BON
avait été reconnaître le» rivière» et les montagne»
3ui servirent à ce grand dessein [la prise de l'armée e Lal)i<!nus en Espagne par César].... les capitaines des si^cles futur» lu i rendront un honneur semblable, Boss. Louis de Bourbon. 11 [Condé] rendait au roi d'Angleterre et au duc d'York tous les honneurs qui leur étaient dus, m. ib. Ne me rends pas un honneur que je n'.ii pas mérité, à moi qui n'en voulus jamais rendre qu'au vrai mérite, fi.kch. Duc de Mont. L'honneur seul peut flatter un esprit généreux, RAC. Esth. II, 5. Je vois mes honneurs croître et tomber mon crédit, m. Brit. i, <. Kt ne préférez pas à la solide glcire Des honneurs dont César prétend vous [Junie] revêtir La gloire d'un refus
sujet au repentir, id. tb. ii, 3 Que ma bouche
et mon cœur, et tout ce que Je suis, Rendent honneur au Dieu qui m'a donné la vie, id. Esth. n, 9. On nous reçut avec honneur, rta. Tél. v. En rendant l'honneur et le tribut aux puissances établies de Dieu, mass. Carême, Aumône. En rendant à une fausse vertu l'estime et l'honneur qui ne sont dus qu'à la vertu véritable, id. Carême, Injustice du monde. Les traîtres le saisirent, le lièrent avec des chaînes d'or pour faire honneur à sa qualité do roi, et prirent le chemin de la Bactriane, le conduisant dans un chariot couvert, roi-Lin, Hist. anc. Œuv. t. v:, p. 369, dans pougens. Un jour qu'il [VirgileJ vint à paraître au théâtre, après qu'on y eut récité quelques-uns de ses vers, tout le peuple se leva avec des acclamations, honneur qu'on ne rendait alors qu'à l'empereur, volt. Ess. sur ta poésie épique, 3. Non moins exigeant pour l'honneur qui m'était dû, qu'attentif à rendre celui que je devais aux autres, j. j. hodss. Confess. vu. || Sans honneur, avec ignominie. Faut-il que sans honneur l'Euphrate vous rsvoie? rac. Bérén. t, 3. Il me faut sans honneur retourner sur mes pas, id. Jphig. ii, 6. Et traîné [Hector] sans honneur autour de nos murailles, id. Andr. m, 8. || Les honneurs suprêmes, les derniers honneurs, les honneurs funèbres, les honneurs du cercueil, de la sépulture, les funérailles. Ces montagnes de morts privés d'honneurs suprêmes, corn. Pomp. i, ) . J'entends qu'avec ma cour toute la ville en deuil, Cemain rende au dernier [Étéocle] les honneurs du cercueil, both. Antig. IV, 4. Le prétexte de l'ambassade fut de redemander le corps de Gratien, pour lui rendre les derniers honneurs, fléch. Ilist. de Théod. m, 71. Il Terme militaire. Obtenir les honneurs de la guerre, ne pas rendre ses armes en abandonnant une place; autrefois, c'était sortir par la brèche, enseignes déployées , mèche allumée , balle en bouche; aujourd'hui, c'est sortir avec armes et bagages, ne déposant les armes qu'aux avant-postes ou SUT les glacis. || Fig. Sortir d'une querelle, d'un procès, d'une discussion avec les honneurs de la guerre, en sortir honorablement, avec succès. Il Une garde d'honneur, voy. garde i, n° I3. Il Les gardes d'honneur, jeunes gens qui, sous le premiar empire, s'étant rachetés de plusieurs conscriptions, furent appelés au service militaire et formèrent des régiments de cavalerie. || Place d'honneur, la place réservée dans une cérémonie, dans un repas, à une personne qu'on veut honorer d'une distinction. || Cour d'honneur, la cour principale d'une maison. On dit de même l'escalier d'honneur. || Les cours d'honneur, sorte de tribunaux dans le genre des cours d'amour, qui décidaient les questions du point d'honneur. || En l'hon i«ur de, à l'honneur de, pour faire honneur à. Il avait composé des hymnes à l'honneur des enfants de Latone, FÊN. Tél. XVII. Vous me demandez les pièces de vers qu'on a faites à mon honneur et gloire; je conserve peu de ces pièces fugitives, volt. Lett. 25 mars (772. Votre Majesté croira-t-elle qu'on a fait la défense la plus rigoureuse à tous les journalistes de dire un seul mot à l'honneur de M. de Voltaire? d'alemb. Leit. au roi de Prusse, <•' juillet 1778. On voyait aussi dos pères insensés se jeter au milieu des flammes en l'honneur de leur idole, dider. Opin. des anc. phil. (Juifs). Il Faire les honneurs d'une maison, recevoir selon les règles de la politesse ceux qui viennent dans la maison. Je vais faire pour vous, mon père, les honneurs de votre logis, mol. VAv. m, 44. Elle a été tout ile jour dans une chambre faisant l'honneur du logis, sBv. 48. Une jolie femme \'ient nous faire les honneurs, m. 2S6. Le duc a fait les honneurs de son gouvernement au roi d'Angleterre, ID. K'Jt. Il lui laissait le soin de faire les honneurs de la table, hamilt. Gramm. 2. Elle fit le» honneurs de chei elle à merveille, stael, Connn«, xii, 4.||Fig. Faire les honneurs de son esf rit, monfArde l'esprit. Faisons bien les honneurs
HON
au moins de notre esprit, mol. F. sav. m, 4. || Faire les honneurs de quelqu'un, en parler. Je n'eus pas le courage de faire les honneurs de vous, sÉv. <I6. Il Ironiquement. Faire les honneurs do quelqu'un,
en mal parler La bête est si bonne. Soit dit
sans vous fâcher. — Ah ! je vous l'abandonne, Faites-en les honneurs..., oresset, Iféchant, ii, a. Il Faire les honneurs d'une chose à quelqu'un, en di.sposer en faveur de quelqu'un. La part qui me revient de (Jette gloire ou de cette honte est si petite, que je ne cours pas après, et que j'en fais les honneurs à qui voudra, d'alkmh. Lett. au roi de Prusse, (6 mai 1772. || Familièrement. Faire honneur à un repas, y bien manger. || Terme de marine. Faire honneur à un banc, à une roche, en passer près , mais sans le toucher et, pour ainsi dire , en se tenant à une distance respectueuse. Il On dit dans le même sens : ranger à l'honneur les roches, un écueil, etc. || 8° Distinction qui flatte, qui honore. J'emporte avec moi le regret de na pouvoir vous dire à combien d'honneur je reçois l'offre que vous me faites, balz. liv. vu, lett. 2. Parlons-en mieux, le roi fait honneur à votre âge, CORN. Cid, I, 6. Nourris ensemble et compagnons d'école; C'était beaucoup d'honneur au jeune perroquet; Car l'enfant était prince et le père monarque, la font. Fabl. x, (2. Ce nous serait honneur, ID. Or. Vous leur fîtes, seigneur. En les croquant [les moutons], beaucoup d'honneur, m. Fabl. vu, <. Il L'honneur du jias, la préséance. || Honneur se met en ce sens avet de et un verbe à l'infinitif. L'honneur d'appartenir à l'Académie. Il ne m'a pas fait l'honneur de me regarder. Il a l'honneur d'être admis à la table du prince. De tous ces meurtriers te dirai-je les noms? Procule, Glabrion.... Le reste ne vaut pas l'honneur d'être nommé, corn. Cinna, v, ). Il II se dit en ce .sens par civilité et par compliment. Je pourrais prendre de la vanité de la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, balz. liv. I, lett. 4. Je me suis donné l'honneur de vous écrire une grande lettre, BOSs. Lett. H. Elle lui dit qu'elle aurait l'honneur de l'accompagner, HAMILT. Gramm. 4. || J'ai l'honneur de vous saluer, aujourd'hui la plus sèche des formules de civilité au bas d'une lettre. || Tenir à honneur, regarder comme une distinction. Je tiens à honneur de lui être présenté. Je tiens son alliance à singulier honneur, MOL. F. sav. II, 4. Les druides ont tenu la chasteté à honneur, chateaub. Génie, i, i, 9. || Se faire un honneur, regarder comme honorable. Le sénat se faisait un honneur de défendre les dieux, BOss. Hist. m, I . Dans ce temps-là, les premières personnes de rÉtat,et les empereurs même, se faisaient un honneur et un plaisir d'assister aux leçons des grands philosophes et des rhéteurs de réputation, noLLiN, Hist. anc. liv. xxv, ch. 2, art. i, § 2. Il II y a honneur et plaisir à, c'est une chose qui procure estime et plaisir. Voilà d'excellent vin, monsieur Lucas, et il n'y a qu'honneur et plaisir à travailler à vos vignes, dancoubt. Vendanges, se. 5. Il Se faire honneur de quelque chose, s'en honorer, s'en parer. Aux zèles indiscrets tout paraît légitime, Et la fausse vertu se fait honneur du crime, CORN. Tite et Bérén. v, 5. Vertueux sans vouloir se faire honneur de sa vertu, klécii. Lam. Elle lui promit de s'en faire honneur au bal, hamilt. Gramm. 7. Ils ne doutèrent pas que je ne me fusse fait honneur du travail d'autrui, J. J. Rouss. Confess. v. Il 11 aime à se faire honneur de ce qu'il possède, il dépense une partie de son bien d'une manière utile ou agréable aux autres, en dîners, en soirées de musique, etc. || Fig. Faire honneur d'une chose à..., l'attribuera.... Ce n'est pas que le carnaval n'ait été d'une tristesse excessive, vous pouvez vous en faire honneur, sÉv. )9. || Ironiquement. Faire beaucoup d'honneur à quelqu'un, lui faire bien de l'honneur, le traiter mieux qu'il ne mérite. On fait bien de l'honneur à des hommes si dignes de pitié, MASS. Carême, Doutes. De la manière dont ces peuples étaient faits, c'était leur faire trop d'honneur que de les fourber avec quelque précaution, fontkn. Oracles, i, 45. || Elliptiquement et dan; le même sens ironique. Vous croyez donc que le roi ou la province donne quelque chose à mon fils pour nourrir ou instruire cette noblesse; rien du tout, je vous assure ; encore trop d'honneur, sÉv. 863. Il Ironiquement. Vous me faites bien de l'honneur, vous me faites là un bel honneur, c'est beaucoup d'honneur, c'est trop d'honneur que vous me faites, signifie : vous avez une bien mauvaise opinion de moi. Vous me croyez capable d'une aussi mauvaise action, vous me faites bien do l'honneur. || Fig. Avoir l'honneur de, venir à bout de...., faire que....
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[L'assemblée] Se donne entière à l'orateur, Un trait de fable en eut l'honneur, la po:«t, Fabl. viu, 4. Mme de Langeron doit avoir l'honneur de ce changement, SÉV. 440. Que ce sacrifice soit à la foi» utile à votre réputation, i votre bonheur, à celui de la reine, qu'il soit volontaire, que la religion en ait tout l'honneur, genlis, Kme de Hainlenon, 1. 1, p. 2C2, dans pougens. IJFig. À.... Iionncur, avec un pronom possessif, heurouçenient, avec succès. X son honneur elle en sortit, la fowt. Fiancée. Faites comme vous pourrez, mes anges; mais venonsen à notre honneur, volt. Lett. d'Argfnlal, (5 mai 4 787. Enfin, malgré l'aï qui mousse. J'en veux venir à mon honneur, bïbanc. Hab. de cour. || 9" Légion d'honneur, ordre institué en France pour récompenser les services militaires et les talents distingués. Il Familièrement. La croix d'honneur, l'insigne de la Légion d'honneur. || On dit dans le môme sens : l'ordre d'honneur. Enfin les lanciers russes se rebutèrent ; leur fuite, les cris de joie de notre armée, l'ordre d'honneur que l'empereur envoya sur le champ même aux plus braves, tout apprit à ces vaillants soldats leur gloire, qu'ils n'appréciaient pas encore, les belles actions paraissait toujours simples à ceux qui les font, sEgur, Hist. de Nap. iv, 8. || 10° Chevalier d'honi.eur, dame d'honneur, personnes de qualité attachées au service d'une princesse. || Enfants d'honneur, s'est dit de jeunes gens de qualité qui étaient nourris auprès d'un prince, pendant son enfance. || Garçon, I.'..- d'honneur, celui, celle qui, pendant la cérémonie nuptiale, assistent le marié, la mariée. Il Président d'honneur, président honoraire. || Marguillier d'honneur, marguillier d'un état supérieur à celui des marguiliiers ordinaires. Le marguillier d'honneur n'est point comptable. || Chevalier d'honneur, s'est dit de conseillers d'épée qui avaient séance et voix délibérative dans les cours souveraines. || Conseillers d'honneur, conseillers qui avaient séance et voix délibérative dans certaines compagnies, quoiqu'ils n'eussent point do charge. |1 11° Dans le langage poétique ou élevé, au pluriel, les honneurs, l'éclat de la gloire. Loin donc, honneurs de la terre, tout votre éclat couvre mal nos faiblesses et nos défauts; il ne les cache qu'à nous seuls et les fait connaître aux autres, BOSs. la Vallière. Que la nature donc soit votre étude unique. Auteurs qui prétendez aux honneurs du comique, boil. Art p. m. Détruisons ses honneurs [de Home] et faisons disparaître La honte de cent rois et la mienne peut-être, rac. Uithr. m, 4. Partez; à vos honneurs [d'Achille partant pour Troie] j'apporte trop d'obstacles, m. Ipbig. v, 2. On verra de David l'héritier détestable Abolir te» honneurs [de Dieu], profaner ton autel, .Et venger Athalie,AchahetJézabel,iD..4«h<iJ.v,6.||lJ°^«p(«r. Dignité, charge. Voilà celui qui nous menait dan» les hasards; sous lui se sont formés tant de renommé» capitaines que ses exemples ont élevés aux premiers honneurs de la guerre, boss. Louis de Bourbort. Élevé sans empressement aux premiers honneurs, il y a vécu aussi modeste que grand, id. le Tellier. Lorsqu'on se voit tout d'un coup élevé aux places les plus importantes, et que je ne s.-iis quoi nous dit dans le cœur qu'on mérite d'autant plus de si grands honneurs qu'ils sont venus à nous comme d'eux-mêmes, on ne se possède plus, id. i"!!. Le» honneurs sont institués pour récompenser le mérite, pour exercer la sagesse et pour être des occasions de faire du bien, fléi-h. Duch. de Kontausier. Tant de gens échangent volontiers l'honneur contre les honneurs, alph. karh, les Guêpes, juin 1842. Il 13° Les honneurs du Louvre, se disait de certaines distinctions, et particulièrement d'entrer à cheval ou en carrosse dans la cour du Louvre «t dans celles des autres maisons où le roi était logé. Il a les honneurs du Louvre par sa charg:e, SÊv. 200. Il Les honneurs de l'Église, les prééminence» et les droits honorifiques qu'on a dans l'Église. Il 14° Les honneurs, se dit, en certaines grandes cérémonies, telles que le sacre des rois, etc. de» pièces principales qui servent à la cérémonie , comme le sceptre, etc. Ah! que l'on porte ailleurs les honneurs qu'on m'envoie ; Importune, peux-tu souhaiter qu'on me voie? rac. Phèdre, m, 4. Henri IV [au baptême de Louis XHI] nomma la maréchal de Bouillon, quoique huguenot, pour porter les honneurs, st-sim. i«7, ï38. || Les seigneurs eux-mêmes, qui portent ces pièces. || 16" Fig. 11 se dit de ce qui fait l'ornement. X Porsenne, à ce roi l'honneur des souverains, du rter, ScévoU, II, 3. Pour TOUS, ma chère sœur, sage cl pieuse fille, Gloire du sang d'Œdipe, honneur de sa
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famille, rote. Antig. u, 2. Corbulon fit tout l'honneur de ce règne par ses victoires, Boss. Hist. 1, )0. ....La grêle Qui, daasun grand jardin, à coups im- [létueux. Abat l'honueur naissant des rameaux fructueui, BOiL. Lutr. v. U respecte en Pyrrhus l'honneur du diadème, hac. Andr. v, 2. Les hêtres qui sont l'honneur des forêts, fén. Téi. xvii. Tel lut le sort d'Hypatie, l'honneur de son sexe et l'étonnement du nôtre, diderot, Opin. des anc. philos, [éclectisme). 1116° Au jeu, la partie d'honneur, la troisième partie que l'on joue, quand chacun des deux joueurs en a gagné une. || Absolument, l'honneur, la partie d'honneur. Quant à nous, partie, revanche et l'honneur, et nous venons entendre mademoiselle, nckUD, Deux Philibert, 11, 4. || Ne jouer que l'honneur, que pour l'honneur, ne pas jouer d'argent, jouer seulement pour passer le temps. Il 17° Terme de jeu de cartes. Les figures d'atout. J'ai un honneur. J'ai deux honneurs. || Au whist, au boston, elc. les figures et l'as d'atout. Il 18» Terme de féodalité. Mode de propriété libre auquel étaient attachés des droits seigneuriaux. Il 19° Votre Honneur est en Angleterre un titre qu'on donne par respect à certaines personnes de qualité. || 20" Populairement et par civilité. Sauf votre honneur, sauf le respect que je vous dois. li Proverbes. Les honneurs changent les mœurs, c'est-à-dire un pauvre enrichi est sujet à se méconnaître. Tienne qui voudra pour sentence Que les honneurs changent les mœurs; Je crois plutôt que les honneurs Mettent les mœurs en évidence, pons (de Verdun), Poésies. \\ A tous seigneurs tous honneurs, à tout seigneur tout honneur, c'est-à-dire il faut rendre honneur à qui il appartient. On dit aussi : aux seigneurs les honneurs.
— RE.V1. Ce mot ne devrait s'écrire qu'avec une n ; ni le latin, ni l'antique orthographe, ni la prononciation ne justifient les deux nn.
— HIST. xr s. Serez ses hom [son hommej par honur et par ben, Ch. de Roi. m. S lui lais-je mes honurs et mes fiefs, t6. xxiii. Se lui servez [Mahomet], l'onur du champ ert [sera] nostre, 16. lxxii. (lonseillez-mei à dreit et à honur, ib. clxxiv. Je n'aurai jà qui soustiene m'onur, ib. cciv. En plusurs gestes de lui sont granz honurs [éloges], ib. ccxxviil. Il xii* s. En l'onor Deu, le fil sainte Marie, Roncisv. p. 69. Tant que Dex voille, du champ aions l'onor, ib. p. (08. En douce France dont les honors [fiefs] tenez, ib. p. U3. Li rois l'enmene, qui moût lui fait onors, ib. p. 148. N'a droit au fieu ne à l'onor, Qui se combat à son seignor, no cange, honor. Si li devons moult gran onor porter, Garin le loh. dans nu cange, honor. N'oublierai ceste honor D'amer toute la meillor, Coud, i. Jà n'i croistra vos los ne vos lionors, ib. vu. Se sauve l'onor Du Creator Estoit, tout temps [je] voudroie [qu'il] Nuit feist du jor; Jamais dolor Ne pesance [je] n'auroie, Romancero, p. 68. Mais [que] cil en ait l'onor, cui Dex voudra aidier, Sax. iv. Mais cil qui port honor, vaurroit mieux mors que vis, ib. xxvi. Si nous portera Charles honor et seignorie, t'i». xxxu. |1 xiu' s. Uns griex [un Grec], qui moût estoit sires dou pais.... si vint à lui, li fist moût grant oneur, puis il dist..., viLLEH. cxxxiii. Quant de si haute honor [je] sui chetle en la boue, Berte, xxxm. L'onor n'est ]ias autre chose que guerredon de vertu et merci dou bien receu, brun, latini. Trésor, p. 3i6. À li [courtoisie] se tint uns chevaliers Acointables et uiaus parliers Qui sot bien faire honor as gens, la Rose, (255. Le roy me dit que ce moustier estoit fait eu l'onneur du miracle que Dieu fist du dvable que il geta hors du cors de la fille à la veuve femme, joiNv. 279. Messire Erart, il me semble que vous ferlés vostre grand honeur, se vous allez querre aide pour nos vies sauver, m. 226. Sire, fist le preudomme, vous me faites grant honeur, la vostre merci, ID. 216. Â ton pore et à ta mère porte honneur et révérence, et garde leur commandement, ID. 301. Et les honneurs changent l'entencion. Poésies mss. av. )300, t. iv, p. 4 386, dans lacurne. Je voil bien que tu saches que tu n'anporteras jà plus de cest siegle que honor et aumosne, Merlin, f" 69, verso. Il XIV" s. Se combatans en souverain honneur pour l'empire roumain , bebcheube, f° 30, recto. Honneur est grains, richesse est paille: Donc qui a honneur, il est riches, machaut, p. 102. Ne au père ne doit l'on pas le honneur que l'en doit à un sage comme à son dotteur ou maistre, oresme , Eth. 26i. [' XV* s. ^«3U3 sera l'honneur cent fois plus grande que ce que nous eussions le confort des Ânglois, FROiss. 11,11, 191. Adonc retourna le comte de Foii devers monseigneur de Berne, qui lui fit grand chère et bonne; ce fut raison, carll lui avoit
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sauvé son honneur, id. h, m, 12. Là fut pris le capitaine et tous ceux d'honneur qui devers lui estoient, ID. I, I, 264. Pourvus de grand sens et de parfaite honneur [Guillaume de Hainaut], iD. i, i, < 2. Et fet à la roine d'Angleterre toute l'honneur et révérence qu'il put..., u>. 1, i, <3, Il me respondit qu'il auroit affaire en chemin, mais que l'honneur luy en demeureroit, comm. viii, 2. Venez y tous, bons pardomieurs, Qui sçavez faire les honneurs, Aux villages, de bons pastés, villon. Repues franchis. Or est le chevalier à grant mcschef; car il se double que la pucelle ne le daigne désormais regarder ; car les honneurs muent souvent les meurs, Perceforest, t. vi, f 60. Gérard sachant tous honneurs mondains [les civilités] autant que homme de son aage, Gérard de Nevers, 2' part. p. 14 1, dans lacurne. Un sien amy de cognoissance que la dite dame aimoit eu tout bien et en tout honneur, Aresta amorum, p. 4 84, dans lacurne. || xvi* s. Frère Jan des Entommeures avoyt saulvé le clouz [clos] à son honneur, rabel. Garg. 1, 28. Vous, m'amye, faictes voz honneurs comme vouldrez; vous avez en voz mains et conserve tous mes thesaurs, ID. Pant. IV, 4 3. Le roy feit mettre à l'honneur le roy d'Arragon [lui donna la place d'honneur], J. d'auton, Ann. de Louis XII, p. 307, dans lacurne. Il permit aux gentils femmes de sortir, leur honneur sauve, MONT, i, 2. Honneurs décernez à Talva, ID. I. ( 0. Disposer l'honneur- et la cerimonie d'un enterrement, m. i, 4 7. Celuy a l'honneur de la guerre, qui en a le proufit, id. i, 2B. Je pensois faire honneur à un seigneur, de m'enquerir à luy..., ID. I, 4 85. Il l'escrivit à l'honneur de la liberté contre les tyrans, id. i, 20a. L'art gaigne le poinct d'honneur sur la nature, id. i, 234. Femme de bien, et femme d'honneur et de vertu [femme chaste] , ID. u, «7. Sortir, à son honneur, d'une entreprinse, ID. u, 68. Il fut nourri enfant d'honneur de serenissime princesse madame Loyse de Savoyo, carloix, I, 2. Je vous fais présent de cestuy-cy.... pour vous suivre et faire service toute sa vie comme à son père d'honneur..., id. m, 6. Comme il fut pressé de son honneur [pressé par un besoin naturel] , on le mena es privés, des accords, Escraignes dij. p. 43, dans lacurne. Faire honneur au soleil [ne se lever qu'après qu'il est levé], oudin, Dict. Qui d'honneur n'a cure, honte est sa droiture, cotgrave. Qui n'a honte, il n'aura jà honneur, id. Au desespoir s'oublie l'honneur, leboux de lincy, Prov. t, u, p. 232 — ÉTYM. Provenç. honor, onor; espagn. honor; ital. onore; du lat. honorem. Au xvi* siècle, d'après Palsgrave, p. 62, les deux n se prononçaient. Dans l'ancienne langue, honor est du féminin, comme tous les noms tirés des substantifs latins abstraits en or. Vers le xiv* et le xv" siècle, le genre devient incertain, et finalement il se fixe au masculin.
HONNI, lE (ho-ni, nie), part, possède honnir. Notre famille ne sera point honnie pour ce coup, sÉv. 330. J'ai le malheur d'aimer mieux les Scythes qu'aucune de mes tragédies; premièrement, parce qu'ils ont été honnis ; en second lieu, parce qu'elle est pleine de vers naturels que tout le monde peut s'appliquer, volt. Lett. d'Argental, 4 juin 4 767. Je suis quelque fois honni dans ma patrie ; les étrangers me consolent ; on a joué à Londres une traduction de Tancrède avec un très-grand succès, m. 16. 8 juin. 4772. Petits sultans honnis même dans leur sérail, dorât, Feinte par amour, n, 2. Il Honni soit qui mal y pense! devise de l'ordre anglais de la Jarretière.
HONNIR (ho-nir), ti. a. || 1» Faire honte à quelqu'un, blâmer en faisant honte. On le honnira s'il abandonne son parti. Sa conduite a été partout honnie. Je suis comme ces Grecs qui renonçaient à la cour du grand roi pour venir être honnis par le peuple d'Athènes, volt. Lett. Ma\ipertuis, 4 0 oct. 4 743. Par leur belle détrompée Les félons seront honnis, v. nuGO, Odes, iv, 4 2. 1| Absolument. On ne l'écoutait pas, on sifflait, on honnissait, on bafouait, DIDEROT, Salon de 4 767, OTuv. t. xv, p. 167, dans POUGENS. Il 2° Couvrir de honte, déshonorer. Quoi I ne tient-il qu'à honnir des familles? Pour vos ébats nous nourrirons nos filles? la font. Berc. Au retour d'une campagne, ces drôles-là ne s'embarrassent non plus de honnir une femme de robe...,DANCOURT, Vacances, se. 8.
— SYN. HONNIR, BAFOUER, VILIPENDER. Hounlr,
c'est faire honte. Dans bafouer, l'idée de quelqua chose de honteux n'existe pas ; c'est colle de moquerie outrageante qui y domine. Vilipender, c'est traiter comme quelqu'un ou quelque chose de vil.
— lUST. XI' s. Par quel mesure le peiissions hunir, Ch. de Roi. XLviii. || xii' s. Se vus nel délivrez,
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nus sûmes mal bailli ; Li reis et saint iglise e nus iermes [serons] huni, Th. le mart. 42. Outre, cuivers! [que] li cors Deu te honnie, Ronc. p. 58. Il xui* s. Honnis soit-il [Quesncs de Béthuue] et ses preechemens. Et bonis soit qui de lui ne dit fit HUES d'oisi. Romancero, p. 403. Alons à eux.... et leur prions, por Dieu, qu'il aient pitié d'eus meismes tout avant et de nos après, et qu'il ne se honissent mie ne toillent [n'empêchent] la rescousse de la sainte terre d'outre-mer, villeh. xviii. Or somes nous bonis, se nos ne leur aidons à prendre, ID. Que du cors [je] me laissasse honnir ne vergonder [il s'agit d'une femme], Berte, iLiii. Et je soie honnie se je bien ne vous paie, ib. Lvin. Gels serve ot en France la terre si honnie [maltraitée, affligée], ib. LX. Or vous dirons dou mauvais roi Jehan d'Engletere, qui bonnissoit ses homes et gisoit avec les femmes et avec les filles, Chr. dt Rains, 164. U.ne autre manière d'aliances ont esté letes moult de fois, par lesqueles moult de viles ont esté destruites et maint segneur honni et déshérité, BEAUM. XXX, 63. Nulz chovaliers ne poures ne riches ne peut revenir [de la terre sainte] que il ne soit honni, se il laisse en la main des Sarrazins U peuple menu nostre Seigneur en laquelle compaingnie il est aie, joinv. 255. || xv* s. Ces deux avec leurs compagnons hunnissoient et gastoient tout le paya de là entour..., froiss. 1, i, 476. Il est si honny de boue, qu'il n'a en luy nulle congnoissance [qu'il n'y a en lui rien qui le fasse reconnaître], Perceforest, t. i, f" 69. Il XVI* s. Mais est il riens qui princes tant honnisse [que l'avarice] T J. marot, v, 201. [Il faut que l'âme] S'estant infuse en la chair corporelle, Elle se souille et honnisse aux péchez Dont les humains ont les corps entachez, rons. 645. [Childéric] luy honnira sa femme Pour le loyer de l'avoir bien reçeu, rons. 647.
— ÉTYM. Provenç. aum'r; de l'anc. haut-allem. hônjan; allemand mod. hôhnen, moquer, faire honte.
■j- HONNISSEMENT (ho-ni-se-man), t. m. Action de honnir, ignominie.
— HIST. XVI* s. Hennissement, oonm, tHct.
t HONNISSEUR (ho-ni-seur) , s. m. Celui qui honnit. Par ma foi, ce géant est un grand bonnisseur de pucelles, Don Quichotte, (ia,iis le roui, ZHct. comique.
t HONORABILITÉ (o-no-ra-bi-li-té) , ». f Qualité d'une personne honorable.
— lus xiu* s. Que il resgardent à la noblesse de son cuer et à la honorablelé de ses meurs et d« sa vie, brun, latini, Trésor, p. 679. {| xiv* s. Honorableté est honnestemeni gouverner sa chose familiaire et tenir estât, et pour ce ceulz qui tiennent grant estât et le pevent faire sont de la grant honorableté. — Pluseurs qui sont de petite honorableté, oresme. Thèse de meunier. || xv* s. Aristote veult dire que noblesse est une honnurableté de progeniteurs, Hist. de la Tois. d'or, 1. 1, f° 4 .
HONORABLE (o-no-ra-bl'), adj. \\ 1° Qui attire de l'honneur et du respect, en parlant des choses. Un destin favorable M'offrait en ce danger un sujet honorable D'acquérir, par ma perte, un triomphe à ma foi, malh. i, 4. J'y vois de vos vertus les preuves honorables ; J'y vois la haute estime où sont vos grands exploits, corn. D. Sanche, 1,. 3. Les reines des étangs, grenouilles veux -je dire. Car que coùte-t-il d'appeler Les choses par noms honoraibles? la font. Fabl. xii, 24. J'oserais quasi assurer que c'est quelque mauvais démon qui , voulant rendre la pauvreté tout à fait insupportable, a trouvé le moyen d'attacher aux richesses tout ce qu'il y a d'honorable et de plaisant, boss. Panég. St Franc. d'Assise , 4. Et ces noms, ces respects, ces applaudissements Deviennent pour Titus autant d'engagements Qui, le liant, seigneur, d'une honorable chaîne.... Fixent dans son devoir ses vœux irrésolus, rac. Bérén. v, 2. Souffrez, si quelque monstre a pu vous échapper, Que j'apporte à vos pieds sa dépouille honorable, id. Phèdre, m, 5. [Un ambassadeur] Ce n'est qu'un ennemi sous un titre honorable, volt. Brutus, i, 4 . C'est la mollesse qui s'épouvante et n'ose faire l'échange de son repos contre des périls honorables, rayhal, Hist. phil. xvm, 44. ([Terme d'architecture. Colonne honorable, colonne élevée en l'honneur d'un homme illustre. Il Terme de blason. Pièces honorables de l'écu, les pièces principales et ordinaires qui, en leur juste étendue, peuvent occuper le tiers du champ. Il 2° Digne d'estime, qui mérite d'être honoré, en parlant des personnes. De la main de ton pcre un coup irréparable Déshonorait du mien la vieillesse honorable, corn. Cid , m, 4 (dans les variantes). La sage et honorable vieillesse de Mme Yolande,
HON
BOs«. Toi. de ifonterby. Mai» nous autre» faiseur» de livre» et d'écrits, Sur les bord» du Permesse aux louanges nourris, Nous ne saurions liriser nos fers et no» entraves, Du lecteur dédaigneux lionorables esclaves, boil. Ép. vu X toute l'honorable compagnie présente et à venir, salut, dancouht, la Folle enchère, se. «2. Sur ce pied-li ce n'est pas grand'choso que d'être honoré, puisque cola ne signifie pas qu'on soit honorable, marivaux. Double incontt. i, <o. Je ne suis née moi-même que de parents honorables et non pas connus, lu. Pays. parv. a* part. || S* Qui vit noblement , grandement. C'est un homme fort honorable. || On dit de même : 11 tient une maison honorable ; il fait les choses d'une manière honorable. ||4° Honorable homme, qualité que les limples bourgeois prenaient autrefois dans les actes publics. || Honorable est aujourd'hui un terme de politesse qui se dit d'un membre de la chambre des communes d'Angleterre, ou de la chambre des députés de France. L'honorable M, N. L'honorable préopinant. {| S. m. C'est un do nos honorables. Il B" Amende honorable, peine infamante, consistant en ce que le bourreau conduit en de certains lieux un criminel nu en chemise, la corde au cou et une torche ardente à la main, pour y confesser son crime et en faire réparation. Faire amende honorable. Il Par extension. Amende honorable, espèce de réparation d'honneur qu'on fait à quelqu'un, quand on reconnaît i|u'on a eu tort à son égard. || Fig. Faire amende honorable, rétracter une erreur, une parole légère, inconvenante.
— HIST. xu' s. E honurable le num de els devant lui. Liber psalm. ç. »4. Alez à Chartres, à Paris l'enorable ; Lessiez li Rome, qui est ses héritages. Il Coronemens l.ooys, v. 2396. || xui" s. Bêle esliés et honerable. Et as besoigneus secourable, FI. et SI. 74). Il XIV' s. Donques s'ensuit il que il est en nostre volonté et posté estre honorables et bons ou malvais et vicieux, oresme, Eth. 71. || xv« s. Il qui estoit moult honorable, jeune et désirant d'aquerir honneur et prix, proiss. i, i, <3. Et y estoye [je] honorablement receu, caries Anglois sont fort honorables, coMM. ui, 8. Il XVI* s. Titus n'en rapportera |de la mort d'Annibal] jà victoire qui luy soit gueres honorable ny digne des anciens Romains, AMïOT, Flam. 44. Encorfs ne coustera-il rien de nommer les choses pour noms honorables, o'aub. Fcen. I, t . Cela lui estant assuré avec honorable et bonne recompense, iD. Vie, vu. J'ay autrefois veu feu monsieur d'Eguilli, et le chevalier de Puygreffier, honnorables vieillards, demeurer l'espace d'un long jour armez de toutes pièces, langue, 286. La mort en bien aimant est tousjours honorable, despobtes , Diane, i, 69.
— ÊTYM. Provenç. honorable, honrable, ondrable; cspagn. honorable; ital. onorevole; du latin honorabilis, de honorare, honorer.
HONOUABLE.MKNT (o- no-ra- ble-man) , adv.
Il 1" D'une manière honorable. Parler honorablement de qu Iqu'un. Mais puisqu'il est ainsi que le sort nous emporte. Oui voudrait se bander contre une loi si forte? Suivons donc sa conduite en cet aveuglement ; Oui pèche avec le ciel pèche honorablement, REGNIER, Sat. ni. L'évêque Ulphilas, qui avait le secret de l'ambassade, se rendit en diligence au camp d'Andrinuple, où il fut reçu honorablement, pi.Êcu. Hist. de Théodose, l, 66. || 2° D'une manière qui fait honneur. Il a été enterré trèshonorablement.
— HIST. XIII* s. Et chascun se doit appareiller au plus honorablement que il porra, que ainsinc doivent cil faire qui vont devant lor seigneur, Merlin, f" 60, verso. Phelipes rois de France.... le saint cors du benoiet saint Loys, qui estoit ensevelis en l'église de monseigneur saint Denis en France, flst eslever et translater et mètre en une chasse ennorablement sus le grant autel. Miracles St Loys, p. (89. [Othon] entra en Rome, et fu receus partout honorablement, et fu couronnés à roi et ampereor de Rome, brun. tATim, Trésor, p. ss. || xiv s. Le pueple le conveia jusques à son hostel en le loant très honorablement, «EnciiEUBE, !" 39, recto. ||xv* s. Si vint au siège de Calais messire Robert de Namur, honorablement accompagné de chevaliers et d'escuyers, fkoiss. i, I, 31». ilxvi» s. Puis feit honorablement brusler et inhumer la leste et le corps de Pyrrhus, amyot, Vyrrhus, 77. Qui meurt pour le public meurt honorablement, nESPORTES, Amours d'Ilippolyte, ix, Fantaisie.
— ETYM. Honorable, et le suffixe ment.
I. HONORAIRE (o-no-rê-r'), adj. \\ !• Qui, après avoir exercé longtemps une charge, en conserve le titre et les prérogatives honorifiques. Un président
HON
honoraire. Un recteur honoraire. || Chanoine honoraire, se dit ou d'un chanoine qui s'est démis de son canonicat, ou de celui qui, sans l'être ou l'avoir été réellement , jouit des prérogatives do chanoine. Il Tuteur honoraire, celui qui , préposé pour veiller aux intérêts d'un pupille, ne prend, à la différence du tuteur ordinaire, aucune part à la gestion des biens du pupille. || Fig. et par plaisanterie. La Branche : Et toi Crispin, travailles-tu toujours? — Crispin : Non, je suis, comme toi, un fripon honoraire, LE sage, Crisp. riv. de son mattre, se. 2. Il 2" S'est dit d'un degré qui se donnait dans l'ancienne Académie des sciences. Académicien honoraire. Il Substantivement. Un honoraire. Au renouvellement de l'Académie en 4 699, H. de Malézieu fut un des honoraires, fontrn. Maléiieu. M. de Maurepas devint, en 4 725, un de nos honoraires; il fut le premier des ministres chargé de ce département [les Académies] que nous ayons vu occuper une place parmi nous, et tous ses successeurs ont suivi son exemple, condorcet, Maurepas. || 8» Oui n'est que pour l'honneur. Une femme se fait quelquefois à elle-même des reproches honoraires, et safaildesse s'en augmente, marivaux, dans dksfontaines.
— HIST. XVI' s. Chevaliers honoraires, cotgravb. Elle |la fortune] m'a faict quelques faveurs venteuses, honoraires et titulaires, sans substance, homt.
— ÉTYM. Lat. honorarius, de honorare, honorer. 2. HONORAIRE (o-no-rê-r") , s. m. || 1° Terme
d'antiquité romaine. La somme d'argent que le magistrat municipal devait donner pour reconnaître l'honneur qu'on lui faisait en le nommant. Si les dignités municipales étaient si recherchées à Pompai, ce n'est pas pour les profits qu'on en retirait; aucun des magistrats ne recevait de traitement ; au contraire ils payaient pour être élus; la différence entre ces magistrats et les nôtres, à ce sujet, est bien marquée nettement par le sens qu'avait alors le mot d'honoraires et celui qu'il a pris chez nous ; il signifie aujourd'hui le salaire dont on paye le travail d'un fonctionnaire public; c'était alors la somme d'argent qu'il devait donner pour reconnaître l'honneur qu'on lui faisait en le nommant, honoraria summa, a. boissier, La vie de province sous l'Empire, dans la Revue des Deux-Mondes, 4" avril 1866, page 380. Il 2" Chez nous, rétribution qu'on donne pour leurs services , à ceux qui exercent une profession qualifiée d'honorable, tels que les prêtres, les avocats , les médecins, etc. Dissertation sur l'honoraire des messes, 4748, cité dans richelet. Oui me vola. . . . Mon honoraire , en me parlant d'honneur, volt. Pauvre diable. Les gens de lettres ont fait un fonds pour donner à M. Pigal un honoraire convenable [pour la statue de Voltaire], ID. Lett. d'Argence, 3 août 4 770. Ne l'ayant plus revu depuis lors, j'ai perdu, avec l'honneur que méritait mon ouvrage, l'honoraire qu'il devait me produire, i. :. Bo; ss. Confess. vu || Aujourd'hui il s'emploie le plus souvent au pluriel, sans avoir la signification du pluriel. Il a reçu ses honoraires. Les honoraires d'un médecin. || 8° Terme de chancellerie. Droit d'expédition et de signature.
— ÉTYM. Lat. honorarium, de honorare, honorer.
t HONORARIAT (o-no-ra-ri-a) , s. m. || 1° La qualité d'honoraire. Plusieurs anciens professeurs de la faculté des lettres ont obtenu l'honorariat. || 2''Terme de pratique. Ce qui est dû pour les honoraires d'un notaire , d'un avoué, d'un huissier, etc.
— ÉTYM. Pour le premier sens, honoraire t ; pour le deuxième sens, honoraire 2.
HONORÉ, ÉE (o-no-ré, rée), part. poM^ d'honorer. Oui reçoit honneur, en parlant des personnes ou des choses. Un prince est dans son trône à jamais affermi Quand il est honoré du nom de son ami [de Rome], CORN. Nicom. m. 2. Que celui qui n'est honoré que pour son bien prenne garde de ne pas devenir pauvre, saci. Bible, Ecclésiastiq. x, 24 Les
lieux Honorés par les pas, éclairés par les yeux De l'aimable jeune bergère Pour qui, sous le fils de Cythère, Je servis, engagé par mes premiers serments, la font. Fab. ix, 2, ô sainte pénitence, autrefois si honorée dans l'Église, en quel endroit du monde t'es-tu maintenant retirée T boss. v panég. S. Fr. de Paule, a. À quoi donc sert la vertu si l'on voit tant de méchants honorés? volt. Philosophie, Noiiv. test, hérodiens. || Il s'emploie par polites.se entre les personnes de la même profession. Mon honoré confrère. Mon savant et honoré maître. || Trèshonorée, titre que les rois de France donnaient 1 la reine mère. Notre très-honorée dame et mère.
IIOXORËR (o-no-ré), v. a. |l 1' Randre honneur
HON
et respect. Cest là que sur mon trAne arec p*u» i« (plendeur Je puis honorer Rome en son ambassadeur, CORN. Nicom. m, 4. Honorez moins, seigneur, une âme criminelle, ID. Cinna, v, 3. Pour honorer saintement la mère de Dieu, il faut l'honorer judicieusement, BOURDAL. Àssompt. de la Vierge, Myst. Craignez Dieu et honorez lespuissances, m. 6*dini. après l'Épiphan. Dominic. Auguste votre aïeul honora moins Livie, rac. Brit. i, 4. Honore ton père et ta mère, si tu veux vivre longuement ; j'oserai» dire : honore ton père et ta mère, dussevlu mourir demain, volt. Dict. phil. Pères, mères. Paraissez innocent; il me sera bien doux D'honorer dans ma cour un héros tel que vous, id. Œdipe, n, 4. || Il se dit aussi de» choses auxquelles on accorde honneur. C'est en vain qu'on croit honorer la mémoire des gens de bien qui sont décédés, si l'on ne va recueillir les restes de leuresprit surces tombeaux où l'on rend les honneurs funèbres aux tristes dépouilles de leur corps mortel, fléchikr. Lamoignon. C'est ainsi que le roi Honore le mérite et couronne la foi, RAC. Esth. ii, 6. Seigneur, honorez moi s une faible conquête, \xt.Iphig. i, 2. Nérestan, Châllllon, et vous.... de qui les pleurs Dans ces moments si chers honorent mes malheurs, volt. Zaïre, », *. Mes mains peuvent d'un père honorer le tombeau, ID. Oreste, i, 4. 112" Accorder des marques d'honneur, des distinctions. C'est ainsi que sera honoré celui qu'il plaira au roi d'honorer, saci, Bible, Esther, VI, 9. Il veut, pour m'honorer, la tenir [Hermione] de ma main, rac. Andr. m, 4 . || Absolument. Le roi ne sait que c'est d'honorer à demi, corn Hor. IV, 2. Il Fig. La lune s'était levée avec son croissant d'un argent si beau et si vif que les yeux en étaient charmés; elle semblait vouloir honorer la soleil en paraissant claire et lumineuse par le côté qu'elle tournait vers lui, Boss. Concupisc. 32. || 8* Accorder comme une distinction, comme une faveur. Les deux que j'honorais d'une si haute estime, corn. Cinna, iv, 4 , J'eus soin de vous nommer, par un contraire choix, Des gouverneurs que Rome honorait de sa voix, rac. Brit. iv, 2. De cette autre entreprise honorez mon audace, in. Milhr. ni, 4 Sa
beauté, sa grice tant vantée. Présents dont la nature a voulu l'honorer, ID. PWdre, ii, 4. Il embrasse les genoux de cet homme qu'il ne daignait pas, une heure auparavant, honorer d'un de ses regards, FÉN. M. XIV. Honore d'un regard ton épouse fidèle, VOLT. Tancr. v, 8. Si tes yeux [de Dieu] quelquefois Honorent d'un regard les peuples et les rois, id. Henr. x. || Il se dit de la chose accordée comme honneur. Votre confiance m'honore. || 4° Avoir beaucoup d'estime pour quelqu'un. Comme je leur dirai de vos nouvelles, je vous supplie très-humblement, mademoiselle, d'en dire des micwies aux personnes que vous savez que j'honore et que j'aime le plus, VOIT. Lett. 38. Vous voudriez bien savoir qui est la personne qui en écrit de la sorte; mais contentezvous de l'honorer sans la connaître; et, quand vous la connaîtrez, vous l'honorerez bien davantage, PASC. Rep.aux 2 premières lettres. Va homme que j'honore, en qui je remarque les plus beaux talents, BOURDAL. In.itruct. Prudence du salut, Ezhort. Quoi I Rome et l'Italie en cendre Me feront honorer Syllal j. B. Rouss. Ode à la Fort. || 5° Donner un caractère honorable à une chose. Pour ce qui touchait sa personne, on voyait qu'il prenait à tâche d'honorer le seul nécessaire , par un retranchement effectif de toutes les superfiuités, boss. Cornet. Des âmes oisives qui n'achètent ces titres vains d'occup.ition et de dignité (des charges] que pour satisfaire leur orgueil et pour honorer leur paresse, flech. le Tellier. Chose à la vérité incroyable, mais qui a été honorée de la foi des Romains, Hist. des Vestales, dans DEsFONTAiNES. || Fig. et familièrement. Honorer l'aventure, y ajouter des circonstances qui l'erabellisscnt. Ce tremblement de terre.... a été mis 11 pour tenir compagnie aux foudres et pour honorei l'aventure, fontrn. Oracl«i, n, s. || 8" Faire honneur à, être l'honneur de. Aux temps les plus féconds en Phrynés, en Lais, Plus d'une Pénélope honora son pays, boil. Sat. x. || II se dit aussi des cbcses qui font honneur. La mort de son fils même honora mon courage, volt. Fanât. I, 4. Qu'il est doux de porter un nom qui nous honore, m. j. cii£n. Gracques, l, 4. || 7° Dans l'ancien langage de la politesse, témoigner ses respects. Si je ne m'efforçai» de me donner à vous encore plus que jamais et d'ajouter quelque chose à l'affection dont je vous ai honoré toute ma vie, voit. Lett. (68. U. de Pompone a passé le jour ici, il vous aime, et vous honore, et vous estime parfaitement, sév. 4ifi. J'honore de tout mon cœur madame votre soeur, bom.
HON
lett. abb. m Dites à Mme de Ventadour combien je l'honore, maintenon, Lett. à Mme de St-Géran, 27 août 1704. Il On ne dirait plus maintenant comme fait Voture, honorer de son affection; cette tournurp serait prise à contre-sens, parce que honorer emporte l'idée d'honneur chez celui qui honore, et que personne ne veut se faire ce compliment à soimême. Il Aujourd'hui , la formule de politesse où entre honorer, est: La lettre, la visite dont vous m'avez honoré. Je suis pénétré, monsieur, do tous les sentiments que je vois dans la lettre dont vous m'honorez de Versailles, premier de février, volt. Lell. à M. Dupont, <4 fév. )77a.||8° Terme de commerce. Accepter et payer avant la remise des fonds. S'il vous revient quelqu'une de mes lettres de change protestées, je vous prie de les honorer. Il 9° Dans le langage moderne, honorer un avocat, un médecin , lui payer ses honoraires. || 10° S'honorer, V. réfl. Faire une chose qui honore. Il s'est honoré par cette action. || S'attirer de la considération. Et pour comble d'horreur, elle a cru s'honorer I volt. Tancr. iv, 2. || Tirer vanité, honneur d'une chose. Attachés sur vos yeux, s'honorer d'un regard Que vous aurez sur eux fait tomber au hasard, bac. Brit. II, 2. Et qui de ma faveur se voudrait honorer? iD. Iphig. V, 2. On vient dans ce temple saint, non pas honorer le Dieu qui l'habite, mais s'honorer souvent soi-même d'un vain extérieur de piété, MASS. Carême , Respect dans les temples. Souffrez que dans cet heureux jour Je m'honore à vos yeux du prix démon courage, DUCis, Bornéo, i, 3. || 11° Avoir une estime réciproque l'un pour l'autre. Ces deux hommes se sont toujours honorés l'un l'autre.
— HIST. XII" s. Franc, dist Rolant,bone gent honorée, Ronc. p. 48. Certes, dame , moult s'oneure Qui courtois est contre tort. Coud, iv. Car c'est adès toute m'intention. Dame, de vous honourer et servir, ID. XIII. L'arcevesqucs Thomas sovent le mercia De son bel acuilleir, e que tant l'onura, Th. le mart. 68. Sun estriu li teneit li reis al remunter ; E quant 11 arcevesques le voleit refuser : Nel lairrai, faiseit il, à ceste feiz ester : Mes père [mon père] estes en Deu, je vus dei honurer, ib. <)4. || xiii" s. Li arcevesque a la messe cantée ; D'une once d'or l'a li cens [comte] honorée. Roman de Roncevaux, dans DU cange, Gloss. fr. Quant il Dirent que li marchis venoit, si alerent encontre li et l'ennorerent moult durement, villeh. xxvii. [Ceux qui firent la loi] honneurent ceulx qui bien font, brun. lat. Très. p. S78. Dames honeurt [qu'il honore] et damoiseles. Mes ne se fie trop en eles, la Rose, 4 88S9. Il XV* s. Ils prirent congé [les Hainuyers] au roi, à madame sa mère, qui grandement les honorèrent; et les fit le roi accompagner de douze chevaliers, FROiss. I, I, 44. Ilxvi" s. Des nobles qui par leur vertu honorent leur noblesse, mont, i, t30. Tableau qui honorerera tout le reste de cette besongne, ID. I, 206. Cela me faict honorer à merveille la response de ce soldat..., m. i, 217. J'honore le plus ceulx que j'honore le moins [dans mes lettres, ceux à qui je donne le moins de formules de politesse}, ID. i, 292. Près de luy les approche, et les rend vénérables [les savants], S'honorant d'honorer les hommes honorables, bons. 663. Car, durant mes travaux, je prendroy patience. Voire et m'honoreroy de beaucoup endurer...., desportes, Diane, i, 68.
— ÉTYM. Berry, hanorer {han prononcé comme dans l'an) ; provenç. honorar, honrar, onrar, hondrar ; espagn. et portug. honrar; ital. onorare; du latin honorare. Dans le xvi* siècle, Palsgrave, p. 66, dit que dans honnorer (ainsi écrit) les deux n se prononcent.
HOIVORES (AD) (a-do-no-rès). Se dit de certains titres qui, n'apportant aucun revenu, et ne demandant aucun travail, n'ont que l'apparence dont on se fait honneur. Une place ad honores.
— ÉTYM. Lat. ad, pour, et honores, les honneurs. HONORIFIQUE jo-no-ri-fi-Ic') , adj. Qui procure
des honneurs. Titre honorifique. || Il se dit particulièrement des droits qui appartenaient aux seigneurs et aux patrons dans les églises.
— ÉTYM. Lat. honorificiu, de horwr, honneur, et facere, faire.
i UONORIFIQUEMENT (o-no-ri-fi-ke-man) , adv. D'une manière honorifique. Voilà un exemple qui vous fait connaître que nous [les docteurs en médecine] sommes ici en bonne posture pour les préséances, et il n'y a aucun marchand qui ne nous cèdehonorifiquement, am F kim, Lettres , t. ii, p. 540.
t HONOVER (o-no-vèr), s. m. Le verbe créateur dans la religion de Zoroastre.
— ÉTYM. Zend, ahunavairya, de ahuna, magistral , divin, et vairya, désir.
HON
HONTE (hon-t'), t. f.\\ i' Déshonneur, opprobre, humiliation (ce qui est le sens étymologique et ancien). Se plaindre est une honte et soupirer un crime, corn. Hor. iv, 4, La gloire d'une mort qui nous couvre de honte, m. Pomp. ii, 2. Mais pour braver Marcelle et m'affranchir de honte. Il est une autre voie et plus siire et plus prompte, id. Théodore, m, 3. Dans la nuit du tombeau j'enfermerai ma honte, bac Iphig. ii, ( . J'ai déclaré ma honte aux yeux de mon vainqueur, id. Phèdre, m, l. Déjà do sa présence [de Phèdre] avec honte chassée. Dans la profonde mer Œnone s'est lancée, id. ib. v, 5. Il y aurait de la honte à m'abandonner, fén. Tél. XV. Il fait à l'homme de bien une honte de la vertu, MASS. Pet. car. Triomph. Et si je n'écoutais que ta bonté et ma gloire, volt. Zaïre, m, *. Tu vois mon sort, tu vois la honte où je me livre, id. ib. v, 8. Va, la honte serait de trahir ce que j'aime, id. th. IV, 3. La honte est dans l'offense, et non pas dans l'excuse, la chaussée, Préjug. à là mode, v, ) . Ce n'est pas ce que voulait madame Kaufmainn : il lui fallait savourer la honte de sa rivale, la voir humiliée, perdue, insultée, fr. souué, les Forgerons, § II. Il Par exclamation, ô honte, qui jamais ne peut être effacée I hac. Eslh. m, i.\\ Etre la honte, faire la honte de sa famille, de son pays, de son siècle, lui faire un grand déshonneur. Divorces et séparations si ordinaires aujourd'hui dans le monde, et que nous pouvons regarder comme la honte de notre siècle, surtout parmi des chrétiens, bourdal. 2* dm. apr. VÉpiphan. Dominic. |j X la honte de, en causant déshonneur. Où des fils de la terre La rage ambitieuse à leur honte parut, halh. ii, < 2. Ëpargnez-moi des pleurs qui coulent à ma honte, cobn. Pohj. u, 2. Combien de chrétiens, disons mieux, combien de mondains, à la honte du christianisme qu'ils professent, vivent aujourd'hui dans la même ignorance I bourdal. Uyst. Pentec. Mille bruits en courent à ma honte, rac. Brit. iv, 2. Enfin il [Galilée! fut condamné, à la honte de la raison, volt. Phil. Newt. Singiil. nat. ta. || Familièrement et par exagération. C'est une honte, c'est grand'honte, il ne convient pas, il est messéant. Et que c'est honte au roi de ne leur donner rien, ré- GNiKR, Sat. n. Car c'est honte de vivre et de n'être
amoureux, ID. Épît. ii C'est grand'honte Qu'il
faille voir ainsi clocher ce jeune fils, la font. Fabl. III, K II II se dit aussi au pluriel (Voltaire a condamné cet emploi ; mais, outre les autorités, la raison et l'usage n'empêchent pas d'employer ce mot abstrait au pluriel). Les soins que cette amour nous donne en cette vie Ne peuvent aussi bien nous élever si haut. Que la perfection la plus digne d'envie N'y soit toujours suivie Des hontes d'un défaut, CORN. Imit. 1, 3. Mais tu sais quel orgueil ont lors montré les comtes; Combien d'affronts pour lui, combien pour moi de hontes I id. D. Sartche, ii, *. Pour réserver sa tête aux hontes du supplice, id. Pomp. v, 3. La plus brillante fortune ne mérite point ni le tourment que je me donne, ni les humiliations, ni les hontes quej'essuie,LABRDT. viii. Il aurait fallu prévoir les écueils d'un tel succès, et empêcher les méfaits et les hontes dont le monarque délivré allait charger sa couronne, et, jusqu'à un certain point, la responsabilité de ses libérateurs, villem. la Tribune franc. Chateaubriand, ch. <4. || Familièrement. Faire mille hontes, faire cent hontes, accabler d'outrages. Dans les bras de ce fils on lui fait mille hontes, corn. D. Sanche, v, 4. Je vous conjure que ce soit en particulier que je lui demande pardon, parce que sans doute il me ferait cent hontes, cent opprobres devant tout le monde, mol. Médecin volant, se. <5. |{ 2° Sentiment pénible qu'excite dans l'âme la pensée ou la crainte du déshonneur. Seigneur, ce que je suis ne me fait point de honte, corn. D. Sanchi, i, 3. La honte se met entre la vertu et le péché pour empêcher qu'on ne la quitte ; puis entre le péché et la vertu pour empêcher qu'on ne la reprenne, Boss. Pensées chr. vui.Il n'eut point de honte d'écrire que..., lo. Ilist. II, 3. Ce lui serait une honte de se dire..., id. ib. 6. Elle lui pardonna son crime [au gouverneur qui avait fait tirer sur la reine), le li\Tant pour tout supplice à la honte d'avoir entrepris sur la vie d'une princesse si bonne et si généreuse, iD. Reine d'Anglet. La nature, dit TertuUien , a couvert tout le mal de crainte ou de honte, iD. Sermons, Vaines excuses des pécheurs, 2. La honte est une passion que la nature raisonnable excite en nous et qui nous détourne, sans que nous remarquion» même ni comment ni pouiquoi,de tous les excès et de toutes les impuretés du vice, BOURDAL. ExhoTt. sur la flagellât, de J. C. Et que, pour retourner à Diau, tous repreniez cette