‹ Dictionnaire de la langue françaiseChapitre 49 sur 388 · BELL · texte numérisé non relu

BELL

— ÉTYM. Dés.... préfixe, et appointer dans le sens de nommer à un emploi.

DÉSAPPRENDRE (dé-za-pren-dr') , je désapprends, tu désapprends, il désapprend, nous désapprenons, vous désapprenez, ils désapprennent; je désapprenais; je désappris; je désapprendrai; je désapprendrais; désapprends, désapprenons; que je désapprenne, que nous désapprenions ; que je désapprisse ; désapprenant; désappris, ». o. || 1* Oublier ce qu'on avait appris. Antislhène disait que la science la plus difficile était de désapprendre le mal, fén. Antislh. Il Absolument. Quand l'écolier se néghge, il désapprend. Il 2° Se désapprendre, ». réfl. Être désappris. Une langue étrangère se désapprend vite, si on ne continue â lire ou à parler.

— HIST. xiv s. Je puis faire d'un fol un sage. Se je le met en mon servage; Car nulz n'iert jà si desapris. Se je le preing, ne soit apris De sens, d'onneur, de courtoisie, machault, p. <8. jj xvi* s. La response d'Antisthenes à celuy qui luydemandoit le meilleur apprentissage: desapprendre le mal, jiont. u, 123.

— ÉTYM. Dés.... préfixe, et apprendre; provenç. desaprendre, desaprenre, desaprener ; espagn. desaprender ; ital. disapprendere.

DÉSAPPRIS, ISE (dé-za-pri, pri-z'), part, passé de désapprendre. Des leçons bientôt désapprises.

DÉSAPPROBATEUR, TRICE (dé-za-pro-ba-teur, tri-s'), adj. \\ i° Qui désapprouve. Langage désapprobateur. Il 2° Substantivement. C'est un désapprobateur des banalités.

— ÉTYM. Dés.... préfixe, et approbateur. DÉSAPPROBATION (dé-za-pro-ba-sion ; en poésie, de six syllabes), s. f. Action de désapprouver.

— ÉTYM. Dés.... préfixe, et approbation. DÉSAPPROPRIATION (dé-za-pro-pri-a-sion) , s.f.

Il 1° Abandon d'une propriété. || 2° Renoncement à toute sorte de biens. Dieu ne demande pas de nous un renoncement qui soit égal ; il y en a qu'il élève à une condition plus parfaite et qu'il engage par une désappropriation extérieure des biens, des honneurs, des plaisirs.... Éclaircissements sur la vie monastique, dans richelet. La doctrine des philosophes cyniques qui était l'esprit de désappropriation, VOLT. Phil. III, 360.

— ÉTYM. Désapproprier.

DÉSAPPROPRIÉ, ÉE (dé-za-pro-pri-é, ée), part.

passé. Désapproprié de ce qu'il avait possédé.

t DÉSAPPROPRIEMENT (dé-za-pro-pri-man), t. m. Synonyme de désappropriation.

— ÉTYM. Désapproprier.

DÉSAPPROPRIER (dé-sa-pro-pri-é) , je désappro-

priais, nous désappropriions, vous désappropriiez; que je désapproprié, que nous désappropriions, que vous désappropriiez, ». a. || 1° ôter, faire perdre à quelqu'un la propriété d'une chose. || Terme de dévotion. Produire la renonciation à tous biens. U n'y a que la perte, et la perte que Dieu opère luimême, qui nous désapproprié véritablement, fén. t. xviii, p. 418. Il 2° Se désapproprier, ». réfl. Faire abandon de sa propriété. U ne dit pas que le livre soit de lui, il s'en est désapproprié, Boss. Lett, quiét. 464. Il Terme de dévotion. Renoncer & tout» sorte de biens.

— ÉTYM. Dés.... préfixe, et approprier.

DÉSAPPROUVÉ, ÉE (dé-za-prou-vé, vée), part.

passé. Désapprouvé de ses confrères. Sa conduit» désapprouvée par son père.

DBS

DÉSAPPROUVER (dé-za-prou-vé) , v. a. Ne pas approuver. Ti)ut le monde le désapprouve. Son livre a été désapprouvé. Vous en pouvez jouir et le désapprouver, COHN. Pomp. m, 3. J'entends ce qu'on estime et ce qu'on désapprouve, rotbou, Antig. iv, t. Secourons sa valeur qui devient imprudente Et eet emportement que nous désapprouvons, votr. Tancr.v, 2- || Désapprouverque.avecleverbeausubjonctif. Ne désapprouvez pas, 6 généreux monarques, Que notreafTection vous prodigue ses marques, bothou, St Gen. i, 7. || Absolument. Depuis, sa conduite désavoua sans désapprouver, sëgub, llitl.de Napol. vin, 2. || Se désapprouver, v. réft.Se refuser à soi-même l'approbation. Je l'ai Tait, mais Je me désapprouve moi-même.

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