‹ Dictionnaire de la langue françaiseChapitre 366 sur 388 · XV · texte numérisé non relu

XV

— ETYM. Origine fort incertaine. Diez le tire de l'allemand dialectique Ilôck , pli du jarret ; angl. hock. Scheler demande si hoche n'est pas une forme wallone de coche, ou ne tient pas au baslatin hocus, flam. hock, angl. hook , crochet, ou enfin ne se rattache pas au latin occare, herser (avec une /i prosthétique).

HOCHÉ, EE (ho-ché, chée), part, passé de hocher t. Sa tête hochée d'un air méprisant.

HOCUE.MKNT (ho-che-man), s. m. Action de hocher. Un hochement de tête.

— HIST. XVI* s. Une risée, un clin d'œil, un hochement de teste, mettent plusieurs en cholere, amyot, Comm. refrén. la colère, «.

— ÉTYM. Hocher (.

HOCHEPIED (bo-che-pié; le d ne selle jamais), t. m. Il 1° Terme de fauconnerie. Nom qu'on donne au premier des oiseaux qui attrape le héron dans son vol, ou qu'on jette seul après le héron pour le faire monter. || 2» Pièce de fer qui s'ajuste au manche de la bêche, près de la douille, et sur laquelle on pèse pour faire entrer l'outil dans les terrains compactes.

— ÉTYM. Hocher *, et pied.

HOCHEPOT (ho-che-po ; le t ne se lie pas) , s. m. Terme de cuisine. Espèce de ragoût fait de bœuf haché et cuit sans eau dans un pot, avec des marrons, des navets et autres assaisonnements. || On fait aussi des hochepots avec des oies grasses et des canards.

— HIST. xiv«s. Hochepot de volaille, If^agier.ii, 6.

— ÉTYM. Hocher ) , et pot; wallon, hose-pol, bouillie ; angl. hodge-podge, hotch-potch, de l'ano. flam. huts-pot; dialecte d'Aix-la-Chapelle, hoetschpott; holland. hutspot, du flamand hulsen, secouer, elpol.

HOCHEQUEUE (ho-che-keû), S. m. Un des noms de la bergeronnette, ainsi dite parce que, lorsqu'elle marche, elle ne cesse de remuer sa queue relevée.

<. HOCHER (hoché). || 1- V. a. Secouer, remuer. Hocher un prunier pour en faire tomber les prunes. Il [un coucou] hoche la queue et change sans cesse de place, bdff. Ois. t. xii, p. 82. || Hocher la tête, la secouer en signe de désapprobation. Qui ne font que s'en rire et que hocher la tète, Régnier, Sot. V. Vous n'avez que faire de hocher la tête, MOL. G. Dand. ii, 3. || Hocher le mors à un

cheval, le secouer fréquemment pour exciter le cheval. || Fig. Hocher le mors, hocher la bride à quelqu'un, essayer de l'animer, de l'exciter. || 2° Y. n. Terme de manège. Hocher avec la bride, se dit du cheval lorsqu'il hausse et baisse alternativement le bout du nez pour faire jouer le mors dans sa bouche. Il Fig. Hocher du nez, témoigner par un mouvement de visage son mécontentement, sa désapprobation. Que cet artiste hoche du nez quand je me mêlerai du technique de son métier, à la bonne heure, hide». Soion de 4767, CEuv. t. xiy, p. 13, dans POUGENS.

— HIST. XII" s. Ci.st Dex de gloire qui tôt a à jugier. Il saut et gart [qu'il sauve et garde] ce mestre cuisinier! Bien li avient cis pestiaus [pilon] à hocier. Bat. d'Àlesch. v. 3869. || xm* s. Li Turs fu sor le mur qui moult grant paor a, Buiemont en apele, l'eschiele li hocha, Ch. d'Ant. vi, 623. Hochier testes et battre mains. Batailles des sept arts. Il XIV* s. Hocher le pot et les pois ensemble, ilénagier, ii , 5 . Ils comencierent à jouer ensemble à hoissier à plus croix ou plus pile, DO cange, hochia. Icelluy Estienne ainsi qu'il tenoit et hocoit les dez, ID. ib. Il XV* s. Je voy [c'est un lépreux qui parle] venir de gent foison ; Mes cliquettes me fault hochier, ilyst. Barlaam et Josaphal , dans gui se CAMBiiAi, p. 382. || XVI* S. Minos, qui a la charge principale de la torture, hoche l'urne fatale, du BELLAY, IV, 62, recto. Les gents d'entendement hochent du nez vostre incrustation empruntée, mont. I, (57. Il ne falloit grandement hocher la bride aux autres princes, pasquier , Recherches, livre vi, p. 469, dans lacurne.

— ÉTYM. Wallon, host ; du flamand, hutsen, secouer.

t 2. HOCHER (ho-ché), v. a. || 1* Faire une hoche sur une taille de bois. Hé! vraiment [dit un boucher élevé à la charge d'élu], si je ne sais écrire, je hocherai, voulant dire que, comme il faisait de» hoches sur une taille, pour marquer les livres de viande qu'il livrait à ses pratiques, il en ferait autant sur du papier pour lui tenir lieu de signature, furetiêre, Roman bourgeois, Hist. de Charrosselles, p. 232. Il 2° Terme de couture. Faire de petites entailles au bord d'une étoffe, d'une lisière, soit pour qu'elles godent un peu, soit pour empêcher que le bord ne soit resserré. Hocher une lisière.

— ÉTYM. Hoche.

i. HOCHET (ho-chè; le t ne se lie pas; au pluriel, Vs se fie : des ho-chè-z en os), s. m. \\ 1° Jouet qu'on donne aux petits enfants pour qu'ils le pressent entre leurs gencives pendant le travail de la dentition. En lui donnant pour hochet quelques corps durs, J. J. rouss. Ém. i. Aux enfants tout sert de hochet, beauuarch. Uar. de Fig. iv, 8. Des sceptres étaient mes hochets [au fils de Napoléon I"], Mon bourlet fut une couronne, bérang. les Deux cousins. || Fig. X ses doux songes [de l'espérance] a.sservie. Vous serez heureuse en effet. Si pour chaque âge de la vie Elle vous réserve un hochet, BÉRANG. Annivers. || 2° Fig. Chose futile, qui flatte, qui amuse. Rien de plus commun qu'un vieillard qui meurt avant que d'avoir vécu ; la plupart des hommes meurent le hochet à la main, DiDiîR. Claude et Nér. u, (.On ne satisfait pas avec les hochets de la vanité les âmes dominées par l'ambition de régner sur les esprits , condorcet. Fie de VnUaire. Il nous berçait encor de ces mots révérés, Vains hochets du vulgaire et fantômes sacrés, M. J. CHÉN. Tib. 1, ( l'homme qui touche

à son adolescence, Brise les vains hochets de sa crédule enfance, lamart. Harold, 1. 1| Proverbe. U y a des hochets pour tout âge, c'est-à-dire chaque âge a ce qui l'amuse (adage qui n'est dans le Dictionnaire de l'Académie qu'à partir de l'édition do (835, et qui, comme on voit par ce qui suit, provient probablement de Fontenelle). X la fin de ci poème [de l'Anglais Prior], on voit ce vers charmant de Fontenelle : U est des hochets pour tout âge; Prior prie la fortune de lui donner des hochets pour sa vieillesse; et il est bien certain que Fontenelle n'a pas pris ce vers de Prior, ni Prior de Fontenelle ; l'ouvrage de Prior est antérieur de vingt ans, et Fontenelle n'entendait pas l'anglais, VOLT. Dict. phil. Bouffon.

— HIST. XIV* S. Pour avoir refait tout de neuf un hochet d'argent, pour jouer et esi)attre madame Jehanne de France, de hbokde, Émaux, f. 34(. Qu'il ne soit nuls que de ce jour en avant, qui joue eus le clostre aux deiz, aux scous, aux hochez ou aux autres jeux que on appelle tremeiealz, du GANGE, hochia. Il XVI* s. Les nourrices font adjouster au hochet de petites sonnettes, qui leur servent d« jouet, et de foiastrer avec aux, paré, xvui, 96,

HOl

— ÊTYM. Hocher < , parce qu'on hoche ce

jouet.

t 2. HOCHET (ho-chè), t. m. lll'SortedebécbB (isiléc ilaii» le» terrains légers. || »• Les formes dans lc.s(|iiellos on moule la houille.

— Ery.M. Hocher a.

t IIOCIIKUR (h«-cheur), >. m. Terme de zoolologie. Kspfcce de singe d'Afrique.

— ÊTYM. Hocher i.

f 1I0I)0(;HA1>U1QUE (o-do-gra-fl-k'), adj. Qui indique les routes.

— KTYM. 'O',»;, route, et ypiçiiv, écrire.

t HOnOMtrrUE (o-do-mf;-tr'), s. m. || 1" Instrument, dit aussi compte-pas, et, plus souvent, compteur, composé de plusieurs roues, avec une aiguille extérieure, etc. (ioiit lo mouvement est proportionné à un certain nombre de pas d'homme, pour servir à mesurer, en marchant, h disUinco d'un lieu à un autre. || Appareil servant à mesurer la longueur du chemin parcouru par une voiture. Il 3" Instrument qui sert à faire compter le nombre de tours de manivelle exécuté par des ouvriers.

— liEM. L'Académie écrit odomètre, orthographe moins bonne à cause de l'esprit rude.

— ÊTYM. 'OôojjLetfjov, de 6ôi;, chemin, et ixérpov, mesure. 'OSo; tient au radical sanscrit tad, aller, arriver.

f nODOMÉTRlE (o-do mé-trie), s.f. Art de mesurer les distances parcourues, de faire des bodoiuètres.

t JIODO.MlîruiOUE (o-do-mé-tri-k'l, adj. Qui a rapport à l'hodouiètre ou à son emploi.

t HOËLI (ho-é-li) ou UOELt (hé-li) , s. m. Poisson de la mer Rouge à nageoires pectorales, transparentes et falcifoimes, appelé par Forskal tcomber ferdau, i.f.goarant.

IIOGNKR (ho-gnél, V. n. Terme populaire, peu usité d'ailleurs. Gronder , murmurer entre ses dents. Il Gronder, en parlant des chiens.

— lUST. xiii' s. Dist li vilein : renart, ne hoingne, lien. I3064. ||xiv* s. Pour ce que la charrete du dit exposant pignoit, ce qui e.st à dire selon le langage du pays, liuignoit [criait], le dit Colin lui dist qu'elle avoit bien mestier d'oindre. Icelluy Penenot dist au suppliant : Se tu en hognes, encore seras tu battu, vu canok, hugnure.]\x.\' s. S'il est ainsi, sur moi metez la besongne ; car, s'il hongne, je le payerai tellement qu'il ne sçaura que rcspondre, Perceforest, t. iv, ^ in. || xvi* s. Elle fongna au clerc plus d'un jour et une nuit, despeh. Contes, xvi. Grongnars, fongnars , hongnars ja prive; Les biens leur sont mal employez, roger le COLLERYE, OKiitTes, p. (27, dans LACBRNE. Hongue qui voura [voudra] , Devise de la maison de Mailly,

— f.TYM. Origine inconnue. Normand, honer, chanter entre ses dents, houiner, higner, hinner, ouiner, crier, se plaindre.

tlIOlIO(ho-bo), interj. Voy. ho.

t HOUOU (ho-hou), J. m. Espèce de héron du Mexique, ainsi appelé de son cri.

HOIR (oir), s. m. Terme de pratique. Synonyme d'héritier. Kous sibnâmes deux oppositions i ce que nul hoir mile sorti du feu maréchal de Luxembourg ne fût reçu au parlement en qualité de pair de France, st-sim. 20, 46. Il lui semblait que, sous les hoirs de saint Louis, un évêque mat ié ne serait jamais sûr de sa place, chateauh. item. t. VI, p. 436. Recomposez un peu l'ancien fief, et que chaque portion retourne du propriétaire laiioureur à ce bon seigneur adoré de ses vassaux, pour ^tie substitué à lui et à ses hoirs, de mftle en m!i\e, à perpétuité; ses hoirs ne laboureront pas, ses vassaux peu, p. L. COUR. Lett. v. |{ Terme d'ancienne jurisprudence. Hoir de quenouille, fille qui hérite.

— HlST. XI* s. Et Jurfaret qu'est ses filz et ses heirs, Ch. de Hol. xxxvii. || xii* s. Li oir qui en isïirent [du mariage] furent fier et félon, Sax. m. Et jo te di devant que heirs te durrai [donnerai], Rois, p. <44. Il xiii* s. Comme droit hoir de France [ils] font Pépin couroner, Uerle, m. Se, après, mes parens moroit sans hoir de son cois, beaum. vi, 20. On doit savoir i|ue tuit cil sont loiel oir, qui sont nés et conceus en loiel mariage, id. xviii, 3. Bien savés que par maulvais hoir Dechicent [déchoient] viles et manoir, lehoux de lincy, Prov. t. ii, p. 260. Ce roy Richart pourchassa tant que il donna au conte Henry de Champaigne qui estoit demeuré avec li, la royne de Jérusalem, qui esloit droit her [héritière] du royaume, joiNv. 203. Dieu, qui vous meut à ce vouloir'? Pour quel cause offristes vous l'oir De paradis à mort pour homme? j. PE MKiNO, Trh. 386. Il xv s. Ainssy fu le commeuceiueul de celle noble lutciou françoise, cou-

noL

ronnée d'ancienne noblcce, laquelle. Dieux mercis, d'hoir en hoir est continuée, cunisT. le pisan, Chariet V,i, 6.

— ETYM. Provenç. her, du latin heret, héritier. Ileret, héritier, et herut, maître, sont le même mot et tiennent au radical s.in.scrit har, prendre.

HOIRIE (oi-rie), t. f. Terme de pratique. Héritage, succession directe. Une pareille somme est comptée dans les coffres pour chacun de ses enfants qu'il doit pourvoir ; et il a un grand nombre d'enfants; ce n'est qu'en avancement d'hoirie, il y a d'autres biens à espérer après sa mort, la bhuy. vi.

— IIIST. XV' s I>a comté d'Evreux qui sied en

Normandie estoit, par droite hoirie de succession de leur mère, revenue aux enfans du roi de Navarre,

FIIOI.SS. Il, II, «9.

— ETYM. noir; génev. loirie, par adhérence de

l'article, cemme lierre pour le terre.

t HOiniN (oi-rin) ou UORIN (o-rin), ». m. Ancien terme de marine. Bouée ; bois iju'on laisse flotter pour indiquer le lieu où l'ancre est mouillée. Les maîtres et patrons de navires (|ui voudront .•■e tenir sur leurs ancres dans les ports seront obligés d'y attacher hoirin, bouée ou gaviteau pour les marquer, Ord. daoùl (osi, iv, i, 6.

UOL\ (ho-la), inlerj. || !• Sert pour appeler. Holà, laquais I laquais, mol. Comt. d'Esc. 4. Holàl gardes , qu'on vienne , rac. Bajax. u , (.US" Se dit aussi pour avertir de ne pas aller si vite, de ne pas s'emporter. Holà! ne pressez pas si fort la cadence, MOI.. Prie. li. Ehl messieurs, quel vertige? Holà donc; calmez-vous un peu, la motte, Fabl. Il, 9. Il II signifie aussi : qu'on l'arrête, qu'on l'empêche. Après i'Agésilas, Hélas I Mais après l'Attila, Holà! boil. Êpigr. vu. {| Substantivement. Attila est au-de.ssous des pièces de Danclict; je m'en tiens auholàdeBoileaii,vûLT. Lett. d'Àlemb. (Oi (12 juill. 4762). Il 3° Holà hol interjection qui sert à appeler quelqu'un. Holà! hol cocher, petit laquais, mol. Pourc. m, 2. Holàl ho ! seigneur don Cléofas, debout, LESAGE, Diable boit. ch. 21. || 4" Terme de manège. Expression du maître de manège pour avertir l'élève de finir sa reprise. || 6° Terme de marine. Interjection de réponse aux appels. {| 6° Holà! Ligondé, locution qui se disait autrefois pour reprendre quelqu'un qui se vante ou s'en fait accroire. Elle venait de ce que M. de Ligondé, dont le régiment, trèsbeau, fut loué devant lui à la cour, eut la hardiesse de dire que la maison du roi n'était pas plus belle que son régiment ; tous ceux qui étaient là présents se mirent à crier: holàl Ligondé. || 7" S. m. Familièrement. Mettre le holà ou les holi, faire cesser des gens qui se querellent, qui se battent. Tant l'honorable bourguemestre. Grondant ici, caressant là. Dans la ville met la holà, scarhon, Yirg. i. La chose allait à se battre et à renverser la nacelle , si Charon n'eût mis le holà k coups d'aviron, la font. Psyché, II, p. <»t. Il Craindre le holà, craindre d'être rappelé a l'ordre. Un clerc pour quinze sous, sans craindre le holà, Peut aller au parterre attaquer Attila, BoiL. Sat. a.

— HiST. XV' s. Si lui dis-je, mon cueur, holà I Mais conte n'en tint, sur mon ame, ch. u'ohl. Chanson, 62. Il XVI* s. La pluie fit le hoUa [entre des combattants], d'aub. Ilisl. i, 289. La royne mère, qui aymoit les troubles pour se rendre nécessaire et estre employée à faire le hola, Sat. Ilén. Harangue de d'Aubruy. Lai reyne estimant pour ce hola et taisible reconciliation toutes choses luy estre asseurées, PASQUiF.R, Rechcrch. liv. vi, p. 64», dans lacurne.

— ETYM. Ho, là.

t HOLACANTIIE (o-la-kan-f) , adj. Terme d'ichthyologie. Qui est enticrement couvert de piquants. Il S. m. pi. Les bolacanthes, genre de poissons thoraciques.

— ETYM. °0)io;, entier, et ôxavOa, épine.

t uOl-EMENT (hô-le-man), s. m. Cri de la hulotte et autres oiseaux nocturnes. Le cri du chathuant est i>lutût une voix haute, un hôlement qu'un grincement, buff. Ois. t. ii, p. 166.

t UOLt:K (hô-lé), V. n. Crier comme la hulotte.

— ÊTYM. Onomatopée.

t HOLLANDAIS (ho-lan-dê), ». m. La langue parlée dans la Hollande, qui appartient aux idiomc! germaniques. || Le Hollandais ou le Voltigeur liollandais, vaisseau fantastique qui hante les parages du cap de Bonne -Espéi..ncc.

t HOLLANDAISE (ho-lan-dê-i"), ». f. Espèce de machine d'épuisement.

t HOLLANDE (ho-lan-d») , ». f. || !• Toile très-fin» et très-serrée qui se fabrique en Hollande. De la hollande, jj Demi-hollande, toile de Hollande de basse qualité. || »• Porcelaine de Hollande || 3' Es-

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