DIX
t)IZ
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— HIST. xvr s. La chose en fut toute divulguée par la ville, amyot, Pomp. 62.
— ÉTYM. Provenc. et espagn. divulgar; ital. divolgare; du latin divulgare, de di.... préfixe, et vulgtis, le public (voy. vulgaire).
I'dIVULSION (di-vul-sion), s. f. Terme didactique. Action d'arracher, de séparer avec violence.
— HIST. XVI' s. Le plus voisin mal qui nous menace [nous, la France], ce n'est pas altération en la masse entière et solide, mais sa dissipation et di-
Vulsion, MONT. IV, 87.
— f.TYM. Lat. divulsionem, de di.... préfixe, et vulsio, arrachement.
DIX (on prononce dis', quand il est seul et quand Il est final : nous sommes dis'; on prononce aussi dis', quand il est substantif: un dis' de cœur; Vx se lie et se prononce x devant une voyelle et une h muette: di-z arbres, di-z hommes; il devient muet devant une consonne ou une h aspirée : di francs, di harengs; quand dix fait partie d'un nombre composé, il se prononce comme i: diz' sept, diz' huit, diz' neuf), adj. numéral cardinal, des deux genres. Il 1° Nombre formé de deux fois cinq. Neuf plus un égale dix. Le nombre dix. Dix écus. Nous sommes dix. Et trois; Quand nous serons à dix, nous ferons une .croix, mol. l'Étour. i, 1( C'est folie
De compter sur dix ans de vie, la font. Fabl. vi. 4 9. Aussitôt l'édit fut affiché dans Suse, et les dix fils d'Aman furent pendus, SACi, Bible, Esther, ix, 4 4. Il Par exagération. On vous l'a dix fois répété, c'est-àdire plusieurs fois, souvent. || Dix lignes, une courte lettre, quelques mots par écrit. Ma sœur de Radouay trouve le moyen de louer en dix lignes toute la communauté, maintenon, Mme du Perron , 4 6 août 47H.||ïerme de chasse. Cerf dix cors, celui qui est dans sa 7* année. Cerf dix cors jeunoment, celui qui n'a que 6 ans. || En composition. Soixante-dix ou «oixante et dix; quatre-vingt-dix, quatre-vingt et dix. Quel âge croyez- vous bien que j'aie? — Je crois que tout au plus vous pouvez avoir vingt-six ou vingt-sept ans. — Ah! ahl ahl ahl ah! J'en ai quatre-vingt-dix, MOL. liai. imag. m, 4 4. || 2° Pris pour un adjectif numéral ordinal, dixième. Chapitre dix. Livre dix. Louis dix , dit le Hutin. || 3° S. m. Le dix du mois, le dixième jour du mois. || Sans de: le dix mai (voy. de). || Absolument, le dix, quand le mois est connu d'ailleurs. Nous sommes le dix. Il 4° Nom de certaines cartes marquées de dix points. Le dix de cœur. Un quatorze de dix. || Le chiffre x. Un dix romain. || 5» Conseil des Dix, tribunal suprême composé de dix nobles à Venise.
— HIST. XI* s. Ou diz ou vint, Ch. de Roi. m. Ilxii" s. De l'or d'Espagne vaut dis mille mangons, Ronc. p. 29.
— ÉTYM. Provenc. detg, dex; catal. deu; espagn. diei; portug. des; ital. dieci; du latio decem; grec, 8Éxa; goth. taihun; allem. ichn; angl. ten; basbret. dek; zend, daza; sanscrit, daça.
DIX-HUIT (diz'-uit ; pour la prononciation du t dans huit, voyez huit), adj. numér. cardinal, des deux genres. Nombre qui se compose de dix et huit. Il Se dit pour dix-huitième. Louis dix-huit. Page dixhuit. On écrit d'ordinaire Louis XVIII, le 4 8 du mois. Il En ce sens il se comporte comme un substantif masculin. Le dix-huit du mois. || Terme de typographie. In dix-huit, format d'un livre dans lequel la feuille, phée en dix-huit parties, forme trente-six pages. Il s'indique ordinairement par in-18.
t DIX-HUITAIN (diz'-ui-tin), $. m. Terme de commerce. Se disait, dans le midi, d'une espèce de drap dont la chaîne était formée de dix-huit cents fils.
— ÉTYM. Dix-huit.
DIX-HUITIÈME (diz'-ui-tiê-m'), adj. numér. Nombre ordinal de dix-huit. || La dix-huitième partie ou, substantivement, le dix-huitième, chaque partie d'un tout divisé en dix-huit parties égales. Il S. f. Au piquet, une dix-huitième, série des huit cartes d'une couleur , ainsi dite parce qu'elle compte dix-huit points.
— HI6T. xn* s. El dise uitme an lu rei Josie, ki lores en Jérusalem regnad, Rois, 429.
DIX-HUITIÈMEMENT (diz'-ui-tiê-me-man), adv. En dix-huitième lieu.
DIXIÈIWE (di-ziê-m"). || 1° Adj. numér. Nombre ordinal de dix. Le dixième jour. La dixième fois. Je suis le dixième. Chapitre dixième. || 2° S. m. La dixième partie. II s'en faut d'un dixième. || Dixième de guerre, décime pour franc perçu en sus des droits d'enregistrement. || Impôt extraordinaire que le roi levait autrefois. On n'osa imposer le dixième que dans l'année )7I0; mais ce dixième, levé à la suite
de tant d'autres impôts onéreux, parut si dur qu'on n'osa pas l'exiger avec rigueur; le gouvernement n'en retira pas vingt-cinq millions annuels, à quarante francs le marc, volt. Louis XI f, 30. || 8° S. f. Terme de musique. Intervalle de 9 degrés diatoniques ou d'une octave et d'une tierce.
— HIST. XI' s. La disme eschele [escadron] est des barons de France, Ch. de Hol. ccxxiii. ||xii' s. Guitechns de Sassoigne o [avec] son frère Uozon , Lui diseme des rois du lignage Mahom, Sont entré en ta terre.... Sax. xiv. || xiu' s. Ele en la buscherie prent la disisme boise [bûche], Berte, lxii. Et fist Salehedins par sa courtoisie renvoïer la dame, 11 [elle] desimedecrestiens et dixdemoisieles en Acre, Chron. de Rains, 4)2. Et passâmes de là à tout vint chevaliers, dont il estoit li disiesme et je disiesme, joiNV. 208. Il XVI' s. La dixième partie, amyot, Cam. B.
— ÉTYM. Provenc. deien; catal. desé; espagn. deceno; ital. decim'o; du latin dectmus. Decimus avec l'accent sur de a donné régulièrement, dans l'ancien français, disme ; diîiême ou disùmeestune forme allong'ée par l'addition de la finale ordinale esimus.
DIXIËMEMENT(di-ziê-me-man), adv. En dixième lieu.
— ÉTYM. Dixième, et le suffixe ment.
DIX-NEUF (diz'-neuf; voy. neuf, pour la prononciation de i'D, adj. numér. cardinal, des deux genres. Nombre qui se compose de dix et neuf. || Il s'emploie pour dix-neuvième. Page dix-neuf. || Substantivement, le dix-neuf du mois.
DIX-NEUVIÈME (diz'-neu-viê-m'), adj. numér. Nombre ordinal de dix-neuf. Le dix-neuvième numéro. || S. m. Un dix-neuvième, chaque partie d'un tout divisé en dix-neuf parties égales. \\ S. f. Terme de musique et d'acoustique. La dix-huitième note après une première, c'est-à-dire la double octave de la quinte. Une corde sonore .se divise spontanément en six parties égales, et fait entendre la dix-neuvième de la note fondamentale.
— HIST. XII* s. Ço fud li dlse-nofme an del règne lu [le] rei de Babilonie, Rois, 435.
DIX-NEUVIÈMEMENT (diz'-neu-viê-me-man), adv. En dix-neuvième lieu.
— ÉTYM. Dix-neuvième, et le suffixe ment.
DIX-SEPT (diz'-sè; voy. sept pour la prononciation), adj. num^r. cardinal, des deux genres. Nombre qui se compose de dix et sept. || Il se dit pour dixseptième. Page dix-sept. Louis dix-sept. || Substantivement, le dix-sept du mois.
DIX-SEPTIËME (diz'-sè-tiê-m'), adj. numér. Nombre ordinal de dix-sept. || S. m. Un dix-septième, une partie d'un tout divisé en dix- sept parties égales. Il S. f. Au piquet, une dix-septième, une suite de sept cartes de la même couleur, de l'as au huit ou du roi au sept, ainsi dite parce qu'elle compte dix-sept points. || Terme de musique et d'acoustique. La seizième note après une première, c'est-àdire la double octave de la tierce. Une corde sonore se divise d'elle-même en cinq parties égales, et fait entendre la dix-septième en même temps que le son fondamental.
DIX-SEPTIÈMEMENT (diz'-sè-tiê-me-man), adv. En dix-septième lieu.
— ÉTYM. Dix-septième, et le suffixe ment. DIZAIN (di-zin), s. m. ||1° Petite pièce composée
de dix vers. || 2° Nom de dix grains de chapelet, qui ont, à l'un et l'autre bout du dizain, un gros grain dit pater. || 3° Paquet de dix jeux de cartes. Un dizain de cartes.
— REM. L'Académie écrit dizain par un z et sixain par un x; pourtant dix a un z comme six, et sixain se prononce comme dizain. C'est une anomalie à corriger, c'est-à-dire qu'il faut mettre dans les deux cas a ou X.
— ÉTYM. Dix.
DIZAINE (di-zè-n') , s. f. jj 1* Total composé de dix personnes ou de dix choses. Une dizaine de personnes. Une dizaine de francs. || Une dizaine se dit quelquefois pour un nombre indéfini qui approche de dix. 11 y avait là une dizaine de personnes. Il 2° Terme d'arithmétique. Collection de dix unités. Les dizaines et les centaines. || 3° Anciennement. Nom d'une certaine division d'un quartier d'une ville.
— HIST. xvi" s. Les romains tyrans s'adviserent encores d'un aultre poinct, de festoyer souvent les dizaines publiques, abusant cette canaille comme il falloit, qui se laisse aller, plus qu'à toute autre chose, au plaisir de la bouche, la uoÉriE, De la servitude volontaire.
— ÉTYM. Dix; provenc. desena; espagn decena; ital. diecina-
DIZEAD (di-zfl), t. m. Tas de dix gerbes de blé, de dix bottes de foin. Mettre les gerbes en dizcau. Il les agriculteurs de certaines localités emploient ce mot pour dc'-signer, en général, un tas de gerbes. Il Au plur. Des dizeaus.
— ETYM. Dix.
DIZENIER (di-ze-nié) ou DIZAINIER (di-zè-nié), s. m. Autrefois, chef d'une dizaine ou portion d'un quartier de ville. Les dizeniers de Paris. Des dizeniers, des centeniers furent astreints à des devoira journaliers, volt. Mœurs, 6».
— HIST. XV' s. [Jean Lyon] ordonna secrètement à tous les capitaines des blancs chaperons.... aux deceniers, et leur dit.... proiss. ii, u, 53.
— ÉTYM. Diiaine; bourguig. diienei; provenc. desenier, dexenier; anc. catal. desener.
t DJÉRID (djé-rid), s. m. Nom arabe d'une course à cheval, où l'adresse consiste à lancer en l'air et à rattraper une sorte de javelot ou bston nommé au.ssi djérid, LEGOARANT. L'exercice du djérid, qui exige beaucoup d'adresse, est d'un grand usage en Turquie et fait essentiellement partie de l'éducation militaire, pihan, Gloss. de mots tirés de l'arabe.
— ÉTYM. Arabe, djérid, javelot.
f DJERME (djèr-m'), s. f. Terme de marine. Nom d'un petit navire qui fait la navigation de la côte d'Alexandrie et du Nil.
f D.IINN (djin*), s. m. Nom, chez les Arabes, d'un mauvais esprit ou démon. Les djinns funèbres. Fils du trépas. Dans les ténèbres Pressent leurs pas, hugo. Orient. 28.
— ÉTYM. Arabe, djinn, démon invisible qui inspire ou tourmente les hommes.
D-LA-RÈ (dé-la-ré). Ancien terme de musique par lequel on désignait le ton de ré.
t DO (do), s. m. Nom par lequel les Italiens d'abord (?t après eux presque tous les maîtres de chant ont remplacé dans la solmisation la syllabe ut qu'ils trouvaient, avec raison, sourde et peu favorable au chant. Ces do n'étaient pas bien marqués. |{ Au plur. Des do.
— ÉTYM. Ital. do.
t DOBULE (do-hu-1'), s. m. Terme d'ichthyologie. Un des noms vulgaires du leucisque dobule, appelé aussi meunier et qui est l'able dobule de certains auteurs, legoarant.
t DOCÈTE (do-sè-f ) , s. m. Partisan du docétisme.
— ÉTYM. Aoxi^Triç, de îoxeïv, croire à une apparence.
t DOCÉTISME (do-sé-ti-sm') , s. m. Secte chrétienne du II* siècle qui prétendait que Jésus n'était né, mort et ressuscité qu'en apparence.
— ÉTYM. Docèle.
t DOCHMAÏQUE (do-kma-i-k') , s. m. Terme do poésie grecque et latine. Pied* composé de cinq syllabes, une brève, deux longues et deux brèves
— ÉTYM. AoxiJ.aïxoi;, de ScxtiTl, nom d'une certaine mesure de longueur.
tDOCHMIAQUE (do-kmi-a-k'), adj. Le vers dochmiaque, ou, substantivement, le dochmiaque, sorte de vers grec ou latin dans lequel entrait le pied nommé dochmius.
tDOCHMICS (do-kmi-us'), s. m. Terme de métrique grecque et latine. Pied de cinq syllabes, composé d'un ïambe et d'un crétique, ou d'un bacchius et d'un ïambe, c'est-à-dire d'une brève, deux longues, une brève et une longue.
— ÉTYM. A6x|iioç, de Soxnr], nom d'une certaine mesure de longueur.
DOCILE (do-si-l'), odj. || 1° Qui a de la disposition à se laisser instruire, conduire. Un enfant docile aux leçons de ses maîtres. On dit que le grand peintre, ayant fait un ouvrage. Des jugements d'autrui tirait cet avantage, Que, selon qu'il jugeait qu'ils étaient vrais ou faux. Docile à son profit, réformait ses défauts, bégnier, Sat. xii. Heureux, heureux mille fois L'enfant que le Seigneur rend docile à ses lois, HAC. Athal. u, 9. Cette vérité n'avait pu trouver leurs esprits dociles, mass. Car. Fausse confiance. Je voudrais qu'à mes vœux heureusement docile.... VOLT. Fanât, i, 4 . || Substantivement. Le docile et le faible sont susceptibles d'impressions : l'un en reçoit de bonnes, l'autre de mauvaises, la bruy. xvl II 2° En parlant des animaux. Un bœuf docile au joug. Le cheval et l'éléphant sont dociles. Rendre docile au frein un coursier indompté, RAC. Phèd. 1, 1. Il 3° Il se dit aussi des choses qui se prêtent, qui obéissent. Tu fais d'un sable aride une terre fertile. Et rends tout mon jardin à tes lois si docile, boil. Épil. xi. Il fallut qu'au travail son corps rendu docile Forçât la terre avare à devenir fertile, ID. ib. m. Tel qu'un ruisseau docile Obéit
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à la main qui détourne son coura, rac. Eith. ii, s. Les penchants, d'alior»! si docile», se soulèvent contre le joug, MASS. Or. (un. Profess. relig. Serm. 2. Sous votre joug heureux haisser un front docile, VOLT. Ali. 1, I. Ihrahim, dont le liras docile à l'Eternel.... K. Fanal, m, 6. Éclairez seulement ma docile ignorance, id. ib. m, 6. Sur une onde tranquille Voguant soir et matin, Ma nacelle est docile Au sourflc du destin, béranq. Ka nacelle.
— HiST. XVI' S. Combien, et aux loix de la religion, et aux loix politiques, se treuvent plus dociles et aysez à mener, les esprits simples et incurieux, que les esprits surveillants et paidagogues des causes divines et humaines I mont. 11, 235.
— ÊTYM. Lat. docilis, de docere, enseigner, qui avait donné le verbe docer: E ne doceiet lor salut, Fragm. de Valenc. p. 408.
DOCILEMENT (do-si-le-man), adv. Avec docilité. Recevoir docilement les avis. Il a écouté docilement mes leçons. Afin que les peuples, soumis aux lois de l'État comme à celles de la nature et reconnaissant le même pouvoir [divin] dans la formation de l'homme et dans celle de la cité, obéissent avec liberté et portassent docilement le joug de la félicité publique, j. j. kouss. Contrat, u, 7.
— ÉTYM. Docile, et le suffixe ment.
tBOCILISER (do-si-li-zé), ti. a. Rendre docile.
— HI.ST. xvi' s. Dociliser, oudin, Diet. ~- ÉTYM. Docile.
DOCILITÉ (do-si-li-té), t. f. Disposition naturelle à se laisser instruire, conduire. La docilité des esprits. Il se soumit avec docilité. Il n'est pas donné à tous de monter en chaire et d'y distribuer en missionnaire ou en catéchiste la parole sainte; mais qui n'a pas quelquefois sous sa main un libertin à réduire et à ramener, par de douces et insinuantes conversations, à la docilité? la bruy. xvi. Il sait qu'en nous condamnant les uns les autres, nous autorisons le monde à nous refuser à tous également son respect et sa docilité, mass. Conférences, Zèle contre les vices. Non, des mystères saints l'augusle obscurité Ne me fait point rougir de ma docilité, LOUIS RAC. Relig. vi. Le peuple se façonne à la docilité, VOLT. Orphel. m, *.
— HIST. XV s. Estre fiexible à toute docilité et à la compréhension du haull savoir, jehan lemaire, Pallas parlant à Paris.
— ÉTYM. Lat. docilitas, de docilis, docile. DOCIMASIË (do-si-ma-zie), s. f. || !• Partie de la
chimie qui enseigne à connaître la nature et les proportions des métaux utiles contenus dans les mélimges naturels ou artificiels. {| 2" Terme de médecine légale. Docimasie pulmonaire, ensemble des épreuves auxquelles on soumet les poumons d'un fétus, à l'effet de constater s'il a respiré, et, par conséquent, s'il est sorti vivant du sein de la mère.
— ÊTYM. Aoxciittffia, épreuve.
DOCIMASTIQUE (do-si-ma-sti-k') , adj. \\ 1° Qui appartient à la docimasie. Le roi , désirant porter au plus haut point les connaissances sur la métallurgie et exploitation des mines, crée, en l'Hôtel des monnaies à Paris, une chaire de métallurgie docimastique. Arrêt du conseil d'État, u juin t778. ||2° S.f. La docimastique, l'ensemble de tout ce qui se rapporte à la docimasie.
— REM. Docimasique qu'on trouve quelquefois est un barbarisme.
— ËTYM. Aoxi|iosTix6;, de 8oxi().à!;£iv, éprouver, reconnaître.
t DOCK (ilok;, X. m. || l* Vaste bassin entouré de quais, dans lequel entrent les vaisseaux pour déposer leurs cargaisons ou opérer leur chargement. Il 8° Cale couverte pour la construction des vaisseaux. Il Dock de carénage à flot, ou dock (lottant, sorte de cale rectangulaire, ancrée dans un bassin assez vaste pour contenir les plus grands navires du commerce, et servant là oii l'abatage en carène est difficile ou impossible. || 8° Établissement commercial comprenant des bassins et des magasins et un système de warrants et de consignations pour l'entrepôt des marchandises. || Anciennement dogue. Puisque le nommé de Noos a achevé le dessin et le plan du dogue qui doit être construit à Brest, seignelAY, à du Seuil, t«7», dans jal. ||ilu plur. Des docks.
— ÉTYM. Holl. do*, bassin.
DOCTE (do-kf), adj. || 1* Instruit, versé en toute sorte de connaissances littéraires. L'homme docte sert moins que l'homme pacifique, coR.s. ]mit. Il, 3. [Il] N'a point, pour les tromper, une assez docte main, rotrou. Si Gen. i, 7. Et jamais, comme nous, en bonne compagnie. On ne voit chez les gens souoer votre génie; Dans nos doctes cafés par
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hasard entrez-vousT L'un vous montre du doigt, l'autre sort en courroux, oii-bkrt, Ifon apologie. Il Par raillerie, une docte matrone, une femme savante. Il Fait habilement, en parlant des choses. Je laisse aux peintres à admirer le docte mélange des couleurs aussi bien que leur application, d'ablancouRT, Lucien, Zeuxis ou Antiochui. Et que va devenir cette docte harangue? cobn. Agésil. v, 7. !| 2° On donne quelquefois l'épithète de doctes aux .Muses; de là doctes veilles peut prendre le sens d'oeuvre poétique. || 3* En un sens plus restreint, qui est versé dans les choses d'érudition. Le docte Saumaise. Cet auteur [Tillemont] a fort examiné les sources, est judicieux, net et docte, précis dans sa chronologie et dans sps citations, qui sont très-copieuses, bayle, Lett. 9i, 28 mars i6»i, t. i, p. 316. Une personne humble, qui est ensevelie dans le cabinet, qui a médité, cherché, calculé, confronté, lu ou écrit pendant toute sa vie, est un homme docte, la bruy. ii. Ahl bon, voilà parler en docte janséniste, Alcippe, et sur ce point si savamment touché. Desmares dans Saint-Kocb n'aurait pas mieux prêché, boil. Sat. x. || En parlant (les choses. De doctes leçons. || 4* S. m. pi. Les doctes, les gens habiles dans les choses littéraires, et, plus particulièrement, dans les choses d'érudition. Ce cours d'études au bout duquel on a coutume d'être reçu au rang des doctes, desc. Uélh. I, 6. Les doctes font différentes supputations pour faire cadrer ce temps au juste, boss. llist. 11, 4. Souvent où le riche parle et parle de doctrine, c'est aux doctes à se taire, à écouter, à applaudir, s'ils veulent du moins ne passer que pour doctes, la bruy. XII. Annat n'était ni docteur, ni docte, volt. tout's XIV, 37. De vrais doctes quoique docteurs, ID. Louis Xr, 43.
— SYN. DOCTE, SAVANT. Savant est plus compréhensifque docte. On dit d'un homme qui possède les sciences mathématiques, les sciences naturelles qu'il est savant et non docte. On dit d'un homme qui est versé dans les choses d'érudition qu'il est docte; mais on dit aussi qu'il est savant.
— HIST. XVI* s. Il n'y a passage, affin de parler niaisement aussi bien que les doctes, qui ne soit farcyde science, Moyen de parvenir, dans lacurne, au mot niaisement.
— ÉTYM. Ital. dotio; du latin doetus, participe passif de docere, enseigner.
DOCTEMENT (do-kte-man) , adv. || 1* D'une manière savante, habile. Traiter doctement une matière. Quel colosse de bronze et taillé doctement, TRISTAN, IforJ de Chrispe, 1, 3. Avoir le pouvoir prochain de voir, lui dis-je, c'est avoir bonne vue, et être en plein jour, car qui aurait bonne vue dans l'obscurité n'aurait pas le poiivoir prochain de voir, selon vous, puisque la lumière lui manquerait; sans quoi on ne voit point. Doctement, me dit-il, pasc. Prov. < . Il 2° Ironiquement, avec pédanterie. U nous a prouvé doctement les vérités les plus triviales.
— ÉTYM. Docte, et le suffixe ment.
DOCTEUR (do-kteur), s. m. || 1* Celui qui enseigne, qui dogmatise. Vous devriez brûler tout ce meuble inutile, Et laisser la science aux docteurs de la ville, MOL. F. sav. a, 7. Notre docteur bientôt va lever tous ses doutes, boil. Sat. i. On chassa ces docteurs prêchant sans mission, id. Art p. m. Soyez donc vous-même, ô mon Dieu, le docteur intérieur des fidèles qui m'écoutent, mass. Car. Jeûne. \\ Les docteurs de l'Église, ceux qui enseignent les vérités du christianisme, et, particulièrement, les Pères de l'Eglise dont les doctrines ont dominé, tels que saint Athanase, saint Augustin, etc. || Il se dit aussi des principaux maîtres de la scolastique; et alors docteur est d'ordinaire accompagné d'une épithète. Le docteur angéllque, saint Thomas. Le docteur séraphique, saint Bonaventure. Le docteur admirable, Roger Bacon. Le docteur subtil, Jean Duns ou Scot. Le docteur invincible, Ockam, chef des nominaux. Le docteur illuminé, R. LuUe. || Les docteurs de la loi dans l'Ancien Testament, ceux qui enseignaient et interprétaient la loi judaïque. Malheur à vous, docteurs de la loi, qui vous êtes saisis de la clef de la science, et qui, n'y étani point entrés vous-mêmes, lavez encore fermée à ceux qui y voulaient entrer, SACi, Bible, Év.St Luc, xi, 75. C'était [EléazarJ un vénérable vieillard, âgé de quatre-vingt-dix ans, docteur de la loi, dont la vie avait toujours été pure et innocente, hollin, llist. anc. Œuvres, t. viii, p. «29, dans roDGENS. || En mauvaise part. Va, ne présume pas que, quoi que je te jure. De tes nouveaux docteurs je suive l'imposture, corn. Poly. v, 2. Leur subtil conducteur [Cromwelljqui, en combattant, en dogmatisant, en mêlant mille person-
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nages divers, et faisant le docteur et le prophète au.«si bien que le soldat et le capitaine.... boss. Heine d'Anglel. Les docteurs d'une science orgueilleuse promettaient la sagesse à leurs disciples, mass. Paraphr. Ps. xviii. || Dans un sens général. Faire le docteur, prendre le ton de docteur, faire l'homme capable ; se donner un air capable. || 2' Celui qui est habile en quelque cbose que ce soit. N'y ayant rien de plus injuste que de blâmer la doctrine, à cause des fautes où tombent les docteurs, boss. Var. 11. Ce serait multiplier étrangement les docteurs et, à force de doctrine, renverser toute l'économie et toute la conduite du monde, bouboal. Pensées, 1. 11, p. 340. Il Par extension. Et les femmes docteurs ne sont point de mon goût, mol. Femm. sav. 1, 3. || Fig. Que fit-il? le besoin, docteur en stratagème, Lui fournit celuici.... la font. Fabl. x, 4. || 3" Celui qui est promu au plus haut grade d'une faculté, après avoir écrit et soutenu une ou deux thèses, suivant la faculté. Docteur en théologie, en droit, en médecine. Docteur es lettres, es sciences. Le docteur es lettres doit présenter et soutenir une thèse latine et une thèse française. Le grade de docteur. Être reçu docteur. Passer son examen de docteur. Laisse là saint Thomas s'accorder avec Scot, Et conclus avec moi qu'un docteur est un sot, boil. Sat. viii. C'est ce schisme [entre les chrétiens d'Orient et ceux d'Occident] que quelques docteurs de l'université de Paris crurent éteindre tout d'un coup en donnant un mémoire à Pierre le Grand, volt. Ruuie, 11, B. || Docteur-médecin, médecin qui a le titre de docteur. Il Docteur-régent, se disait autrefois d'un docteur qui enseignait publiquement. || Anciennement. Docteur in utroque ;ure, et, elliptiquement, docteur in utroque, docteur en droit civil et en droit canon. Il Fig. et famihèrement, homme instruit à la fois dans deux branches de connaissances. || 4* Médecin (par ellipse pour docteur en médecine). Consulter son docteur. Faire venir le docteur. || 6* Instrument qui sert à racler ou à essuyer le cylindre gravé qu'on emploie pour l'impression sur toile.
— HIST. xu* s. Si cum U saint escrit mustrent e Il doctur, Deus rove les apostles e que lur succetsur E tut cil qui laburent el champ nostre Seignur, Ne seientdechacién'ostédelurtenur. Th. 2e mari. 73. Il XIV* s. Ne au père ne doit l'en pas le boneur que l'en doit à un sage comme à son dotteur ou maistre, ORESHB, Eth. 282. Il XV* s. Manyant toute la viande. Comme docteur en médecine. Qui tient malades en commande, villon. Rep. (ranch. \\ xvi* s. Docteur en toute lourdise [ignorant], ouom, Curiosités. De jeune docteur argument cornu, leroux
DE UNCY, Prov. t. Il, p. <28.
— ÉTYM. Provenç. et espagn. doctor; ital. dottore; du latin doctorem, de doctum, supin de docere, enseigner.
t DOCTISSIME (do-kti-ssi-m'), adj. Très-docte. Terme de plaisanterie.
— ÉTYM. Lat. doctissimus, superlatif de doctut, docte.
DOCTORAL, ALE (do-kto-ral, ra-l'), ad;'.|| 1* Qui appartient au doctorat. Bonnet doctoral. Les examens doctoraux. Kaut-il avoir reçu le bonnet doctoral. Avoir extrait Gamache, Isambert el Duval?B0iL. Ép. xu. Il 2* Par extension. Ton doctoral, ton tranchant et plein d'une supériorité superbe. Des ain doctoraux.
— HIST. XVI* s. Nous n'avons que faire de consultations et interprétations doctorales, mont, iv, »7«. Il y a ignorance abécédaire, qui va devant la science, une aultre doctorale, qui vient aprez la science, id.
— ÊTYM. Voy. DOCTEUR.
t DOCTORALEMENT (do-kto-ra-Ie-man), ad».
D'un ton doctoral. Prononcer doctoralement que ces réponses ne sont pas satisfaisantes . sans se mettre en devoir de le prouver, uider. Essai s. Claude,