‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 120 sur 638 · ST-SIM · texte numérisé non relu

ST-SIM

turf.

fait pas son possible pour triompher. |j 25" Cœur vert, espèce d'arbre. Le mora (mora eicelsn) et le cœur vert [heclandra nodeii) de la Guyane anglaise, Rev. Bntann. fév, <876 p 093

t C0FKR.>IIER (ko-fèr-mié), s. m. Celui qui a pris à bail une ferme conjointement avec un ou plusieurs autres,

rie^^nff.''"'*^*^V^°"'"-' lI2-Po..e,danslesfunilles, de coffres de bois. Pour creuser un puit. les moyens de coffrage sont dos plus sûrs, Jnurn

Oific. 22 nov, t87B, p, 8.528, 2' col

COFFRE, Ajoutez : || 6- Collie d'une batterie masse de terre qui lui sert dépaulement. Il 7- Fi-' are sur les coffre, de .Malte, être sans argent, an! cienne locution aujourd'hui inusitée tirt?e dé ce ^r.% x,'''"'''"^' 'l" -^'^1»^ faisaient voeu de pauvreté Monsieur le chevalier fie frère de M. de Grignan] voulait que vous allassiez sans officiers à Marseille, déclarant que vous êtes sur les coflLs de Malte, sev. à Mme de Grignan, 25 fév (689 dans Letl. médites, éd. Capmas, t, ii p 239 '

COFFRETIEB. Ajoutez f ^sT. 'x?;. s Pierre ' le Fou nostre coffrier, pour neuf coflVes Mandements de Charles F, (376, Paris (S7i p %f "'"^^ .Ji^^^^v"^ i'^°-fi-'=''') °" COTFICHE (kit' fide mer ' '^''^'''''"^' ^^ l'haliolide ou oreille

— ÊTVM. Angl. eodfish, morue t C0F0.\D.4TErR (ko-fon-da-teur), s. m. Celui qui est fondateur avec d'autres. P..!: forma avec le concours de plusieurs cofondateurs, une société d assurances à primes fixes contre lincendie, Gaz des Trib. tn-n avril (876, p. 354 <>. col t COGITATIOX. Ajoutez: Je vous renonce, pen-

SALES Inirod. a la vie dévote, 1, (0. Tout ce que ie vous désire, c est que vous soyez.... délivré de tou tes les cogitations vagues et fluctuantes, malh Lexique, éd. L. Lalanne. '

COG.VASSE. Ajoutez : — msT. xvi» s. Coignasse MANTELLiER, Glossairc, Paris, (869 p ■„''™Snasse

„.^°rr ^1"- - "'*'■• '*■'■''"'" •■ Il "^- "s- Bois con

t COHER (ko-èr), s. m. Nom, à Belle-Ile, Morbihan, d un goéland roux, gouézel, les Oi eaux de mer, Nantes. (875 p (o ' ""™'« ce

COHÉRITIER. Ajoutez : ~ HIST. xvf s Et .e nous sommes filz, nous sommes aussi herittrs héritiers certes de Dieu et cohéritiers de Chr st' Pa"b "(T-'s"' "'"'"'■ '''"'""■"'■ I-'^f'^bred'Éiles:

COL

'cb, uioss. aunisten, (S70, p go

mem."'(-5orvestor°dufcof '^''' T" "' ^*'-

couleur. bordrs"de'ltr":„fncs"-àT°f:'^r Prospectus, 23 déc tuTi no. ,' • v' •^ '' "■ ^o,

siég/pour's'asseo1r-a:"r:;'!,';f^:"" '" "^"' '''^'

t CUI.VCER. Ajoutez .-||2» F r/n <!„ . ■ dit de deux parties d'un mécanis^fe q'u'i'^^ïe'bir lent et se forcent l'une contre l'autre dé n?ô"-: empêcher le mouvement ' ""^ """"^'^ ^

f k?!"'"'?;'''^' ^E (ko-in.kul-pé, pée) s m et

COIUEAU (koi-rû), ,. m. Non , dans ;A;nîdune espèce de gâteau, Gloss. altni^^n,^',

strls^'wT. ''"'H^'^'t'^."" <^OSTRESSE (ko-

TcOj\ÏA'TE?n7.""'^^ ' '^ '^^^^ î COJIRATECR (ko-iu-ra-teurl c «. r^u ■

^oC^'H'''î°''T''^•^P^^"'-'■oî ba' "r?s' La plupart des législations barbares règlent a.ec un som minutieux le nombre des co|urateurs

COL. Ajoutez : || 5= Col de cvgno, pièce recouri.ée qu. sertà conduire un liquida: la ■'uméeetcôls de cygne pour bains, et fourneaux de g^^ds ^^ bhssements, Alm. Didot-Boltin, (87(-7o p^'j.'iî

n,Z,I^' ■ r.? 1 """ ""«"tagne est insuflisammeut défini. C'est le point d'une chaîne de ml^ lagne ou le faite, faisant une innexion offre ui passage d'un versant à l'autre entre ro.l!- , d'attache de deux contre-foi ts f"'""

t COLA (ko-la), s. m. Cola, ou noix de cola ou noix du Soudan ou de Gourou, grai.nes du stercu lier, qui, mâchées, font paraiire bonnes es eaux

Tarif "vi'-rT-d"'.''"^"-'"'- ^''^ P'--^"*'' "un" par la uviere de Sierra-Leone et ses aflluents sont : es arachides, les amandes de palme le se same, les noix de colas, le gingembre, 1 hui e de palme et le café, Journ. othc. 20 fév (876 n( 4,,, 3= col. [EnAfrique] Les JL de colVs s;mb'oii s, ' suivant leur couleur, la paix ou la guerre es blanches sont le gage de l'amitié, les rouges équt

p 3T64;'3'°c'of '''°" ^' ^"'™' '■''• ' ^='' '"S

t COLATEUR (ko-Ia-teur),î, m. En termes d'irrigation, fossé d'assainissement "i^uiin

COLBACK. - ETYM, Voy. kalpack, qui est le même mot. ' ^ "^

COLCOTAR. — ÉTVM. Ajoutez ■ C'est ]\ h golaotdr qniest probablement une altératim, de' •,T," '' ''-"'•"'^'"'^'i' car une autre espèce de cette subsl ance porte en arabe le nom de .afcam (ooz"^ p. ^5> qui, de la sorte, met à néant la supposition

'"+ rmr'r.n"".""'""' ''"^' P^^ Parace'se) ' tÇOLERER Ajoutez:— rem. Corneille avait emp oye se colère, : Ne te colère point con re mon insolence, Mélite, iv, 6. M,i.,, le mot lui aylnt éîé signale comme suranné, il mit dans les éditions suivantes : N'entre point en courroux contre mon

',"1 Z% ^""'■'-''f ''„'■=' '^'-'^^ ^'"' Clitandr, 1,4 . Modère ces bouillons d'une âme colérée

t COLETTE. - RE.M. On écrit auss coTeite (voy. SŒUH, n" 5). >-""cue

-r, Paris. (872; p:-6r^"^' '« ^^-" «'•^o»- coLîf dé rLi..^] arriva ï-^;é;;;i^rgé;;y!

tCOfiCHANGISTE(ko-é-chan-ji-st') , „ Celui ""' "'-•"'■.■-' ''-— ' ■' ■?^""-Ueneral

Il fait lin trh-tnrw^ -___ ^ '' * "'• '-'-iUl

•lui fait un échange avec un autr'e. Uni conven ion intervenue pour un échange de bœufs qu é

^unTùlTllT ''■'"""' "' -" -écran:

t COÉDCCATIO.V (ko-é-du-ka-sioh) 1 f v/.i 1 COËF (ko-èO, I. m. Voy. cor.

t COHIBANT.^jo»(..- : || Substantivement II fie , t COLICHE.MARDE (kc^li-che-mar-d'), .. f. Sorte à ce résultat géli^r'a! t ?,'!I^'/.1" !^ P^^'''^ -'^'-ure ie L vj^

i ^X™-1 *•''' *■ "•• Voy. cor. "":' •"" «""'ons suivantes, a supprimé de nier

«ea>pérerlem"u.t^n"n/lr!P"f'f '"""iq-e de

que le principal cohibant" d^e U Séur' eTSr' I ^ ''T '' "f''^'" ^" -'-'et, «an s quf le tà- Lioges ae Parmentier et de RumCord 11

COHOBER. - KTy.M. Arabe, coAto' ou cohbé cmileur brune ou noirâtre (M.' le chano".e Be '

COL Ajoutez : || 3» De pied coi, sans boueer en silence. Attends là de pied coi que je t'en aie?

Zl' T"";.^"''"'^ ''^- *I="'>-^aveaux. Il Corne 1 é' dans les éditions suivantes, a supprimé dé pied

COIFFER. A}Oulez: ]] 16- Prendre pour coiffure met re sur sa tète. A peine Proterius avait-U reçu

ién, T, r"" ,f' ""'"^ "' '"''^^ «"e «iare adopté"

depuis Cvnllfi .. .„ Thierry, Rev. des Deux-

nique chiru^g:^Cm,Z^ I fai^.^'Ta'";'; T ^T'^. ' ~ ""-"■ ^"' =• Dame Ti- »'«' I [^ .-ne la coifiere Icelle qui coiffe, qui fait des coiflesj, uns de \\atriquet, p. 382.

t. H D T.f. I. o. r ' "■••••-rg. art. ft, u, p. 3.,c. Il 2- Exercer une coercition.

— o-j - --- «lie uixue ue auei ruption de Kœnigsmark, nom de l'inventeur)

da^l^'aX"-"^'""'"--''"^^'-^*'^^"^-- COLI.VTA.MPOy. Ajoutez: - REM. 11 faut effacer la marque f, Colin-Tampon étant à tampon dans e Dictionnaire de l'Académie; l'Académie écrit Colin-Tampon avec un T majuscule n ~^."}^y- P'^' ^- ^Jou'e- ■• Sur le midy ils fies Rocbeloisj firent sortie par la porte de Coigne et combattirent plus de deux heures, où y en eu force de blessez de costé et d'autre; estanz ret rc>z crioyent par dessus la muraille, que l'on fist aller les Colintampon [les Suisses d^ rarméè assiégeante] à l'assaut, et qu'ils avoient bon coutelas et espees pour découper leurs grandes piques. Estât de France sous Charles IS, 2- éd t n f- o^g recto (cité dans Courrier de Yaugelas. (s'jui'l (8"75' p. 42, qui pense que la locution : S'en moquée comme de colinlampon, vient d'un dicto.rmîlt

COL

taire né après la bataille de Marignan qui diminua le renom des Suisses; il est plus probable que cette locution signifie seulement s'en moquer comme d'un vain bruit de tambour).

t COLIOnUATECR (ko-li-ki-da-teur), s. m. Celui qui est liquidateur d'une faillite avec d'autres. G..., comme n'ayant été mis en cause qu'en qualité do coliquidateur, demande à être mis hors de cause, Gaz. des Trib. 27 oct. (87.1, p. <033, 3' col.

t COLIS.\ (ko-li-za) ou COUSE (ko-li-z'), s. m. î\om savant du poisson dit vulgairement arcon-ciel ( voy. ce mot au Supplément). Quand la température s'est un peu élevée, le colise mâle étale ses belles nageoires avec plus de coquetterie encore, ii. de parville, Journ. des Débats, < l mai <876, Feuilleton, 6" col. Ces derniers [poissons] viennent de l'Inde, de cet extrême Orient, le pays par excellence de la couleur.... les Anglais les appellent raiiibow-fish, ce qui signifie exactement poissons arc-en-ciel ; les naturalistes de profession leur ont donné le nom de colisas.... ocr. sachot, lier. Britann. janv. (S76, p. 260.

t COr.LAGÎÎ.VE (kol-la-jè-n'), odj. Oui produit de la colle, do la gélatine. Recherches sur la constitution des substances collagènes, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxi, p. 262.

— ËTYM. KoXXo, colle, et gène (voy. ce suffi.xc dans le Dictionnaire).

COLLANT. Ajoutez : || S. m. Un collant, un pantalon collant. Les hommes portent l'habit bleu barbeau ou feuille morte, les collant.s de couleur claire, la cravate de mousseline blanche, a. Daudet, Journ. olJic. 2i déc. 187+, p. 8466, t" col.

COLLATÉRAL. Ajoute: : || 4° S. m. Nef collatérale, dans une église. En parcourant la grande nef et le collatéral de droite, puis encore la nef et le collatéral de gauche, le visiteur distrait songeait à la grande résolution qu'il allait prendre, Hev. Britannique, juin. <876, p. <38.

t COLLA TÉRALITÉ. Ajoutez : \\ 2° Qualité de co qui est collatéral, parallèle. La filiation ou la collatéralité de deux manuscrits.

+ COLLATION.\EMENT(ko-la-sio-ne-man), s. m. Action de collationner. Les dispositions de l'art. 5 de la loi du 3 juillet IS61, relatives au collationneraent des dépêches, sontabrogées, Loidu t'ijuin t86C sur la correspond, télégraph. privée, art. t".

i. COLLATIO.N.NER. Ajoutez : — HIST. xiv s. Jeter les comptes de ladite ville [Abbcville] en pappicr et grosser par deux fois en parqnemin et ycheus collater et verelier, Rec. des monum. inédits de l'hist. du tiers-état, t. iv, p. 159.

t COLLECTANTES (kol-lèk-ta-née), s. m. jil. Latini.sme. Recueil de différentes pièces.

— ETYM. Lat. coUectanea, orum, de cum, avec. et légère, choisir.

COLLECTEUR. Ajoutez :\\i' Nom des engins, fascines, tuiles , etc. qui servent à recueillir cl à nourrir le naissain des huîtres, Journ. offie. 26 janv. (877, p. 580, 2* col. jl 5° Nom, dans les Indes anglaises, d'un haut fonctionnaire des finances.

— tliST. Ajoutez : xiv" s. Lesdis trois esleuz députeront collecteurs ou receveurs et sergens par villes, ou par parties.... lesquels receveurs ou collecteurs porteront ou envoleront au gênerai receveur ce-qu'il auront reccu et levé (1348), vARiN,.àTO/aues admin. de la ville de Reims, t. ii, 2* part. p. (172.

t COLLECT£ONNE.ME.\T (ko-lé-ksio-ne-man) , .t. m. Action de collectionner, de mettre en collection. Il [le format du Journal OUiciel] est extrêmement commode, facile pour la lecture, facile pour le transport et le coîlectionncment, p. morin, Journ. offic, 3u juin t874, p. 4481, l" col.

t C0LLECT1VLS.ME (kol-lè-kti-vi-sm') , s. »)i. Théorie sociale qui, supprimant la propriété individuelle, la remet tout entière entre les mains de l'Ktat, de la société. Quand chacun connaîtra la part qui lui appartient dans le patrimoine commun, il se rencontrera bientôt quelque individualité peu satisfaite du collectivisme, Journ. offi.c.

i» nov. <876, p. 8423, 3° COl.

+ COLLECTIVISTE (kol-lè-kti-vi-st'), s. m. Celui qui est partisan de la possession collective de la propriété. Nous savons ce que pensent les mutuellistes et les collectivistes de la propriété ; nous ne pouvons pas ignorer que la liquidation sociale serait à l'ordre du jour.... Journ. des Débals, 27 octobre (869. On peut très-bien être un communiste, ou, permettez-moi l'expression à la mode aujourd'hui, un collcclivistf, ]i,ir rapport à la terre, et ne pas l'être du tout jjour le reste, langlois, Journ. ojjic. 8 mars (872 p. (646, (" col

t COLLECTIVITÉ (kol-lè-kti-vi-té), s. f. y l' Néo-

COL

logisme. Qualité, caractère do ce qui est collectif. Individus, ils (les pétitionnaires] ne peuvent s'approprier les privilèges de la collectivité nationale , Journ. ofjie. 14 oct. (87(, p. 3970, 2° col. [La commune de Montmorency objectait] que la collectivité des habitants n'avait tiré aucun prolit do la perte subie par le demandeur.... Gaz. des Trib. 24 juin (874, p. 6U0, 1" 001.112° Formation collective, union collective. Beaucoup de bons esprits pensèrent que l'heure «tait venue d'emprunter aux pays voisins le régime des collectivités, destinées à protéger 1«9 ouvriers désormais trop isolés, trop faibles pour défendr» eux-mêmes leurs intérêts, Journ. offic. (8 nov. (87r, , p. 0438, (" col. Il 3° Dans le langage socialiste, possession en commun. La collectivité, car il semble qu'il y ait dans ce mot do communisme quelque chose qui effraye si naturellement nos populations, que ceux-là qui sont communistes cherchent à se déguiser sous un autre nom ; ils se disent collectivistes.... Journ. ofjic. (872, p. (6(8, 3° col. Il y a des sociétés qui vivent sans être en communauté et dans lesquelles vous avez, permettoz-moi de vous le dire, la collectivité de la terre, Journ. ojjic. 8 mars (872, p. (646, (" col.

— REM. Ce mot, qui, à son origine, a été critiqué, est devenu d'un usage fort commun; il est, du reste, formé régulièrement de collectif.

t COLLECTORAT (ko-lè-kto-ra), s. m. Fonction de collecteur dans les Indes anglaises. || District sur lequel ces fonctions s'étendent.

COLLÉGIAL. Ajoutez : || 3° Tribunaux collégiaux, tribunaux composés de plusieurs membres. Dans tous les pays allemands et Scandinaves, il existe des tribunaux à juge unique, immédiatement inférieurs aux cours d'appel ; ces tribunaux unitaires fonctionnent, dans la plupart des contrées, à côté des tribunaux collégiaux, Journ. offic. 20 août (876, p. 65(2, 1" Col.

COLLER. Ajoutez : || 6° Fig. Se coller, être tenu par un fort sentiment. Les femmes, les enfants, les lieux de notre naissance, et autres objets auxquels notre esprit se colle et s'attache avec tant de passion, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.

COLLET. Ajoutez ; \\ 12° Fig. La main au collet, de force , impérieusement. Quand l'intention de faire plaisir est pure et nette..., elle nous fait ou blicr nos intérêts, et, la main au collet, nous traîne au dommage tout évident, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

— HIST. Il XV" s. Ajoutez : Quand je regarde vos colletz [des dames 1, Qui touchent jusque à la chainture. Si grans par derrière et si letz [larges]. Le mirouer aui dames, dans Jahrb. fur roman, li-

tcr. t. IX, p. 289.

COLLET (ko-lè) DE buffle, s. m. Sorte de pourpoint fait de peau de buflle, qui était à grandes basques et sans manches. Je vois bien que, si les Muses vous ont fait passer pour un rêveur. Mars no vous donnera pas un meilleur bruit; vous n'en êtes encore qu'au collet do buffle, et déjà vous ne vous souvenez plus de vos amis, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

— HIST. xiv s. Cullet, panni vel pellis species, DU CANGE , cuUicolum. Une panne de cullet, id. ib. Il xv°s. Un culot, nommé bourse boutonnée de fraisetesdoréeji, iD.ti). Deux bourses àusaige d'homme ou de femme, nommées cuioz, id. ib.

— ÉTV.M. Au mot collet, n° 5, estcoJJef de buffle, avec la définition. Mais M. le docteur Rouliii dit qucco(IeJde6u//îeavec sa signification ne peut être rattaché de près ou de loin au collet, venant du lat. collum; il y voit un dérivé du lat. culeus, sac; avec toute raison, comme le montre l'historique emprunté à Du Gange.

COLLETÉ. Ajoutez : \\ 2° Terme de vétérinaire. Dents colletées, dents incisives qui, chez le cheva I de d«ux ans à deux ans et demi , prennent un cullet, deviennent branlantes et se déchaussent.

t COLLETTE (ko-lé-f), s. f. || 1° Espèce de colle employée dans les brasseries. Fabricant do gélalaline et collette, colle forte, huile do pieds de bdîuf et do mouton, Alm. Didot-Boitin, (874, p, (014, (" col. Il 2° Espèce do petit seau, dont le fond est plus large que la partie supérieure, et qui, dans les brasseries, contient la colle employée pour coller la bière.

— Ei'YM. Colle.

t COLLIBERTS (kol-li-bêr), S. m. pi. \] 1° Au moyen dge, espèce de serfs. || 2° Actuellement, misérables habitants d'une partie de l'Aunis et du Poitou.

— ËTYM. 13as-lat. coUibcrlus, signifiant franc ou

affranchi ensemble. Mais, comme les affranchissements ne donnaient pas toujours la pleine liberté, les coUiberts furent do bonne heure des espèces do serfs d'une condition mitigée, et ils finirent, dans la Coutume d'Anjou, par être simplement le nom des serfs. C'est de cnlliéerlus que vient culvert ou cuivert, terme d'injure si souvent usité dans les poèmes, du moyen âge.

COLLIER. Ajoutez : \\ 11° Collier argenté ou grand collier argenté, sorte de papillon, papilio euphrosyne, plus exactemont argijnnis euphrosijne, le polit collier arg«nté, ariji/nnis selenc.

COLLIGER. Ajoutez : — ilEM. Richelieu a dit coUiger dans losens de conclure, induire. Ce que je vous dis, je le collige de la conférence que j'eus le soir à mon arrivée. Lettres, etc. (6Ig, t. vu, p. 325. On le trouve aussi auparavant dans le XVI' siècle : Laquelle estimation de la monnoye par sols et livres est imaginaire et incertaine, comme on peut colliger des escripts do ces deux doctes personnages, Rudée et Scnalis, fr. gar- BAULT, Discours des principaux advis sur le compte par escuz, Paris, (578, feuille Bjj (il n'y a. pas de pagination).

t COLLIMATEUR (kol-li-ma-teur), s. m. Instrument employé dans les observatoires et servant à la collimation. || Disposition dont on se sert en optique pour obtenir un mince filet lumineux.

• — EïYM. Voyez collimation et la remarque dont ce mot est l'objet.

t COLLOCUTICUR (kol-lo-ku-teur), s. m. Celui qui prend part à un colloque.

— HIST. xvi° S. Les articl»6 accordez entre les collocuteurs [au colloque de Ratisbono, (54i], sleidah, llist. de iestat de la religion et republique sous Charles V, p. 214, verso.

t2. COLLOQUER (kol-lo-ké), V. n. Causer ensemble, s'entretenir. Des douzaines de Valaisans et autres colloqueiit bruyamment dans le vestibule, R. TÔPPFER, Voyages en zigzag, Paris, (850.

— ËTY.M. Lat. coUuqui (voy. colloque).

t COLLCCTANT, ANTE (kol-lu-klan, ktan-t'), adj. Latinisme. Qui lutte avec, qui est en conflit. Partout Jésus-Christ y apparaît comme le médiateur des penséesdésunieset coUuctantcs, alex. vi- NET, dans E. HAMBERT, A. Vinct, Histoire de sa vie et de SCS ouvrages.

— ËTYM. Lat. colluctari, de cuni, avec, et luclari (voy. lutter).

t COLMELLE (kol-mè-P), s. f. Nom, dans la Haute-Marne, de l'agaric élevé. L'agaric élevé ou colmelle, avec sa bague et son parasol, A. theubiet, Rev. des Deux-Mondes, p. 680.

t COLOCATAIRE (ko-lo-ka-tê-r'), s. m. Celui qui est locataire conjointement avec un autre. Attendu que, de son côté, B.... soutient qu'à l'égard de L.... il n'est pas un colocataire, mais un véritable locataire, L.... jouant vis-à-vis do lui le rôle de propriétaire.... Gai. des Trib. (9 nov. 1876, p. 1413, 4° col. Il 11 se dit également des divers locataires d'un immeuble, bien qu'ils soient engagés par des actes distincts.

t COLOMB ARI) (ko-Ion-bar), s. m. Nom, dans la Cliarenle-Iiiférioure, d'un cépage blanc, les Primes d'honneur, Paris, (873, p. 269.

f COLOMBAT (ko-lon-ba), s. m. Nom donné à do petits almanachs ainsi désignés d'après le nom du libraire qui les vendait, grimm, Corresp. t. v, p. 3ii6. Son Excellence vous prie, madame, de vouloir bien lui envoyer.... une demi-douzaine de colombals proprement reliés, J. J. Rouss. Lett.d Mme de Montaiiju, 'iX nov. 1743.

t COLOMBAUD (ko-loii-bô), s. m. Nom d'un cépage de Provence, Hev. des Deux-Mondes, (5 janv.

COLOMllK. Ajoutez : W i° Dans l'Aunis, outil de tonnelier, sorte de grand rabot dont une extrémitérepose sur deux pieds et l'autre sur le sol, de manière à représenter grossièrement la forme d'un oiseau, Gloss. aunisien, (870, p. 90.

— HIST. Ajoutez : Il xir s. Ains que les os [les armées] se fuscent de l'estanc remuées, Lor vient mult grans compagne | compagnie] do coulombes bondées [rayées], li Romans d'Alexandre, p. 294.

f(. COLOMBELLE. — HIST. Ajoutez : xn' s. Quant Dcbonnairelez labcle, La douce simple coulombele, Ot dit à moi tout son plaisir. Dits de Hatriquetde Couvin, p. (3.

I 2. COLOMBIER (ko-Ion-bié), s. m. Nom, dans l'Angouniois, d'un cépage blanc, les Primes d'honneur, Paris, (869, p. 3(9,

t COLOMBOPHILE (ko-lon-bo-fil'), adj. Qui aime, élève des pigeons, surtout des pigeons voja-

COL

geurs. La Revue colombophile, nionilcur des sociétés pigconnières du uord de la Kranco, Ko», frïlann. mars 1876, n* 3, p. 263. Le nombre des sociilés colombûpliilos est considérable [en Belgique].... Its journaux colombophiles belges, Journ. otiic. s sept. <87*, p. 6i27, i'- col.

ETYM. Colombe, et çiXo;, qui aime.

< . COLO.N. Ajoutes : Il 4* Laine de colon, sorte de laine. Dans la subdivision d'Oran, on trouve une laine connue dans le commerce sous le nom de colon, qui rivalise avec celle des Harrar; ce résultat est dû à des essais d'amélioration tentés, il y a quelques années, par des colons de la province et quelques indigènes, Journ. o/Jif. 8 septembre <87â, p. 5s>U8, 2- col.

t COLO.VAGE. ^l;'oii(M : Le bail à colonage partiaire on métayage... c'est le louage d'un héritage rural que le preneur s'engage à cultiver à condition d'en partager les produits avec le propriétaire. BAïLE-MOLiLLAKD, Projcl du Coile rural, Session «868 du Corps législatif, p. 65.

t COLONGK (ko-lon-j'), I. f. Terme de droit féodal. Exploitation agricole reposant sur un contrat d'après lequel le propriétaire du sol réparlissail entre plusieurs personnes un corps de biens plus ou moins considérable, à la condition d'une redevance annuelle.

— ErVM. Bas-lat. colonico, pour coloni'o (voy. ccu-os).

't COLOXGER, ÈRE (ko-lon-jé, jè-r'), adj. Qui est relatif à une colonge. Cour colongère. Institutions colongères. || S. m. Celui qui tenait une colonge.

COLONISÉ. Ajoutez : || 2* Établi comme colon. Les frères moraves colonisés à Sarepta, Journ.

O/pC. «6 mai (872, p. 3287, 2' COl.

COLOX.VE. J;o'u(«; .-US* Instrument de distillerie. Il s'en tiendra à la première partie de la distillerie, c'est-à^ire qu'il n'aura que des cuves de fermentation, pour produire ce qu'on appelle des flegmes donnant des alcools de 35 à 4u degrés, et non pas des colonnes pour obtenir par une seconde opération, à savoir la rectification, des alcools marchands de oo à 95 degrés.... ilunilcur universel. 22 juillet <868, p. 1093, 5* col. \\ 9' Machine à colonne d'eau, machine dans laquelle une chute d'eau d'une grande hauteur est employée pour communiquer un mouvement alternatif à un piston ; elle est dite à simple efTet, lorsque l'eau n'agit que sur une des faces du piston; à double effet, lorsqu'elle agit successivement sur les deux faces. Il 20' Au barreau de Paris, assemblées formées suivant les colonnes du tableau des avocats. Le zèle et la conscience qu'on apportera à remplir les devoirs du stage, on les mettra naturellement à assister aiLX assemblées de colonnes oii s'apprennent les règles de la profession, Lacan, bâtonnier des avocats, Caz. des Trib. jo jiiill. 1874, p. enn, 3' col. Il 11* Porter le chapeau à cornes en colonne, le porter une pointe en avant, l'autre en arrière, par opposition à : porter le chapeau en bataille (voy. Bataille au Supplément). Cette expression vient de l'assimilation à une troupe en colonne. || 12° Contrat de colonne, arrangement par lequel un capitaine de navire , voulant négocier sur les marchandises qu'il portera de port en port, demande à des négociants soit de l'argent, soit des effets évalués en argent, à condition de leur donner telle quotité sur le produit qui sera obtenu, le surplus appartenant à l'armateur, au capitaine et à l'équipage dans des proportions détcrminies. Le contrat de colonne est surtout usité sur la cùte d'Italie. Le professeur [Cresp] s'étendait avec complaisance sur toutes les formes d'association usitées dans les divers pays maritimes, depuis le contrat decolonna, les armements pour la pèche de la morue ou de la baleins, jusqu'aux grandes compagnies.... Caz. des Trib. 23-24 oct. <876 , p. 1037, 2» col. t COLORABLE (ko-lo-ra-bl'), adj. Qui peut être coloré. L'oxychlorure de zinc [pour l'obturation des caries dentaires] est absolument blanc, ou colorable légèrement en gris ou en jaune.

t COLORATEL'R, TRICE (ko-lo-ra-leur, Iri-s'), adj. Qui produit la coloration. Les expériences de M. Bert sur le caméléon prouvent que les nerfs colorateurs ont beaucoup d'analogie avec les nerfs vaso-moteurs, n. ce pahville, Journ. o/Jîc. 25 nov.

4875, p. 96S4, 2' col.

t COLORIECR (ko-lo-ri-cur), adj. m. Dans la fabrication des étoffes, rouleau distributeur ou co lorieur, celui qui est chargé de la couleur empruntée au rouleau fournisseur, qui baigne dans la cuve contenant la couleur il'étijt liquide.

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