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HUG

— ETYM. Picard, huyer, crier avec force ; wallon, houwer, huwer. .Suivant Diez, c'est une onomatopée, formée de l'exclamation hu. .Scbeli^r pense que c'est la forme française du verbe dont huchar est la forme provençale (d'où le français hucher); et il le fait venir du latin hue, ici. Enlin il y a le kimry hwa, appeler. L'upinion de Diez est U plus vraisemblable.

t IIUERIE (bu-rie), 1. f. Se dit, dans quelque» provinces, de l'action de crier : Le roi boit, i la fêta des Koi».

— HIST. xiii's. Ettel criet tethuerie, nen.<6M4. XV* s. Lors y eut grand hueriedes Anglois, quand

ils les veirent ainsi à la descouverte, raoïss. liv. 111,

p. < 12, dans LACURNE.

— Ki'VM. Huer.

t IIUÉKON (hu-é-ron), s. m. Va de» nom» vulgaires (le la huppe, oiseau. t HUET (bu-è), I. m. Synonyme de huette. HUErrE (bu è-t'), *. f. Hulotte. || Petit duc.

— HIST. XVI" s. Huete, monbt, Dict.

— lïTYM. Huer.

t UUKUR (bu-eur), *. m. Celui qui hue.

— f.ïVM. Huer.

t HUGOLÂTKE (u-go-lâ-tr*) , s. m. Partisan aveugle des ouvrages et des théories littéraire» de Victor Hugo.

t HCGO.N (hu-gon) ou HL'GtJET (hu-ghè), t. m. Espèce de revenant qui se montrait dans la ville de Tours et dont on eiïiayait les enfants. On l'appelait souvent le roi Hugon ou le roi Muguet.

— IIIST. XVI" s. Tours, où, comme quelques un» ont voulu, les huguenots avoient pris leur nom à cause de la tour Hugon où ils s'assembloien t, ou d'un luthin du mesme nom, du quel on menace les enfants en cette ville, d'aub. llist. i, »a.

— ÊTYM. Nom propre qui vient de l'anchaut-all. hugu, intelligence : hugon, homme d'esprit.

i HUGONIACÉES (bu-go-ni-a-sée), s. f. pi. Terme de botanique. Nom d'une famille de plantes des Indes à 10 étamines, placée entre les malvacée» et les byttnériacées.

— ÉTYM. Le genre hugonia, dédié par Linné au médecin botaniste anglais Hugo, son contemporain.

HUGUENOT, GTE (hu-ghe-no, no-t') , s. m. et f. Sobriquet que les catholiques de France donnèrent autrefois aux calvinistes. L'autre jour, touchant cette affaire, Le chevalier de Silleri, En parlant de ce pape-ci [([ui tenait le parti des puissances protestantes]. Souhaitait pour la paix publique Qu'Use fût rendu catholique. Et le roi Jacques [d'Angleterre] huguenot; Je trouve assez bon ce bon mot, la FONT. Lelt. xxiii. Nous avons ici une petite huguenote, qui dit que les enfants morts sans baptême vont droit en paradis sur la foi de leurs pères, sév. 436. M. de Sully, qui, tout zélé huguenot qu'il était, non-seulement déclare au roi qu'il tient infaillible qu'on se sauve étant catholique, mais nomme encore à ce prince cinq des principaux ministres qui ne s'éloignent pas de ce sentiment, boss. 3" atert. § 46. Avant qu'un tel dessein m'entre dans la pensée, On pourra voirla Seine à la Saint-Jean glacée, Arnauld à Charenton devenir huguenot, Saint-SoiHin janséniste, et Saint-Pavin dévot, boil. Sot. I. Si Dieu conserve le roi, il n'y aura pas un huguenot dans vingt ans , maintenon, Lett. à Mme de Villelle, 6 avril IC82. Le comte de Galloway se distingua en haine contre le roi et contre la France, quoique le seul huguenot qu'on y laissât jouir de ses biens, ST-sm. 43, lii. Pie IV offre à Catherine de Médicis, régente de France, cent mille écus d'or et cent mille autres en prêt, avec un corps de Suisses et d'Allemands catholiques, si elle veut exterminer les huguenots de France, faire enfermer dans U Bastille Montluc, évêque de Valence, soupçonné do les favoriser, et le chancelier de l'Hospital, fils d'un Juif, mais qui était le plus grand homme de France, si ce titre est dû au génie, à la science et à la probité réunies, volt. Uaurt, fli.\\Adj. Avcz-vou» renversé le parti huguenot, que j'avais affaibli T PÉN. I>ta2. des morts mod. Richelieu, Masarin. M. Louvois demanda au roi la permission de faire passer dans les villes les plus huguenotes un régiment des dragons. M"" de caïlus. Souvenirs, p. »7, dans l'OUGENs. Après la correction des endroits trop hugucnoLs [dans un ouvrage], batle, UU. à Rou, 4B avril 1686. J'ai établi. Dieu merci, chez moi cloquante familles huguenotes qui vivent comme frères etsœurs avec les familles papistes, volt. LHt. Formet/, 26 août 177). Soyez très-sùr que, si on ne remédie pas au mal, la contagion est à craindre, nous sommes obligés d'abandonner le cbàleau de Ferney i.iimédiatcmeiil apiùi l'avoir achevé, et de uoui

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