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HIP

hippocampe, dit ausai ergot, noms d'imineaces qui sont dans le cerveau.

— ÉTYM. lititixauKOC, de tin(o<, cheval, et xdiiiro«, un gros poiwon.

t HIPPOCASTANftE» (i-ppo-ka-sta-née), *. f. pi. Terme de botanique. Nom d'une famille de plantes dont le type est le marronnier d'Inde, qui comprend les marronniers d'Inde et les pavia, et qui est voisine des acérinées (érables).

— ÊTYM. Uippo...., et xâoTova, châtaigne : châtaigne (le cheval.

HIPPOCEXTAtTRE (i-ppo-san-tA-r'),*. m. Animal fabuleux, moitié homme et moitié cheval. Vous voyez ici les romans, dont les auteurs sont des espèces de poètes, et qui outrent également le langage de l'esprit et celui du cœur; ils passent leur vie à chercher la nature, et la manquent toujours; leurs héros y sont aussi étrangers que les dragons ailés et les hippocentaures, montesq. Lett. pers. 4 37. Il On dit plus souvent centaure.

— ÉTYM. 'IitjtoxévTaupo;, de tmtos, cheval, et x£vTauGo;, centaure.

t UIPPOCOLLE (i-ppo-ko-l'), s. f. Gélatine qu'on extrait de la peau de cheval ou d'âne et qui fait la base de plusieurs médicaments.

— F.TYM. Ilippo...., et colle.

t niPPOCRATE (i-ppo-kra-f), i. m. Nom d'un célèbre môdecin grec, dit le père de la médecine, et qui vivait dans le V siècle avant l'ère chrétienne. Hippocrate dit oui, mais Galien dit non, regnard, Fol. amour, m, 7.

t HIPPOCRATÉE (i-ppo-kra-tée), *. f. Terme de botanique. Genre de plantes des deux Indes et de l'Afrique.

t HJPPOCRATIQUE (i-ppo-kra-ti-k'), adj. Terme de médecine. Qui concerne Hippocrate ou sa doctrine. Les médecins hippocratiques, ceux qui suivent la doctrine d'Hippocrate. || Face hippocratique, face profondément altérée et qui annonce une mort prochaine; ainsi dite, parce qu'Hippocrate en a donné une description dans son Pronostic.

— ÉTYM. Hippocrate.

t HIPPOCRATISER (i-ppo-kra-ti-zé), v. n. Suivre le système d'Hippocrate.

— ÉTYM. Hippocrate.

t HIPPOCRATISME (i-ppo-kra-ti-sm*), ». m. Terme de médecine. Doctrine qui s'attache à l'imitation d'Hippocrate, donnant â cette imitation le sens particulier de suivre la nature, c'est-à-dire d'étudier les eiTorts spontanés qu'elle fait et les crises qu'elle produit.

t UIPPOCRATISTE (i-ppo-kra-tl-sf), t. m. Celui qui adopte l'hippocratisme.

niPPOCRfiNE (i-ppo-krè-n'), *. f. Tontaine du mont Hélicon, consacrée aux Muses, que, selon la Fable, Péga.se fit jaillir d'un coup de pied, et qui passait pour inspirer les poètes. Mais quand je lis ces vers par voire onde [les eaux de Bourbon] inspirés, Il me parait, admirable fontaine, Que vous n'eûtes j.imais la vertu d'Hippocrène, boil. Épig. xviii.|| Fig. Il a bu les eaux de l'Hippocrène, il a le génie poétique. Je sais que Charles XII, et Gustave et Turenne N'ont point bu dans les eaux qu'épanche l'Hippocrène; Mais enfin ces guerriers, illustres ignorants, En étant moins polis, n'en étaient pas plus grands, volt. Épit. lu.

— HIST. ivi* s. J'appelle Melpomene en sa vive fureur, Au lieu de l'Hypocrene, esveillent cette sœur Des tombeaux rafraischis dont il faut qu'elle sorte Affreuse, eschevelée..., d'aub. Tragiques, i.

— ÊTYM. "IititoxpiîivTi, de tTtTto?, cheval, et xp^^vn, source.

HIPPODROME (i-ppo-dro-m'), i. m. || f Chez les anciens, lieu, cirque disposé pour les courses de chevaux et de chars, || 2° Aujourd'hui, terrain sur lequel se font les courses plates des chevaux. Il 3° Terme d'architecture. Espace oblong, dressé à peu près de niveau, et terminé aux deux bouts par deux hémicycles, comme les hippodromes qui servaient aux courses des chevaux.

— ETYM. 'iTiTtoSpou-o;, de tirao;, cheval, et Spô- |io;, course.

t UIPPODROMIE (i-ppo-dro-mie), t. f. Course de chevaux ; ar< <iz diriger les chevaux.

— ÉTYM. Hippodrome.

t IIIPPOGLOS.sk (i-ppo-glo-s*), t. m. Poisson du genre des pleuronectes. L'hippoglosse vulgaire, dit plie rude, et connu aussi sous le nom de plélau, c'est le pleuronecte limandoide de certains auteurs,

lECOAHANT.

— ÊTYM. Hippo...., et T>M(r»ot, langue.

BIPPOGRIKFK (i-ppogri-n, ». m. Monstre fabu-

kuT Ailé, moitié cbevgil et moitié grifTon, célébré par

mp

l'Ariosta qui s'en servit pour conduire Astolphe dans la lune. Si j'avais l'hippogriffe i mon commandement, je m'en irais causer avec vous de toutes les farces qui se sont faites ici entre les Grignans et les Fourbins..., sév. Au comte de Guitaut, t. m, p. 407, édit. RÉGNIER. Un jour Astolfe... se trouva dans le paradis terrestre.... où son hippogriffe l'avait porté, PONTEN. Les Mondes, î* »otr. Nous avons couru à Meako, à la terre d'Yes.so, à la Californie : nous irions à la lune avec Astolphe, si nous avions un hippogriffe, volt. Diet. pliil. Japon.

— ETYM. Hippo...., et gripon.

HIPPOLITIIE (i-ppo-li-f), s.f. Pierre jaune qui se

trouve dans les intestins et dans la vessie du clieval.

— REM. L'Académie fait hippolithe du féminin; mais la plupart des composés de lithe sont masculins ; il n'y a point de raison pour faire ici une exception.

— ÉTYM. Hippo...., et Ài'Ooc, pierre.

t HIPPOLOGIE ( i-ppo-lo-jie ) , ». /. Étude, science du cheval.

— ■ ÉTYM. Hippo...., et Wyo«, doctrine.

t UIPPOLOGIQUE ( i-ppo-lo-ji-k' ), ad}. Qui a rapport à l'hippologie.

t UIPPOLOGUE (i-ppo-lo-gh'), ». m. Celui qui s'occupe d'hippologie.

t UIPPOMANCIE (i-ppo-man-sie), ». f. Prétendue divination par le hennissement et les mouvements des chevaux consacrés.

— ÊTYM. Hippo..., et le suffixe mande.

t.HIPPOMANE (i-ppo-ma-n'), ». f.\\l° Suivant

les anciens, fluide muqueux qui découle de la vulve des cavales en chaleur, et qui excite l'ardeur des chevaux. || On trouve aussi hippomanès. C'est cette liqueur que les Grecs ont appelée l'bippomanès de la jument, et dont ils prétendent qu'on peut faire des filtres, surtout pour rendre un cheval frénétique d'amour, BtJPF. Quadrup. t. i, p. 68. || i' Nom donné à des corps libres ou pédicules, de forme variable, ovoïdale ou aplatie, qui flottent dans le liquide allantoîdien, ou sont suspendus à la face interne de l'allantoîde de la jument.

— ÊTVM. 'lTt7to(iaïi^;, de tititoç, cheval, et |xatveiv, rendre fou.

t 2. UIPPOMANE (i-ppo-ma-n"), ». m. Terme de botanique. Nom du mancenillier, hippomane mancinella, L. euphorbiacées.

t 3. HIPPOMANE (i-ppo-ma-n'), s. m. Celui qui a une passion pour les chevaux, qui monte très-souvent à cheval.

—ÉTYM. Hippo...., et (iaîveiv, être fou.

t HIPPOMANfiES (i-ppo-ma-née),»./'. pi. Terme de botanique. Nom d'une tribu de la famille des euphorbiacées, qui a pour type le mancenillier.

—ÉTYM. Hippomane 2.

I HIPPO.MANIE (i-ppo-ma-nie), ». f. || 1* Goût passionné pour les chevaux. || 2° Espèce de frénésie ou de rage qui attaque quelquefois les chevaux.

— ÉTYM. Hippomane 3.

t HH'PONACTE (i-ppo-na-k-f) ou HIPPONAC- TÉEN (i-ppo-na-kté-in) , adj. masc. Vers hipponacte, espèce de vers lambique trimètre dont le dernier pied, au lieu d'être un ïambe, est un spondée. On l'appelle plus souvent scazon ou choliambe. Il Se dit d'un vers ïambique auquel on ajoute un antibacchique, c'est-à-dire une brève et deux longues, lis. m. Un hipponacte.

— ETYM. Hipponax, poète grec, qui est regardé comme l'inventeur de ce vers.

•f HIPPONE (i-ppo-n'), ». f. Terme de mythologie. Divinité qui présidait aux chevaux et aux étables, et qui était honorée par les gens de la campagne.

— ÉTYM. 'iTtittivoi, de Itxko;, cheval.

t HIPPOPATHOLOGIE (i-ppo-pa-to-lo-jie), ». f. Pathologie du cheval.

— ÉTYM. Hippo...., et pathologie.

f UIPPOPE (i-ppo-p'), ». m. Nom spécifique d'une huître. L'iiippope maculé, la seule espèce du genre, était la tridacne hippope, et plus anciennement la chame hippope. On appelle vulgairement grand bénitier, l'hippope, pour le distinguer du peigne bénitier dit petit bénitier. Les noms d'hippopa chou et feuille de chou ayant été donnés parfois à l'hippope maculé, certains auteurs ont à tort parlé de l'hippope chou comme d'une espèce particulière, LEGOABAKT.

— ÉTYM. flippo...., et noù«, pied : pied de cheval.

t HIPPOPUAÉ (i-ppo-fa é) , ». f. Terme de botanique. Genre de plantes appartenant à la famille des élcagnées; l'unique espèce en est Vhippophae rhamnoidet, L., dit vulgairement argousier.

ETYM. Linné a pris soit lincofa(<, plante inconnue, soit («TKOfibK, sorte de plante épineuse.

t HIPPOPHAGE (i-ppo-fa-j"), ». m. Celui qui mange de la chair de cheval. |[ .id;'. Population bippophage.

— ÉTYM. Hippo...., et foyeiv, manger.

t HIPPOPHAGIE (i-ppo-fa-jie), ». f. AlimenUtion par la viande de cheval.

— ÉTYM. Hippophage.

t niPPOPHAGIOUE (i-ppo-fa-ji-k"), adj. Qui • rapport à l'hippophagie.

HIPPOPOTAME (i-ppo-po-U-m'), t. m. Nom d'un genre de mammifères pachydermes, dans lequel on connaît deux espaces vivantes : l'hippopotame amphibie et l'hippopotame du Sénégal. Federico Zerenghi , chirurgien de Narni en Italie, fit imprimer à Naples l'histoire de deux hippopotames qu'il avait pris vivants et tués lui-même en Egypte, dans uu« grande fosse qu'il avait tait creuser aui environs du Nil, BOFF. Quadrup. t. v, p. i»». On a v des hippopotames de seize ou dix-sept pieds de longueur, sur sept de hauteur et quinze de circonférence, BONNET, Coniempl. nat. m, 26. || 11 y a des hippopotames fossiles. L'hippopotame de cette époque [antédiluvienne] est assez commun dans les pays qui forment aujourd'hui la France, l'Allemagne et l'Angleterre; il l'était surtout en Italie; sa ressemblance avec l'espèce actuelle de l'Afrique était telle qu'il faut une comparaison attentive pour en saisir les distinctions, cuvieh, Révol. p. 331. || Fig. et familièrement. C'est un hippopotame, se ditd'uu homme très-pesant. {| Souffler comme un hippopotame, se dit d'un gros homme qui respire péniblement et bruyamment.

— HIST. xui* s. Ypotame est un peissons qui est apelez cheval fluviel, porce que il naist el flun de Nile, BRUN. LAT. Très. p. <89

— ÊTYM. 'InnoitoTaiio;, de îitKo;, cheval, et x6- Ta(to;, fleuve.

t HIPPOPOTA.MIEN , IE.VNE (i-ppo-po-ta-miin , miè-n'), adj. Terme de zoologie. Qui ressemble à l'hippopotame. || S. m. pi. Les hippopotamiens, classe de mammifères ayant pour type le genre hippopotame.

t HIPPOTOMIE (i-ppo-to-mie), ». f. Anatomie du cheval.

— ETYM. Hiftpo...., et TO|i^, dissection.

t HIPPURATE (i-ppu-ra-f), t. m. Terme de chimie. Nom générique des sels formés par l'acide hippurique.

I UiPPURIDE (i-ppu-ri-d') , ». f. Terme de botanique. Genre de plantes aquatiques d'Europe qui appartient à la famille des baloragéus.

t UIPPUKIE (i-ppu-rie), ». f. Terme de médecine. Nom donné à la présence accidentelle de l'acide hippurique ou des hippurates dans l'urine de l'homme.

— ÊTYM. 'Iicuo;, cheval, et oùpà, queue : queue de chfcval.

t HIPPURIQUE (i-ppu-ri-k') , adj. Terme de chimie. Acide hippurique, acide de plusieurs sels particuliers de l'urine des mammifères herbivores et même de l'homme.

— ETYM. Hipp...., et oùpoï, urine.

t HtPPURITE (i-ppu-ri-f), ». f. Genre de coquilles univalves qui n'ont encore été trouvées qu'à l'état fossile.

t UIRCI.N, INE (ir-sin, si-n'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui tient du bouc, qui dépend du bouc.

— £TYH. Lat. hircinus, de hircut, bouc.

t HIRCINE (ir-si-n'), ». f. Terme de chimi». Principe qui est dans les graisses de bouc et de mouton.

— ÉTYM. Hircin.

fHIRCIPELLE (ir-si-pè-l') , adj. Terme de ï»logie. Velu comme un bouc.

— ÉTYM. Lat. htrcus, bouc, et pfHi», peau.

t IIIRCIQUE (ir-si-k'), adj. Terme de mé.lecine. Acide hircique, produit de la saponification dt l'hircine.

— ETYM. Lat. hircus, bouc.

f HIRCISME (ir-si-sm'), ». m. Terme didactique. Odeur désagréable qui s'exhale des aisselles chex certains hommes.

— ET'M. Lat. hircus, bouc.

t HIRCOCERK (ir-ko-scrf), ». m. || 1" Animal (a buleux, moitié bouc et moitié cerf. Vous Toili tombé dans la possibilité; dans cette possibilité, vous trouverez les choses de raison, les hircocerfs, les hippocentaures et mille autres figures bizarres, FEN. t. XIX, p. 4«3. ||1* Fig. Chose qui n'existe pas. Il [Albei-oni] était persuadé que la cour de Londres, ayant mis toute son étude à tromper le roi d'Fspagne par un projet idéal que le cardinal nommai'

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un hircocerf, attendait seulement le moment de se déclarer en faveur de l'empereur, st-sim. 496,

— Etym. Lat. hircus, bouc, et cerf.

+ HIRONDEAU (i-ron-dô), s. m. Petit d'hirondelle. Aussi fait-on une grande consommation des hirondeaui de rivage en certains pays, par exemple à Valence en Espagne, boff. Ois. t. xii, p. 394.

— HIST. XV' s. Ainsi veulent Flamands estre menés, ni on ne doit tenir entre eux compte de vies d'hommes, ni avoir pitié non plus que de arondeaulx ou de allouettes qu'on preud en la saison pour manger, PBOiss. n, u, toi.

HIRONDELLE (i-ron-dè-1'), t. f. \\ l' Oiseau de passage qui paraît au printemps. Je m'en vais passer l'été en un pays [l'Afrique] où les hirondelles passent l'hiver, voit. Lett. 3o. Une hirondelle en ses voyages Avait beaucoup appris, la font Fabl. i, 8. Autrefois Progné l'hirondelle De sa demeure s'écarta, Et loin (les villes s'emporta Dans un bois où chantait la pauvre Philomèle, m. ib. m, )5. Vos hirondelles auront beau m'appeler, sÉv. 92. M. Adanson a vu et tenu, à la côte du Sénégal, des hirondelles arrivées le 9 octobre, c'est-à-dire huit ou neuf jours après leur départ d'Europe, bi!ff. Ois, 1. 1, p *4. Une m^^e hirondelle, revenant au nid chargée de provisions, et trouvant la maison où elle l'avait bâti, embrasée, se précipita au travers des flammes pour nourriï et secourir ses petits, bonnkt, Contempl. nat. XI, 7, note 5. Captif au rivage du Maure, Un guerrier, courbé sous ses fers, Disait : je vous revois encore, Oiseaux ennemis des hivers; Hirondelles que l'espérance Suit jusqu'en ces brûlants climats. Sans doute vous quittez la France ; De mon pays ne me parlez-vous pas? bérang. i/irond. Voilà l'errante hirondelle Qui rase du bout de l'aile L'eau dormante des marais, lamart. Harm. n, (.La vie a dispersé, comme l'épi sur l'aire, Loin du champ paternel les enfants et la mère; Et ce foyer chéri ressemble aux nids déserts D'où l'hirondelle a fui pendant de longs hivers, id. t6. m, 2. || Venir avec les hirondelles, venir au printemps; partir avec les hirondelles, partir en automne. |{ Pierre d'hirondelle, pierre trouvée dans le nid d'une hirondelle et qu'on croyait bonne pour les yeux , parce qu'on s'imaginait que les yeux des petits des hirondelles se guérissaient après avoir été crevés. || Terme de zoologie. Genre de la famille des hirondinées, dans la grande section des passereaux daeodactyles et fissirostres; on y distingue surtout l'hirondelle de cheminée, hirundo rustica, L.; l'hirondelle des fenêtres ou petite hirondelle, hirundo urbica, L.; l'hirondelle de livage, hirundo riparia, L. |{ Hirondelle esculente ou hirondelle comestible, hirundo esculenla, L., dite surtout salangane, celle dont les nids se mangent en Chine, et qui appartient au genre hirondelle. {{ 2' Hirondelle de mer, se dit de certains oiseaux de mer qui ont de la ressemblance avec l'hirondelle. Dans le grand nombre des noms transportés, pour la plupart sans raison, des animaux do la terre à ceux de la mer, il s'en trouve quelques-uns d'assez heureusement appliqués, comme celui d'hirondelle i|u'on a donné à une petite famille d'oiseaux pêcheurs qui ressemblent à nos hirondelles par leurs ailes et leur queue fourchue, BUFF. Ois. t. XVI, p. 87. Il Hirondelle de mer, nom d'un oiseau, le sterne, stema arctica, Temminck, famille des larides. || Hirondelle de Ternate, l'oiseau de paradis, paradisea apoda, L. Il 3° Hirondelle de mer, nom de quelques poissons volants. Il Coquille bivalve des pays chauds, avicula hirundo. \\ 4" Rond de fer plat et mobile qui entoure l'essieu. Il 5" Hirondelle de carême, nom donné autrefois aux sœurs converses de la congngation de Sainte-Claire, qui, parcourant la France pendant le carême, quêtaient pour leur couvent. il 6° Nom de navires, probablement à rames, qui figurèrent au sioge de la Rochelle dans la flotte do Richelieu, et sur lesquels on ne sait rien de plus. À Fécamp, le sieur du Mé a fait bâtir deux vaisseaux pour le roi, de 30o tonneaux, et deux hirondelles, Rapport de Leroux d'infréville à Richelieu, en (629, ch. 6, citédans j. caillet, l'Adm. en France sous Richelieu, n, 32, Paris, I860.|| Proverbe. Une hirondelle ne fait pas le printemps, c'est-à-dire il n'y a pas de conséquence à tirer d'un seul cas, d'un fait isolé.

— l!EM. Au xvii* sicde, on variait entre diverses formes : Arondelle, hirondelle, hcrondelle sont tous trois bons; herondelle est le meilleur, haro, bikfet, 0')serv. p. 63. Vos esprits étant plus légers Que les volages arondeiles. Puisque nous sommes infidèles, Nous ne sommes pas étrangers, porchères d'ah-

BADD, dans JAUBERT, Glossairt. Cette variété de forme existe encore dans aronde (voy. ce mot).

— HlST. xi* s. Plus est isnels qu'esprevier ne arrunde, Ch. de Roi. cxv. || xii* s. Se de ta char ne fas fje ne fais] vilain maisel. Je ne me pris vaillant un arondel, Raoul de C. (83. {{ xia* s. U [Tobie] ensevelissoit les mors de sa main ; puis avugla par le ûen d'une arondele, qui 11 chaï es els [yeux], brun. lat. Très. p. 60 II XVI* s. Ils puputent comme les huppes, ils gazouillent comme hirondelles, paré, ontmaux, 25. Les poules et les arondeiles mangent les abeilles, o. de serbes, 433. Le printemps ne se fait d'une seule arondelle, bons. 279. C'est toy, courtois et gentil. Qui d'exil Retire ces passagères. Ces arondeiles qui vont Et qui sont Du printemps les messagères, h. belleau, dans jaubebt, Glossaire.

— ETYM. Berry, oronde, arondelle, harondelle ; bourg, airondelle; picard, haroudelle; wallon, aronde, aronge; Hainaut, arondiele; provenç. hyrunda, irunda, yrundre, irondella, ysrundella, randnla; espagn. joiondnna ; portug. andorinha; ital. rondine. Hirondelle et les formes congénères sont des diminutifs d'arond«, iroiide et formes congénères, lesquelles viennent du latin hirundinem Curtius admet que hirundo est le même que le grec XeXtSiiv: hir-undo, xeX-iSwv; pour cela il suppose un ancien italo-grec ^EpevSov. Complétant l'étymologie des deux mots, Corssen les rattache au railical sanscrit har, ghar, prendre, ijui a fait le grec xtip, la main considérée comme preneuse, et le latin archaïque hir, la main ; dans cette hypothèse, l'Wrondelle .serait la preneuse (de mouches).

t HIRONDINÉES (i-ron-di-née), s. f. pi. Terme de zoologie. Famille d'oiseaux à laquelle appartient l'hirondelle.

t UIRSCTE (ir-su-f), adj. Terme d'histoire naturelle. Oui est garni de poils longs et nombreux.

— ÉTYM. Lat. hirsutus, velu.

t UIRTIPÈDE (ir-ti-pè-d') , adj. Terme de zoologie. Qui a les pattes garnies de poils.

— ÊTYM. Lat. hirtits, velu, et pes. pedis, pied.

t HIRUDICCLTEDR (i-ru-dikul-teur), s. m. Voy.

HIEUDINICULTEUB.

t HIRUDICCLTDRB(i-ru-di-kul-tu-r'),î. ^ Voy.

HIRCDINICULTUBE.

tHlRCUINÉ, ÉE (i-ru-di-né, née) OU HIRUDINI- FORME (i-ru-di-ni-for-m'), adj. Terme de zoologie. Oui ressemble à une sang.sue. || S. f. pi. Les hirudinées, nom du quatrième ordre de la classe des annélides, caractérisé par l'absence de pieds et de soies, une ventouse en avant du corps, l'autre à l'extrémité postérieure.

— ÉTYM. Dérivé du lat. hirudo, hirudinis, sangsue.

t HIRUDINICULTECR (i-ru-di-ni-kul-teur) , ï. m. Celui qui s'occupe d'hinidiniculture.

t niRUDINICULTURE (i-ru-di-ni-kul-tu-r'), s. f. Art d'élever et de multiplier les sangsues.

— Etym. Lat. hirudo, hirudinis, sangsue, et culture.

t HISPANIQUE (i-spa-ni-k'), adj. Qui appartient à l'Espagne ou aux Espagnols.

— ErvM. Lat. Ilispanus, Espagnol.

t HISPANISME (i-spa-ni-sm') , t. m. Locution propre à la langue espagnole.

BISPIDE (i-spi-d'), adj. Terme de botanique. Couvert de poils rudes et épars. Tige hispide.

— ETYM. Lat. hispidus, hérissé de poils.

t UISPIDITÉ (i-spi-di-té), s. f. Terme de botanique. État d'une surface hispide.

HISSÉ, ÉE (hi-sé, sée), part, passé de hisser. Le pavillon hissé au haut du màt.

HISSER (hi-sé), v. a. || 1» Terme de marine. Élever un objet, quel qu'il soit, ancre, tonneau, vergue, canot, etc. au moyen d'un cordage simple ou d'un palan. Hisser une voile. || 2" En général, tirer en haut. Ce fut un beau spectacle que leur départ, et la manière ingénieuse dont ils furent hissés eux et leurs moutons au haut des montagnes, volt. Cand. ch. 18 II 3° Se hisser, v. réfl. S'élever avec efl'ort. Se hi>xer jusqu'à la fenêtre. Il [Jacob] vit ses fils, quelqu'un l'assure. Sur l'échelle aussi se hisser, BÉiiANG. Échelle.

— HIST. XVI' s. Comme ceux de la caraque lui commandèrent de ameiner, il abat et amure sa grand voile tout d'un coup, et hinsant la civadiere, le vent n'afraischit pas assez, il fait prendre les rames, d'aub. Hist. II, 60.

— ETYM. Espagn. et portug. ixar; ital. more; du germanique : anc. scandin. Msa; suédois, hissa; allem. hissen; danois, heise; ancien anglais, hoyse.

t HISSON (hi-son), *. f. Terme de marine du Levant. Drisse de l'antenne de trinquet.

t HISTIODROMIE (i-sti-o-dro-mie), s. f. Terme didactique. Art de la navigation à voiles. En ca quatrième livre traitant de l'iiistiodromie, stevin, OEuvres mathématiques, t. ii, p. (42.

— ETYM. 'Icrttov, voile de navire, et îp6|jioç, course.

t HISTIOLOGIB (i-stio-lo-jie), ». f. Voy. histologie.

— ÉTYM. 'IotIov, tissu, et XÔYoc, doctrine.

t HISTIOPHORE (i-sti-o-fo-r"), s. m. || l" Terme de zoologie. Nom d'un genre de mamriiifêres chiroptères. Il 2° Genre de poissons acanthoptérygiens où l'on distingue l'histiophore gladifère (mers des Indes) de Lacéfiède, dit bécasse de mer, et qui était le xiphias vélifère de Schneider.

— ÊTYM. 'loTTioçôpoî , de ioTiov, toute sorte de tissu, et, eu particulier, une voile, et fopà;, qui porte.

f HISTOCHIMIB (i-sto-chi-mie), *. f. Terme d'anatomie. Étude chimique des principes immédiats des tissus organiques.

— ETYM. "Iirrèi;, tissu, et chimie. 'Jtrtii, tient a'j radical 1, qui est le sanscrit si, attacher.

t HISTOGÉME (i-sto-jé-nie), s. f. Formation dos tissus organiques.

— ETYM. 'laroî, tissu, et le suffixe ff^nie.

t HISTOGUAPHIE (i-sto-gra-fle), ». f. Description des tissus organiques.

— ETYM. 'luToi;, tissu, et Ypiçetv, décrire. HISTOIRE (i-stoi-r"), s. f. || !• Récit des faits,

des événements relatifs aux peuples en particulier et à l'humanité en général. U a fallu, avant toutes choses, vous faire lire dans l'Ecriture l'histoire du peuple de Dieu, qui fait le fondement de la religion , on ne vous a pas laissé ignorer l'histoire grecque ni la romaine ; et, ce qui vous était plus important, on vous a montré avec soin l'histoire de ce grand royaume que vous êtes obligé de rendre heureux, Boss. Hist. préface. Quand on considère de plus près l'histoire de ce grand royaume [l'Angleterre], m. Reine d'Anglet. Si l'histoire de l'Église garde chèrement la mémoire de cette reine, notre histoire [celle de la France] ne taira pas les avantages qu'elle a procurés à sa maison et à sa patrie, id. ib. Il avait fait toute l'histoire du siège, id. //ts{. ii, 8. Il [Moïse] meurt et laisse aui Israélites toute leur histoire qu'il avait soigneusement digérée dès l'origine du monde jusqu'au temps de sa mort, id. ib. i, 4. [Nul: Ne leur [aux Romains] a fait plus cher acheter la victoire. Ni de jours malheureux plus rempli leur histoire, rac. Mithr. v, 6. Tous les peuples onl écrit leur histoire quand ils ont pu écrire, volt. Dict. phil. Histoire, 6. La véritable histoire est celle des mœurs, des lois, des arts et des progrès de l'esprit humain, id. Lett. Toit, 23 avr. (767. Telles ont été dans toute la terre toutes les histoires des anciens temps; c'est la preuve de ce que nous avons dit souvent que la Fable est la sœur aînée de l'histoire, id. Dict. phil. Zoroastre. Les premiers fondements de toute l'histoire sont les récits des pères aux enfants, transmis ensuite d'une génération à une autre, id. Dict. phil. Histoire, (. J'entreprends de tracer l'histoire de la grande armée et de son chef pendant l'année (Si 2, ségur, Hist. de Nap. dédicace. Puis, s'^ppesantissant, ils le voyaient (Napoléon à Moscou] passer ses longues heures à demi couché, comme engourdi, et attendant, un roman à la main, le dénoilment de sa terrible histoire, id. Hist. de Nap. viu, ( ( . C'est là [à la Moskowa] que nous avions tracé avec le fer et le sang l'une des plus grandes pages de notre histoire, id. if>. IX, 7. Il Histoire sainte ou sacrée, l'ancien et le nouveau Testament. || Histoire profane, celle des peuples païens. || Histoire fabuleuse, les récits mythologiques. Il Histoire ecclésiastique, celle des événements qui appartiennent à la religion chrétienne. Il Histoire politique, histoire civile, celle des dilTérents gouvernements politiques. || Histoire universelle, histoire générale de l'espèce humaine. Cette manière d'histoire universelle est, à l'égard de» histoires de chaque pays et de chaque peuple, ce qu'est une carte générale à l'égard des cartes particulières, Boss. Hist. préface. \\ Dans les collèges et lycées, histoire ancienne, comprenant l'histoire sainte, l'histoire des anciennes monarchies d'Asie, l'histoire grecque et l'histoire romaine. Histoire ancienne proprement dite, comprenant l'histoire des anciennes monarchies d'Asie et l'histoire sainte. Histoire grecque. Histoire romaine. Histoire du moyen âge depuis 39B jusqu'à (463. Histoire moderne. || Histoire contemporaine, l'histoire du temps présent. Il Histoire interne, histoire externe, voy. inteknb et EXTERNE. Il La philosophie de l'histoire, les lois

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générales qui , ooienufla par iaduction de l'étude des événements historiques, servent à en apprécier la marche et à discerner ce qu'il» offrent de régulier d'avec ce qu'il» ollrent d'accidentel. Il ï'Absolumont. L'histoirfi, les ouvrages historiques, les faits rapportés par les historiens. Ceux-là s'abusent qui divisent l'histoire en deux parties, l'utile et le délectable, et, pour cela, y comprennent les louanges, n'ABLAN- COUBT, Lucien, Comment écrire l'histoire. L'histoire ne s'accorde pas avec la poésie qui n'a pour bornes que la fantaisie du poOte, ID. ib. L'histoire, des grands cœurs la plus chère espérance, koth. St- Gen. I, 4. Son (ils prétendait pour cela Qu'on le dût mettre dans l'histoire, la fort. Fahl. vi, 7. Si j'apprenais l'hébreu, les sciences, l'histoire, m. ib. VIII, 26. Là [dans l'histoire] notre admirable princesse étudiait les devoirs de ceux dont la vie compose l'histoire; elle y perdait insensiblement le goût des romans et de leurs fades héros, boss. Duch. d'OrJ. C'était le dessein d'avancer dans cette étude de sagesse qui la tenait si attachée à la lecture de l'histoire, qu'on appelle avpc raison la s.igo conseillère des princes, l». ib. Quand l'histoire serait inutile aux autres hommes, il faudrait la faire lire aux princes.... les histoires ne sont composées que des actions qui les occupent, et tout semble y être fait pour leur usage, m. Ilist. préface. Mais un roi vraiment roi, qui, sage en ses projets, Sache en un calme heureux maintenir ses sujets, Qui du bonheur public ait cimenté sa gloire. Il faut pour le trouver courir toute l'histoire, Boa. /•^ptt. i. Boilcau, qui, dans SCS vers pleins de sincérité, Jadis à tout son siècle a dit la vérité. Qui mit à tout blAmer son étude et sa gloire, A pourtant de ce roi parlé comme l'histoire, lo. ib. n. Oui, sans doute, une ardeur si haute et si constante Vous promet dans l'Iii-^toire une place éclatante, rac. Alex, i, 2. Ces gens lisent toutes les histoires et ignorent l'histoire, la bbut. XIII. L'histoire doit avouer les fautes des grands hommes; ils en ont eux-mCmes donné l'exemple, FONTEN. Ciar Pierre. La partie la plus essentiellede l'histoire, et qui doit le plus intéresser les lecteurs, est celle qui fait connaître le caractère et les mœurs tant des peuples en général, que des grands hommes en particulier dont il y est parlé, et l'on peut dire que c'est là en quelque .sorte l'ftme de l'histoire, au lieu que les faits n'en sont que le corps, bollin, Hist. anc. Œuv. t. iv, p. 457, dans poogens. Ce n'est pas sans raison que l'histoire a toujours été regardée comme la lumière des temps, la dépositaire de» événements, le témoin fidèle de la vérité, la source des bons conseils et de la prudence, la règle de la conduite et des mœurs, m. Traité des Et. liv. V, av. prop. J'ai toujours pensé que l'histoire demande le même art que la tragédie, uns exposition, un nœud, un dcnoùment, et qu'il est nécessaire de présenter tellement toutes les figures du tal)leau, qu'elles fassent valoir le principal personnage, sans aiïecter jamais l'envie de le faire valoir, VOLT. Lett. Schouvalof, I7 juiU. 4758. Pour bien écrire l'histoire, il faut être dans un pays libre, m. Lett. Prusse, 22 (27 mai 4787). Quand l'histoire n'est qu'un amas de faits qui n'ont laissé aucune trace, quand elle n'est qu'un tableau confus d'ambitieux en armes tués les uns par les autres, autant vaudrait tenir des registres des combats des bêtes, ID. Pdlit. et législ. Pragm. hist. sur l'Inde, art. 33. Dans l'histoire, comme dans l'optique, l'éloignoment rapproche les objets entre eux, duclus, Q.uvres, t. i, p. 321, dans pougens. De la crédule histoire il montre les erreurs, Il peint de tous les temps les esprits et les mœurs, saint-lambebt, Saisons, hiver. J'ai pour la mission de l'histoire un tel respect, que la crainte d'alléguer un fait inexact me remplit d'une sorte de confusion, thiers, .,4rertissemenl de l Ili.'^toire du Comulat et de l'Empire. Il Les histoires, les livres d'histoire. Si quelque marque, Alvare, est due à mes victoires, Laissons faire le peuple et parler les histoires, botr. Bélit. 1, ». Quelque haut qu'on puisse remonter pour rechercher dans les histoires les exemples des grandes mutations, boss. Reine d'Angl. Les chrétiens qui s'enfuirent [à l'approche de la ruine de Jérusalem], cwmme marquent les histoires, id. Méd. sur l'Évang. Dern. semaine du .Sauveur, Si' jour. \\ L'hisloire de Thucydide, 1 histoire composée par Thucydide. Les Histoires, titre d'une portion de l'ouvrage historique de Taci'ce , l'autre étant intitulée Annales. || On l'emploie souvent par une sorte de personnification. Interroger l'histoire. Le témoignage de l'histoire. Les fastes de l'histoire. Lo burin de l'histoire. || Il se dit absolument par opposition A la Kahle, aux fictions. La Fable et l'histoire. L'histoire est le récit

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des faits donnés pour vrais, au contraire de la Fable qui est le récitdes faits donnés pour faux, volt. Dict. phil. Histoire, 1. ||Familièrement. X ce que dit l'histoire, ou, simplement, dit l'hisloire, à ce que l'on raconte. Rossinante, la fleur des coursiers d'Ibérie. Qui, trottant nuit et jour et par monts et par vaux, Galopa, dit l'histoire, une fois en sa vie, Blil. Poés. div. XXV. Il Le tribunal de l'histoire, le jugement que l'histoire porte sur les hommes et leurs actions. Il Tribunal d'histoire ou des historiens, tribunal institué chez les Chinois et chargé de recueillir les actions et le» discours des empereurs, des prtnces et des grands. || 8° Peintre d'histoire, celui qui représente quel.:]ue action mémorable, fournie soit (lar l'histoire, soit par la Fable, la poésie ou les romans, soit par l'imagination mCme du peintre. || On dit dans le même sens : peindre l'histoire; un tableau d'histoire; un sujet d'histoire. 114" Kécit d'actions, d'événements que l'on compare aux actions, aux événements de l'histoire. Et de cette victoire Apprends-moi plus au long la véritable histoire, cohn. Cid, IV, 3. Ignorez-vous encor la moitié de l'histoire [du combat des Horaces et des Curiacesjî m. llor. IV, 2. Au lieu de l'histoire d'une belle vie, nous sommes réduits à faire l'histoire d'une admirable mais triste mort, boss. Duch. d'Orl. Je m'arrête à considérer les vertus de Philippe, et ne songe pas que je vous dois l'histoire des malheurs d'Henriette, iD. Reine d'Anglft. Viens-je faire ici l'histoire sanglante des combats deM.de Montausier? fliîch.

Duc de Uont Cousin des quatre fils Aimon Dont

tu lis quelquefois la merveilleuse histoire, boil. tplt. XI. Servons tous trois d'exemple à l'univers De l'amour la plus tendre et la plus malheureuse Dont il puissn garder l'histoire douloureuse, ïiac. Bérén. v, 7. Mais vous savez trop bien l'histoire de ma vie, id. Xithr. m, 1 . Peut-on de nos malheurs leur dérober l'histoire? id. Ath. 11, 7. Télémaque lui fil l'histoire do son départ do Tyr, fén. Tél. vin. Us nous racontent l'histoire de leur vie; mais ils ignorent celle de leur cœur, mass. Carême, Confess. Il Fig. Ne proposant cet écrit [Discours de la Méthode] que comme une histoire ou, si vous l'aimez mieux, comme une fable, en laquelle, parmi quelques exemples qu'on peut imiter, on en trouvera peut-être aussi plusieurs autres qu'on aura raison de ne pas suivre, j'espère qu'il sera utile à quelques-uns sans être nuisible à personne, et que tous me sauront gré de ma franchise, lesc. Mélh. I, 5. Il Ce n'est pas le plus bel endroit de son histoire, le plus beau de son histoire, c'est-à-dire ce fait, cette action n'est pas ce qu'il y a de plus honorable pour lui. Il Ce n'est pas le plus beau de .son histoire, signifie aussi : ce n'est pas ce qu'il y a de plus avantageux, de plus agréable pour lui. || Le plus beau de l'histoire, le fait le plus remarquable, le plus singulier d'un récit, d'une aventure. || Familièrement. Je sais bien son histoire, c'est-àdire c'est un homme dont je connais toute la vie. Il Cest mon histoire que vous contez là, voilà mon histoire, il m'en est arrivé tout autant. || Cet homme a fini misérablement, c'est l'histoire de tous les joueurs, c'est-à-dire il en arrive autant à tous les joueurs. Il C'est toute une histoire, se dit d'un récit qui sera long. || Familièrement. C'est une autre histoire, ou, elliptiquement, autre histoire, c'està-dire il ne s'agit pas de cela. || Voilà bien une autre histoire, c'est-à-dire voilà un nouvel embarras, un nouvel incident. Secondement, voici bien une autre histoire : la pièce de l'avocat du Roncel a été lue aux comédiens, qui en ont et: émerveillés et qui l'ont reçue avec acclamation , volt. Lett. Vesselier, 28 mars 1772. || 6° Récit de quelque aventure particulière. Une plaisante histoire. Une histoire mémorable. Les histoires du quartier. Et je ne vous les apprendrai [les maximes des casuisles] qu'à la cliarge que vous ne me ferez plus d'histoires, pasc. Prov. 6. Un souvenir fâcheux apporte en m'^n esprit Ces histoires de morts lamentables, trafiques. Dont Paris tous les ans peut grossir ses chroniques, BOiL. Sat. X. Il tombe ensuite en des parenthèses, i|ui peuvent pa.sser pour épisodes, mais qui font oublier le gros de l'histoire et à lui qui vous parle, et à vous qui le supportez, la brut. v. Nous venons de faire un empereur, et, pour ma part, je n'y ai pas nui : voici l'histoire, p. L. codr. IMt. i, 60. Il L'histoire du jour, le récit des événements de chaque jour, et, particulièrement, des petits événements qui se p,i,ssent dans le beau momie. Il n'y a certainement d'agréable et d'utile que l'histoire du jour; toutes les histoires anciennes, comme le di sait un de nos beaux esprits, ne sont que des fables convenues, volt. Jeannol et Colin. || t* 11

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se dit d''» ouvrages dans lesquels on raconte le développement des lettres, des sciences, des arts, etc. L'histoire des mathématiques, de la médecine, de la peinture. L'histoire des arts [mécaniques] peut être la plus utile de toutes, quand elle joint à la connaissance de l'invention et du progrès des arts la description de leur mécanisme, VOLT. Dict. phil. Histoire, t.|| Histoire littéraire, tableau ou annales de la littérature. || 7* Récit men songer. C'est une histoire. Ce sont des histoires. Oui! ouil vous nous contez une plaisante histoire! MOL. Tart. II, 2. Une histoire à plaisir, un conte dont Lélie A voulu détourner notre achat de Célie, id. Et. m, 2. Oii vous a fait une histoire, oenus, Tkédt. d'édue. Ennemis génir. i, 6. || Elliptiquement. Histoire que tout cela, c'est-à-dire tout cela est controuvé. || 8" Fig. et familièrement. Affairp, chose dont on s'occupe. Ne parlez point, vous gâteriez l'histoire, la font. Rich. || Voilà bien des histoires, c'est-à-dire voilà bien des façons, des dirncultés. Il On dit dans le même sens : Que d'histoires 1 1| Familièrement. Cela a fait une belle histoire, c'esl-à-dire a excité beaucoup de rumeur, de colère, de scandale, etc. Cette chanson qui lit une si belle histoire, grf.sset. Méchant, 1, 4. Il 9" Fig. Analyse, étude. L'histo.re de l'esprit humain. De ces particularités [sur le monde] elle [l'àme] compose l'histoire de la nature, dont les faits sont toutes les choses qui frappent nos sens, BOSS. Conn. m, 8. Oui, mes frères, outre l'histoire extérieure de nos mœurs qui sera toute rappelée (lors du jugement dernier] , ce qui nous surprendra le plus, ce sera l'hisloire secrète de notre cœur qui se déploiera alors tout entière & nos yeux, mass. Arent, Jugem. univ. Ce que nous prenons pour l'histoire de la nature , n'est (lue l'histoire très-incomplète d'un instant, niuEB. Interprél. de la nat. 4" question. || 10° Fig. Description des choses naturelles. L'histoire des plantes, des minéraux, des animaux. La perlrix blanche, dont nous avons donné l'histoire sous le nom de lagopède, BUFP. Ois. t. IV, p. 471. Il Absolument. Histoire naturelle , science d'application qui étudie les diverses parties de chacun des corps existants à la surface et dans l'intérieur de la terre, organisés ou non organisés. Cours, cabinet d'histoire naturelle. L'histoire naturelle est la meilleure logique, parce qu'elle est la science qui perfectionne le plus l'esprit et lui enseigne lo mieux ."i suspendre ses jugements, bo.nnet, 4" lett. Hist. nat. |{ 11" Dans le langage le plus familier, il se dit pour un objet quelconque qu'on ne peut ou ne veut pas nommer. Montrez-moi cette histoire. Elle est tombée si malheureusement qu'on a vu toute son histoire.

— HIST. xii" s. Cil qui volent [veulent] savoir l'estoire, Machab. 11, 2. Là troverez en istoire lisant..., Ronc. p. 68, Por remembrer des ancessours [ancêtres] Li fez e li diz e li mours [mœurs], Deit l'en li livres e li gestes E li estoires lire as festes, wace, ilou, v. 4. Il xiu" s. Les armes e chivalerie Del tut despit il e ublie. Des hestoires n'enquéri, ne n'ot [n'ouit] , Ne d'ancienne geste un mot, Edouard le confesseur, V. 4495. Estoire est raconter les anciennes choses qui ont esté veraiement, mais eles furent devant nostre tens loing de nostre mémoire, brun. LATiNi, Trésor, p. 64 h. Cil qui ceste estoire traita ne sait se ce fut à tort ou a droit ; mais il en oî blasmer un chevalier qui Ansiaus de Rémi avait nom, viLLEii. CLXXiv. Que le livre as ystoires [il] me montra, où je vi.... Berte, 1. Si ot portraites i orfrois [broderies] Estoires de dus [ducs] et de rois, la Rose, 4067. ||iiv* s. Les hystoires dient que Milun mengoit un beuf en un jour, oresmk. Eth. 44. ||ivi" s. Près de la porte y avoit une histoire [tableau], Où y avoit maincts riches personnages. Qui demostroit de Gènes la victoire, J. marot, v, 35. Non seulement esdites en-seigncs, mais aux esguicrcs, salières, et toutes autres espèces de vaisseaux, et autres histoires, lesquelles ils se sontadvisez de faire [les émailleursj. — On donnoit pour deux liards chacune dcsilites histoires [im.ages imprimées de N. D.], combien que la pourtraiture fut d'une belle invention, rALissY,3U8. Jean de Gourmont tailleur d'histoires [sculpteur], PARÉ, XVIIl, 94.

— ÉTYM. Lat. historia, du gr»c lirropi», dont le sens propre est information, recherche intelligente de la vérité. "loriop veut dire le savant, le témoin, et se rattache à ilSm, l&w, thème inusité de oiàa, eîiov, signifiant savoir, voir, le même que le lalin vidrre, et le sanscrit rtd.

t HI.STOLOGIK (i-sto-lo-jie), s. f. Histoire des lois qui président à la formation et à l'arrangement des tissus organiques. || 11 se prend souvent.

ÏIIS

mis abiisiveniont, pour l'histoire des parties élémentaires tant (les tissus que des humeurs.

— ÉTYM. ^(TTà;, tissu, et Xô^oç, traité.

t HISTONOMIE (i-sto-no-mie), s. f. Terme de biologie. Ensemhle des lois qui président à la génération et à l'arrangement des tissus organiques.

— ÉTYM. "I^rto;, tissu, et v6|j.o;, loi. mSTORl.VL, ALK (i-sto-ri-al, a-l'), adj. Oui est

relatif à l'histoire. Usité seulement dans ce titred'ouvrage : le Miroir historial de Vincent de Beauvais.

— HIST. XVI' s. Je surpasse en religion superstitieuse toute foi historiale, mont, i, <03.

— ETYM. Lat. historialis, de historia, histoire. HISTORIÉ, ÉE (i-sto-ri-é, ée), part, passé d'his-

torier.ll 1° Enjolivé de petits ornements. Les moindres meubles sont d'ivoire Historiés d'ébène noire, scarr. Virg. I. Il Terme d'imprimerie. Lettres historiées , vignettes historiées, celles qui sont gravées sur du cuivre ou du bois avec quelques ornements qui ont rapport au sujet du livre. |i 2° Terme de peinture. Un tableau bien historié, un tableau où est bien observé tout ce qui regarde l'histoire.

HISTORIEN (i-sto-ri-in), s. m. \\ 1° Celui qui écrit l'histoire, qui a écrit une histoire, des histoires. L'historien ne doit avoir pour but que l'utilité qui se tire d'une narration véritable, et, s'il mCle quelque agrément dans son ouvrage, il ne faut pas que ce soit pour en corrompre la vérité, mais pour la faire mieux recevoir, d'ablancourt, Lucien, Comment écrire l'histoire. Je ne suis pas ici un historien qui doit vous développer le secret des cabinets ni l'ordre des batailles ni les intérêts des partis : il faut que je m'élève au-dessus de l'homme pourfaire trembler toute créature sous les jugements de Dieu, soss. Heine d'Anglet. Pour me servir des fortes paroles du plus grave des historiens [Tacite], ]d. Vuch d'Orl. La première époque vous présente un grand spectacle : Dieu qui crée le ciel et la terre par sa parole et qui fait l'homme à son image; c'est par où commence Moïse, le plus ancien des historiens, le plus sublime des philosophes et le plus sage des législateurs, in. lUst. i, i. On exige des historiens modernes plus de détails, des faits plus constatés, des dates plus précises, des autorités, plus d'attention aux usages, aux lois, aux mœurs, au commerce, à la finance, à l'agriculture, à la population, VOLT. Dict. phil. Histoire, 4. 11 n'est que trop ordinaire aux historiens de louer de trfes-méchants hommes qui ont rendu service à la secte dominante ou à la patrie, id. ib. 6. Nous nesavons autrechose, sinon qu'avant les plus anciens historiens, il y avait de quoi faire une histoire ancienne, m. ib. i.\\ Familièrement. Je ne suis qu'historien, c'est-à-dire je raconte simplement les faits. || Fig. et au féminin. La raison est historienne; et les passions sont actrices, mvAROL, dans le Dict. de bescherellf:. || 2° Par extension, celui qui raconte quelque événement. De leurs dérèglements historiens fidèles, Avec un front d'airain ils [les jeunes gens d'aujourd'hui] feront mille fois Un odieux détail des plus affreux endroits, DESHOUL. t. 1, p. 90. Sans tous ces ornements [de la Fable] levers tombe en langueur....; Le poète n'est plus qu'un orateur timide. Qu'un froid historien d'une fable insipide, boil. Art p. in. Notre ami s'est fait à table D'un brigand bien redoutable Le fidèle historien, bérang. Hiver. \\ 3° X l'École normale, historien se dit. en particulier, de ceux qui étudient spécialement l'histoire. Il veut entrer dans la section des historiens.

— HIST. XV" s. Et imagina, si comme je vis lesapparences par ses paroles, que j'estoie un historien , FBOiss. m, IV, 41. Il XVI* s. L'hystorien, c'est un greffier tenant registre des arrests de la cour et justice divine, les uns donnés selon le style et portée de nostre foible raison naturelle, les autres procédant de puissance infinie et de sapience incompréhensible à nous, AMYOT, Préface.

— ÉTYM. Histoire.

UISTORIER (i-sto-ri-é), j'historiais, nous historiions, vous historiiez; que j'historie, que nous historiions, que vous historiiez, v. a. \\ 1° Décrire, raconter Sans historier le tout par le menu,

RÉGNIER, Sat. X. Il Peu usité en ce sons, qui est le sens primitif. || 2" Terme de peinture. Observer tout ce qui regarde l'histoire. Bien historier un tableau. Il Historier un portrait, le représenter sous un costume emprunté à l'histoire ou à la Fable ; montrer le personnage qu'il représente occupé à quelque action qui donne de l'intérêt et du mouvement. Il 8* Enjoliver de divers petits ornements. Historier un lambris trop nu. || Historier un récit, l'enjoliver do détails faux.

— uiKT XV' 6. Pour historier et croniser toutes

choses, FROiss. ii, ni, î8. || xvi* s. En la dixiesme tapisserie estoit fort bien historiée la prise de la ville de Saint-Denys, par le chevalier d'Aumale, Sat. Mén. p. 26. La parole de l'hommo ressemble proprement à une tapisserie historiée et figurée, amyot, Thém. 62.

— ÉTYM. //isfoirc, pour le sens de raconter; quant à celui d'enjoliver un livre, il vient de ce que histoire a eu h sens de tableau, dessin, représentation (voyez l'historique).

HISTORIETTE (i-sto-ri-è-f) , s. f. Récit d'une aventure plaisante, ou d'un fait de peu d'importance. Les Historiettes, titre du livre de Tallcmant des Réaux. C'est grand signe que je vieillis, puisque je suis conteur d'historiettes, bouiiours , JVoui). rem. Les nouvellistesde Paris ne sont pas si scrupuleux en fait d'historiettes, que je le suis en fiit d'histoire, volt. Lett. Chaperonnier, i" juin i7cs. Il fia Beaumelle] débite, sur les maréchaux de Villars, de Villeroi, sur les ministres, sur les femmes, des historiettes ramassées dans des cabarets, id. Dict. phil. Histoire, 3. Il compile, chaque matin. Quelque sentence ou quelque historiette; Puis, quand il a rassemblé son butin, De salon en salon, à (|uiconque l'approche, De son savoir d'emprunt il prodigue l'ennui, delille, Conversation, i.

— REM. Nous avons fait, dit Bouhours, depuis quelques années historiette, qui ne se disait point du temps de Ronsard.

— ÉTYM. Diminutif d'Wstot're.

HISTORIOGRAPHE (i-sto-ri-o-gra-f), *. m. Celui

qui a charge d'écrire l'histoire du temps. Le P. Daniel en tira [de son histoire] 2000 fr. de pension, avec le titre d'historiographe de France, st-sim. 346, 46. On nomme communément en France historiographe l'homme de lettres pensionné et, comme on disait autrefois, appointé pour écrire l'histoire, volt. Dict. phil. Historiographe. Il y eut souvent de ces historiographes de France, et l'usage fut de leur donner des brevets de conseillers d'Ëlatavec les provisions de leur charge, in.i!). L'historiographe tient plus de l'annaliste simple, et l'historien semble avoir un champ plus libre pour l'éloquence, m. ib. Le vieux Bélus, roi de Babylone, .se croyait le premier homme de la terre, car tous ses courtisans le lui disaient, et ses historiographes le lui prouvaient, m. Princ. de Babylone, 1. J'ai regardé le caractère d'historiographe comme indélébile [Voltaire avait eu le titre d'historiographe] ; mon Siècle de Louis XIV avance, ID. Lett. d'Argentnl, 27 avr. I76i. Peu de temps après, l'Académie perdit Duclos ; et, à sa mort, la place d'historiographe de France me fut donnée sans aucune sollicitation de ma part, marmOiNTEL, Uém. IX.

— SYN. historien, historiographe. Peut-être le propre d'un historiographe est de rassembler les matériaux, et on est historien quand on les met en œuvre, volt. Dict. phil. Historiographe. Étymologiquement, l'historiographe n'est pas autre chose que l'historien; mais, dans l'usage, l'historiographe remplit une charge, l'historien compose un ouvrage.

— HIST. xiv s. Si comme recite uns anciens hystoriografes, bercheure, f° 22, recto. Et pour ce que je croy plus à Fabie l'istoriographe, iD.f" 25, verso. il XV' s. Touchant cestui très noble et très glorieux royaulme, dont indigne historiographe, voudroie bien garder l'onneur de Dieu et des personnes, chastel. Expos, sur vérité mal prise.

— ÉTYM. 'IffTopioYpdtcpo;, de lacopCa, histoire, et Ypâa>«v, écrire.

t HISTORIOGRAPHER (i-sto-ri-o-gra-f é) , ». n. Terme de plaisanterie forgé par Voltaire. Remplir les fonctions d'historiographe. Votre historiographe n'a pu vous faire sa cour comme il le désire ; il passe son temps à soufl'rir et à historiographer, yoLT. da,n5 Lelt. Jlichelicu. 22 sept. 47i)6.|| Historiographier eût été plus ciiri'ci

t HISTORIOGRAPllIQUE (i-sto-n-Orgra-fi-k') , adj. Qui concerne l'historiographe.

HISTORIQUE (i-sto-ri-k'), adj. || 1° Qui appartient à l'histoire, qui a rapport à l'histoire. Une narration historique. Le style historique. Toute certitude qui n'est pas démonstration mathématique n'est qu'une extrême probabilité; il n'y a pas d'autre certitude historique, volt. Dict. phil. Histoire, 3. ||Temp3 historiques, se dit, par opposition à temps fabuleux, de ceux où les événements sont appuyés sur des documents. Il Nom historique, nom qui a quelque célébrité dans l'histoire. Il porte un nom historique Il Teime de géologie. Terrains historiques, couches terrestres, qui existaient à la surface du globe à l'époque oii commence l'histoire. || Peinture hi.storique, peinture qui représente une action empruntée

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à l'histoire sacrée ou profane, à la mythologie ou à l'allégorie. || Terme d'architecture. Colonne historique, colonne dont le fût est orné d'un bas-relief contenant l'histoire d'un homme illustre ou de quelque événement célèbre. La colonne delà place Vendfjma est une colonne historique. || 2° Il se dit d'actions, d'événements qui ne sont point un produit de l'imagination. Le fond de ce roman est historique. Sujet historique. || Pièce historique, roman historique, pièce, roman dont le sujet est tiré de l'histoire, ou se rattache à l'histoire. Ivanhoê est un roman historique. Je suis persuadé que cette pièce [le François H du président Hénault] vaudrait mieux que toutes les pièces historiques de Shakespeare, et qu'on pourrait traiter les principaux événements de notre histoire dans ce goût, volt. Lett. Mme du Deffant, 49 août 1763. || On dit dans un sens analogue : personnage historique. || Familièrement. Cela est historique, cela s'e.st passé comme je vous le raconte. || 3' Qui est digne de l'histoire. Lorsque j'extrais de tels détails des notes que je recueillais alors presque chaque jour, je ne me défends peutêtre pas assez contre cette espèce d'intérêt que les plus simples rapports avec un homme si extraordinaire [Napoléon 1"] laissent à ceux qui l'ont approché ; il n'y a rien d'historique dans cette foule de faits minutieux que je rappelle, mollien. Mémoires, t. I, p. 358. Il 4° S. m. Simple narration des faits dans leur ordre et avec leurs circonstances. Voilà l'historique de cette affaire. Cet historique trèscurieux [de l'instruction sur les Etats d'Oraison] apprit des choses infinies et fît lire le dogmatique, ST-siM. 46, 23. Il Faire l'historique d'une science, exposer l'origine et le développement successif do cette science. || L'historique d'un mot, la collection d'exemples de ce mot dans les difi'érents siècles de la langue. || Il se dit aussi en histoire naturelle. Les anciens ont bien traité l'historique de la vie et des mœurs des animaux, de la culture et des usages des plantes, des propriétés et de l'emploi des minéraux, BUKF. Hist. nat. \" dise. Œuv. t. i, p. 70.

— ÉTYM. Lat. historiens, de historia, histoire. HISTORIQUEMENT(i-sto-ri-ke man),od».|| l'D'un

style historii|ue, sans aucun ornement étranger, par opposition à oratoirement. Raconter un fait historiquement. Je vous fis savoir, il y a huit jours, la mauvais état où j'étais, et vous le fis savoir historiquemnnt, sans user de figure, sans rien ajouter h la vérité, BALZ. Lett. à Conrart, 21 juillet (663. Il 2° En se conformant aux faits véritables. Il [l'empereur] s'est plaint amèrement de la conduite de M. le maréchal de Broglie; il l'accuse d'être seul cause de la perte de ses lUats, qu'il a voulu abandonner sans y être forcé.... je ne fais que rapporter historiquement à Votre Majesté ce qui m'a été dit par l'empereur [<743], Corresp. de Louis XV et de Noailles, t. i, p. 4 33. En admettant que le mariage des prêtres eût été toléré dans la primitive Eglise, ce qui ne peut se soutenir ni historiquement, ni canoniquement..., chateaub. Génie, i, 1, 6. || Suivant les règles de l'histoire. Il n'est plus question ici que d'examiner historiquement si Jésus..., volt. Phil. m, <63.

— ÉTYM. Historique, et le suffixe ment.

+ HISTOTRIPSIE (i-sto-tri-psie), s. f. Terme de chirurgie. Écrasement linéaire, c'est-à-dire opération dans laquelle on écrase les tissus avec un lien extrêmement ténu.

— ÉTYM. 'IdTÔç, tissu, et TpC<]«;, écrasement. tHISTOTRIPTEUR(i-sto-tri-pteur),s. m. Terme

de chirurgie. Instrument servant à l'histotripsie. t HISTOTROMIE (i-sto-tro-mie), s. f. Terme de médecine. Contraction fibrillaire qui s'observe sur différents muscles, mais surtout aux paupières.

— ÉTYM. 'liTtèî, tissu, et Tp6[io:;, tremblement HISTRION (i-stri-on), s. m. || 1° Nom, chez les

Romains, des acteurs qui jouaient dans les bouffonneries grossières importées d'Étrurie. Il est comme cet histrion qui, jouant devant Auguste, prenait pour lui les applaudissements qu'on prodiguait à l'empereur, volt. Quest. miracl. Lettre C' Il 2° Aujourd'hui, comédien, mais avec un sens Aj mépris. Un vil, un misérable histrion. Je l'ai vie sortir de la maison de cet histrion, où l'amour la conduit assez souvent, lesage, Estev. Gonx. ch. 2«. Saint Thomas d'Aquin, dont les mœurs valaient bien celles de Calvin et du P. Quesnel, saint Thomas qui n'avait jamais vu de bonne comédie et qui ne connaissait que de malheureux histrions, devine pourtant que le théâtre peut être utile, volt. Dict. phil. Police des spectacles. || Fig. Éphémère histrion qui sait son rôle à peine, Chaque homme, ivre d'audace ou palpitant d'effroi. Sous le sayon du

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