jour de dyemanche, ne à jour de feste que commun de la ville doie foirier, se ce n'est contre les hautes festes, comme Pasques, Penthecoste.... Liv. des met. 414. Lais d'amors et sonnés cortois Chantoit chascun en son patois, Li uns en haut, li autre en bas, la Rose, 709. Si ot [Raison] ou chief une coronne. Bien resembloit haute personne, ib. 2992. Le [la] seconde manière, si est quant on se met du haut et du bas el dit en l'ordenance de cix [ceux] qui sunt esleu arbitre, BEAUM. XLi, 34. De ce tertre cheoit le flum, et leur sembloit que il y eust grant foison d'arbres en la montaigne en haut, joinv. 220. || xiv's. Quant le faulcon qui vole est enmy son hault, Modus , î° Lxxxv, verso. Se misrent hault et bas [entièrement] à sa merci, C/tron. de St Denis, t. i, f° (62, dans LACURNE. Comme il fust si grant philosophe et si merveilleux maistre en toute escripture, si estoit il de haute vie et aournée de bonnes mœurs et de haultes vertus, ib. f° (26. Taillables haut et bas à volonté [gens à qui leurs seigneurs pouvaient imposer telle taille qu'ils voulaient], OrUoun. des rois, t. m, p. 54. || xv* s. S'en affuit par devers ses naves tout desconfit, et ne remmena de bien sept mille hommes qu'il avoit avec lui, plus haut de trois cents, froiss. i, i, <8|. Et sentoient qu'ils n'avoient mie pourveances assez pour eux tenir plus haut de dix jours, id. i, i, 4 90. Quand il fut haut jour et ils purent connoistre l'un l'autre, aucuns chevaliers et escuyers se recueillirent ensemble et combatUrent moult vaillamment aux Anglois, id. i, 1, 327. Chevauchèrent tant messire Thomas et sou fils que ils vinrent à Mauros ; et là se logèrent de haute heure pour rafreschir eux et leurs chevaux, ID. Il, II, 4 6. La nature des Allemans Est où ilz scevent bien roumans, Puisqu'il i ait un seul François, Si demourroit entre eulx dix ans, Jà n'i parleront que thyois [allemand], Et l'esgardent sur le travers; D'un hault langaige chascun crie, e. desch. Poésies mss. (" 354. Nulz ne voit [va] oïr haulte messe; Car le dimenche pour la presse Tous en-

semble et chucun se passe Moult legierement d'une basse, id. ib. (' 4U8. Congiioissant les hauli et les bas, VILLON, Bail, des Écoutants. 11 se laissa clieoir du haut de lui, menant très piteux deul, en regrettant sa bonne femme, louis xi, A'oud. xlvii. Si dist aux bonnes gens : où sont les traistres qui sont du lignage Damant et qui en celle forest veulent faire du hault assis [trancher du souverain]? Percefor. t. IV, f" 133. Combien, mais ne parlez point hault [ne dites pas un prix élevé], Coustera toute la marée? Recueil de farces, p. 143. ||xvi' s. L'incrédulité est si haut enracinée et si fort attachée au coeur des hommes..., calv. Instit. 43*. Ce qui fayt le quaresme si haut, rab Pant. ii, < i . Là hault [au ciel] , MONT, i, 66. On les a veu voler d'une aile si haulte, que.... id. i, 44*. Rencontrant [dans un livre] une pièce haulte, riche et eslevée jusques aux nues, id. i, 4 56. Le hault bout d'une table, iD. I, (68. Consolants la mère de Brasidas, de la mort de son fils, et le hault louants jusques dire que.... ID. I, 234. Alexandre dormit si profondement et si haulte matinée.... id. i, 339. Le hault mal, id. m, 206. Tomber de hault, id. iv, 204. La folie d'avoir, sur le haut de son âge, prins une fille si jeune d'ans, DESPEB. Contes, vi. Et quand ils verroyent les hautes payes qui leur seroyent données, ils ne se feroyent gueres tirer l'aureille, langue, 267. Il commanda qu'on se mist en ordre sur un petit haut, pour oster aux ennemis la veue d'un vallon, ID. 649. Le peuple luy cria tout hault qu'il ne le vouloit point, AMYOT, Péricl. 34. Un ouvrier tumba d'adventure du hault en bas, ID. ib. 3. Voulant faire penser le peuple à toutes choses haultes et grandes, id. ib. 37. Une sorte de navire bonne à cingler en haulte mer, id. ib. B4. La mer par plusieurs jours se tint fort haulte, et fut tousjours fort courroucée, id. Timol. 27. Sa gloire s'espandit par tout jusques aux plus haultes et loiugtaines provinces de l'Orient, id. Pélop. 54. Et, prenant son espée à deux mains par le manche, il se laissa tomber de son hault sur la pointe et se tua ainsi, id. Brutus, 6a. Il luy demanda comment il dormoit ainsi si haulte heure, en homme qui a desja vaincu, id. Alex. 60. Aiant fait trotter l'artillerie haut le pied, d'aub. Hist. I, 304. Les croquans qui eurent plus de courage tirèrent, et sans passer l'œuil à la mire, pourtant presque tous firent haut, id. ib. IV, 383. Les Suisses firent, sur le gros du combat, haut le bois; et ne fut pas possible de les faire combattre, carloix, i, 44. Or aviez vous mandé par toutes les batteries que chacun chargeast, amorçast et pointast ses pièces droit au donjon du chasteau, tous prêts à faire haut les bras, SULLY, ilém. t. IV, p. 462, dans lacurne. Encoies aujourd'hui, adjoustoit-il, quand le turc passe par les rues, on ne s'oseroit tenir es fenestres et le regarder du haut en bas; et c'est, ce me semble, que ceux qui sont les plus hauts semblent mespriser ce qui est plus bas qu'eux, bouchet, Serées , liv. m, p. 274 , dans LACURNE. Il l'eust faict appeller [en duel] ; car il estoit bault à la main et prompt à la vengeance, brant. Launoy. Rigaut (nom d'un chien] qui, de haut nez, est toujours le premier. Et qui rembuche mieux un cerf de haultes erres, am. jamin. Poésies, p. 64, dans lacurne. Qui plus haut monte qu'il ne doit, de plus haut chet qu'il ne vouldroit,

COTGBAVE.

— ÊTVM. Berry, hiaut; provenç. ait, aut; cat. ait; esp. port, et ital. alto; du latin altus, qui, d'après Festus, serait le participe passif de alere, nourrir, et signifierait proprement accru par la nourriture. L'/i est due à la tendance qu'a eue la langue pour la prosthèse d'une h: huile, huit, huître, hurler, etc.

IIAUT-X-BAS (hô-ta-bâ) , s. m. Terme vieilli. Porte-balle, petit mercier qui porte sur son dos une balle où sont ses marchandises. {| Au plur. Des haut-à-bas.

— ÉTVM. Haut, à, bas, c'est-à-dire homme qui met le haut, sa charge qu'il a sur le dos, à bas, pour déballer et montrer ses marchandises.

UAUT-X-HAUT (hô-ta-hô), s. m. Cri de chasse pour appeler.

I. HAUTAIN, AINE (hô-tin, tè-n"), adj. || 1° Qui s'élève haut par sa fierté et sa magnanimité. Et dans ces grands tombeaux où leurs âmes hautaines [des rois] Font encore les vaines, Ils sont mangés des vers, malh. i, 3. Avec des qualités, où votre âme hautaine Trouvera mieux de quoi mériter une reine, corn. Serlor. v, 4. Nous verrons la vertu de cette âme hautaine, id. Héracl. m, 2. C'est le plus prompt de tous comme le plus certain. Et le plus digne aussi d'un courage hautain, uaib. Sophon.

m, 2. Ces conseils ne plairont qu'à des âiqes hautaines, RAC. Alex. 1, 2. Il 11 se dit aussi des chose* en ce sens. En cette hautaine entreprise Commune à tous les beaux esprits, malii. m, 2. Et ce hautain désir qui te fait mépriser Plaisirs, trésors, grandeurs pour t'immortaliser, reunieb, Sat. v. Ainsi mon vol hautain attend un sort funeste, tristan, Panthée, ii, 3. || Ce sens, qui est le plus près du sens primitif, vieillit. || 2° Qui pousse la hauteur d'âme jusqu'à l'arrogance et à la superbe. [Le jeune homme] Hautain, audacieux, conseiller de soi-même, Et d'un cœur obstiné se heurte à ce qu'il aime, RÉGNIER, Sat. y. Maintenant que je ne suis plus que l'ombre d'Alexandre , je reconnais qu'Alexandre était trop hautain et trop superbe pour un mortel, FÉN. Dial. des morts anc. {Alexandre, Aristote). Hautain est toujours pris en mauvaise part; c'est l'orgueil qui s'annonce par' un extérieur arngant, VOLT. Dict. phil. Hautain. Les hommes pardonnent quelquefois aux femmes d'être hautaines, parce qu'ils leur passent tout; mais les femmes ne le leur pardonnent jamais, id. ib. Quand vous hsez les lettres de Jean Sobiesky, vous le voyez conquérant tracassé par une femme hautaine; vous le voyez, de la tente du grand vizir, du milieu des trésors qu'il a conquis , écrivant à cette épouse dont il ménage l'orgueil, dont il flatte la coquetterie, et lui promettant les riches dépouilles du ha» rem du vizir, villemain, Litt. fr. 4 8' siècle, i' part. 4" leçon. Il Substantivement. L'insolent est à l'égard du hautain ce qu'est le hautain à l'égard de l'impérieux; ce sont des nuances qui se suivent, et ces nuances sont ce qui détruit les synonymes, VOLT. Dict. phil. Hautain. || Il se dit aussi des choses. Je saurai bien rabattre une humeur si hautaine, CORN. Cid, II, 6. Leurs enfants ont déjà leur audace hautaine, bac. Athal. m, 3. Moins piqué d'un discours si hautain Que touché des malheurs où cet État s'expose, volt. Brut, i, 2. Vous voyez cet Assur dont la grandeur hautaine Traîne ici sur ses pas un peuple de flatteurs, id. Sémiram. i, 3.

— HIST. XI* s. Très qu'en la mer [il] conquist la tere altaigne, Ch. de Roi. 1. 1| xii* s. Jusqu'à la mer altagne [la haute mer], Ronc. p. 4. Demain [je] les ferai pendre [les messag^'is par dessus cest rivage. Ou saillir de la tour du plus hautain estage, Sax. XXVI. Ou saillir contrevol d'une tour moult hautaine, t6. xxx. Il XIII* s. Lors [elle] crie de rechef et plore à vois autaine , audefr. le bast. Romane. p. 44. Douce dame, en despit ne vos veigne Se vos avez mon cuer entièrement; Se je sui bas et voud estes hautaigne [de haut rang]. Servirai vos toz jors plus humlement, Mst. de poés. fr. avant 4 3oo, t. I, p. 83, dans LACURNE. Il XIV* s. Quant tu veux que ton faulcon soit hautain et prengne son hault, itodus, f° LXXXV. HelasI dame, je vous asseure Que je ne suis jamais une heure Sans penser à ce haultain bien. Lequel par vous j'entens très bien, lAU chim. à nat. 4 39. || xv* s. Il [le comte de Flandre] n'a pas le cœur si dur ni si hautain que, quand il nous verra en tel estât, il ne doie avoir merci [Philippe d'Artevelle aux Gantois], froiss. ii, ii, 4B3. Incontinent que le mary d'icelle Perrine fut couchié, chut auprès d'elle de maladie caduque; dont icelle print telle paour, qu'elle fut en voye d'en devenir haultaine [épileptique], du cangk, alteratus. ||xvi* s. Il trouve leur route trop haultaine et inaccessible, mont, ii, 4I6. Le rugissement haultain et espovantable de ce lion, id. ii, 4 92. Ceulx qui prennent mon silence pour une trop haultaine confiance ne m'en veulent gueres moins, in. iv, 203. Puis, après plusieurs haultaines [brillantes] expéditions, retourna en glorieux triomphe, yver, p. 541. Il avoit, à ce que l'on dit, la voix plus forte et plus haultaine qu'homme qui fust en toute la ville d'Athènes, amyot. Aie. 54.

— Etym. Dérivé de haut. Dans l'ancienne langue hautain a son sens propre : une tour hautaine, une voix hautaine, tour, voix élevée.

t 2. HAUTAIN (hô-tin), s. n». Bois vivant ou mort, mais beaucoup plus grand que l'échalas, et destiné à supporter la vigne dans certains pays. Vigne sur hautain.

— HlST. XVI* s. Ces vignes taillées, appellées es Cevennes de Vivarez, hautaignes, ainsi dites pour leur hauteur, ont quelque conformité avec les hautins qu'on void le long de la rivière de Loire, :iu païs d'Anjou, en Piedmonl, en Italie et ailleurs, horsmis qu'il n'y a aucuns arbres pour aider à les supporter, ains seulement de bois mort, o. SB

SERBKS, 487.

— Etym. Dérivé de haut; génev. hutins, hutains. HAUTAINEMENT ( hd-tè-ne-ioui ) , adv. D'une

nAU

manière hautaine. Ici «on insolence est un pou réprimée ; Asseï hautainement je me suis exprimée, TRiSTAK, M. dt Chritpe, iv, s.

— iiisT. XVI* s. Parler hautainement, amyot, Pyrrhus, (».

— f.TYM. Hautaine, et le suffixe ment.

f HAUTAINETÉ (hô-tfe-ne-té), s. {. Terme vieilli mais bon à remettre en usage. Caractère hautain.

— IIIST. xiv s. Icellui Mathelin veani l'arrogance et hautaineté du dit Rabaut, qui s'eflbrjoit de le injurier, du canob, altitudo. \\xyi' ». ....Afin que Marlius contre son naturel fust contraint de s'humilier, et abaisser la haultainetè et fierté de son cueur, AMTOT, Aie. et Cor. comp. 8. Comme les orages et tempestes se piquent contre l'orgueil et haultainetè de nos bastimcnts, uont. i, «os,

— ÊTYM. Dérivé de hautain 4.

HAUTBOIS (hô-boî; r« se lie : un hô-hol-z harmonieux), t. m. Il 1° Instrument à anche terminé par un petit pavillon, et dont les sons rappellent ceux de la musette, mais avec bien plus de douceur. Lorsque Rameau donna son premier opéra (Ilippolyte et Aricie, <733), l'instnjmfintation avait fait de grands progrès : la flûte traversière, qu'on appelait alors flûte allemande, avait remplacé la fliHe i bec; les hautbois s'étaient perfectionnés, se jouaient avec des anches plus fines et avaient acquis plus de douceur et de moelleux, ad. adam. Derniers souvenirs d'un musicien, Gossec, § m. || Par un calembour sur hautbois et haut bois , jouer du hautbois, abattre une haute futaie avant le temps. ||Fig. Hautbois désigne la poésie pastorale, comme la flûte désigne la poésie douce, et la trompette la poésie guerrière et majestueuse. Mais souvent dans ce style |le style pastoral| un rimeur aux abois Jette là, de dépit, la flûte et le hautbois, Et, follement pompeux en sa verve indiscrète, Au milieu d'une églogue entonne la trompette, Boa. Art p. II. Il 2° Musicien qui joue du hautbois. Oui, ma fille , neveu d'un trompette , et frère aîné d'un tambour; il y a même du hautbois dans ma famille, MARIVAUX, Préj. vaincu, se. 1. 1| 3° Jeu de l'orgue, compris parmi les jeux d'anche. || 4° Quinte de hautbois, se dit du cor anglais. Basse de hautbois, basson. Contre-basse de hautbois contre-basson.

— HIST. XVI' s. Jean d'Eslieùs, joueur de hautbois du roy, a mis en notes de musique quatre livres de danseries.... DO '^ehdier, BibUoth. p. 888,

dans LACURNE.

— ÊTYM. Haut, et bois, bois (flûte) dont le ton est haut; c'est l'instrument aigu de la famille du basson et du cor anglais. L'italien oboe n'est que le mot français prononcé et écrit i l'italienne.

+ HAirrBOISTE (bô-bo-i-sf) , t. m. et f. Celui, celle qui joue du hautbois. C'est un bon hautboïste. Il est rare de trouver une hautboïste. Les hautboïstes de l'Opéra (en (674) soufflaient à plein tuyau de toute leur force, produisant un son dur et canard sans nuances, c. blaze, Uist, de i'Acad. de musique, t. ii, p. 344.

— ETYM. Hautbois, et la finale iste.

nAUT-DE-CHAUSSES ou HAITT-DE-CHAUSSE

(hô-de-chô-s') , s. m. Ancien nom de la partie du vêtement de l'homme qui le couvre depuis la ceinture jusqu'aux genoux et qui étaii retenu par une ceinture mobile. On dit aujourd'hui culotte. || Fig. Cette femme porte le haut-de-chaus»e, elle est maîtresse au logis, reliante est une maîtresse femme, et, si je ne me trompe, elle a la mine de porter le haut-de-chausses , hauterociie, Crispin médecin, i,

( et nous voyons que d'un homme on se gausse

Quand sa femme chez lui porte le baut-de-chausse, HOL. Femmes sav. v, 3. || Au plur. Des hauts-dechausse ou hauts-de-chausses.

— HiST. XVI* s. Tout cela ne va pas trop mal [il l'agit des réponses d'un chef de sauvages] ; mais quoy I ils ne portent pasdehault déchausses, mont, i, î47.

— ÊTYM. Le haut de la chausse ou des bas, parce que cette partie du vêtement se joignait aux chausses ou bas.

t HAOTK-BONTÊ (hô-le-bon-té), ». f. Nom d'une variété de pomme qui mûrit en automne, jj Au plur. Des hautes-twntés.

— ÊTYM. Haute, et bonté.

HADTE-CONTRB (hô-te-lion-tr'. Ménage remarque, au mot basse-contre, que de son temps la prononciation était haute-conte),!, f. jj 1* Terme de musique. La plus haute voix d'homme, celle qui est »u-dessus du ténor. Les bergers faisaient la haute- Mntre ou la basse, volt. Babyl. 4. || 1° Celui qui a une voix de haute-<X)ntre. C'est una belle bauteoontre. || Au plur. Des haute.s-contre.

— HIST. XTi* t. Il me semble qu'encor j'oy dans

HAU

un vert buisson D'un savant rossignol la tremblante ch.in4on, Qui, tenant or la taille, ore la haute<ontre. Or le mignard dessus, ore la basse-contre, dubar- TAS, dans ueNASit.

— ÊTYM. Haut, et contre, qui, en musique, se prend souvent pour exprimer ce qui est poussé à un degré extrême.

t HAnTE-U.SSIER (hA-te-li-sié), $. m. Ouvrier qui travaille au métier de haute lisse.

— ÊTYM. Voy. LISSE.

UAUTEMENT (hô-te-man), adv. jj 1* Avec hauteur, orgueil. Le superbe entreprend hautement les choses, Boss. 2* sermon. Démons , 2. L'homme, de sa nature, pense hautement et superbement de luimême, et ne pense ainsi que de lui-même, la BBUY. II. Il Avec hauteur, gloire. Ce choix pouvait combler trois familles de gloire. Consacrer hautement leurs noms à la mémoire, corn I[or. ii, <. Mais d'Assur hautement le triomphe s'apprête, volt. Sémiram. m, 6. || Avec hauteur, vigueur. Pour les mettre en déroute, eux et tous leurs complices, Je n'ai cju'à déployer l'appareil des supplices, Et pour soldats choisis envoyer des bourreaux Qui portent hautement mes haches pour drapeaux, corn. Pomp. IV, 5. Prusias : Et que dois-je être "? — Nicomède : Roi; Reprenez hautement ce noble caract^re, ID. Nicom.iv, 3. Ma main bientôt sur eux m'eût vengé hautement, id. Hor. m, &. J'emprunte du secours et le fais hautement, id. Nicom. m, 8. 11 [Charles XII] fit demander hautement à l'empereur d'Allemagne l'exécution du traité d'Altranstad, volt. Chartes XII, 8.|| 2° D'une m.inière manifeste. César en fut épris, et du moins j'eus la gloire De le voir hautement donner lieu de le croire, m. Pomp. I, 3. Et dans ce grand revers je l'ai vu hautement Digne d'être mon frère et d'être mon amant, id. Héracl. m, 3. Montrons-leur hautement que nous avons des yeux, iD. Aficom. iv, 6. || 3" Hardiment, librement, résolument. Allons de sa réponse à votre compliment Prendre l'occasion de parler hautement, corn. Nicom. u, 4. Et je remerclrai qui me dit hautement Qu'il ne m'est plus permis de vaincre impunément, ID. ib. II, 3. Notre malheureuse reine, donnons-lui hautement ce titre dont elle a fait un sujet d'actions de grâces , iioss. Heine d'Anglet. Ce que vous dites vous-mêmes encore plus souvent et plus hautement que moi, bourdal. u* dim. après la Pentec. Dominic. t. m, p. 44 4. Il a été, parmi les hommes en place, un des premiers qui aient hautement préféré les sciences aux talents frivoles, les arts nécessaires aux arts agréables, condorcet, Uaurepas. || 4° À voix haute. Et dites hautement à quel prix votre choix Veut faire l'un de nous le plus heureux des rois, cohn. Hodog. m, 4. J'ai voulu l'acheter, l'édit, expressément, Afin que d'Isabelle il soit lu hautement, mol. Éc. des mar. II, 9. Elle [à l'agonie] se conformait aux ordres de Dieu, elle lui offrait ses souffrances en expiation de ses fautes, elle prores.sait hautement la foi catholique et la résurrection des morts, boss. Duch. d'Orl. Il Fig. Deux sceptres en ma main, Albe à Rome asservie Parlent bien hautement en faveur de sa vie, corn. Hor. v, 3. La douleur d'une mère Parle plus hautement à ses sens oppressés Que le sang de Ninus et mes crimes passés, volt. Sémiram. v, (.

— HIST. XI* s. Monljoie [il] escrie et haltement et clair, Ch. deRol. cxlv. || xii* s. U parla hautement, bien fist oïr sa vois, Sax. xviii. David receut haltement les messages e le mandement, Hois, p. «30. Il XIII* s. Les cloches de la ville sonnèrent hautement, lierte, ix. Et li chevaliers erraument [promptementj Se chance, que plus ni atent; Puis est en la sale venuz, Où hautement est receUz, Ren. 22i 98. Il XV* s. Et quand nous serons près, nous ferirons chevaux des espérons et crierons nos cris hautement, FROiss. 1, 1, 229. Il XVI* s. 11 s'esmerveilloit comme ibt louoientsi haultement ce qui.... ahyot, Péric. 73.

— ÊTYM. Haute, et le suffixe ment; provcnç. altament, autament; espagn. et ilal. allamenle.

HAPTESSE (hô-tè-s), s.f. \\ l*Au sens propre qui n'est plus usité, élévation, hauteur. Ce mystère surpasse par sa hautesse la mesure de notre sens, Confess. de foi prntest. dans boss. Euch. i, 4. || 2° Titre qu'on donne au sultan ; en cet emploi, on met une majuscule. J'ai envoyé à la fois des montres à Sa Hautesse Moustapha et à Sa Majesté Impériale russe qui tet toujours Sa pauvre Hautesse, volt. Lett. Audibert, 2 oct. I77l.

— HIST. XIII* s. Pour quoi je pcrderai la hautesse [le haut rang) et l'onor, audefh. le bast. Komancero, p. 33, Au noble et au poissant t>aron, i son très chier signer, à Thiebaut par la grâce de Dieu roi de Navarre.... Sire, sache U votre Hautece que....

HAU

en CANOË, altitudo. Semblant l*r &it d'estre loian*, Quant lor départ de ses joiaus, Comme d'onors et de richesses, Dedignetéset de hautesces, la Rose, 4g«s. Il commença à edeficr moustiers et pluseursmesons de religion; entre lesquiex l'abljaye de Royaumont porte l'onneur et la hautesce, Jomv. 2»8. L'onor et la hautesce que chevaliers et chevalerie a et deit aveir sor totes autres manières de gens, A ss. de Jér. i, 4 87. Il XVI* s. Reduittes de la haultesse de tous biens et tous honneurs mondains i une vie basse et privée, AMTOT, Titnol. 23. Une grandeur et hautesse de courage, id. Péric. 7.

— ËTVM. Haut; provenç. altesa, autexa; catal. altesa; espagn. et portug. altesa; ital. aliéna. Dans l'ancienne langue, hautesse a tous les sens que comporte un substantif dérivé de haut.

HAUTE-TAILLE (h5-tc-lâ-ll' , «mouillées),».^. Ancien terme de musique qui se disait par opposition à basse-taille. C'est la taille ou ténor. jj/Iu plur. Des hautes-tailles.

— ÊTYM. Haut, et taille, au sens de ténor. HAUTKUR (hft-teur), s. f. || 1* Dimension d'un

corps considéré du bas k son sommet. Cet animal a trois pieds et demi de hauteur. La hauteur de la marée. Les eaux atteignirent une h^iuteurcon- I sidérable. En Grèce, M. Bemoulli a déterminé la hauteur de l'Olympe à 401 7 toises, bufp. Add.théor. terr. Œuv. t. xii, p. 437. IITomlJer de sa hauteur, tomber tout de son long. || Fig. Penser tomber de sa hauteur, être saisi de surprise. Et le pauvre voleur, ne trouvant plus son gage. Pensa lomtjer de sa hauteur, la font. Fabt. x, 5. || Hauteur d'appui, hauteur suffisante pour qu'on puisse s'appuyer et qui est évaluée à un mètre environ. || Fig. Vous les remettriez liientfit à hauteur d'appui [à leur place], sÉv. 414. Il Hauteur de marche d'escalier, 27 centimètres. || Terme de construction. Bâtiment arrivé à sa hauteur , bâtiment dont les assises sont i^sez élevées pour recevoir la charpente. La roi alla faire le tour de son nouveau parc, et trouva les murailles à hauteur presque partout, dangeau, I, 45, 22 août 4684. Il Hauteur du baromètre, la longueur de la colonne de mercure, qui varie suivant les linux et les temps. || Terme de géographie. Hauteur absolue, hauteur d'une montagne, d'un lieu au-dessus du niveau de la mer. Hauteur relative, hauteur d'une montagne au-dessus du sol sur lequel elle s'appuie. || Terme de géographie botanique. Hauteur de la végétation, hauteur à laquelle les végétaux cessent de croître. || 2* Il se dit de ce qui va en montant. Un chemin que sa hauteur et son âpreté rendent toujours assez difficile, BOSS. Reine d'Anglet. \\ 8* L'élévation d'un corps au-dessus de la terre ou d'une surface. Les aigles volent à une très-grande hauteur. La hauteur des nuages. || Terme de géométrie. Distance la plus courte d'un point à une ligne ou à un plan. La hauteur d'un triangle ou d'une pyramide est la longueur de la perpendiculaire abaissée du sommet sur la base. Il Terme de marine. La hauteur entre les ponts, intervalle qui sépare deux ponts. || 4* Terme d'astronomie. Quantité, mesurée par un arc de grand cercle, dont un astre est clevé au-dessus de l'horizon, tji hauteur d'un astre. La hauteur du pâle. Il Hauteur méridienne, la distance d'un astre à l'horizon, au moment où cet asire passe par le méridien. || Hauteur du soleil, le (loint où cet astre est à midi. Prendre la hauteur du soleil, ou, simplement, prendre hauteur, observer avec un instrument la hauteur angulaire du soleil sur l'horizon Les Arabes n'ont pas un pilote qui sache prendre hauteur, volt. Mœurs, toi. Parler de faire le point ou de prendre hauteur eût été de l'bébreu pour nos marins, chateauh. Ilin. partie 3*. || Terme de marine. Être à la hauteur d'une île, d'une ville, être dans le même parallèle, dans le même degré de latitude; locution qui vient de ce que, quand on est dans le même parallèle que l'île, on n'est ni au-dessus ni au-dessous de cette île, par rapport au pôle, par exemple. || B* Colline, éminence. J'approche d'une petite ville, et je suis déji sur une hauteur d'où je la découvre; elle est située à micôte, une rivière baigne ses murs, la brot. v. Chargé de m'emparer d'une hauteur voisine Qui voit le camp romain, le serre et le domine, saubin. Spart. IV, I. Enfin une dernière hauteur reste à dépasseï ; elle touche i Moscou, qu'elle domine ; c'est le Mont du Salut; il s'appelle ainsi parce que, de son sommet, à l'aspect de leur rille sainte, les habitants ,•« signent et se prosternent, sEotB, Hisl. de .Vap. vui, 4. Il Fig. Obstacle moral comparé à une hauteur. Vous qui amoUissiei dorant lui les duretés des cœurs oU iués, et qui aplaniuiei las hauteun

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des esprits superbes, pléch. Panég. ii,p. 2ao. Triomphez, par les prodiges secrets de votre grâce, de la même incrédulité dont vous triomphâtes autrefois par les opérations éclatantes de votre puissance, et détruisez, par ces lumières vives qui éclairent les coeurs, toute hauteur qui s'élève encore contre la science de vos mystères, mass. Carême, Vérité de la religion. || 6° La hauteur d'un bataillon, d'un escadron, la quantité de rangs qui le composent. Il donna beaucoup de hauteur à la bataille, d'a- BLANCOORT, y4men, dans hichelet. S'il passe en revue ses différents corps d'armée, comme leurs bataillons réduits ne lui offrent puisqu'un front court qu'en un instant il a parcouru, cet affaiblissement l'importune; et, soit qu'il veuille le dissimuler à ses ennemis ou même aux siens, il déclare que jusqu'alors c'est par erreur qu'on les a rangés sur trois hommes de hauteur, que deux suffisent; il ne forme donc plus son infanterie que sur deux rangs, ségur, Ilist. de Nap. viii, n. || 7"' Profondeur. Ils jetèrent la sonde pour prendre la hauteur. Savez-vous bien que je suis entouré de quatre pieds de neige? j'entends quatre pieds de hauteur ; car j'en ai quarante lieues en longueur, volt. Lelt. d'Argental, 5 mars •I 764. Il Fig. La hauteur de l'abîme où je suis descendue, VOLT. Scythes, v, 4. ||8° Fig. Ce qui est supérieur, d'un ordre élevé. Ni la hauteur des entreprises ne surpassait son courage, ni... boss. le Teltier. Il [Moïse I rapporte ce que Dieu dit, et le fait parler avec tant de hauteur et tant de bonté qu'on ne sait ce qu'il inspire le plus, ou la crainte et la confusion, ou l'amour et la confiance, id. Hist. ii, 3. Les absurdités où ils tombent en niant la religion deviennent plus insoutenables que les vérités dont la hauteur les étonne, m. Anne de Gonz. Ceux qui désirent que ce mystère [l'eucharistie] passe en sa hauteur toute la mesure du sens humain, veulent néanmoins nous assujettir à résoudre les difficultés que le sens humain nous propose, id. Euchar. I, 4. C'est en vain qu'au Parnasse un téméraire auteur Pense de l'art des vers atteindre la hauteur, boil. Art p. I. Sophocle.... Lui donna [à la tragédie] chez les Grecs cette hauteur divine Où jamais n'atteignit la faiblesse latine, id. Art p. m. || Être à la hauteur de..., être en état de comprendre, d'apprécier. Peu d'esprits sont à la hauteur de ce grand génie. Il Être à la hauteur de, signifie aussi occuper convenablement un poste. Il n'est pas à la hauteur de son emploi. || Être à la hauteur de la situation, avoir les qualités nécessaires pour suffire aux exigences de la situation. || Être à la hauteur du siècle, de son siècle, n'être pas étranger aux connaissances, aux idées de son temps. || On dit de même : Être à la hauteur des connaissances, des idées actuelles. || Cela se dit aussi des ouvrages d'esprit. Ce livre n'est pas à la hauteur des connaissances actuelles. || 9° Fig. Caractère d'une âme haute, fière; magnanimité. Je ne le cèle point, cette hauteur m'étonne, cohn. Œdipe, ii, 4. 11 emporta l'affaire d'une hauteur extraordinaire, et, en quelque état qu'il ait été, il a toujours soutenu un air de grandeur qui faisait assez comprendre qu'il n'était pas né pour les affaires ordinaires, m"' de montpensier, Mém. ann. 4660. Il avait eu quelque démêlé avec notre ambassadeur d'Angleterre, et le roi avait pris l'aflaire d'une grande hauteur, id. tf». ann. 4 669. Que dirai-je de sa libéralité? elle donnait non-seulement avec joie, mais avec une hauteur d'âme qui marquait tout ensemble et le mépris du don et l'estime de la personne, BOSS. Duch. d'Orl. Il [Hercule] avait une hauteur et une majesté qui n'avaient jamais paru si grandes en lui quand il domptait les monstres, fén. Tel. XV. Voilà ce qui vous donne une âme assez hardie.... Pour affecter ici cette illustre hauteur, VOLT. if. de César, i, 3. On s'est plaint de ne plus voir à la cour autant de hauteur dans les esprits qu'autrefois ; il n'y a plus en effet de petits tyrans, comme du temps de la Fronde, sous Louis XllI, et dans les siècles précédents, m. Louis XIV, 29. Et le dieu qu'il annonce avec tant de hauteur, Séide, est le vrai dieu, puisqu'il le rend vainqueur, m. Fanât. IV, 3. Alberoni mettait dans ses démarches une hauteur qui n'était pas d'une âme commune, et qui persuadait à chacune des puissances que ce ministre pouvait s'être assuré des autres, dbclos, Mém. Rég. Œuv. t. V, p. 335. Il [Chrysippe] avait de la hauteur dans le caractère : il méprisa les honneurs, DIDEROT, Opin. des anc. philos, [stoïcisme). || Hauteur d'estime, haute estime qu'on a pour soi-même. Cette hauteur d'estime où vous êtes de vous, mol. Vis. ui, 5. Il En un sens analogue. Hauteur de maître, hauteur qui conviendrait à un maître

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en quelque science ou art. H ny a point d'ancienne fable, de vieille absurdité que cjuelque imbécile ne renouvelle, et même avec une hauteur de maître, pour peu que ces rêveries antiques aient été autorisées par quelque auteur ou classique ou théologique, VOLT. Dict. phil. Fonte. || 10° Sorte d'orgueil ou même d'arrogance qui se manifeste par le ton, les manières, etc. X ses airs de hauteur il peut s'accoutumer, hautbroche. Bourgeois de qualité, I, i. Vous m'avez vu en France chercher du secours pour ma nation, sans me mettre en peine de votre hauteur, qui avait nui aux intérêts de votre maître, pén. Dial. des morts mod. Richelieu, Oxenstiern. Les instructions de Lauriston portaient qu'il ne devait s'adresser qu'à Kutusof; il rejeta donc avec hauteur toute communication intermédiaire, SF.ouR, Hist. de Nap. vin, 40.||jlupt«r. .sentiments, actions, piiroles de hauteur. On vit en sa personne également paraître Les grâces d'un amant et les hauteurs d'un maître, corn. Othon, m, 3. Il convient qu'il y a de la lâcheté dans le procédé de son ami ; mais il soutient que vos hauteurs diminuent sa faute, MAiNTENON, Lett. à Mme Palaiseau, 1664. Et nos humeurs, et nos bizarreries, et nos hauteurs, dont tous ceux qui nous environnent souffrent, nous les ignorons, mass. Panp'gyriques,StJean-Bapl. Les emportements, les hauteurs, les duretés que l'on honore du nom de zèle, elle [la charité] les désavoue, ro. Conférences, Zèle contre les vices. Et sa présomption Mérite qu'avec lui prenant le ton de père, Je fasse à ses hauteurs une leçon sévère, DESTOUCiiES, Glor. iv, 9. Je règne et je suis las, puisi|u'il faut vous le dire. Des hauteurs d'un sénat qui croit me protéger, volt. Sophon. il, 4. On ne le vit jamais acheter par des bassesses le droit de faire éprouver des hauteurs, CONDORC ET, itnn^. || 11° De hauteur, d'une manière grande et digne. Ce que des députés la fameuse assemblée, D'intérêts opposés trop souvent accablée. Ce que n'espérait plus aucun médiateur, Tu le fais par toi-même, et le fais de hauteur, corn. Auroi, sur la paix de i6"8. || De hauteur, signifie aussi haut la main, d'une manière haute, de haute lutte. Me condamnerez-vous à voir que Bérénice M'enlève de hauteur le rang d'impératrice? ID. Tite et Bérén. iv, 3. La maison de Fondnid ne manque point de lustre; Et vouloir, de hauteur, la contraindre à céder, C'est à quoi de plus près vous devez regarder, hauteroche. Nobles de prov. I, 4. Les tribuns tentèrent d'emporter l'affaire de hauteur, vebtot, Rév. rom. iv. || De hauteur, arrogamment. Et que, pour récompense on s'en vient, de hauteur, Me traiter de faquin, de lâche, d'imposteur, mol. l'Ét. i, (O.

— SYN. HAUTRUR, altitude. Ce sont des termes de géographie. Ils expriment tous deux l'élévation d'un lieu au-dessus d'un certain niveau. Hauteur est plus général, il se dit aussi bien de l'élévation au-dessus du sol que de l'élévation au-dessus du niveau de la mer. Altitude ne se dit que de l'élévation au-dessus du niveau de la mer. De plus altitude ne s'emploie pas pour une évaluation : on ne dit pas l'altitude de cette montagne est de tant de mètres, mais la hauteur en est de tant de mètres.

— HIST. XII" s. De grant haltor vendront [ils viendront] en bas, Adam, Mystère, p. 60. Et malement [il fait] lever sus en auzor, Ronc. p. 39. || xiii* s. Demain irés droit à la tor Com se fuissiés engigneor ; Ouans pies est lée [large] mesurés, Â la hautor garde prendés, FI. et Bl. 24 1 a. || xv s. Je ne puis apercevoir ni entendre que le comte n'eust toujours plus aimé la paix que la guerre, réservé la hauteur de lui et son honneur, froiss. ii, ii, 62. || xvi* s. Les matelots se desroboient de tous les navires, en partie par la vieille querelle que nous avons ditte, en partie pour estre affriandéz à quitter les hauteurs [la haute mer], d'aub. Hist. 11,302. Nostre dit avocat pourra donner conseil à nos officiers subalternes en chose qui concerne nos hauteurs [prérogatives des fiefs], droits et domaines, Noitv. coust. génér. t. 11, p. 43. Crime de hauteur [crime poui»le- (juel on devait aller au tribunal du prince souverain], ib. p. 57. Le demandeur est admis à affirmer la hauteur [le montant] de son deu par serment, ou à le vérifier par tesmoins ou autrement, ib. t. i, p. 977. Haulteur sont les degrez dont le soleil, le polie ou l'equinoctial sonteslevez sur l'horison, ou les degrez dont quelque ville, citté, port ou isle est loing de l'equinoctial, devadlx (t58:i), dans jal.

— ÉTYM. Dérivé de haut; prov. alior.

UAUT-FON'D (hê-fon), S. m. Voy. fond n« 4.

t UACTIN (hô-tin) , s. m. Nom donné vulgairement à divers poissons de genres différents, savoir, une argentine, un corégone et un triptéronote.

HAV

HADT-LK-CORPS (hê-le-kor), t. m. |1 1" Brusque mouvement du corps, tressaillement involontaire. Elle était ridicule et faisa/t des haut-le-corps qui nous faisaient éclater de rire, sÉv. 77. Qu.ind il en fut à ces vers : Voltaire est à son couchant, Vous êtes à votre aurore ; il fit un haut-le-corps, et sauta de son lit bondissant de fureur, marmontel, Mém. IV. Il a° Terme de manège. Saut, bond que fait un chevnl. F.lles craignaient pour moi les ruades, et pour elles les haut-le-corps, j. j. houss. Conf. IV. Il Au plur. Des haut-le-corps.

t HAUT-PF.NDU (hô-pan-du), t. m. Terme de marin. Grain de pluie ou de vent qui passe très-vite.

— ETYM. Haut, pendu: c'est-à-dire grain qui est suspendu très-haut dans le ciel et qui ne se fait sentir que peu.

HAUTDRIER, IERE (hfl-tu-rié, riè-r'), ad/. Terme de marine, peu usité aujourd'hui. Qui t'st île la haute mer. Navigation hauturière, navigation de long cours par opposition à cabotage. || Pilote hauturier, voy. pilote.

— ETYM. Dérivé de haut: qui va dans la haute mer. t HAVANE (ha-va-n'),». m. Cigare de la Havane.

D'excellents havanes.

HÂVE (hâ-v'), aij. Pâle, maigre et défiguré. Quoiqu'ils eussent les faces hâves. Il reconnut pourtant d'abord Ceux d'entre eux dont avant la mort 11 avait eu la connaissance, scahron, Yirg. vi. Un jeune Êgyptipn.... Arrive accompagné d'une vieille fort hâve. mol. l'Ét. iv, 9. Enfin les ondes jaunes du Tibre, des marais empestés, des habitants hâves, décharnés et rares.... volt. Princ. de Babyl. 9.

— REM. On a dit aussi hanre dans le xvii" siècle : Voyant ce Tarquitte,Oui devivre paroiiisoit quitte.... D'une apostrophe seulement 11 gracieusa son cadavre. Efflanqué, livide et fort havre, )" suite du Yirg. trav. x. Havre s'était dit auparavant dans le XVI* siècle.

— HIST. XII' s. De m'amor soiez maz et hâves. Sa VOS n'iestes jusqu'à ce jor Céans avoec moi au rotor, Chev. au lyon, v. 257e. || xiii* s. Car là [dans la vieillesse| te convient il aler. Se mort ne te fait desvaler Ou tens de jonesce en sa cave. Qui moult est ténébreuse et bave, la Rose, 45:i8. || xiv s. Une femme.... Hâve estoit et eschevellée, Désespérance ert [était] appellée, j. bruyant, dans Ménagier, t. 11, p. 7. Il XV s. Ha, Nostre-Dame de Montfort! Je tremble dont à dent, hareu! Se j'estoye un droit leu gareu , Si ay-je assez hâve couleur, Mir. de Ste Geneviève. \\ xvi' s. Grand vieillard sec, le visage long, très ridé, les yeux havres, la barbe blanche et longue, d'aub. Hist. m, 640. Regard hâve et hideux, PARÉ, XXIV, 4.

— ÉTYM. Anglo-sax. hasva , desséché, pâle.

t HAVEAU (h:i-v6), s. m. Outil des sauniers. On dit aussi havenet.

t UAVELÉE (ha-ve-Iée), s. f. Sillon dans l'aire que le saunier fait avec le haveau.

t HAVENEAU (ha-ve-nfl), s. m. Terme de pêche. Nom d'un petit filet formant une espèce de pocha conique tenue ouverte par un cercle sur lequel il est transfilé ; un manclie assez léger sert à le diriger pour pêcher des crevettes ou chevrettes. || On trouve aussi avano par corruption.

t HAVENET (ha-ve-nè), s. m. || 1° Synonyme de haveneau. || 2° Synonyme de haveau.

t HAVERON (ha-ve-ron) , s. m. Sorte d'avoine sauvage, avoine folle. Le haveron domine dans ces avoines.

■"— ETYM. Ane. haut-allem. habaro, avoine; ou peut-être, malgré Vh aspirée, aieneron, qui sa trouve; aveneron aurait donné, par contraction et avec prosthèse de l'ft, havron, et viendrait du latin arena, avoine.

t HA VET (ha-vè), s. m. Outil de fer terminé en crochet à l'usage des ardoisiers. || Cliez les cloutiers, clou à crochet. || Terme de marine. Grande fourchette dont le cuisinier du vaisseau se sert pour retirer la viande de la chaudière.

— HIST. xiv* s. Leur ancres ont gelées Ii maronnier [matelots] briefment, A grans baves de fer, qu'il getent rudement, Baud. de Seb. vu, 16. Il XV* s. Ils avoient grands crocs et havets de fer tenansà chaînes, froiss. i, i, 4 21.

— ETYM. AUem. Haft, agrafe, dérivé du gottùque hafjan, soulever; allem. mod. heben.

t HAVETTE (ha-vè-f), odj. f. La bête bavette, espèce d'ondine qui attire au fond des eaux (superstition de la Normandie).

HA VI, lE (ha-vi, vie), part, passé de havir. Viande havie. || S. m. Action d'une chaleur trop vive du four, qui brûle le pain, {j On trouve aussi en ce sens, par corruption, ari.

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