BID
nom de hibou au grand-duc, bubo europseiu, lessoi», ou grand hiliou; au duc de Virginie, bubo virginianus, breiim, ou grand hibou à cornes; au bubo ascalaphius, savigny, ou grand hibou; enfin au nyctaetus lacteus, is. J. st-hilaire, ou hibou lacté.
— REM. Hiboux, au pluriel, s'écrit par un a;; tandis qu'on écrit fous, licous, trous, etc. par une s. 11 serait mieux d'écrire uniformément par s tous ces mots semblables.
— UIST. XVI* s. On ne peut faire de hibou esparvier, coTORAVE.
— ÉTYM. Ce parait être une onomatopée. Cependant comparez le germanique : anc. baut-allem. huwo ; aiiglo-sax. uuf.
HIC (ik; mais, bien que Vh ne soit pas aspirée, on n'élide pas l'e muet de l'article) , s. m. Terme familier. Lfi nœud ou la principale difficulté d'une affaire. Voilà le hic. Ils ont connu mon innocence, ils m'ont remis en liberté : oui, mais répliqua-t-il, vous ont-ils restitué vos effets? c'est là le hic, lb sage, Est. Gom. ch. 44.
— ÉTYM. Lat. hic, ici, c'est-à-dire hic est quiBStio, là est la question. Dans l'ancien français on s'est servi de hic, hec pour dire l'homme et la femme : La gramaire hic à hec accouple, Mais nature mal dit la copie. Quant hic et hic joignent ensemble [il s'agit de sodomie], Hist. de Ste-Leoc. f 30,
dans LACURNE.
t HICARD (hi-kar) , s. m. Oiseau de la grosseur d'une pie, qu'on met au rang des oiseaux de rivière, parce qu'il les fréquente, et qui est commun dans le Canada.
t HIC ET NUNC (hi-kè-tnunk'). Terme de pratique et de langage familier. Sans délai.
— ÉTYM. Lat. hic, ici, et nunc, maintenant.
t HICKORY (i-ko-ri), s. m. Terme de botanique. Sorte d'arbre ; c'est un noyer d'Amérique, carya alba, nott. amentacées juglandées.
HIDALGO (i-dal-go), s. m. litre des nobles espagnols qui se prétendent descendus d'ancienne race chrétienne, sans mélange de sang juif ou maure. Les hidalgos.
— ÉTYM. Espagn. hidalgo, de hijo, fils (voy. fils), et de de algo, de quelque chose (algo répondant à l'ancien français ai()ue, auque, de même radical que aucun) : fils de quelque chose, de bonne maison.
t HIDEIIR (hi-deur), t. f. Ancien mot fort nécessaire. État de ce qui est hideux. La mort dissimulait sa face, Aux trous profonds, au nez camard. Dont la hideur railleuse efface Les chimères du cauchemar, TH. GAUTHIER, Émaux et camés, bûchers et tornbeaux, p. 222.
— HIST. XII* s. Quand il esguardeit si le hanap tout entur, E vit le vin si trouble qu'il en out grand hisdur.... Th. le mart. 406. || xiii* s. Par grant hideur fut soutilliée, Et elle estoit entortillée Hideusement d'une toaille, la Rose, 4 49. ||xv* s. Un si grant effroi et telle peur et hideur les prit généralement que..., FROxss. 1,1, 442. Il XVI* 3. La langue s'enfle, en sorte qu'elle ne peut demeurer en la bouche, ains sort dehors avec une grande hideur,