HOL
p*ce do groseille. || Passe-hollande, autre espèce d'^ groseille. || 4° Espèce de pomme «le leri-e jaune grosse et farineuse. Vendre de U hollande au boisseau. || 6" S. m. Ou dit, par ellipse, du hollande, pour du fromage de Hollande.
— ETYM. Allem. Hotland, de hohl, creux, eiLand, terre : Pays-Bas. On a dit aussi ijuc l'étymologie est hoU-land, terre boisée, de hoU, bois, nom d'une île oii est située Dordrecht, et qui s'étendit au reste du pays. On a dit enfin que cette dénomination venait de hélium ou helle, ancien nom de l'embouchure principale de la Meuse : //o/^/and pour HelUand.
HOLLANDE, ÉE (ho-lan^ié, dée), part passé de holbinder. Plume hoUandée. || Batiste hoUanrléo, bitiste plus forte et plus serrée que la batiste ordinaire.
UOLLANDER (ho-lan-dé), «. a. Passer le tnyao d'une plume à écrir» dans de la cendre chaude on dans uue lessive pour en Oter la graisse et l'Iiumidité, opération ainsi dite parce que ce sont les Hollandais qui, les premiers, ont trouvé pour cela un bon procédé qu'ils tinrent longtemps secret.
— ETYM. Hollande.
t HOLLANUISER (ho-lan-di-zé), «. o. Donner à. quelque chose, à (]uelqu'un le caractère, les mœurs hollandaises. On n'a pu hoUandiser la Belgique.
f HOI.O.... préfixe qui signifie eatier, et qui est le grec6>o:; ionien, oiXo;; osque, soUus ; sanscr. sarra, tout.
t UOLOBRANCHE (o-lo-bran-ch'), adj. Terme de zoologie. Qui a des branchies complètes.
— I,TYM. Holo....,elbranchie.
t HOLOCARPE (o-lo-kar-p'j , adj. Terme de botanique. Dont le fruit reste entier, ne s'ouvre point.
— ETYM. Hoîo et xapno;, fruit.
HOLOCAUSTE (o^lo-kô-st'),». m. || !• Chez Icj
Juifs, sacrifice où la victime était entièrement consumée parle feu. Abraham, levant les yeux, apercui derrière lui un bélier qui s'était embarrassé avec ses cornes dans un buisson, et, l'ayant pris, il l'offrit en holocauste au lieu de son fils, sau. Genèse, XXII, 13. Il Fig. Quiconque fait la volonté d'au Irui par un renoncement sincère à la sienne, fait ui e excellente oraison et un sacrifice d'holocauste ';ui monte en odeur de suavité jusqu'au trône de Dieu, boss. Serm. Obiig. de l'état relig. 3. Notre sacrifice n'est point un simple sacrifice, mais c'est un holu causle où toute la victime doit être consoniuuo, BOURD. Pensée», t. II, p. 427. Consumez, transporte/., anéantissez mon cœur, faites-en l'holocauste parfuii, FÉN. t. xvui, p. 306. lia* La victime ainsi sacrinéc. Mettre l'holocauste sur l'autel. || S* Sacrifice en général. Jésus-Christ s'est oH'ert en holocauste pour nos péchés.
— IlEM. Au XVII* siècle, holocauste était indilTéremment ma.sculin ou féminin : Ces saintes holocaustes ne sont plus des holocaustes, s'il en reste quelque chose, patru. Plaidoyer i5, dans mcublet.
— HlST. xii* s. Holocaustes dist allant [autant] com toz arz [brûléj, Job, p. 443.
— ETYM. 'Ooxautno;, de 8Ào;, entier, et xau- <ito;, brûlé.
fUOLOCAUSTER (o-lo-kô-sté), t. a. Terme burlesque. OfiTrir en holocauste. Comme s'ils se fussent doutés Qu'ilsdevaientêtre holocaustes, scarron, Ki'rg. vi
t HOLOCENTRE (o-lo-san-lr'), s. m. Terme de zoologie. Genre de poissons thoraciques qui présentent un nombre considérable d'épines.
— ÊTYM. 'O'/oc, entier, et xtvxpov, piquant.
t HOLOÈDRE (o-lo-6-dr'), ». m. Terme de minéralogie. Cristal qui a toutes ses faces, par opposition à hémièdre. Quelques-uns disent homoèdre.
— ÊTYM. Holo...., et!5(>(i, face, pan.
t HOLOÊURIE (o-io-é-drie) , t. (. Terme de minéralogie. Ëtat d'un cristal holocdrique.
t HOLOÉDllIQUB (o-lo-é-dri-k'j, adj. Terme de minéralogie. Qui a le caractère de l'holoèdre.
HOLOGRAPHE (o-lu-gra-rj, adj. Terme de jurisprudence.'festament holographe, testament écrit en entier de la main du testateur. || On dit aussi pièce holographe.
— REM. L'Académie renvoie de holographe i olographe ; il vaut mieux renvoyer de olographe, qui est une orthographe vicieuse, k holographe, qui est l'orthographe correcte.
— ÊTYM. '0)ioYpo^>oc, de 2)lo« , entier, et fpdçtiv, écrire.
t HOLOGRAPHIER (o-lo-gra-fi-é), c. o. Termt de pratique. P.crire de sa main un testament.
t HOLOMlîTRB (o-lo-mè-lr') , ». m. Terme d'astronomie. Instrument qui sert à prendre les hauteurs d'un point au-dessus de l'horizon; il est com- Dosé de trois renies mobiles, doot les ouvertures a(
HOM
HOM
HOM
Teiposition donnent i la fois les trois angles du
tiiangle
— ETYM. Holo...., et iJLttpov, mesure.
t HOLOPÉTAIAIRE (o-!o-pé-ta-lê-r') , ad;. Terme de botanique. Il se dit d'une fleur dont toutes les parties se sont transformées en pétales.
— ÉT\'M. Holo...., et pétale.
I HOLOPHRASTIQUE (o-lo-fra-sti-Ic'), odj. Terme de grammaire. Langues liolophrastiques, langues où ta phrase tout entière, sujet, verbe, régime et mfime incident, est agglutinée comme en un seul mot. Les langues holophrastiques du nouveau monde.
— ETYM. Holo...., et 9pdt<ri;, phrase.
t HOLOTUURIDES (o-lo-tu-ri-d') , s. m. plur. Classe du règne animal ayant le genre holothurie pour type.
t HOLOTHURIE (o-lo-tu-rie) , s. f. Terme de zoologie. Genre de radiaires, semblables à des masses informes.
— Etym. 'OXoeoOpiov , de ôXoç, tout entier, et 6oûpiov, diminutif de 60pa, porte.
tUOLOTOMOUE (o-lo-to-ni-li'), adj. Terme de médecine. Tétanos holotonique, tétanos qui attaque toutes les parties du corps.
— ÉTYM. Holo...., et tonique. ■
HOM (hom'), interj. Qui exprime le doute, la défiance. Hom ! celle-ci n'a pas tant de goût pour la danse, nEsioucH. Irrésolu, m, 6. Hom! lo pauvre hommel il me fait grand'pitié, volt. Prude, i, 6.
fHOMALO.... préfixe qui signifie plan, plat, et vient du grec 6[io>èc, lequel vient de ôiiàç, réuni, le même que le sanscrit sama, ensemble.
t HOMALOGRAPUIQUE (o-ma-lo-gra-fl-k*), adj. Terme de géographie. Projection homalographique, projection à parallèles rectilignes.
— ÉTYJI. Homalo , etfpâfu-i, tracer.
t HOMALOÏDE (o-ma-lo-i-d'), adj. Terme de zoologie. Qui a le corps aplati et semblable à une plaque.
— ÊTYM. ffomaio...., et eîSo;, forme.
+ HOMALOPHYLLK (o-ma-lo-fi-l'), adj. Terme de botanique. Qui a des feuilles planes.
— ÉTYM. Homalo...., et çOXXov, feuille.
t HOMALOSOME (o-ma-lo-so-m'), adj. Terme de zoologie. Qui a le corps aplati.
— ÉTYM. Homalo...., et aù>\i.a, corps.
HOMARD (ho-mar;le d ne se lie jamais : un ho-
mar excellent ; au pluriel, l's ne se lie pas : des homar excellents; cependant quelques-uns la lient : des ho-mar-z excellents), s. m. Grosse écrevisse de mer, crustacé décapode macroure, de la famille des astaciens, ne vivant que dans la mer, où il peut atteindre 60 centimètres de long, astaeus marinus, Fabr.; homarus vulgaris , Milne Edwards. Le homard diffère de la langouste, palinurus tulgaris, Latreille, avec laquelle on le confond souvent, par ses deux premières pattes énormes et en forme de pinces. || Familièrement. Rouge comme un homard, très-rouge d'embarras, de honte, etc. || Le homard, étant fort employé en cuisine, sert souvent de comparaison. Si vous me tuez, je préfère reposer dans de bonne terre végétale, et non dans cette glace [les glaciers de la Suisse, où un mari jaloux l'avait entraîné pour se battre en duel sans témoins], où j'aurais l'air d'un homard que l'on conserve, ch. CB BERNARD, le Paratonnerre.
— HIST. XVI* s. Homar, oudin, Dict.
— ÉTYM. Danois, hommer; allem. Hummer; avec on d épenthétique dans le français.
HOMERE (om-br'), t. m. Jeu de cartes pris des Espagnols qui se joue à deux, à trois, à quatre, à cinq personnes, avec 40 cartes, après avoir 6té du jeu les huit, les neuf et les dix, et avoir donné à chaque joueur neuf cartes trois à trois et par ordre. Puis sur une autre table, avec un air plus sombre. S'en aller méditer une vole au jeu d'hombre, boil. Sa(. X. On compte sur lui.... pour un tiers ou pourun cinquième à l'hombre ou au reversis, la brut. vu. Madame regardaità peine une partie d'hombre à laquelle elle s'était mise, st-sim. 2, 46. || 2° Se dit aussi , à ce jeu, de celui qui fait jouer. Qui est l'hombre?
— ÊTYM. Espagn. hombre, homme (voy. homme); comme si, dit Richelet, ce jeu était si excellent qu'il dût porter le nom d'homme. Ou plutôt, celui qui fait jouer, s'appelant hombre, l'homme, n'est-ce pas son nom qui a passé au jou ?
HOMÉLIE (o-mé-lie), s. f. \\ 1° Instruction sur l'Ëvangile ou sur des matières de religion, qu'on nomme aussi prône. || Fig. Homélies de l'archevêque de Grenade, ouvrage dans lequel l'auteur donne des signes de décadence; par allusion au passage de Gil Blas (vu, 4) où l'archevêque de Grenade, après une attaque d'apoplexie, fait des homélies très-inférieures à celles qu'il composait auparavant. || Au plur.
Leçons du bréviaire extraites deshomélies des Pères, et qu'on chante au troisième nocturne des matines. Il 2' Fig. et par dénigrement. Ouvrage ou discours ennuyeux par sa morale affectée.
— SYN. noMÉLiE, SERMON. L'homélio est destinée à exposer les matières de la religion et principalement l'Évangile ; le sermon a un objet moins restreint, il a surtout pour but d'annoncer, d'expliquer la parole de Dieu, et d'exciter à la pratique de la vertu.
— HIST. XV* s. Quant donc par plaisir voluntaire Chanté me fut cesto homélie, Estoit-il temps lors de me taire? villon, Bail, de son appel. \\ ivi" s. On pourra prendre cela des livres des autres, et principalement des homélies des anciens docteurs, c'est à dire sermons populaires, calv. Instit. B34.
— ÉTYM. 'OiitXia, conversation, de 8|j.i)o;, foule, rassemblement; ôfjiiXo; {« long) vient de àjiè;, ensemble, et i\\u>, presser, faire entrer. Notre ancienne langue, n'aimant pas la même voyelle dans deux syllabes consécutives, a dit homélie sm lieu de homilie, comme fenir pour/într.
t HOMÉC... préfixe qui signifie semblable, et vient du grec 8(10101;, qui dérive de iiiàç; comparez le sanscrit samay/l, ensemble.
t UOMËOCATALECTE (o-mé-o-ka-ta-lè-kf), s. m. Terme de grammaire. Nom commun des homéoptotes et des homéotéleutes.
— ÉTYM. Homéo...., et yt.cna.\-fy(siv, se terminer, de nam, à, et Xrjyetv , cesser.
t HOMÉOCATALEXIE (o-mé-o-ka-ta-16-ksie) , *. f. Terme de grammaire. Consonnance.
— ÉTYM. Voy. homéocatalecte.
t HOMEOMÈRE (o-mé-o-mè-r'), adj. Terme didactique. Qui est formé de parties semblables.
— ÉTYM. Homéo...., et (lÉpo;, partie.
t HOJrÉOMÉRIE (o-mé-o-mé-rie) , s. f. Terme didactique. Parties semblables. Anaxagore, l'auteur du système des homéoméries, soutenait que les corps étaient composés de parties similaires, savoir les os, d'os extrêmement petits, les chairs, de chairs extrêmement petites, etc. [L'âme] C'était une harmonie, une homéomérie, une entéléchie, voLT.Pn'nc. d'action, to.
— ÉTYM. Voy. homéomère; grec, 4(ji.oiO(j.épEia. tHOMÊOMORPHE (o-mé-o-mor-f) , ad;'. Terme
de pathologie. Humeurs, tissus homéomorphes, humeurs, tissus morbides constitués par des cléments anatomiquesde même espèce que ceux qu'on trouve dans les tissus et les humeurs normales.
— ÉTYM. Homéo...., et (lopçïi, forme. ■
t HOMÉOMORPHISME (o-mé-o-mor-fi-sm'), t.
m. État de ce qui est homéomorphe.
t HOMÉOPATHE (o-mé-o-pa-t"), s. m. Partisan du système de l'homéopathie. || Adj. Médecin homéopathe.
— ÉTYM Homéo...., et it(£9oi:, maladie.
t HOMÉOPATHIE (o-mé-o-pa-tie), s. f. Système de médecine inventé parHahnemann deLeipsick, et qui consiste à traiter la maladie par des remèdes qu'on suppose avoir la propriété de produire des symptômes semblables à cette maladie, et qu'on administre à dose infiniment petite.
— ÉTYM. Homéopathe.
t HOMÉOPATHIQUE (o-mé-0-pï-ti-k'), od). Quia rapport à l'homéopathie.
t HOMÉOPLASIE (o-mé-0-pla-zie), s. f. Terme de pathologie. Génération, dans les maladies, de tissus nouveaux, analogues et même identiques aux tissus normaux.
— ÉTYM. Homéo...., et itXâffueiv, former.
t HOMÉOPLASTIQUE (o-mé-o-pla-sti-k') , adj. Qui se rapporte i l'homéoplasie.
t HOMÉOPTOTE (o-mé-o-pto-f), t. m. Terme de grammaire. Chute semblable ou cas semblable. Les homéoptotes consistent à composer la phrase de mots semblablement arrangés et qui se répondent en quelque sorte les uns aux autres dans les membres où ils entrent, par les cas dans les noms, par les personnes dans les verbes.
— ÉTYM. "0(jioiénTti)To;, de 8(ioioî, semblable, et itTwxèç, qui tombe.
t UOMÉOSE (o-mé-ô-r') , t. f. || 1° Terme de rhétorique. Se dit quelquefois pour comparaison, assimilation, parabole. || 2' Terme de physiologie. Assimilation.
— ÉTYM. 'Ouioiù)(Ti«, assimilation.
t HOMÉOTÉLEUTE (o-mé-o-té-Ieu-f), t. f. Terme de grammaire. Désinence semblable. Les homéotéleutes diffèrent da» homéoptotes; ce sont des formes de langage par lesquelles on place à la fin des phrases ou des membres de phrase des mots de même finale. On en a un exemple dans le Maladi imaginaire (m, 7), quand M. Purgon menace Ar-
gan de le faire tomber dans la bradypepsie ; de la bradypepsie dans la dyspepsie ; de la dyspepsie dans l'apepsie; de l'apepsie dans la lienterie; de la licnterie dans la dyssenterie ; de la dysaentorie dans l'bydropisie ; et de l'hydropisie dans la privation de la vie.
— ÉTYM. Homéo et TtXeurft, finale.
tnOMÉOTÈRE (o-mé-o-tè-r'),odj. Terme de géographie. Mot emprunté à Claude Ptolémée pour désigner une projection, géographique dont il est l'auteur.
— ÉTYM. '0|ioi6Tepc; , comparatif de 8|ioio( , semblable.
t HOMÉRIDE (o-mé-ri-d'), s. m. Membre d'une école de rhapsodes qui se forma d'abord dans l'Ionie et qui chantait les poèmes d'Homère. || Les poètes qui traitèrent des sujets analogues i ceux qu'avait traités Homère.
— ÉTYM. '0(ir,pîSr)c, de 'OjiTipo?, Homère.
t HOMÉRIQUE (o-mé-ri-k'), adj. || 1* Qui a rapport à Homère. L'Angleterre jalouse et la Grèce homérique. Toute l'Europe admire [les Journées de Juillet] , V. HUGO, Crép. 1. Montés au même char, comme un couple homérique, Nous tiendrons pour lutter dans l'arène lyrique. Toi la lance, moi les coursiers, ro. à Lamartine. || Hymnes homériques, se dit des hymnes à Vénus, à Apollon, etc. que l'on place ordinairement à la suite des poSmes d'Homère. || Sorts homériques, divination qui »e pratiquait en ouvrant un poème d'Homère au hasard, et en prenant le premier vers comme un oracle. || Rire homérique, rire très-bruyant et de bon cœur, ainsi dit à cause du rire qu'excita parmi les dieux Vulcain le boiteux servant d'échanson (voy. le 1*' chant de l'Iliade). X cette pompeuse déclaration, un rire homérique s'empara de tous les assistants, ch. oe Bernard, la Chasse aux amants, § m. |{ 2° Qui est partisan d'Homère. Perrault l'antipindarique Et Desprêaux l'homérique Consentent K s'embrasser, boil. Êpigr. xxix. M. de Bitaubé l'homérique est venu à Ferney comme Ulysse alla voir les ombres dans l'Odyssée ; je n'ai jamais été si ombre qu'à présent, volt. Lett. d'Alembert, (02, 27 oct. <777.
— ÉTYM. 'OiiTipiy.4;,de''0(i»ipo<;, Homère.
t HOMÉRISTE (o-mé-ri-sf) , s. m. Imitateur d'Homère. || Synonyme de rhapsode.
— ÉTYM. 'OiJtT.pioTi^c, de '0\i.npoi, Homère.
t . HOMICIDE (o-mi-si-d'),s. m. elf.\\ 1* Celui, celle qui tue un être humain. Homicide point ne seras. Tout l'Êrèbe entendit cette belle homicide S'excuser au berger qui ne daigna l'ouïr, la font. Fabl. xn, 26. Pleure, Jérusalem, pleure, cité perfide, Des prophètesdivins malheureuse homicide, rac. Athal. m, 7. Ces fameux lévites Oui.... De leurs plus chers parents saintement homicides. Consacrèrent leurs mains dans le sang des perfides, m. «6. iv, 3. Quoi I Marianne est morte, et j'en suis l'homicide I volt. Marianne, v, 7. || 2° Homicide de soi-même, celui qui commet un suicide, qui se tue lui-même. || Fig. Homicide de soi-même, personne qui ne se ménage pas assez et qui ruine sa santé. Je vous avertis que je vous croirai janséniste, si vous n'avez plus soin da vous : il n'y a qu'un hérétique qui puisse être homicide de soi-même, maintenon, Lett. au tard, de Noailles, 2 nov. <705. ||3° Fig. Celui, celle qm cause la perte de quelqu'un. Malheur à vous, homicide des âmes, qui par vos artifices et vos scandales faites périr celles que je suis venu racheter, bourdal. Hyst.Pass.de J. C. Ces paroles de malignité, de haine, d'amertume qui éteignent en nous l'esprit de charité et nous rendent homicides de nosfrères, hass. Confér. Modestie des clercs. ||4* Adj. Employé surtout dans le style soutenu. Oui tue dans les combats. Lorsque dans son vaisseau, prisonnière timide. Vous voyiez devant vous ce vainqueur homicide, RAC. Jphig. Il, t. Vieillards, femmes, enfants, troupeau faible et timide Dont n'a point approché cette guerre homicide, volt. Orphel. 1, 1 . |{ Qui a commis un meurtre. Sur la point d'attaquer une reine homicide, RAC. Athal. I, 2. Il Qui est relatif au meurtre. Penser homicide, mair. Sophon. 1, 3. Cessez ; repentez-vous de vos vœux homicides, rac. Phèdre, V, 3. J'ai senti tout à coup un homicide acier Que le traître en mon sein a plongé tout entier, m. A thaï. U, 5. Regard homicide, j. B. ROtJss. Odes, iv, «. Trompons des meurtriers l'espérance homicide, VOLT. AU. IV, 4. Il Fig. Qui cause la mort, la perte. Rois, prenez soin de l'absent Contre sa langue homicide [de la calomnie], rac. Esth. m, 3. Chagrins homicides, H. j.chBn. Tibère, a, a. Vents homicides, nncis, Abufar, 11, 7.
— HIST. xm* s. Mengier ne bien avoir ne doit qui
noM
ne «'aide [«'aide], Alns Ueng [je tiens] de «ol melsmes celui à homicide Oui «e pert par perece, i. db MEONO, Teit. <839. Hoffle de sang apele l'Escriture omiclde que Deux het, Psautier, ^ )o. ||xiv s. lincore est l)ain» [ban] fais et dis par jugement, que tout 11 homccide qui ont pris le [la] franchise de ceste Tille...., ckmkvx, Abattu dt maisons, p. 24. Il XVI' s. S'ele n'a grâce, on ne pri.se ung festu Ses dlotr et faictz, et tost est abbatu Son bruyt et los dont elle est homicide, Sans beau maintien....,!, hk- BOT, V, ) 97. Le bon Thebain [Hercule], des monstres homicide, du bellay, v, ♦♦, verso. 11 ne le daigna pas seulement saluer, penfant que ce seroit àluy un grand pesché, que de parler à l'homicide de son pcre, AMYOT, Brut. *. Tous les mauli qui n'ont autre dangier que du mal, nous les disons sans dangier : celui des dents ou de la goutte, pour grief qu'il soit, d'autant qu'il n'est pas homicide, qui le met en compte de maladie? mont, i, 30i.
— ÊTYU. Provenç. homecida, omicida; du latin homicida, de homo, homme, et cxdere, tuer.
a. UOMICIDE (o-raisi-d'),i. m. || 1° Meurtre. Sans que vous donniez la mort à votre ennemi, vous le tuez déjà par votre haine, qui porte toujours dans l'âme une disposition d'homicide, boss. 2* sermon, Dimanche de la passion, t. Sitôt que SéSde Aura rougi ses mains do ce grand homicide, volt. Fanât. IV, l.||8° Homicide de soi-même, ancienne périphrase pour dire suicide, qui n'existait pas. Il tenait dans sa main «ne espèce de manifeste pour justifier l'homicide de soi-même, sf.grais. Princesse de Paphlagonie, t. ii, p. ii>. La religion païenne défendait l'homicide de soi-même , ainsi que la chrétienne ; il y avait même des places dans les enfers pour ceux qui s'étaient tué», volt. Dict. phil. Suicide.
— HlST. xii* S. Dame, fait-el, por Deu le grant, Mi sire par est leaus [loyal] tant. Que jà n'en iert conte ne plait Qu'omicides par lui seit fait, Grégoire le Grand, p. 20. Le tuer sanz murtre est homecide, Ass. de Jér. i, H6. Omicides, si est quant aucun tue aucun en caude mellée, beaum. xxx, 6.
— ÉTVM. Provenç. homicidi ; espagn. homicidio; Ital. omicidio; dulat. homicidium (voy. homicide ))•
HOMICIDE, ÉE (o-mi-si-dé, dée), part, passé d'homicider. Un voyageur homicide par des voleurs.
BOMICIDER (o-mi-si-dé), v. a. || 1° Terme vieilli. Tuer, commettre un homicide sur quelqu'un. |{ Ab- Bolument. Comme après le coup fait vous étiez évadé, On n'accusait que moi d'avoir homicide, th. coun. Galant doublé, i, t.\\i° S'homicider, v. réfl. Se tuer soi-même. Vous savez ce qu'on fait à quiconque se tue. Et que s'homicider est chose défendue, scar. D. Japhet d'Arm. iv, 5.
— HIST. XVI' s. On dit que tous ceux qui meurdrirent Jules César en plein sénat moururent depuis de mors violentes; semblables discours font quelques uns contre ceux qui homiciderent dedans Blois le duc de Guise, pasquier, Lett. t. 11, p. 336.
— ETYM. Homicide 4.
t UOMILÊTIQUE(o-mi-lé-ti-k'), ». f. Théorie de l'éloquence de la chaire.
— ÉTVM. "0(jtiXriTixTi (T^x^ri), l'art de parler, de 4|iiXeïv, discourir (voy. homélie).
t HOMILIAIRE (o-mi-li-ê-r'), s. m. Terme de liturgie. Recueil d'homélies qu'on lit à l'église.
— ÉTYM. Homélie.
t HOMINEM (AD) (a-do-mi-nèm'), Zoc. lat. Argument ad hominem, autrement dit argument personnel, argument qui oppose à un adversaire ce qu'il a dit, ce qu'il a fait, sa position présente, ou sa situation passée. L'argument ad hominem ne prouve rien, mais il embarrasse souvent l'adversaire.
— ÉTYM. Lat. ad hominem, à l'homme.
t IIOMINICOLE (o-mi-ni-ko-l') , adj. Adorateur de l'homme, nom que les apoUinaristes donnaient ftux catholiques qui soutenaient que Jésus-Christ était homme-Dieu.
— ËTYH. Lat. homo, hominis, homme, et eolere, vénérer.
t HOMINIDES (o-mi-ni-d'),s.m.p{. Terme d'histoire naturelle. Famille de l'ordre des mammifères primates qui renferme le genre homme.
— ÊTVM. Lat. homo, hominis, homme.
HOMMAGE (o-ma-j'), s. m. || 1° Terme de féodalité. Promesse de fid^ilé et de devoirs faite au seigneur par le vassal ou homme. Hommage simple. Hommage de bouche et de mains. Guillaume régnait paisiblement en Normandie, et la Bretagne lui rendait hommage, volt. Mœurs, 4i . {| Hommage plein ou lige, promesse de défendre son soigneur envers et contre tous, à I4 différence de l'hommage simple, qui n'emportait pas de si étroites obligatious. On attond^iit M. de Lorraine pour rendre au
HOM
roi son hommage lige du duché de Bar, st-sim. 7», <78. Il Fig. Comme le disait Colbert dans un de ses rapports, l'intelligence fit hommage lige au roi, ca- PKFiouB, Richelieu, Maxarin, t. vm, p. 318. || Hommage de fief, hommage qui n'obligeait qu'à la fidélité. Il Remettre ou amortir l'hommage, affranchir le vassal de son engagement. || Fig. Rendre hommage d'une chose, la rapporter à celui do qui on l'a reçue. Il vient eu apporter la nouvelle en ces lieux. Et par un sacrifice en rendre hommage aux dieux, CORN. Poly. 1, 4. || Fig. Rendre hommage à la vérité, s'en reconnaître pour ainsi dire le vassal, la reconnaître, la dire, la déclarer. || 2° Soumission, vénération, en parlant des personnes à qui l'hommage est rendu. Je suis bien aise de voir que les beaux esprits lui rendent toujours l'hommage et la reconnaissance qu'ils lui doivent, voit. Utt. 25. Grâces à ma victoire, on me rend des hommages, CORN. Pomp. III, 3. Ah I qu'il dissiperait un dangereux orage, S'il voulait à nos dieux rendre le moindre hommage I lo. Théod. v, 4. Recevez, cumme roi, notre premier hommage, id. D. Sanche, ly, 2. Beck, qui s'était flatté d'une victoire assurée, pris et blessé dans le combat, vient rendre en mourant un triste hommage à son vainqueur par son désespoir, BOSS. Louis de Bourbon. Aux feux inanimés dont se parent les cieux. Il rend de profanes hommages, bac. Esth. Il, 8. Il verra le sénat m'apporter ses hommages, id. Bérén. 1, 6. Pour moi je suis plus fière, et fuis la gloire aisée D'arracher un hommage à mille autres offert, ID. Phèdre, 11, 4. Il Se dit aussi des choses qu'on vénère. Je viens pour rendre hommage aux cendres d'un héros, CORN. Pomp. v, 2. X mes attraits chacun rendait hommage, la font. Court. Toujours à sa vertu vous rendiez quelque hommage, rac. Brit. 11, 6. || 3° Respects, civilités; dans ce sens il se dit le plus souvent au pluriel. Présenter, offrir, rendre ses hommages à quelqu'un, lui adresser de respectueuses civilités. Je lui ai fait des hommages soumis de tous mes vœux, mol. Am. magn. i, 2. Je crains d'être fâcheux par l'ardeur qui m'engage X vous rendre aujourd'hui, madame, mon hommage, id. F. sav. 111,6. Il On termine souvent une lettre, surtoutécrite à une dame, par : agréez, recevez mes hommages respectueux. || 4° Don respectueux, offrande. Faire hommage à quelqu'un d'une chose. Ses conquêtes pour moi sont des objets de haine ; L'hommage qu'il m'en fait renouvelle ma peine, corn. Perthar. i, ^. Il fait aux évêques un liommage respectueux de sa dignité, MASS. Panég. St Bern. Recevez l'hommage de mon livre. || Faire hommage d'un livre, a deux sens : c Faire cadeau d'un exemplaire à une personne que l'on respecte; 2' Lui en faire la dédicace.
— REM. Dans rendre hommage, hommage, pris sans article, ne peut être représenté ensuite par un pronom; c'est une irrégularité de ce genre qu'on tiouve dans ce vers de Corneille : Allez lui rendre hommage et j'attendrai le sien, Pomp. 11, 3.
— HIST. xii* s. Ne perdez pas del conte vostre homenage, Gérard de Ross. p. 3h. Celle que (à qui] j'ai de cuer fait lige hommage, Couci, xix. L'arcevesque respunt senz ire et senz desrei : Richars, tu es mis hucm ; si me deis porter fei. — Richarz li respundi : mon humage vus rent [je dégage ma foi]; Je nel prcstai pas..., Th. Jemart. Bl.||xiii's. Jen'ai, ce croi, de sens demie, Ainsfis grant lolie et grant rage, Quant au dieu d'amors fis hommage, la Rose, 4142. Et se aucun tient partie de fié, et soit en homonage, Liv. de jusl. 238. Il firent convenance entre li et son fil en tele manière qu'il metroit son fil es homages de toute se [sa] terre, liEAUM. XXXIV, 49. Et qui plusa s'est li plus chiches, Quar il a fet à son avoir Hommage, ce vous faz savoir, roteb. 228. Il IV' s. Quand ledit duc entrera en hommage du roy de France, proiss. i, i, 63. 11 avoit bien envoyé paravant un secrétaire pour traiter que le duc de Milan, son nepveu, fust receu à hommage à Gènes par procureur, comh. vu, 2. || xvi' s. Quiconque a hommage pour raison de aucune chose est fondé d'avoir, sur icelle, jurisdiction, si ce n'estoit hommage de dévotion, comme celuy qui est donné en franche aumosne à l'église: lequel hommage de dévotion n'emporte fief ne jurisdiction ne autie devoir, Coust. génér. t. 11, p. 57». Le vassal doit faire hommage simple à son seigneur nue teste, les mains jointes, et le baiser, et celui qui doit hommage lige, le doit faire mains jointes sur les évangiles, nue teste, desceint, et le baiser en faisant les sermons requis, ib. p. ».
— ETYM. Bourguig. /itfniei'ge; provenç. homenalge, homenage ; csiagn.homenage ; portug. hnmenagem; ital. omagQio; du bis-l.iliii hominalicitm (il:"''-
HOM
un texte de l'an 4036), de homo, hominis, homme, parce que c^lui qui faisait hommage devenait l'homme du seigneur. Uominaticum serait d'ailleurs retrouvé par la forme ancienne qui est homenage et non homage, et par la finale âge, atge, qui est l'équivalent du latin aticus.
HOMMAGE, JÎE (o-ma-jé, jé«) , odj. Terme de féodalité. Tenu en hommage.
— HIST. XVI' s. En lui iaisant justice il bommagéra sous vostre majesté sa vie, ses biens, et les personnes qui lui sont acquises ; mais son honneur, sire, il ne l'asservira ni i vous, ni i prince vivant, tant qu'il aura un pied d'espée dans le poin, d'aub. Hist. II, 44B. Tous le.s nobles deson royaume, ayantj terres et seigneuries fieffées et hommaigées, car-