HUG
nui
Hin
réfufîier en terre huguenote, ID- Lttt. Senac, » déc.
— REM. Voltaire n'aspire pas l'h dans huguenot.
— HIST. XVI' s. Que si les termes de papiste et de huguenot se lisent en quelque lieu, ce sera en faisant parler quelque partisan passionné et non du stil de l'autheur, d'aub. llist. i, 4 9. Il alla parmi eux contrefaire l'huguenot, ID. ib. 99. Les protestants depuis s'appellerent huguenots en France : dont l'étymologie fut prise à la conjuration d'Amboise lorsque ceux qui devaient présenter la requeste, comme esperdus de crainte fuyoient de tous costez; quelques femmes des villages dirent que c'estoient pauvres gens, qui ne valloient pas des huguenots, qui estoit une fort petite monnoye, encore pire que des maille.s, du temps de Hugues Capet; d'où vint en usage que par mocquerie l'on les appeloit huguenots, et se nommèrent tels quand ils prirent les armes, CASTELNAU, 44. La religion huguenote, id. 155. Le nom d'aignos que les Ég!i.ses réformées avoyent usurpé, CONDK, Jftfm. p. 638. Les fidèles de l'Eglise reformée qu'ils nomment huguenots, id. ib, p. 865. Huguenots qui courez la France, De grâce faitesmoi vengeance D'une aussi mauvaise que vous, desportes, Diane, ii, 4o.
— ÊTYM. On a donné un grand nombre d'étymolo'gies de ce mot. Voyez celle qui est rapportée à l'historique de hugon, et qui, avant d'Aubigné, est donnée aussi par Pasquier:On a commencé de donner à tout le nouveau monde de ce.ste faction le nom et tiltre de huguenaux ; d'autant que la première descouverte que l'on en a faite a esté en la ville de Tours, où ils ont opinion qu'ilyaunrahast [esprit] qui revient de nuit, qu'ils appellent le roy Hugon, et y appelle l'on dès pieça hugenaux tous ceux qui sont de la secte de Calvin, pour faire leurs assemblées et conventicules de nuit comme si en cecy ils fu.ssent dise! pies et sectateurs de cest esprit, Lett. 1. 1, p. 180. Voyez aussi l'étymologie que donne Castelnau ci-dossus. D'après de Brieux, un orateur protestant commença ainsi sa harangue : Hue nos venimus, hue nos..., et resta court; de là Huguenot. Tout cela est sans fondement. Une étymologie plus vraisemblable qu'on a ind iquée est le mot allemand Eidgenossen, confédéré, de Eid, serment, et Gênasse, compagnon ; la forme aignos dans les Mémoires de Condé l'appuie. Mais on a objecté que le sens n'était pas favorable à cette étymologie, confédérés s'appliquant mal à une secte religieuse ; que ce mot ne constituerait pas un terme d'injure comme les calvinistes l'envisageaient eux-mêmes, et qu'il ne pourrait s'appliquer qu'aux Suisses protestants, qui pourtant n'ont jamais porté ce nom ; eidgenossen est le titre que se donnent les citoyens de la Suisse, tant protestants que catholiques. Ce qui achève de la ruiner, c'est que huguenot, du moins comme
■ nom propre, est antérieur de deux siècles à la réforme; on le trouve dans un texte du xiv' siècle : Le 7 octobre <387, Pascal Huguenot de Saint Junien en Limousin, docteur en décret, Hist. litt. de la Fr. t. XXIV, p. 307, Ce fait donne, on peut dire, la certitude à la conjecture de Mahn, qui sans le connaître, a dit que huguenot est un diminutifde Hugues, et que le nom , en tant que terme d'injure, se rattache à (iuelque hérétique de ce nom. Ce mot, au sens de calvinistes, paraît se trouver pour la première fois sous la forme de huguenaulx, dans une lettre du comte de Villars, lieutenant général en Languedoc, du i ) novembre ) 660 (voy. vaissette, Hist. du Langued. t. v).
HUGUENOTE (hu-ghe-no-f) , s f. Terme de cuisine. Marmite de terre sans pieds où l'on fait cuire les viandes sans bruit, sur un fourneau, parce qu'on prétend que les huguenots de France avaient cette précaution pour éviter le scandale aux jours défendus. Il Petit fourneau surmonté d'une marmite || Œufs à la huguenote, œufs cuits dans du jus de mouton.
— HIST. XVI' s. Huguenotte à faire cuire la viande, ouniN, Dict.
t HUGUENOTERIE (hu-ghe-no-te-rie), s. /'.Terme de dénigrement. Parti, faction des huguenots. Pour moi, je crois avec beaucoup de gens d'esprit que la huguenoterie court fortune, par toute l'Kurope, d'être voisine de sa fin ; toutes les apparences vont là, MALH. Lett. II, 36.
— HIST. XVI* s. Le bruit fut qu'il y avoit [dans la conspiration d'Amboise] plus de malcontentement que~de huguenoterie. Journal de Brulart, cité dans Journ. des sav. août IS62, p. 496.
t HUGUENOTIQUE (hu-ghe-no-ti-k"), adj. Qui tient, qui appartient aux huguenots.
— HIST. xvi* s. Huguenothique, cotgrave. UUGUENOTISME (hu-ghe-no-ti-sjn'i.s. m. Atta-
chement à la religion réformée. Son mari [de Mme de Langeais] s'appelait Coidouan; le hugucnoti.sme avait fait ce mariage, st-sim. 463, (05.
— lîTYM. Huguenot.
IIUnAC (hu-hô), voy. nuE.
lUIl (ui), adv. de temps servant à marquer le jour où l'on est. Vous serez le parrain, dès hui je vous en prie, la font. Mandr. Dans dix mois d'hui, je vous fais père enfin, id. ib. \\ En termes de pratique, ce jourd'hui, les chambres assemblées.|| Hui a vieilli, on dit aujourd'hui ; il est malheureux qu'on ait changé ce mot pour un équivalent si lourd.
— HIST. X" s. Quant oi [aujourd'hui] comenciest [vous commencez]...., Fragm. de Val. p. 469. Il XI' s. Rolans mis niez [mon neveu] hoi cest jour nous défaut [nous manque, est mort], Ch. de Roi. CUV. Conquis [il] l'ara d'oi cest jour en deus meis, ib. cxciil. Il xir s. Hui est li jor que les convient mourir, Ronc. p. 60. D'ui cest jour en un an soiez prest d'ostoier [aller en guerre], Sax. xvi. De grant hunte nus a damne Deus wi esters [tirés], Th.lemart. (09. Il XIII* s. Lasse ! comme aurai hui souffert pesant tournai ! Berle, xxvi. [J'] Estoie hui main [ce matin] venue pour la messe escouter, ib. cxii. Ce n'est mie ne d'ui ne d'ier Que riches gens ont grant puissance De faire ou aide ou grevance, la Rose, )U28. Noz voz ajornons à d'ui en quinse jors, en tel liu, BEAUM. Il, 3. Sire, flst il, c'est pour ce que en [on] prise si pou [peu] les excommuniemens hui et tous les jours, joinv. 200. || xvi' s. Ce n'est pas d'hùy ne de l'autre sepmaine. Que tout à plat j'ay fait de vous reffus, J. MAROT, V, 265. Qu'il soit ainsi plustost huy que demain, id. 11, 233. U est encore pour le jour d'hui à ouir des nouvelles de lui et de ces cent escus, t)ESi>. Contes, civ
— Rtvm. 'Wallon, ouie ; provenç, hoi, huey, huoi, oi ;catal. huy ; espagn. hoy; portug. /lojejital. oggi; du lat. hodie, contracté de hoc die, ce jour. Hui, qui est tombé en désuétude, ne reste employé qu'avec des prépositions, et ne semble plus être pn adverbe, mais il l'est pleinement dans l'ancienne langue, à même titre que hodie, en latin.
fHUILAGE (ui-la-j'), s. m. Action d'huiler, d'enduire, de frotter d'huile. L'huilage d'une mèche permet de l'enflammer plus facilement.|| Immersion du coton dans un mélange d'huile d'olive et d'eau alcaline. || Trempe des limes dans un bain d'huile.
— ÊTYM. Huiler.
HUILE (ui-l'), s. f. Il 1° Liqueur grasse tirée de l'olive, le ne saurais vous plaindre de n'avoir point de beurre en Provence, puisque vous avez de l'huile admirable et d'excellent poisson, sÉv. Lett. du t6 mars 1672. Deux salades.... Dont l'huile de fort loin .saisissait l'odorat. Et nageait dans des flots de vinaigre rosat, BoiL. Sal. m. Sur les trépieds ardents l'huile <à grands flots ruisselle, delav. Paria, m, 6. La charité qui ne met que de l'huile sur la plaie invétérée, MASS. J. Rapt. N'est-ce pas lui qui a versé de l'huile sur vos plaies? id. Carême, Respect hum. Il Huile vierge, huile d'olive de première expression à la température ordinaire. || Huile de froissage, huile obtenue par un premier pressurage. || Huile grenue, huile figée en petits grains. || Huile omphacine , huile amère tirée des olives encore vertes. Il Huile sautée, espèce de ragoût provençal fait avec de l'huile très-chaude. || Huile d'onction, huile sainte, huile dont les Juifs se servaient pour consacrer. Il prit aussi l'huile d'onction, dont il mit sur le tabernacle et sur toutes les choses qui servaient à son usage, saci. Bible, Lévit. vi, to. Le grand prêtre a sur lui répandu l'huile sainte, RAC. Athal. v, <. Venez, de l'huile sainte il faut vous consacrer, id. ib. iv, 3. Samuel avait versé de l'huile sur la tête de Saûl, volt. Mœurs, I3. Il Les saintes huiles, celles dont on .se sert pour le chrême et l'extrême-onction. Venez, prêtres du Seigneur, venez soutenir mon infirmité de votre huile adoucissante, purifiante et confortative , boss. Prépar. à la mort, 7. Le cardinal de Rohan envoya chercher les saintes huiles [pour le roi], stsim. 405, 42. Il 2° Par extension, nom donné à tous les corps gras (y compris, bien entendu, l'huile d'olive) qui conservent l'état liquide à partir de la température de 1 6» à 20» centigrades ; ils portent également les noms d'huiles grasses, d'huiles fixes. Huile de sésame. Huile d'arachide. Les huiles ne gèlent pas parfaitement, et, au lieu d'augmenter de volume à la gelée, comme l'eau, elles en diminuent lorsqu'elles se figent, buff. Exp. sur lesvégét. 4= mém. Il Huiles douces, huiles fixes alimentaires ou médicinales non purgatives. || Huile d'amandes douces, huile préparée par la compression des amandes douces entre deux plaques chauffées à l'eau
bouillante ; et aussi par la compression des amandes amères et des noyaux des rosacées. || Huile de cade, substance oléagineuse préparée en brûlant le cade dans un fourneau sans courant d'air. || Huile de chènevis, huile extraite des semences du chanvre cultivé, après une légère torréfaction. || Huile de colza et de navette, huile produite par les graines écrasées, chauffées et comprimées du brassica campestris et du brassica napus. || Huile do faîne, huile tirée de la faîne et qui peut remplacer au besoin l'huile d'olive pour l'usage alimentaire et médical. Il Huile de noix, huile préparée avec l'amande du fruit du jugions regia, à froid ou à chaud, elle est d'un jaune verdfttre, d'une odeur et d'une saveur spéciales, peu prononcées lorsqu'elle a été préparée à froid. L'huile exprimée de nos noix encore fraîches avait une saveur, une odeur que nous préférions au goût et au parfum de celle de l'olive, MARMONTia, Mém. ], p. 4 2. Il Huile d'ceillette ou de pavot, dite aussi huile blanche, huile alimentaire obtenue en broyant et en soumettant à la presse les graines contenues dans les capsules du pavot indigène. Il Huile de poix, produit Surnageant le goudron après sa fabrication, et qui ressemble à l'huile de cade véritable, d'où il a été appelé abusivement huile de cade. || Huile de rebat, nom donné à l'huile que fournit une graine oléagineuse mise une deuxième fois sous le pilon et battue de nouveau. Il Huile du Sénégal, synonyme d'huile de palme. Il Huile de palma-christi, huile de castor, l'huile de ricin. {| Huile de jaunes d'œufs, huile qu'on retire des jaunes d'oeufs en les mettant en presse entre deux plaques de fer préalablement chauffées dans l'eau bouillante. || Huile de haleine ou de cétacés, dite à tort huile de poisson, graisse liquide naturellement, employée dans les arts, et qui provient du lard de plusieurs cétacés, et, dit-on, de certains poissons. || Huile de foie de morue, huile retirée du foie de certains poissons, entre autres des morues, et employée en médecine. || Fig. Jeter de l'huile dans le feu ou sur le feu, exciter une passion déjà très-violente. || C'est une tache d'huile, elle ne s'en va jamais, se dit d'une mauvaise action qui dem«ure indélébile, d'un affront qui ne s'efface pas. || C'est une tache d'huile (|ui s'étend toujours, se dit de certaines choses mauvaises qui vont toujours en s'aggravant. || 3» Huile à brûler, huile provenant, soit de matières minérales, soit de matières végétales, soit de matières animales, et qu'on brûle pour l'éclairage. Les cinq qui étaient folles, ayant pris leurs lampes, ne prirent point d'huile avec elles, saci. Bible, Év. St Matlh. xxv,3. Il On a dit longtemps huile à quinquet pour huile à brûler. {| Cet ouvrage sent l'huile, on a brûlé beaucoup d'huile dans la lampe pour le faire, c'està-dire il est très-travaillé, et, quelquefois, trop travaillé. Â la lueur d'une petite lampe , il [Démosthène] composa ces harangues admirables, dont ses envieux disaient qu'elles sentaient l'huile, pour marquer qu'elles étaient travaillées avec trop de soin, rollin, Hist. anc. Œuv. t. v, p. 536, dans pouGENS. || 11 n'y a plus d'nuile dans la lampe, se dit d'un homme qui s'éteint de vieillesse. Mon père était mort qu'à peine s'écriait-on qu'il se trouvait mal ; il n'y avait plus d'huile à la lampe, STsiM. 6, 77. Il Remettre de l'huile dans la lampe, ranimerune viequi s'éteint. ||4° Huiles siccatives, huiles fixesqui, au lieu de rancira l'airen absorbant une petite quantité d'oxygène, se combinent avec une grande quantité de ce gaz en prenant une apparence résineuse pour finir par se solidifier tout à fait II Huiles cuites,- huiles siccatives bouillies sur sept ou huit fois leur poids de litharge. || 5° Couleurs à l'huile, couleurs broyées à l'huile pour les peintres. || Peindre à l'huile, peindre avec des couleurs broyées à l'huile. Tableau, peinture à l'huile. L'invention de peindre à l'huile est du quinzième siècle, et vient de Jean de Bruges, peintre flamand. L'huile grasse forme sur ces couleurs un éclat choquant qui anéantit les clairs et rehausse les ombres, DIDEROT, Peinture en cire, Cg'uv. t. xv, p. 389. Il Peinture à l'huile, la matière colorante broyée à l'huile qu'on emploie pour la peinture en bâtiment. Il 6° Huiles pyrogénées ou empyreumatiques, produits liquides noirs et infectants qui résultent de la distillation, à feu nu, des substances organiques. Il 7° Huiles minérales, huiles provenant des schistes bitumineux et des sources naturelles de pétrole. Il Huile de pétrole, ou, simplement, pétrole, ou huile de terre, huile de pierre, huile minérale, sorte de bitume moins liquide que le naphte. Dans la Thébaïde, du côté de l'est, on trouve une montagne appelée Gebel el Moel ou montagne de l'huile, à cause qu'elle
lin
fournit beaucoup d'huile dn pétrole, boff. Min. t. m, p. 80. Il 8" Oaiis Ig langage trts-pnpulaire et figurû, de l'huile signifie de l'argent. Il faudra que votro liourse fasse les frais de votre curiosité ; il faut do la pécune, il faut de l'huile, la Faitsse coquette, II, 7, dans le Théâtre italien de Gherardi, t. V, p. **i ....I.e Fanal des peuples.... étant parvenu à tirer un peu d'huilo des coffres du roi, Tourtoirac en allrapa quelques gouttes, louis veuillot, Les libres ncnseurs, 1 8B0, in-( «, liv. ii, n" xvi, p. ) ) «. Il 9° Populairement. De l'huile de cotret, des coups de liAton. On l'a frotté d'huilo de cotret. || De l'huile de coude, le frottage. Ces meubles, madame, ne veulent pas devenir brillants. — C'est que, ma mie, tu y as sans doute économisé l'huile de coude, HtiMBFHT, Gloss. 9<!n«). Il 10° Huiles médicinales, combinaisons d'une huile, fixe avec une huile volatile, ou dissolutions de diverses substances médicamenteuses dans l'huile fixe. Huile d'absinthe. Huile de fleur d'orange. || Huile de scorpion, huile d'olive dans laquelle on a fait mourir des scorpions, jl Huile antique, espèce de cosmétique. || 11° Huiles volatiles, huiles e.ssentielles, nom donné autrefois h des substances qui n'ont rien d'oléagineux, qui ne snnt pas des huiles, et qu'on nomme aujourd'hui essences. Ils mêleront à leur huile essentielle de l^ébenthine quelques gouttes d'une essence aromiitique, DIDEROT, Peinture en cire, t. xv, p. 362, ilifls pouoENS. Il Huile douce du vin ou huile de vin, substance pesante d'apparence oléagineuse, qui se produit dans l'éthérification. || Huile de camphre, produit d'apparence huileuse, qu'on obtient ext traitant le camphre par l'acide azotique. || Huile da Brésil, baume de copahu. || 12° Nom de plu- Sirturs liqueurs de dessert, ainsi dites, parce qu'éttnt fort sucrées, elles n'ont pas, quand on les vîrse, la liquidité de l'eau, do l'eau-de-vie, du rhum. Huile d'anis. Huile de vanille. || 13° Huile de charbon de terre ou de bouille, liquide de consistance huileuse qui se produit dans la fabrication du gaz d'éclairage par la distillation de la houille. Il Huile-gaz, huile lourde extraite du goudron de houille; on la brûle dans une lampe au moyen d'un courant d'air entretenu par un ventilateur ou un gazomètre. || 14° Dans l'ancienne chimie, nom donné à des substances qui n'ont rien de commun avec les huiles, sinon l'apparence phjsique, parce qu'elles filent quand on les verse. |! Huile d'arsenic, chlorure d'arsenic. || Huile de chaux, ancien nom du chlorure de calcium tombé en déliquescence. || Huile de mercure, solution alcoolique de sublimé corrosif, et aussi un sulfate de mercure, devenu liquide par le contact de l'air. || Huile de saturne, solution à chaud d'acétate de plomb dans l'essence de térébenthine. Il Huile de soufre, l'acide sulfureux. Il Huile de tartre par défaillance, sous-carbonate de potasse liquéfié par l'humidité de l'air. || Huile de Vénus, nitrate de cuivre en deliquium. || Huile de vitriol, acide sulfurique très-concentré. || 15° Terme d'alchimie. L'huile de mars, la pierre pbilosopbale. || Proverbes. Il tirerait de l'huile d'un mur, il tirerait de l'huile des pierres, se dit d'un homme hardi et entreprenant à qui tout semble réussir, qui sait tirer profit de tout. || On tirerait plutôt de l'huile d'un mur que de l'argent de cet homme-li, se dit d'un homme avare et tenace, ou d'un homme qui ne peut payer , et aussi , en général , d'une chose impossible.
— HiST. XII s. Il fait lesfons aprester au mostier, Kt oile et cresme, por l'enfant presaigner, Raoul de