HIV
pfttre ou la robe du roi, Vient passer à son tour son heure sur la scAne, v. huoo, Odet, IV, M. Il 8' Poisson du genre chironecte. || Canard àcoUier de Terre-Neuve, ami» hittrionica, L.
— ETYM. Lat. histrio, mot étrusque qui signifiait joueur de flûte.
f HISTRIOVAGE (i-stri-o-na-j"), ». m. Par plaisanterie, métier de comédien. Un peu d'histrionage partage encore mon temps; nous avons joué une pièce nouvelle..., volt. iett. CidevUle, » mars )7ri8. Me voilà plus (jue jamais dans l'hislrionage; j'envoie Amélie à Paris, et je reçois la Coquette punie, ID. Lett. d'Argental, 3 juin t7&2.
— ÉTYM. Histrion.
t IIISTSIONIE (i-stri-o-nie), ». f. Néologisme qui te dit, par dénigrement, de l'état d'histrion, du métier de comédien. Il y a tel de ces mots qui vient, en droite ligne, du royaume d'hi-strionie et du puissant empire du cabotinage, montèout, Revue det Deux-Mondes, t" mars «869, p. 222.
— ÊTYM. Histrion.
t HISTRIONIQUE (i-stri-0-ni-k'), adj. Oui concerne les histrions, les comédiens. Je crois que l'aréopage hislrionique n'est pas riche en comédies; tous Ips jeunes gens qui ont la rage des vers font des tragédies dès qu'ils sortent du collège, volt. LeU. Thiriot, 28 ivr. (7a».
t UISTBiO.VNER (i-stri-0-né), V. n. Terme de plaisanterie. Jouer la comédie. J'histrionne pour mon plaisir, sans avoir ni cabale à craindre ni caprice à essuyer, volt. LeU. Mme de Graffigny, )0 mai 4768. La cour de Wurtemberg revient ici pour histrionner avec nous, la mahoh. db baireuth, à Voltaire, dans /(et), française, février 1868, p. 208.
— ÊTYM. Histrion.
HIVER (i-v6r), ». m. || !• Saison qui suit l'automne et précède le printemps. || L'hiver astronomique, qui commence au 22 de décembre et finit au 20 de mars. || L'hiver météorologique, qui commence à 11 lin de novembre et se termine en février, et qui est la plus froide des saisons; c'est le sens populaire. Je connais un vieillard dont les secrets divers Ont fait naître des fleurs au milieu des hivers, rotrou, Hercule mour. n, 2. Je me couchais sans feu dans 1* cœur de l'hiver, moi . Syan. i. Cet hiver est épouvantable, sÉv. (3. Rien ne se passe si insensiblement qu'un hiver à la campagne, cela n'est affreux que de loin, ID. 6u3. Les cœurs sont saisis d'une joie soudaine par la grâce inespérée d'un beau jour d'hiver.... on ne laisse pas de préférer au plus beau jour d'hiver la constante sérénité d'une saison plus bénigne, Boss. tIarie-Thér. Gand tombe avant qu'on pense à le munir; Louis y vient par de longs détours; et la reine, qui l'accompagne au cœur de l'hiver, joint au plaisir de le suivre celui de servir secrètement à ses desseins, m. ib. Philisbourg est aux abois en dix jours, malgré l'hiver (|ui appioche, ID. Louis de Bourbon. Dans les nécessités extraordinaires sa charité faisait de nouveaux efforts; le rude hiver des années dernières [l'orateur parle en tasb] acheva de la dépouiller de ce qui lui restait de superflu, id. Anne de Gonx. Je consens.... Qu'à Paris le gibier manque tous les hivers, boil. Sat. m. L'été n'a point de feux, l'hiver n'a point de glace, m. Lutr. II. VoiH, dont le pinceau téméraire Hepré- Bente l'hivei sous l'image vulgaire D'un vieillard faible et languissant, j. b. bouss. CatUale, Hiver. Le cruel hiver de t709 força le roi de remettra aux peuples neuf millions de tailles dans le temps qu'il n'avait pas de quoi payer ses soldats, volt. ioui» XIV, 30. L'hiver de 1709 avait détruit la germe des moissons ; la misère fut extrême dans les campagnei, dans les villes et jusque dans Paris, DUCLos, Règne de Louis XIV, (jkuv. U v, p. 27, dans pouGKNS. On n'a pas oublié le froid si long et ci rigoureux de l'hiverde I74ii, il avaitpresque égalé en intensité celui de I7(i» et l'avait surpa,ssé en durée, BONNET, Observ. 42' insect. L'astre brillant du jour sourit à leur audace [des monts sourcilleux] , Et de leur front superbe éclaire les déserts; De la ■pouqire, de l'or, du lis et de la rose II donne à ces frimats les reflets éclatants ; Sur son trône glacé l'hiver, qui s'y repose, Y paraît couronné de l'émail du printemps, masson, Helvét. u. L'hiver était si près do nous qu'il n'avait fallu qu'un coup de vent de quelques minutes pour l'amener âpre, mordant, dominateur; on sentit aussitôt qu'en ce pays il était indigiiie et nous étrangers, t-Êouii, Hist. de Nap. ix, 7. Ces Kusses ajoutèrent qu'ils s'étonnaient surtout de notre sécurité i l'approche de leur puissant hiver : c'était leur allié naturel et le plus terrible ; ils l'attendaient de moment eu moment; ils nous plai-