I. — Ikk
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COLLIN d'hablbv. Tieux eélUi. ii , 2. I| 16* Comme tous les diables, beaucoup, eitrêmement, inBai ment. Avoir un esprit de tous les diables. Les nefs sur les eaux favorables Vont comme tous les mille diables, scarron, Virg. trav. viii. La justice est sévère comme tous les diables, particulièrement sur ces sortes de crimes, mol. Pourc. m, S. Elle est obstinde comme tous les diables, id. le Feti. n, s. Voilà du bois qui est salé comme tous les diables, n>. le Méd. m. lui, l, s. Je suis bilieui comme tous les diables, id. Bourg, gentilh. u, s. Phelypeaux avait de l'esprit comme cent diables et autant de malice qu'eux, st-sim. v7, 34. || Pour un diable, avec une négation, non absolument. Je n'ai qu'elle [de fille], et pus pour un diable elle ne veut se marier, marmontel, kém. il. || 16' X la diable, loc. adv. k la h&te , sans soin. Cela est fait à la diable. Il Être fait à la diable, être mal vêtu ou habillé avec désordre, fj Avec un caractère de violence et d'exagération. Les Anglais disent que toutes nos tragédies sont à la glace; il pourrait bien en être quelque chose; mais les leurs sont à la diable, volt. Lett. Cideville, 22 fév. 4784. || 17° En diable, loc. adv. Fort, extrêmement. Cela tient en diable. Avoir de l'esprit en diable. Pour moi , j'y suis sévère en diable [dans les formalités], à moins que ce ne soit entre amis, MOL. Amour m^d.ii, 3. La justice en ce pays-ci est rigoureuse en diable contre cette sorte de crime, ID. Pourc. II, <2. U était fourbe en diable et demi, LESAOE, Guiman dfAlfarache, iv, «. La nuit est noire en diable, Beaumarchais, Mariage de Fig. v, 3. Il 18° Diable! inlerj. de surprise, d'impuissance. Diable! Que diable faire? Où diable va-t-il prendre tout ce qu'il dit ? Que diable est-ce là, les gens de ce pays-ci sont-ils insensés? mol. Pourc. i, 4 2. Il ne comprenait pas comment diable il avait fait, hamilt. Gramm. i. Il ne pouvait s'imaginer à qui diable elle en voulait, id. ib. *l. Et, pour toute conclusion, !ui demanda de quoi diable il s'avisait de lui faire présent de deux méchantes perdrix rouges, ID. t'b. 4. Ma filleule, où diable a-t-«n pris Le pauvre parrain qu'on vous donne? bérang. Fil leule. Il On dit dans le même sens : que diable I Mon sieur n'est pas ici , que diable I à si bonne heure , rë- ONiER , Sat. XI. Il 19° S. m. Toupie d'Allemagne dou ble, très-bruyante. || Sorte de jouet fait à peu prùs comme la toupie d'Allemagne, percé de deux trous, qu'on fait tourner sur une corde tenue à deux baguettes et qui , quand il tourne très-vite, produit un ronflement très-fort. || Terme de médecine. Bruit de diable, nom donné à un bruit particulier dont l'aorte et les grosses artères du cou sont le siège dans certains cas. Il Autre jouet ayant la forme d'une boite qui, lorsqu'on l'ouvre, fait sortir vivement un diable au moyen d'une spirale qui se développe brusquement. Il 20° Machine à deux ou à quatre roues ordinairement basses, employée au transport des caisses d'orangers ou autres fardeaux. || Espèce de calèche dans laquelle on peut se tenir debout. || 21° Machine pour carder et nettoyer le coton, le crin. || Levier à l'usage du fabricant de glaces et du maréchal. Il Instrument pour constater le bon état de l'intérieur des canons. || Dans la marine marchande, tire-bonde pour les futailles. || 22* Terme de physique. Diables cartésiens, petits plongeons de verre qui font tous les mouvements qu'on veut, dans un vase plein d'eau. || 23° Le diable en haie, la clématite, en Normandie, | Diable des bois , espèce de singe. Diable de Java, pangolin et espèce d'iguane. || Sorte d'oiseau de la Guadeloupe. Nous étions pour alors dans la saison de la chasse de certains oiseaux qu'on appelle diables ou diablotins.... je ne sache p.is qu'il s'en rencontre dans les Iles autre part qu'à la Guadeloupe et à la Dominique.... cet oiseau est à peu près ue la grosseur d'une poule.... il a les ailes longues et fortes, les pieds comme ceux des canards, mais garnis de fortes et longues griffes.... il a de grands yeux à fleur de tète, qui lui servent admirablement bien pendant la nuit, mais qui lui sont tellement inutiles le jour qu'il ne peut supporter la lumière ni discerner le jdur, labat, Nouveau voy. aux iles, 2° part. ch. <«. || Demi-diable, insecte héjniptère. || Terme de pèche. Diable de mer, plusieurs poissons d'une forme hideuse. La baudroie. || Proverbes. Il regarde le diable sur le poirier, il est louche, c'est-à-dire il a le regard aus.si mal assuré que s'il eût aperçu tout à coup le diable sur un poirier. || U n'est pas si diable qu'il est noir, ou le diable n'e.st pas si noir qu'il en a l'air, c'est-idire il n'est pas si méchant qu'on le dit ou qu'il le paraît. || Le diable n'est pas toujours à la porte d'un pauvre homme, c'est-à-dire on n'a pas toujours le malheur, la mauvaise chance contre soi. ||I1 vaut
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mieux tuer le diable que pnn pas que le diable vous tue , ou , comme on dit plus souvent aujourd'hui , que si le diable voustue,c'est-à-direil vaut mieux dans la défense personnelle infliger à l'adversaire le mal qu'il veut faire. || Le diable pourrait mourir que je n'hériterais pas de ses cornes, c'est k-dirc personne ne me donne rien. || Quand il dort, le diable le berce, et, absolument, le diable le berce, se dit d'un homme inquiet et inquiétant. || Les menteur.) sont les enfants du diable. || Quand le diable fut vieux, il se fit ermite, ou, quand le diable devient vieux, il se fait ermite, c'est à-dire libertin dans la jeunesse, dévot dans la vieillesse. || Le diable est aux vaches, est bien aux vaches, c'est-à-dire tout est en confusion, ou bien il y a de la discorde. || Les diables sont déchaînés, il y a de grands mouvements, il arrive du grands malheurs.
— REM. 1. Loger le diable dans sa bourse ; l'origine de celte expression est racontée dans une petite pièce de vers de St-Gelais : un charlatan avait promis de faire voir le diable ; pressé de remplir sa promesse, il ouvrit, en présence de la foule qui l'entourait, une bourse vide: Et c'est, dit-il, le diable, oyez-vous bien. Qu'ouvrir sa bourse et ne voir rien dedans (Recueil de» poètes fr. depuis Villon jusqu'à Benserade, éd. 4 762, t. i, p. 4 46). D'un autre côté Génin dit : Les Italiens ont le proverbe : < Abbiamo trovato il diavolo nel catino , nous avons trouvé le diable dans le plat, le plat était vide. L'usage en Italie était de peindre au fond des plats une figure hideuse, une figure de diable qui était cachée, tant qu'il restait quelque chose au plat. Récréât. 1. 1, p. 407. X C'est de là, selon lui, que vient notre locution. M. Jullien, au contraire, pense que l'explication de StrGelais est la bonne, et qu'une bourse vide étant un mal, on s'est servi du nom du diable pour exprimer ce mal. || 2. Faire le diable à quatre, looutlon tirée de ce que dans les mystères il y avait la grande et la petite diablerie, et que, pour jouer la grande, U fallait quatre personnages, fabbe, Études sur la baioche, p. 248.
— SYN. DIABLE, DÉMON. Êtymologiquement, le diable est le calomniateur, de là vient qu'il est toujours pris en mauvaise part; c'est un esprit malfaisant et de ténèbres (sauf les restrictions indiquées dans l'article, telles que avoir de l'esprit en diable, un bon diable, etc.). Démon, s'étant dit dans la mythologie grecque pour toute espèce de divinités, peut avoir une acception favorable: un poète est inspiré par le démon de la poésie; un bon démon amène un homme au moment où l'on a besoin de lui. Quand il a son acception défavorable, il est alors synonyme de diable , sauf que démon se prend pour l'instigateur des mauvaises passions : le démon de la jalousie , de l'ambition ; diable ne peut recevoir cet emploi.
— HIST. X' s. [Us] Voldrent [voulurent] la faire diavle servir, Eulalie.
— XI* s. Si lui a dit: vous estes vifs diables [un diable vivant] , Ch. de Roi. Lvn. L'ame de lui as vifs diables [il] done, ib. cclxvi.
— xir s. Diable en ont l'ame, s'en font grant baptestal [fête], Aonc. p. <i. Diable l'esmolurent qui le firent forger, ib. p. 4»5.
— XIII* s. Ou en aiguë noiée ou au deable alée, Berle, xvi. Car des mains au deable maint pecheor [la Vierge] desnoue, t'b. zxxiii. Quel deable ont la voie [à] Blanchefleur ci aprise? ib. lxxvi. Tuit trois s'estoient coi tenu. Quant li deable i suntvenu, Que li glous [le coquin] i fîst assembler, la Hose, 7.308. Li fust estoient et li fer Plus noirs que deables d'enfer, ib. «64.
— xiv* s. Je vous ai déporté [épargné] pour le duo qui est là, Et por tant que je sui venus au lez de çà; Mais se plus m'atendez, li deables y sera, Guescl. 4 8(4. Le deable est philosophe, il scet Testât et la manière d'omme et sa compleiion, tiénagier, i, 3.
— XV* s. Et faisoient les Anglois mener après eux un diable d'engin si grand et si merveilleux que on ne le pouvoit dcstruire, froiss. u, m, &6. Par quel diable de lieu sont venus ces gens, et où ils ont passé la rivière du Lys? id. ii, u, 482. Ils recorderent comment ils avoient bien exploité, et fussent venus à paix et à appointement envers le comte, si ce diable de cha.stel n'eust esté ars, id. u, u, 58. Et comment diable y pourrois-je aller ni tout mon avoir porter? id. m, iv, 44. Et que diable ne se délivre ce roi de passer outre en Angleterre, s'il doit? id. Il, III, 46. Et peuvent dire et pourront ceux qui cette matière liront ou lire feront, que ce fut œuvre du deable; car vous savez et avez ouï dire aux sages que le deable subtile et attire à bouter guerre et haine là où il avoit pais, id. u, u. 62. Ces
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archers avoient le diable au corps et traoleot [tiraient] dispersement pour tout tuer, seigneurs et varlets, lo. i, i, 34. Et qu'est cecy? est-ce à meshuy? Dyable y ait part, aga quel prendre? Patelin. Au diable je me vois [vais] donner, Quant mon maistre ay ainsi grevez, la Pass. de N. S. J. C. Qui dyable vous a avisé De ce dire? estes vous yvres? Calphas, gardez [re^-ardez] en vos livres. Où la droite créance est mise, ib. Le diable n'est pas toujours k ung buis, LEROUX de linct, Prov. 1. 1, p. 43. Quand Dieu donne farine, le diable clost le sac, id. tb. Qui au diable doit aller . il n'a que demeurer, id. tb.
— XVI* s. Il se recommanda cent fois au deable comme tout désespéré, Mém. s. du C. ch. 48. Toujours un pire diable met l'autre dehors [la plus violente passion l'emporte], MARO. JVouc. XXVI. De jeune angelot vieux diable, B. est. Pricellence, p. 483. Du diable vint, au diable retourna, id. tb. p. 4 76. U ya eu, de nos jours, six raille aventuriers françois qui ont pris le nom de diables, parce que leurs oeuvres étaient diaboliques, du tillet. Recueil des R. de Fr. p. 7, dans lacdrbk. Faire d'ung diable deux [faire deux fautes en pensant en corriger une], Leroux db linct, Prov. t. I, p. 42. Malheureux est le pays Au quel le diable est en haut prix, id. tb. Oo connoist le diable à ses grilTes, id. tb. Où le diable ne peut aller, Sa mère tasche d'y mander, lo. ib, Paroles d'angelot, ongles de diablot, id. ib.
— ÊTYM. Picani, wallon et bourguig.(lia/e;Berry, ghidble, ghidbe; provenç. diable; espagn. diablo; portug. diabo; itaL diabolo; du latin diabolus; du grec StâËo/o;, diable, proprement caloumialeur, de 8:a6â>.)<.iv, calomnier, jeter à travers, deôtà, etpaX» >.Eiv, jeter. L'ancien français, pour diable, disait très-fréquemment maufait, c'est-à-dire le malfait ou l'atertif r , c'est-à-dire l'adversaire, l'ennemi.
DUBLEMENT (dia-ble-man), adv. Eu diable, excessivement. Cela est diablement chaud. Nous avons diablement couru. Je vous le dis encor, vous risquez diablement, mou Éc. des f.l, t. le suis diablement fort sur l'impromptu, id. Préc. 40. Ainsi parlait la reine Aimée, Qui fut diablement enflammée, SCARRON, Virg. trav. vii. La flotte est arrivée avec les galions; Cela va diablement hausser nos actions, hegnard, Joueur, m, 8. ||I1 a de l'argent diablement, il a diablement d'argent; la première construction est plus exacte; la seconde est plus reçue par l'usage, comme pour infiniment. J'ai diablement d'esprit, on écrit mes sentences, becnabd. Disirait, v, 7.
— ÊTYM. Diable, et le suffixe ment.
DIABLERIE (dia-ble-rie), s. f. || 1° Opération magique dans laquelle le diable intervient, ou est supposé intervenir. Ces diableries n'abusent plus personne. Quoil te mêlerais-tu d'un peu de diablerie? MOL. l'Étour. i, 4. J'acquis de toute diablerie La pratique et la théorie , scarron , Virg. trav. vi. M. de Richelieu attaque la personne de M. de Luxembourg par sa prison pour les poisons et les diableries, par la sellette sur laquelle il avait été interrogé, st-sim. 48, 223. Les livres qui contiennent quelque espèce de diablerie, exécrables selon la plupart des gens, pitoyables selon moi, montesq. Lett. pers. 4 3i>. Il 2° Possession, c'est-à-dire introduction d'un diable dans le corps d'une personne. Les diableries de Loudun. Il 8° Ancien spectacle, pièce populaire, conte où le diable joue le principal rôle. Si nous étions des sylphes, nous pourrions vous conter quelque diablerie, s6v. 95. || 4* Machination secrète. 11 y a quelque diablerie là-dessous. || 6° Méchanceté
de diable Avec toute sa diablerie II faut que
je l'appelle et mon cœurelm'amie, UoL.F.sav. u, 9. Ils ne sont pas capables d'une telle diablerie, VOLT. Letl. d'Argental, 4 9 juin 4 772. || 6° Conduite mauvaise et déréglée. Un et un fout deux, C'est le nombre heureux En galanterie; Mais quand une fois Un et un font trois, C'est la diablerie, Cltanson, dans richelet. U a une cumédicnne, il paye les soupers; enfin c'est une vraie diablerie, s£v. 38, Il 7° Petit dessin noir représentant le diable. || Petits dessins en couleurs transparentes, représentant des diables sur des verres pour la lanterne magique.
— HIST. xii° s. Persévérer el mal est diaulie, st BERN. p. 626. Il XIII* s. Car plus falsoit la serve outrage et dyablie, Berle, ix. Dioxl fait-ele, dont vient si faite deablie? tb. liiu. Mes dire les choses à taire, C'est trop graiit deablie à faire, la Rose, 7088.|| xv° s. Or regardez la grande diablerie qui se commenceoit à eslever en France, froiss. Il, 11, 428. Qui teli erreurs veult soustenir, C'est droite diablie, c'est rage. Martyre de S. Et. Quelles diableries [injures] il me disoit, Lancelot du lac, t. m, f* 48, dans lacurhk. Il XVI* s. U fut le premier qui enseigna aux Vénitiens
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l'usape de cesle diablerie [l'a-rtilleriej, par*, ix. Préf. Si ainsi estoit, depuis que les démons sont créés, qu'ils eussent peu en engendrer d'autres, il y auroit bien de la diablerie sur les cliamps, id. iix, 29. En l'autre avoit provision de fil et d'eguilles dont il faisoit mille petites diableries [méchancetés], RAB. Pant. n, <6.
— ETYM. Diable; provenç. diablia; espagn. dt'oblura; portug. diabrura; ital. diavoleria. Diablerie ne commence qu'au xiv' ou iV siècle; auparavant on disait diablie.
DIABLESSE (dia-blè-s'), s. f. \\i' Diable femelle. On trouve dans queliues écrits, dit le rabbin Elios, que, pendant 1 30 ans qu'Adam s'abstint du commerce de sa femme, ilfut visité pardesdiablessesqui devinrent grosses de ses œuvres, collin de plancy. Diction, infernal, au mot succube <. || 2° Femme acariâtre. C'est une diablesse, une vraie diablesse»-Ces dragons de vertu, ces honnêtes diablesses. Se retranchent toujours sur leurs sages prouesses, mol. Éc. lies f. IV, 8. Il Âdj. Je veux une vertu qui ne soit point diablesse, mol. Tart. iv, 3. Mais quand elle serait mille fois plus diablesse, Je ne la connais point, elle ni sa maltresse, beonard, Ménechm. rv, S. Il 3° Une méchante femme. Cette diablesse [la Brinvilliers] accuse vivement Penautier qui est en prison par avance, sKv. 290. \\ Adj. Une femme diablesse est quelquefois pire qu'un vrai diable, dancourt, Chev. à la mode, iv, 1. 1|4° Familièrement. Une bonne diablesse, une femme de caractère facile. Il Une pauvre diablesse, une femme qui excite de quelque façon la pitié Moitié par adresse, moitié par force, il retira les lettres de cette pauvre diablesse, sÉv. 44. || Une grande diablesse, une grande femme dégingandée. || B° Suivi de la préposition de et d'un complément et exprimant le caractère vif, singulier, diaboliiue, etc. de la personne ou de la chose dont on parle- Il est vrai qu'elle l'aiine , comme vous a dit cette diablesse de Mme de R.... sÉv. Lett. 47 janv. (889. A Sans-Souci? mais qu'y fera votre diablesse d'imagination? volt. Roi de Prusse, <29 (voy duels au n' 4î, pour une construction semblable).
— HlST. ivi" s. Us se mettent en la teste de ces vieilles simpiterneuses, et les rendent diablesses parfaites, despeb. Contes, xv.
— ÉTYM. Diable; bourguig. dialôsse.
t DIABLETEAU (dia-ble-tÔ), s. m. Petit diable. Pour satisfaire au lot du diableteau.... la. font. Papef.
— HiST. XVI* S. Diableteau, oudin.
— ÉTYM. Diable.
DIABLEZOT (dia-ble-zo) , sorte d'exclamation du langage familier, signifiant vous ne m'y prendrez pas, je ne suis pas assez sot pour cela. Vous me voulez faire croire cela, diablezot. Vieux.
— ÉTYM. Suivant Furetière, la locution complète est : au diable zot. On peut croire que xot est la particule populaire de mépris qui se dit aujourd'hui xut.
t DIABLIFIER (SE) (dia-bli-fi-é) , ». réfl. Mot burlesque pour dire : se donner au diable. La vierge, tandis qu'il priait. Diablement se diablifiait, scah- BON, Virg. trav. liv. vi.
— ÉTYM. Diable, et le suffixe latin ficare, faire, f DIABLON (dia-blon), s. m. Terme de marine.
Petite voile qui se hisse au-dessus du diablotin.
t DIABLOTEAU (dia-blo-tô) , *. m. Nom du stercoraire pomarin, oiseau.
— ÉTYM. Autre forme de diableteau.
DIABLOTIN (dia-blo-tin), s. m. || V Petit diable.
Diablotins, par ribambelle. Viennent baiser sespieds nus, BÉRANG. Enfer. \\Àdj. Alecton ne l'aborda pas Avec ses infernaux appas, Et sous la forme diablotine. Mais sous celle d'une béguine, SCARRON, Virg. trav. vil. Il 2° Petit enfant vif, espiègle. C'est un vrai diablotin. || 3" Terme de confiseur. Dragée de chocolat, couverte de nonpareille. || Petit pétard et sorte de devise qui accompagne quelques objets de confiserie. || Nom donné à des pastilles réputées aphrodisiaques, qui venaient d'Italie, et qui avaient pour principal ingrédient la poudre de cantharides. Il Terme de cuisine. Plat d'entremets qui consiste en de la crème aux œufs partagée en petits carrés après refroidissement et frite ensuite. || 4" Ouvrier qui fait le travail du moulin aui olives, et qui, la pelle à la main, amène les olives sous le passage de la meule , ce qui se dit paître la meule. 1 1 5° Terme de marine. Voile d'étaidu perroquet de fougue. || Pe- Utnuage irrégulier, dans les tempsd'orage. || 6° Cuve, dite aussi reposoir.qui reçoit l'indigo naguant encore dans les eaux mères. || 7* Nom d'un oiseau des Antilles (voy. diaiile).
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— HlST. XVI' S. Lequel quidam diablotin mit en l'entendement de ce roi de.... desper. Contes, xv. Il sortit certains diabletons du chasteau de Taillebourg.... PALISSY, )H.
— ÉTYM. Diminutif de diable,- bourguig. diolôtin.
DIABOLIQUE (dia-bo-li-k'), adj. || l'Qui vient du diable. Tentation diabolique. S'il a employé l'art diabolique, pasc. Prov. 8. Vous croyez bien que les devins ne sont pas sorciers ; ainsi ce n'est pas l'art diabolique que vous craignez en eux, fén. t. xxi, p. 20. Il 2° Kig. Méchant, pernicieux. De diaboliques intentions. || 3» Difficile, pénible. Une aflaire diabolique. Parlons de la traverse d'Autun ici , qui est un chemin diabolique, sév. 354.
— HIST. XV* s. Monseigneur, respondit : messire Pierre, c'est une bien diabolique chose; je crois que tous les diables d'enfer à qui il est, l'ont gardé et délivré de mes mains, froiss. m, iv, 28. Pécher est chose humaine, mais persévérer est chose diabolique, HONSTREL. liv. I, ch. 47. Il est notoire comment au pays et en la terre d'Italie court d'ancienneté la diabolique ancienne cousiume semée entre eulx par l'ennemy d'enfer, Bouct^. ii, ch. t. \\ xvi* s. Artifice diabolique, carl. vi, 47.
— ÉTYM. Provenç. diabolic; espagn. et ital. diabolico; du latin diabolicus, du grec 8ia6o).ixô;, de 8i(i6o)ioç, diable. On trouve aussi au ivi* siècle diabolesque et diablesque.
DIABOLIQUEMENT (dia-bo-li-ke-man), ad». Avec un esprit, une méchanceté diabolique. C'est une chose diaboliquement inventée.
— tryti. Diabolique , et le suffixe ment.
t DIABROSE (di-a-brô-z') , s. f. Terme de médecine. Érosion.
— ÉTYM. Aiâ6pw(Tt«, action de ronger, de 5ià, et Pfùiffii;, action de dévorer (comp. vorace).
tDIABKOTIQUE (di-a-bro-ti-k'), adj. Terme de médecine. Qui produit une érosion. Une substance diabrotique. || Substantivement. Un diabroticiue.
— ÉTYM. Voy. DIABROSE; grec, 8ta6p(OTix6;.
t DIACANTHE (di-a-kan-f) , adj. Terme d'histoire naturelle. Qui porte deux épines au-dessous de chaque feuille.
— ÉTYM. Ki.... préfixe, signifiant deux, etàxavOa, épine.
t DIACAUSIE (di-a-kO-zie), t. f. Terme didactique. Êchauffement par une grande chaleur.
— ÉTYM. Aiixaudi?, grand êchauffement, de S», et xaUiv, brûler (voy. caustique).
t DIACAUSTIQUE (di-a-kô-sli-k'), adj. || f Terme de géométrie. Courbe diacaustique, ou, substantivement, la diacaustique, courbe caustique par réfraction (voy. caustique). || 2° Terme de physique. Caustique par réfraction; telles sont les lentilles au moyen desquelles on rassemble les rayons solaires pour opérer une combustion.
— ÉTYM. Aià, et caustique.
fDIACHALASlE (di-a-ka-la-zie), s. f. Terme de
chirurgie. Solution de continuité dans les sutures du cr&ne, ou séparation des os qui le forment. || On trouve aussi diachalase.
— ÉTYM. Aiaxâ>.oi<riç, de 6ià, et x"^?^i céder, s'affaisser (voy. caler).
t DIACHÈNE (di-a-kê-n"), s. m. Terme de botanique. Fruit formé par la réunion de deux achènes ou fruits monospermes secs (dans les ombellifères).
— ÉTYM. Di.... préfixe , signifiant deux, et achène.
t DIACHORÈSE (di-a-ko-rè-z') , s. f. Terme de médecine. Évacuation alvine. || Inusité.
— ÉTYM. AiaxMpïiuiî, de 6ià, par, etx«peîv, aller.
t DIACHRÔ.ME (di-a-krô-m'), ». m. Terme de zoologie. Genre de coléoptères pentamères, qui a pour type le diachrôme d'Allemagne,
— ÉTYM. Aià, par, et xf'iJiJ.a, couleur. DIACHYLON OU DIACHYLUM (di-a-chi-lon) , s.
m. Terme de pharmacie. Nom de deux emplâtres résolutifs, faits des sucs de certaines plantes. Diachylon simple. Diachyloncomposéougommé. || Toile de diachylon, ou, simplement, diachylon, toile sur laquelle on étend le diachylon et qui se colle aux parties. Des bandelettes de diachylon.
— HlST. ivi" s. Emplastre de diachylon magnum, PARÉ, V, 40. Une emplastre de diachilon ireatum, ID. ib. 12.
— ÉTYM. Aià, par, et x"^à;, suc : fait à l'aide de sucs de plantes.
DIACODE (di-a-ko-d') , ». m. Terme de pharmacie. Sirop préparé avec des têtes de pavot blanc. Il Âdj. Sirop diacode.
— ÉTYM. Aià, par, avec, et xwîîa, tête de pavot.
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t DIACOMMATIODK (di-a-ko-mma-ti-k') , adj. Terme de musique. Genre diacommatique, genre de transitions harmoniques au moyen desquelles U même note, restant en apparence sur le même de» gré, monte ou descend d'un comma.
— ÉTYM. Aià, par, et xômia, comma.
DIAGONAL, ALE (di-a-ko-nal, na-l'), adj. Qui
a rapport au diacre. Offices diaconaux.
— ÉTYM. Bas-latin, diaconalis, de diaconus (voy.