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gnaient, ils nous pressaient de fuir; dans quinze jours, ï'écriaient-ils, vos ongles tomberont, ID. t'f». VIII, «0. Il Habits, costume d'hiver, habits, costume qu'on prend en hiver pour se défendre du froid. Il Fruits d'hiver, fruits qui n'achèvent de mûrir qu'en hiver; ceux qu'on mange ordinairement en hiver. Il Semestre d'hiver, semestre qui commence après les vacances ou à quelque autre époque de l'hiver, suivant les différentes compagnies, où il est d'usage de diviser le service par semestre. Il Terme de guerre. Quartier d'hiver, l'intervalle entre deux campagnes. || Quartier d'hiver, lieu où l'on met les troupes en cantonnement pendant l'hiver. L'armée va prendre ses quartiers d'hiver. C'est & cent lieues plus loin que Smolensk, c'est i Minsk qu'il lui faut [à Napoléon] aller chercher des quartiers d'hiver, dont quarante marches le séparent, séouR, Hist. de Nap. ix, 6. || 8" Il se dit par rapport au froid qu'il fait en hivcr. L'hiver est avancé. L'hiver est tardif. L'hiver est long. Tous les grands hivers augmentent la mortalité, buff. Proh. de la vie, Œuv. t. x, p. B08. |j II n'y a point eu d'hiver, c'est-à-dire il n'y a point eu de grands froids cette année. || Fig. Il n'a pas besoin d'un fort hiver, se dit d'im homme d'une complexion faible et délicate, et aussi d'un homme qui, étant mal dans ses affaires, peut être ruiné par le moindre accident. || Température froide. Des neiges qui font un hiver perpétuel sur le sommet des montagnes, fiSn. Tél. u. {[ Fig. Voyez si de son teint les roses et les lis Dans l'hiver de la mort sont bien ensevelis, mairet, Sophon. v, 8. Il 8" Fig. L'hiver de l'Age, des ans, la vieillesse. Puisqu'on a vu Siphax en l'hiver de son âgeConcevoir tant de feux pour un si beau visage, mairet, Sophon. I, 4. Je sais que vos appas encor dans leur printemps Pourraient s'effaroucher de l'hiver de mes ans, VOLT. Uérope, i, 3. Et ses soins caressants. Tendres, réchaufferaient l'hiver de mes vieux ans,

coLi.m d'hableville, Vieux célib. iv, (4 Les

goûts purs, innocents. Jusque dans leur hiver suivent les bonnes gens, picard. Amis de collège, u, 2. Qu'il coule gaiement son automne ; Que son hiver soit encor loin, bérang. Doct. et mal. \\ L'hiver de ce siècle, la sombre et triste condition des hommes sur la terre. No t'impatiente pas, ô homme de liien; laisse passer l'hiverde ce siècle, où toutes choses sont confondues, boss. Sermons, Providence, 4.|| 4* Année, dans le langage poétique, quand il s'agit soit d'un âge avancé, soit do quelque période sombre et triste. Quand le sort t'a laissé compter cinquante hivers, deshoulières, t. i, p. «os. Là, depuis trente hivers un hibou retiré, boil. Lutr. m. Cinquante hivers ont passé sur ta tête; J'ai de bien près cheminé sur tespas, BÉBANO. Bonsoir. i| 6° Terme de marine. Bfttons ou mâts d'hiver, mftts de perroquet sans flèche. IIS" Terme d'alchimie. Temps de l'humidité de la pierre. || Proverbes. Mi-mai, queue d'hiver, c'est-à-dire le froid se fait souvent sentir au mois de mai. Il Autant de jours d'hiver pas.sés, autant d'ennemis renversés. j| Serein d'hiver, pluie d'été ne font jamais pauvreté. || L'hiver n'est jamais b.'itard; s'il ne vient tôt, il vient tard, c'est-à-dire l'hiver est de la famille des sai.sons, ce n'est point un bâtard, il a toujours sa place.

— HIST. XIII' s. Que li mundz [le monde] est renuvelez ; S'en va ivern,e vent [vient] estez, Edouard le confesseur, v. 1389. Einsi sejorna li os [l'armée] de France à Jadres tout l'iver, villeh. liv. Or est yvers entrés, et nos ne poons mais de ci movoir devant la Pasi|ue, id. xlix. || xv« s. Le roi Henri de Castille assiégea très en hiver la cité de Bayonno, fpoiss. Il, II, 28. Comment vous (l'amant voulant se faire cordelier] qui avez gousté Tant d honneur au monde et de gloire, Prem Iriez- vous yver pour esté, Et, au lieu de bon temps, misère? l'Amant rendu cordelier, p. R49, dans laclrne. || xvi* s. Ayant repassé les Alpes, et estant venu faire son hyveren la ville de Loques, amyot, Pomp. 72. En hiver au feu, et en esté au bois et au jeu, li roux de li nCY, Prov. t. I, p. 104. Soleil d'hy ver, amour de paillarde, Tard vient et peu tarde, id. »6. p. 103. Hiverest fort bonne saison, quand on a pour faire tison, id. ib. p. 102.

— REM. 'Wallon, ttJi'er'; bourguig. hirar; provenç. ivem; espagn. inrierno; ital. inverno; du lat. hlbrrnus , dans lequel hi représente hie de hiems, hiver; grec, /!Ï|xa; san.scrit, hima, neige. Ilibernus paraît se décomposer en hi, neige, ber, qui apporte, et mu, suffixe participial.

t IIIVEKNACUE (i-vèr-na-ch'), ». m. Voy. hivernage.

UIVER^AGE (i-vèr-na-j'), ». m. || 1* Terme de marine. Saison des tempêtes et des pluies dans cortains pays. Il Le temps de relâche des Dâtiments pen-

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dant la mauvaise saison, jj Port bien abrité où les bâtiments relâchent || I* Terme d'agriculture. Laliour qu'on donne aux terres avant l'hiver. || Hivernache ou hivernage, mélange de seigle, de froment, d'avoine ou d'orge, semé de bonne heure en automne pour avoir un pâturage d'Iiiver. En Flandre et en Normandie, on nomme ainsi un mélange de vesce, de seigle ou d'orge qu'on sème de bonno heure en automne et qu'on coupe en juillet. || Régime de la stahulation pour les animaux qui pissent l'été et l'automne dans les pâturages. |j 8* Saison pluvieuse des régions équinoxiales.

— HIST. xui* s. C'est ll'amour] chartre [priso»J qui prison [le prisonnier] soulage, Printems plaint de fort yvcrnage, ta Rose, 4343. Blé yvernaig»", du CANGR, hybernaticum. Il ne me chaut d'esté ni d« rousée, De froidure ne de tems d'hivernage, id. ib.

— ÊTYM. Bas-lat. Aibem<i(tcum,dans un texte du vur siècle, de /iii/emu» (voy. hiveb).

HIVERNAL, ALE (i-vèr-nal, na-l'), adj. || !• Qui appartient à l'hiver. Les froids hivernaux. j| 8* S. m. pi. Terme rural. Les hivernaux, les grains qu'oa sème pendant l'hiver.

— HIST. xvr s. Les neiges hyvemales, do bellav, III, 18, recto. On y pourra semer toutes sortes de bleds hyvemaux qu'on voudra, o. dk serkjs, 79.

— ETYM. Lat. hibemalis (quicherat, Addenda), de M'brniuj (voy. iiivkr).

t UIVERNATION (i-vèr-na-sion), ». f. Voy. hibernation. Il Temps froid pendant l'été.

— ÊTYM. Hiver.

HIVERNÉ, ÉE (i-vèr-né, née), part, paué d'hiverner. Il 1° Terme d'agriculture. Des terres hivernées et bien préparées. || 2' Terme de marine. Côte hivernée, côte qui s est couverte de neige.

t UIVEItNE.ME.NT (i-vèr-ne-man), ». m. Se dit quelquefois pour hibernation.

UIVERNEU (i-vèr-né), v. n. jj f Passer l'hiver, la mauvaise saison ; il se dit des troupes, des navires. Comme le port n'était pas propre pour hiverner, la plupart furent d'avis de se meure en mer, BACi, Bible, Actes des ap. xxvu, lî. Les galères revinrent à l'embouchure de la Seine, mais elles n'y pouvaient pas hiverner, parce qu'il était nécessaire de mettre de temps en temps les bassins à sec pour éviter la corruption des eaux, ionten. Chaielles. Il 2" Passer l'hiver, en parlant do certains animaux. Cette manière d'hiverner sous la neige ressemble fort à celle de la perdrix blanche, dont nous avons donné l'histoire sous le nom de lagopède, BL'FF. Ois. t. IV, p. 171. Il 8' V. a. Terme d'agriculture. Hiverner des terres, leur donner un labour avant l'hiver [[i" S'hiverner, e. réfl. S'exposer aux premiers froids, afin de s'y accoutumer.

— HiSi. xiii's. Si [je] vospri que vos retcxnei vers les pleins [plaines] d'Andrenopla et ilueques vos yvernez, où il a grant planté de tous biens, Uist. occid. des croisades, t. i, u, 10. Bues [bœufj mal iverucz En mars est lassez, Si chiet [tombe] en la voie, Nouveau recueil de fabliaux et conlts, i. l, p. «i». Les brebitz valdroient le moins et seroient le plut periUoses à iverner, Bibl. det chartes, 4' série, t. u, p. 371. Et toute la terre d'entor se rendi i lui, et il iverna en cel pais, villeh. cuviii. || xvi* s. Après la retrnitte de Xorxès, s'estant toute la flotta de l'armée des Grecs retirée pour hyverner au port de Pagases, amtot, Thém. 39. Lors on rehouera la vigne de la sorte de labourage, dite hyverner, pour la saison, o. ie serres, les. Et sont reputez lesditi bœufs ou bestes avoir esté yvernez en une dismeria quand ils ont logé et ont esté levans et couchant durant lyver, posé qu'ils ayent prins leur pasturt autre part, Coust. gin. L i, p. 8S3.

— ETYM. Provenç. ivemar; espagn. «nr«mar; ital. invemare; du lat. hibemare (voy. hiveb).

UO (ho), interj. || 1* Sert à appeler, à avertir. Hol venez ici. Holàl ho! quelqu'un. || 2* Exprime aussi l'étonnement, l'indignaiion. Ilot qu^l coup I II En ce sens, il se confond quelquefois aveo oh, et le plus souvent on le redouble. Hol bol quelle égrillarde, mol. if. de Pourc. u, e. Hol hol qui des deux croire? id. Et. i, 4. Ce n'est pas là proprement permettre le duel; au contraire, il la croit tellement défendu, que, pour le rendre permis, il évite de dire que c'en soit un. — llo! ho! dit le père, vous commencez i pénétrer, j'en suis ravi, pasc. Prov. VII. Il Ho , commandement des charretiers pour faire arrêter leui-s chevaux. || 8* Faire des lii et des ho, voy. m. ||4" Terme de vénerie. Ho, io, lo, lo, looool cri que le valet de limier emploie le mat.i. (|uanil il est au bois, pour exciter son chien à aller devant et à se raliallredes bêles qui pa.sseroiit, || Ho I ho, cri par lequel un veneur appelle un camirj'.ia.

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— HIST. XV" s. Anj,'lois d'un costé et Escols d'autre costé sont très bonnes gens d'armes, et, quand ils se trouvent ou encontrent en partie d'armes, c'est sans espargner; il n'y a entre eui nul ho, froiss.

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