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CHEZ

— ÉTYM. Lat. denumerare, de la préposition de, et numerare, nombrer.

DÉNOMINATEUR ( dé-no-mi-na-teur ), s. m Terme d'arithmétique. Celui des de\ix termes d'une fraction qui marque en combien de parties l'unité est divisée.

— HIST. xvi* s. Lesquelz numérateur et dénominateur se peuvent composer en tant de différences de nombre que l'on voudra, est. de la roche, Arismetique, ^ 45.

— ÉTYM. Lat. denominator, de denominare (voy. dénombrer) ; ainsi dit parce que ce terme dénomme l'espèce des unités que l'on considère, l'autre ne faisant que les compter.

DÉNOMINATIF, IVE(dé-no-mi-na-tif, ti-v'), od;. Qui sert à nommer. Terme dénominatif.

— ÉTYM. Provenç. denominatiu ; ital. denominativo; du latin denominativus (voy. dénommer).

DÉNOMINATION (dé-no-mi-na-sion; en poésie, de six syllabes), s. f. Désignation d'une personne ou d'une chose par un nom. Les dénominations ne sont pas des choses indifférentes, et il serait à souhaiter que celles par lesquelles on désigne les êtres de la nature réveillassent toujours dans l'esprit l'idée de quelqu'un des caractères principaux par lesquels ces êtres s'offrent d'abord à nous, bonnet, Contempl. natur. <2' part. ch. 2). || En arithmétique, réduire des fractions à même dénomination, leur donner le même dénominateur. Cette expression ne s'emploie plus guère; on dit réduire au même dénominateur.

HIST. xvi* s. Et reste zéro pour denominacion

du nombre à partir, est. de la roche, Arismetique. f 44, rerso.

— ÉTYM. i'rovenç. denominatio ; espagn. denominacion; ital. denominaxione; du latin denominationem, de denominare (voy. dénommer).

DÉNOMMÉ, ÉE (dé-no-mé, mée), part, passé. Un tel dénommé dans l'acte.

DÉNOMMER (dé-no-mé), v. a. |1 1' Terme de pratique. Nommer une personne dnns un acte. Il 2' Dans le langage général, assigner un nom. Les plantes ont été dénommées par les botanistes d'après des considérations très-diverses. || 3° Se dénommer, V. réfl. Être dénommé. Ces parties se dénomment d'après leur usage.

— HIST. xn' s. [Il] Li denome del lono, del lé [en long et en large], Tute la moitié del régné [royaume], Si cum les citez sunt asises, benoIt, ii, 47)0. Il xiv s. Et dient une chose estre indéterminée et non bonne, pour ce que, selon elle, l'en [l'on] est dénommé et dit tel plus ou moins, oresme, Eth. 298. Elle précède telles operacions aussi comme les ars précèdent les operacions qui de eulx sont denommées, ID. ti>. 40. Il XV' s. Et pour ce que excusel ne se deust de non cognoistre les dits participans, il les dénomma en ses lettres, viriville. Geste de$ nobles, p. )33. jj xvi's. Le nom du quel nous l'avons dénommée, MONT. I, 69. De toute ancienneté on denommoit et specifioit les années par le nom de celui qui estoit prevost, amyot, Démétr. t3.

— ÉTYM. Provenç. denommar; espagn. denomtnar; ital. denominare; du latin denominare, de la préposition de, et nominare, nommer.

DÉNONCÉ, ÉE (dé-non-sé, sée), part, passé. Il l» Déclaré. La guerre dénoncée par les Romains aux Carthaginois. || 2° Annoncé. Les châtiments dénoncés par les prophètes au peuple juif. || 3° Indiqué soit à la justice soit à une autorité supérieure. Le fait dénoncé au commissaire de police. Dénoncé à la convention nationale comme coupable de menées royalistes.

DÉNONCER (dé-non-sé. Le f prend une cédille

ni^N

devant oou o: nous dénonçons, je dénonçai), v. a. Il !• Déclarer, publier. On vient de dénoncer la guerre. Il envoya un des principaux de sa cour vers les Scythes leur dénoncer qu'ils ne passassent point le Tanals, vaucel. Q. C.liv. vii, ch. «. Il lui envoya dénoncer qu'il eOt à lui payer le tribut, ID. ib. liv. VIII, cil. (3. Il Dénoncer la fin de l'armistice, ou, simplement, dénoncer l'armistice, annoncer la reprise des hostilités. || Dénoncer un traité, faire connaître aux puissances contractantes l'expiration de ce traité, ordinairement .sous des condjiions stipulées. Il Dénoncer un excommunié , ou dénoncer quelqu'un pour excommunié, déclarer publiquement, selon les formes ecclésiastiques, que quelqu'un est excommunié. || 8° Faire connaître. Le mattre des jeux veut qu'on ne l'envoie [une tragédie] qu'à lui seul, il me dénonce expressément cette volonté despotique, volt. Lett. d^Argental, i9 juillet <773. Le roi , le roi lui-même & son heure dernière , Dénonça devant moi leur rage meurtrière, BBiFFAUT, Ninusll,i, 4. \\ Annonceravec menace. Il leur dénonce de rigoureux cbitiments, Boss. //lit. II, 4. Les sages lui dénoncèrent qu'il mettait tout l'Etat en péril, ID. Reine d'Ànglel. Il i' Déférer à l'autorité, signaler à la justice. Il dénonça deux chevaliers romains, d'ablanc. Tacite, Annales, liv. xj, dans iiichklet. k qui dois-je le bien de m'avoir dénoncé.'' rotr. Si Gen. ii, 8. D'où vient que, pour paraître , il [votre zèle] s'avi.se d'attendre Qu'à poursuivre sa femme il ait su vous surprendre, Et que vous ne songez à l'aller dénoncer Que lorsque son honneur l'oblige à vous chasserT liOL. Tart. v, 7. Connais-tu le complot que ce billet dénonce Te. delav. Vépr. ticil. m, 6. || t° Terme de jurisprudence. Faire connaître extrajudiciairement quelque chose à quelqu'un. Dénoncer une opposition. || S' Se dénoncer, t). réfl. Être déclaré. La guerre se dénonce d'une manière extraordinaire et terrible, chateaub. Amer. <46. || Se révéler à la justice. Le malheureux se dénonça lui-même. || Faire des dénonciations les uns contre les autres. Ceux qui avaient pris part au complot se sont tous dénoncés.

— HIST. xji* s. Pur treis choses pur vus, que vus voil denuncier. Que od vus parler en ai mult grant desirier, Th. le mart. 78. Sa cause et sun eissil lur aveit denunciô; Li buens reis Loewis en ad eti pitié, E sil volt retenir par mult grant amistié, t6. 62. Il xni* s. Frère, fait-il, ge te dénonce Que très bereûré morusse, S'onc famé espousée n'eusse, la Rose, 8700. Note que l'en ne doit pas solement denoncier le pechié de mariage, mes l'empeechement; et chascun est tenuz au dire, Liv. de jusl. 200. S'il est denoncié au bailli qu'aucuns face anui à sainte Eglise, il les doit penre et emprisonner, BBAim. 4t. Il se doivent tantost trere à le [la] justice et denoncier le fet, id. lix, 6. Sire, je vous denonce que Jehans a fet tel fet qui apartient à -oz à vengier.iD. vi, (2. ||xiv' s. Il est voir que l'euvre dénonce et déclare de fait la puissance de celuy qui l'a faite, ORESME, Elh. 275. Les rois jadis denonçoient au peuple ce que il avoient conseillié, et ceux du peuple eslisoient, id. ib. 60. Et de chose qu'on die homme n'irez créant, Jusqu'à tant que celui qui ira murmurant En aura raconté par devers moi autant Comme dit en aura derrière en dénonçant, Guescl. 47906. Il xv* s. Le jour qui estoit dénoncé, approcha, FROiss. I, i, 57. Et afin que la dite fête fut sçue et connue en toutes marches, le roi d'Angleterre l'envoya publier et dénoncer par ses hérauts en France, en Escosse....iD.i,i, 2)3. || xvi' s. Par laquelle [menace] une vengeance particulière est dénoncée sur tous ceux qui auront prins le nom de Dieu en vain, calv. Instit. 29<. N'entreprenant guerre, qu'aprez l'avoir dénoncée , mont, i, 24.

— ÊTYM. Provenç. et espagn. denunciar; ital. dinuniiare; du latin denuntiare, de la préposition de, etnundare, annoncer (voy. nonce).

BÉA'ONCIATEUR, TRICE (dé-non-si-a-teur, tri- »), I. m. et f. Il 1* Celui, celle qui dénonce, qui tccuso.Voici un grand crime dont Tubéron s'est rendu dénonciateur, d'ablanc. Trad. de Ciciron, dans Ri- CHELRT. Les deux dénonciateurs des templiers périrent misérablement '.l'un fut pendu pour ses crimes, et l'autre fut assassiné par ses ennemis, mézerai, dans RICHELET. D'Alembert vous croit l'ennemi des gens de lettres et l'ami de Séguier, leur dénonciateur; voilà pourquoi il ne vous aime pas, uarmont. Mém. IX. Il Ce terme est d'ordinaire prison mauvaise part. Il V Terme de droit criminel. Celui qui fait connaître un crime à la justice. Il demanda à un des procureurs de son siège, comment il se fallait prendre pour faire un procès à un sorcier; on lui dit qu'il (allait «voir premièrement quelque dénonciateur, fu-

nÉN

betière, Roman bour^. liv. ii, p. 2»s. Il y a plus d'un an que nous nous sommes rendus dénonciateurs contre le livre de l'Apologie; nous l'avons comb.'ittu par divers écrits, comme un livre détestable et qui renversait toute la doctrine de l'Évangile, PASC. «' factum des curét de Pari*. |{ 8" Adj. Tel est le morceau qui a allumé la bile dénonciatrice de M. de.... LiNOUET, Joum. pol. et lilt. t. ix, p. 2ï7.

— HIST. xiii* s. X tôt ce li rois respont, que cil baillis ne fut pas esliseor ne queneseor; mes il fu denunceor, liv. de just. 42. Et se le cors [la cour] n'en pot savoir hi vérité par eus, si le [la] doit ele savoir par les tesmoias que li denonceres atrait,

BEAUX. LXVIl, 20.

— ÉTYM. Provenç. denunciador ; espagn. denunc«odor,ital.denuniio(ore; du latin denunlialorem, de denuntiare, dénoncer. L'ancien français denonetres est au nomin»tif de dcnunlidlfir, l'accent sur (td; le provençal denunciador e-st au régime, de denuntiatôrem ; le français denunceor est aussi la forme du régime, employée faulivemenl au sujet.

t DfiNONCIATlF, IVE (ilé-non-si-a-tif, ti-v'), adj. Qui dénonce. Méuioires dénonciatifs.

— HIST. XVI* s. Une lettre denonciative du fait advenu à la personne de son sieur et mary, h. ou

— ËTYH. Lat. d«nun<ta(t't)tu , de denuntiare, dénoncer.

DÉNONCIATION (dé-non-si-a-sion; en poésie, de six syllabes), s. {.\\i° Déclaration, publication. La dénonciation de la guerre. || î" Terme de droit. Acte qui fait connaître au débiteur l'opposition formée sur lui entre les mains d'un tiers. || Acte par lequel le porteur avertit le tireur et les endosseurs qu'il a fait dresser un protêt. |{ Dénonciation de nouvel œuvre, action qui a pour objet de faire suspendre les travaux commencés par un propriétaire sur son propre fonds et pouvant nuire aux voisins. || 8° Accusation, délation. Une dénonciation calomnieuse. Philippe le Bel, roi de France, sur la dénonciation de deux templiers scélérats, fit arrêter en (307 tous les autres templiers de son royaume, mézerai, dans bichelet. Il Terme de droit criminel, déclaration, faite à la justice, d'un crime ou délit par celui qui en a connaissance.

— HlST. XIII* s. Contenz [procès] que le convent de Font Evraut entendoit à esmover par requeste ou par complainte ou par dénonciation, Bibl. des Chartes, 4* série, t. iv, p. 79. L'autre voie qui est fête de dénonciation, si est d'une autre manière, BEAUM. VI, t2. Si tost comme la dénonciation du damace vient à eus, lo. xvi, (7. Pierres propose contre Jehan, par voie de dénonciation fête au juge, ID. XXXIX, t2. ||xvi*s. Ceste dénonciation [déclaration, menace] n'est pas vaine ne frivole, combien qu'elle n'ait pas tousjours lieu, calv. Instit. 288.

— ÊTYM. Provenç. d<nuncta(to ; espagn. denunciacion; ital. denunxiaxione ; du latin denunliationem, de denuntiare, dénoncer.

DÉNOTATION (dé-no-ta-sion ; en vers, de cinq syllabes),*, f. Désignation d'une chose parcertains signes.

— HIST. ivi* s. Aux autres chars eut denotance mainte [il s'agit des attributs d'un triomphe dont étaient ornés diiïércnts chars], j. marot, v, 47(.

— ÊTYM. Lat. denotatio, de denotare, dénoter. DÉNOTÉ, ÉE (dé-no-té, tée), part, passé. Les

dispositions de l'Ame dénotées par signes extérieurs. DÉNOTER (dé-no-té), v. a. || 1° Désigner par certaines marques ou notes. Toutes les choses qui dénotent quelque imperfection, desc. Médit. 3. || J* Se dénoter, v. réfl. Être dénoté. Les actes par lesquels son caractère s'est dénoté.

— HIST. XIV* s. Elle passe libéralité en magnitude ou grandeur, et ainsi le dénote le nom de magnificence qui signifie grandeur de despense, orksme, Eth. 4(2. Mais pour mieuli dénoter la note, Voyons ce que dict Aristote, l'Alchim. à nat. 670. ||xvi*s. Il ha ausé prescripre. de son authorité privée, quelles choses seroyent dénotées par les couleurs, rab. Garg. 1,9. St Augustin en quelque lieu voulant dénoter cela, CALV. Instit. 4031.. Porte l'habit qui dénote simplesse, Honnestement.... j. marot, v, 207.

— ÊTYM. Provenç. et espagn. denotar; ital. denotare, dinotare; du latin denotare, de la préposition de, et notare, noter.

t DÉNOIIABLE (dé-nou-a-bl') , adj. Qui peut se dénouer.

— HIST. XV* s. Par le lien de mariaige. Non desnouable et plus estraint Qui toute franchise restraint, K. DESCH. Poésies mss. f" 406, dans lacurne.

— ÊTYM. Dénouer.

DÉNOCÉ, ËG (dé-oou-é, ée), pari, passé. \\ 1* Dont lenceudestdéfait. Uneceinturedénouée. || i*Fig,Oui

s'est débarrasié de quelque obstacle. Le eorpi de cet enfant dénoué par l'exercice et par le séjour à la campagne. La langue dénouée par l'intérêt. Quand sa l.iiifriio sera dénouée, sa poitrine plus forte ctl'h»bituilo de lire plus grande, fP.n. Éduc.desfilles.ch. v. Il 3° Qui a un déhrouillement, un dénoûment.Une intrigue heureusement dénouée. Pièce mal dénouée. DÉNOUEMENT (dé-nou-man), ». m. Voy. déhoû-

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