GOD
mie. Acide glycolique, produit analogue à l'acide lactique qui s'obtient en faisant passer un courant d'acide nitreux dans une dissolution de glycocolle.
t GLYCOSIDE (gli-ko-zi-d'), s. f. Terme de chimie. Produit naturel pouvant donner de la glycose sous l'influence des agents d'hydratation.
t GXAVELLE (ghna-vè-l'), s. /". Plante du genre scleranihus (scleraruhus perennis, L.).
t GNEISSEUX, El'SE (ghnè-scù , seû-i'), adj. Qui appartient au gneiss, qui a le caractère du gneiss. On a traversé un gneiss d'abord à schistosité distincte, puis indistinctement tilandreux et dans le<iucl se trouvaient des intercaJatiuns do micaschiste gneisscux avec des filons d'eurite, Joum. oflSf. )o janv. 1875, p. 22», 2* col.
tGMOLE. Il On dit populairement aussi un gnon, au lieu de gniole. 11 s'en est tiré sans un gnon. Il a reçu un famcu.x gnon.
■t GXOLE (gno-l"). t. m. Populairement, maisaujonrd'hui inusité, veste. 11 [le cardinal collt'er] s'embarrasse du ciel comme de la plus vieille de mes gnôles,... Leil. du P. Duchéne , *f lettre, page 6.
— ÉTYM. Serait-ce carmagnole, avec aphérèse? t GNOC. Ajoutez : — ETYM. Hottentot, gnu ou
GOBE-MOCCHES. — REM. Ajoutes :\]2. On trouve Gobe-mouche comme nom propre, désignant les gens qui n'ont point d'avis à eux. On veut convoquer un chapitre général, faire une élection, et il y a, comme dit Gobe-mouche, bien des choses à dire là-dessus, Papiers saiiis à Bayreuth, p. <44.
GOBERGE, ^j'oulei : Il 3' Nom d'un ancien navire. Il [Gourgues, capitaine protestant, dans le xvi* sièclel vendit son bien, emprunta à ses amis et obtint de son frère des avances qui lui permirent d'armer deux petits navires en forme de goberges et une pauchc assez semblable aux frégates du Levant, fhéd. richard, Joum. offic. f" déc.
<876, p. 8886, 3» COl.
t GOBIER (go-bic), s. m. Nom, dans la Loire- Inférieure, du canal qui sert à faire entrer l'eau dans la saline, les Primes d'honneur, Paris, 4873, p. 138.
— ETYM. Il est probable que c'est un dérivé de iji'hrr.
t (lOD.^RD (go-dar), s. m. Nom propre usité dans cette locution proverbiale : Servez Godard, sa femme est en couches. Oudin, qui la rapporte, Curios. franc, p. H2 et 25), l'explique : Façon de parler pour refuser quelque chose à un impertinent qui se veut faire servir en maître, ou bien à un impatient. Cette locution se rattache à une vieille et bizarre coutume, trouvée en beaucoup de pays, d'après laquelle le mari d'une femme en couches se mettait au lit pour recevoir les visites de ses parents et prenait ainsi ses aises pendant plusieurs jours.
t 2. GODE (go-d"), s. f. Nom , sur les côtes de basse Normandie, d'un petit poisson de mer, alimentaire, dont le goût r.-èppcUe celui du merlan; la gode est plus petite que le merlan.
f 3. GODE (go-d'), s. f. Nom, en Bretagne, d'un oiseau de mer, gouêzel, les Oiseaux de mer, Nantes. <875, p. )0.
I GOOEBERT (go-de-bér), s. m. Espèce de camail qui faisait partie de l'armure au xm* siècle.
— HlsT. xiV s. Pour une fourrure de dos de lièvre de Norvoie [Norvège] à fourrer un godebert à maisire Jean le Fol, du cange, godeberlus.
— ETYM. Bas-lat. godeberlus, godbertus, mol qui parait formé, comme haubert, avec la finale germanique berc, protection, et peut-être le germanique god, dieu, ou good, bon.
t GODELLE (go-dèl'), s. f. Nom qu'on donne, dans les environs de Lyon, à une variété barbue de froment renflé.
t GODEI.OX (go-de-lon), s. m. Nom, dans l'Aunis, d'une grande scie sans monture que deux hommes font mouvoir, Gloss. aunisien, p. lia.
— ETYM. Poitevin et saintongeois, godelU, couteau, croc d'animaux : Ce sanglier avait une longue godelle, Gloss. du Poi'Ou, parFavre, Niort, )86S, p. «75. L'origine de ce mot est inconnue; mais il faut y rattacher godelle qui est ci-dessus et qui signifie un blé barbu. Le nom propre Gndeli<;r (un médecin de la Rochelle a porté ce nom) est évidemment un dérivé de gorfclfj».
K'ODEXDAC (gOKlan-dak) ou GODESDART (godan-dar), i. m. Arme à hampe, dont le fer porte une pointe, un croc et un tranchanl. Les couteaux de brèche, les godend.irds. les corsesques, les
GOM
épieux, les espontons, Joum. offic. 2* nov. 1873,
p. 7IB7, i" col.
— HIST. xui' S. I-es godendaz et les coignies. Mettent h mors es herberjages Chevaliers, escuiers et pages, guiaht, dans du cange, godendac. Il XIV s. En soy défendant fery ledit Cannaux d'un godandart ou piquo de Flandres un cop seulement dont mort s'ensuy , du cange, godandardu.i. Il xv s. Un baston que l'on appelle goudeiidart, qui est à la façon d'une pique de Flandres, combien que le fer est un pou plus longuet, id. ib.
— ETYM. Bas-lat. gndandardus, formé du flamand gnnden, bon, et de dac. jour : bonjour, nom sold,itesque de celte arme avec laquelle les Flamands donnaient le bonjour à l'ennemi (voy. boutaric, Hisl. vulilaire).
t GODILLE. Ajoutez :\\i' Une godille, un bateau â godille. Godille japonaise, mesurée en 1867, faite d'après les plans de M. Armand Paris, lieutenant de vaisseau, Joum. offic. 23 fév. <874, p. (457, 2- col.
GOË.MON. .Ijoutez : —HIST. xiii' s. Recollegissent globum herb.r marinx vocaM goumon [alibi gouemon), du cange, goumon.
— ETYM. Ajoutez : • Le mot est emprunté au celtique. Le dictionnaire de Legonidec ne le présente pas; mais il se trouve dans le Catholicon de Lagadeuc : Goumou ha bezin, gall. goémon, lai. 0(90. Il faut probablement corriger goumon. Les lettres u et n sont ailleurs confondues dans l'édition imprimée du Catholicon, par ex. bann, g,nll. une vieille line [corrig. truie],- lai. scropha. Le gallois possède le même terme pour varech : gicgmon, sea-weed; irl. et gaél. feamuinn. Pour la formation du mot celtique, comp. zeuss-ebel, Gramm. celt. 776, 826 (bugge, Romania, juill.-ocl.
i GOG. Ajoutez : \\ Gog et Magog, le plus souvent réunis dans la Bible ; dans Ézéchiel, xxxviii et xxxix, ils apparaissent tous les deux, mais Gog y est le nom d'un prince païen du Nord qui, à la tête d'une cavalerie redoutable, attaquera la Terre sainte et sera entièrement détruit par Jéhovah ; dans VApocalypse. xx, «, après le règne de mille ans, Gog et Magog marcheront contre la ville sainte, mais seront anéantis parle feu du ciel.
— ÊTYJI. D'après le Bibel-Lexicon de Schenkel, JS69-(875, Leipzig, l'étymologie la plus probable rattache gog au persan koh, montagne ; en sorte que magng signifierait grand gog (hautes montagnes ou haut plateau), du sanscrit maha, grand. 11 semble donc que gog et magog étaiemt un nom collectif des barbares du Nord.
t GOGCE. Ajoutez .-IIS" Ancien terme de cuisine. Gogue ou goguette au sang, sorte de mets préparé avec un foie de cochon haché menu, des oignons, de fines herbes, délayé avec du sang de cochon, assaisonné, mis dans une terrine, et cuit avec feu dessus et dessous. Cet emploi de gogue comme sorte de mets explique comment il a servi à désigner des appâts empoisonnés (voy. le n° 2, au Dictionnaire). \\i' Aujourd'hui, dans le Poitou et la Saintonge. sang des animaux qu'on fait cuire dans la poêle avec du lard et des oignons, ou dont on fait de gros boudins, 6'toss. du Poitou, par Favre, Niort. (868, p. (76.
2 GOGUE (go-gh'), s. f. Nom, dans l'Aunis, d'une grosse cerise blanchâtre, Gloss. axtnisien, p. <2.
t GOLEM (go-lcm), s. m. Dans le moyen âge, figure d'argile que l'on consultait; elle portail inscrit au front le mot vérité en caractères hébraïques; si elle mentoit, le mot s'cITaçait, et il ne restait plus qu'une argile informe, cherbuliez, Rev. des Deux-Mondes, t" avril 1877.
— ETYM. Hébreu, gnlem, une masse d'argile.
■t" GOLETTE (go-lè-l'), s. f. Nom donné à la soie qu'on tire de cocons percés.
t GOLGOTIIA. Ajoutez : — ETYM. r'AyoSà, lieu des crânes (t cause qu'on y trouvait beaucoup de crânes de suppliciés), du chaldaïquc goulgalhâ, crâne.
t GOLL\TH. Ajoutez : || i' Genre de cétoines, coléoptères, qui est exotique, 11. pelletier, Pc(i( difl. d'eninm. p. 38, Blois, 1868.
t GO.MBAUT ou GOMBO. Ajoutez : M. Landrin transmet des échantillons d'un nouveau papier.... obtenu avec les fibres d'un végétal très-répandu aux colonies et dais les pays chauds, le gombo.... il fournit ensuite des fruits comestibles qui ne sont pas à dédaigner ; enfin de .sa gr.iinc il est facile d'extraire une huile qui, si elle ne peut être employée aux usages culinaires, trouverait au moins une application dans l'industrie, u. de pauville,
GOÎN
Joum. offic. 20 nov. (874, p. 7718, 3' col. Nous n'avons, pour notre compte, aucun entraînement pour le potage au gombo; mais cela n'empêche pas que ce brouet verdâtre et filant ne soit en grande réputation en Amérique, et surtout aux Anlilles, oit la kelmie-gombo est cultivée comme plante potagère.... elle est aujourd'hui acclimatée en Algérie, sachot, Rev. Brilan. aoiit (874, p. 640.
t GO.llBI (gon-bi), s. m. Synonyme dinéc (voy. ce mot au Supplément), jicod. des se. Comptes rendus, t. lxxxiv, p. 261.
GO.MME. Ajoutez :\\9' Arbre à la gomme, plusieurs acacias, l'eucalyptus resinifera , bâillon, Dict. de botan. p. 247.
— HIST. Ajoutez : Il xir s. Des gomos qui dedans alumenl Bonc est l'olors, puisqu'cips fument, BENOIT DE STE-MORE, itomon de Troie, v. t4829. Il xv° s. Ajoutez : Or comparons proprement L'omo à l'eaue, et vilement Se verra vil plus que gomme, E. DESCH. Poés. mss. {' 82.
GO.M.MÉ. ytjouleî : Il Absinthe gommée, liqueur d'absinthe oii l'on a mêlé du sirop de gomme.
GOMME-GUTTE. — ETYM. Ajoutez : D'après M. Devic , Dict. étym.. gutte n'est pas le lai. giiKa" : gummi gulta', mais le malais gatah ou ghetah, prononcé à l'anglaise, qui signifie gomme.
t GOMMEUR (go-meur), s. m. Celui qui opère le gommage. Gommeur d'élofl'es. Tarif des patentes, 1868.
t GOMMEUSE (go-meù-z'), s. f. Nom, à Bordeaux, des femmes employées au triage des gommes chez les négociants en denrées coloniales, l'Opimnn nationale,*" mai < 876, Supplément, 2" page, 4° col.
t GOMMEUX (go-meù), s. m. Le dernier nom du jeune homme à la mode, de celui qu'on a appelé muscadin, mirliflor, dandy, lion, gandin, petit crevé, etc. N'ai-je pas entendu un jour un beau fils de famille, un gommeux, un idiot ayant une raie au milieu de la tète comme une femme..., Je Petit journal, e avr. (877, feuilleton.
— ETYM. L'origine est incertaine. L'Intermédiaire (n" du io mars (877, col. (54) donne deux conjectures : C « Ce mot est .sans doute un emprunt fait au vocabulaire des jardiniers; la gomme est une maladie des arbres fruitiers, dont toute la substance s'épuise à produire une gomme inutile ; ils deviennent stériles et meurent bientôt; 2* Considérez l'aspect empesé d'un gommeux, qui semble un bonhomme de bois, habillé de carton, et vous connaîtrez l'origine de ce désagréable, mais très-juste qualificatif. » La deuxième conjecture est la moins improbable, sans être certaine le moins du monde.
GO.MMIER. Ajoutez : || 2' Un des noms de l'eucalyptus [eucalyptus resinifera). Dans les cinqu,Tnte localités [d'Algérie] qui ont répondu à l'appel de la Société de climatologie d'Alger, les plantations de gommier bleu atteignent le ehitïre d'un million environ, Joum. offic. 6 avr. (877, p. 2685, 3" col.
t GOMMOSE (go-mmô-z'), s. f. Nom d'une maladie des arbres. L'écoulemeùt de la gomme constitue une véritable maladie, que le savant botaniste [M. Ed. Prillieux] désigne sous le nom de gommose ; la gommose consiste en une Iransformalion en gomme, substance inutile à l'économie, des éléments nécessaires à la formation des nouveaux tissus, H. DE PABVILLE, Joum. o/'/ic. (4 mai (874, p. 3257, 2* et 3" col.
fGONDOLfi. .^;ou(eï:|l 2° Qui esta bords relevés de manièreà faire gondole. Nous restions un instant au bord de ces petits lacs [les flaques d'eau] frissonnant sous la brise, à voir flotter les feuilles gondolées, g. droz, if. Mme et Bébé, l'automne. Il II se dit aussi des assiettes ou autres pièces faussées à la cuisson.
t GONDOLERIE (gon-do-le-rie), s. f. Néologisme. Le monde des gondoles et des gondoliers, à Venise. Toute la gondulerie est déjà au courant de nos afl'aires, r. tôpffer, Voyages en zigzag.
— ETYM. Gondolier, comme batellerie de batelier.
+ GONELI.E (go-nè-l'), s. f. Nom, dans l'Aunis, d'un fossé qui longe une digue de marais, Gloss. aunisien, p. ((2.
\ GONET (go-nè), s. m. Nom, dans l'Oise, d'un cépage, les Primes d'honneur, Paris, (872. p. 68.
t GONG. Ajoutez : — IIEM. Le gong n'est pas synonyme de tam-tam. Le gong est un instrument de cuivre que l'on frappe, et le tam-tam est recouvert d'une peau comme les timbales. Près de lui [du chef de la police à Amboine] le tam-tam et le gong marquaient la cadence d'un chant im-
GOU
provisé, JUBIEN de la gravière, Foi/, en Chine, 2* éd. t. 1, p. ao. Gong ou agông se trouve dans toutes les langues malaises; cependant le gong parait bien provenir de la Chine.
t GONIAS.MO.MÈTRE (go-ni-a-smo-mè-tr'), s. m. Instrument de topographie employé pour mesurer les angles.
— tTYM. reoviaoïià;, disposition en angle, et |i£Tpov, mesure.
f liONNE. Ajoutez : — REM. Le mot gonne est encore usité dans le commerce. Consommation du poisson salé, à Paris, en 1854 : saumons. 4 gonues du poids de <7o à ino kil., a. husson, les Cotisoinmalions de Paris, p. 2G6.
t GONY (go-ni), s. m. Toile de jute.
j GOOKKIIA (gour-ka), s. îii. Nom persan de l'onagre. Viennent ensuite [en Perse) le lièvre, le porc-ipic, le moutlon eu argali, l'âne sauvage ou guorkha, la chèvre des montagnes, Journ. offic.
Il août tH73, p. 5:)53, 2" col.
GOUET. Ajoute; : || 5" Rime en goret, rime mauvaise, qui ne rime pas. Sébile et estrine, rime en
goret, M. DE REIFFENBEHG, dans PHILIPPE MOL'SKES,
Chroniques, v. 0902. ilarces et palriades, rime en goret, ID. ib. v. tous). Prince, rice, rimo en goret, ID. ib. v. 10296.
t GORFOU (gor-fou), s. m. Nom d'un oiseau qui ne vole pas (eudyptes chrijsolopha), de la famille des manchots. Les gorfous n'ont d'oiseau que le nom; leurs ailes, en effet, cessant d'être utiles au vol, ont subi une atrophie ou une transformation complète, et sont devenues de véritables nageoires, qui peuvent tout au plus leur servir de balanciers, quand ils sont à terre, pour les maintenir en équilibre dans leur marche vacillante, Journ. ojfic. 9 mai 1876, p. 3165, i"col.
GOUGE. Il l' Ajoutes : || Fig. Sauter à la gorge, se dit de quelque chose qui presse et tpquiète. L'embarras de choisir un autre général sautait à la gorge, st-sim. t. viii, p. 343, éd. Chcruel.
— REM. Ajoutes :\\î. Il était inacceptable que les citoyens fussent appelés devant des espèces de confesseurs financiers, et que, le pistolet sur la gorge, ils fussent conlr;iints de choisir entre leur intérêt et leur devoir, Journ. offic. 4 janv. 1872, p. 38. On disait naturellement le poignard sur ou sous la gorge ; si on remiilace poignard par pistolet, comme cela se fait souvent, la locution devient absurde : on égorge avec le poignard, mais non avec le pistolet.
GORGÉE. Ajoutes : — HIST. xm* s. Dient fils disent] en hausto voiz e à cruel gorgée : Û est cist faus truantz'/* lie de seint Auban, publiée par Atkinson, Londres, 1876, v. 523.
t GORGUE (gor-gh'i, s. f. Nom, dans la Drômc, des chéneaux et gargouilles des toits. Les gorgues débordaient.
• — ÊTTM. Autre forme de gorge.
t GORONNER (go-roné), v. n. Mettre bas, en parlant de la truie (Aunis).
— ETYM. Goron, qui est une autre forme de goret. Glofs. aunisien, p. 112.
GOSIER. — ÊTYM. Ajoutes : Il faut rapprocher du lorrain lagotse, le gosier, l'ancien franc, gozie, qui a le môme sens : xiv° s. Ses fruiz [son fruit] est doucereux seiiz faille X la gozie, à la coraille, MACÉ, Bible en vers, t- lo6, verso, i" col.
t GOSLARITE (go-sla-ri-f), s. f. Terme de minéralogie. Sulfate de zinc hydraté.
t GOCACUÉ , ÉE (goua-ché, chée), adj. En manière de gouache. Une miniature gouachée. Le panneau du musée de Cluny [Prédication de la Madeleine', d'une tout autre pratique [que le Buisson ardent], gouache pour ainsi dire, grossier, inhabile, GiHV, /Jeu. critique, 6 nov.l875,p. 293.
t GOUAPE (goua-p'), s. f. Terme d'argot. Le métier du gouapeur.
t GOUAPEUR (goua-peur), s. m. Terme d'argot. Nom donné à Paris aux vagabonds sans aveu, sans domicile, sans travail, et qui ne cherchent que des occasions de vol, Vourn. des Débats, 25 oct. 1876, 3' page, 2« col.
— ÊTVM. On rattache gouapeur à l'espagnol guapos, homme qui n'est propre à rien, castillon, le Soleil, 27 oct. 1876.
t GOUHRONNERIE. Ajoutes : L'usine [au gaz de la Villette] est très-complète; elle a.... une goudronnerie où elle fabrique le brai, maxime du camp, Hev. des Deux-Mondes, 15 juin 1873, p. 781.
t GOUDRONNIER (gou-dro-nié), s. m. Celui qui fabrique le goudron dans une goudronnière. Sylviculture : gardes forestiers; bûcherons; scieurs de liois ; charbonniers ; goudronniers, fabricants DICT. DE LA LANGUE FKAWÇAISU.
GOU
de térébenthine, Congrès internation, de statistique, S' session, >" partie, annexes, p. H».
t GOUDRONNIÈRE (gou-dro-niè-r'), s. f. Lieu, dans les bois, où l'on fabrique le goudron. On a signalé les accidents qui résultent de certaines négligences dans l'établissement ou dans la conduite des charbonnières ou des goudrounièrcs,FAHÉ, Enquête sur les incend. des Landes, p. xxiv, (873.
f . GOUGE. — ETYM. Ajoutes : . Diez rattache gouge au basque gubia, arc, gubioa, gorge. 11 me semble plutôt d'origine celtique : l'anc. gall. gilb est expliqué par foratorium vel rostruin, gilbin, par ocumine, voy. zeuss-ebel, Gramm. cell. p. 136- 139 ; golbin, rostruin, Revue celt. i, 365 ; gall. raod. qylf et gijljln, bec. Gilb est, je crois, issu d'une forme antérieure gulb. La voyelle originaire est conservée dans le vieil irland. gulpan, aculcuin (zeuss-ebel, p. 60), pour gulban, irland. moyen et mod.gulbba, génilif gulbhan. Gulbia, gulbiuin est la forme la plus ancienne du mot roman en question, dérivé d'un thème celtique gulba à l'aide du suffixe ta ou io, comme l'ital. bol/ia, franc, bouge, du gaulois bulga. Avec le radical celtique je compare y'iviu), ciseler. » bugge, Romania, juillet-octobre 1875, p. 358.
t 2. GOUGE. — HIST. Ajoutes || : xiv* s. Pour une voye [voyage] faite à Paris par le gouge [jeune garçon, serviteur], pour porter unes lettres closes (i34o), VARIN, Archives administr. de la ville de Reims, t. ii, 2* part. p. 840.
t GOUJARD (gou-jar), s. m. Ouvrier ferblantier.
GOUJAT. — ETY.il. Ajoutes : Dans quelques localités de la Flandre française, on nomme goujars les valets de ferme, les Primes d'honneur, p. 59, Paris, 1874.
2. GOUJOX. Ajoutes : || 2» Petite pièce de bois ou de métal qui en réunit deux autres en s'engageant dans les deux.
t GOULDE (goul-d'), s. m. Ancienne monnaie allemande, florin d'or ou d'argent [allem. Guliien, de Gold, orj. Toutes les monnaies de Vienne sont réelles; elles consistent: enécus espèces qui valent ookreutzers; en gouldes ou florins qui en valent 60.... GiRAUDEAU, la Banque rendue facile, 1769, p. 267.
t 2. GOULETTE. Ajoutes : || 2° Resserrement produit dans les cours d'eau par les bois de flottage qui s'arrêtent sur les bords. Lorsque l'eau est rare, les premiers bois jetés font peu de trajet; ils s'arrêtent de chaque coté du ruisseau dont ils remplissent les sinuosités et inégalités; ils forment ainsi une gouletle dans laquelle l'eau se trouve resserrée et peut offrir aux derniers bois qui se jettent un écoulement facile jusqu'à la rivière principale, Méin. de Io Svc. centr. d'Agric.
t GOULIER (gou-lié), s. m. En Normandie, un goulier de cochon, la mâchoire inférieure avec la partie antérieure du cou. On fait fumer le goulier, on le mange au sortir de la marmite, ou grillé, avec une sauce piquante.
— ETVM. Gueule, autrefois goule.
t GOULLEU (gou-lè), s. f. Bouteille qui sert à rafraîchir les liquides qu'on y met. Les Égyptiens se servent de la goulleh ou bouteille réfrigérante en terre grise, Journ. offic. 24 août 1873, p. 65to.
t GOULOTERIE (gou-lo-te-rie), s. f. Petits articles en verre. Goblelerie, gouloterie et autres articles en verre blanc et uni, Journ. offic. 29 janv.
1874, p. 837, \" col.
GOUPILLON. — HIST. Ajoutes : || xvf s. On s'arrosoit avec une .sorte d'aspergés ou guipillon presque semblable aux nostres, vioenere, Traduction de Tile-Live, t. n. Annotations, col. I2I5.
— REM. Ajoutes : Un petit goupillon, dans l'exemple de Mme de Sévigné, est expliqué par un petit reste. Cela n'est pas suffisant; un goupillon y est une chose désagréable, une corvée. Boire le goupillon était dans le xvii* siècle une sorte de punition infligée aux buveurs, et qui parait avoir consisté à leur faire boire jusqu'à la dernière goutte de la bouteille en accompagnant cotte opération de quelque violence, en. nisabd. Parisianismes, 1876, p. 28. On l'auroit bien envoyé paistre Oui n'eust fait péter le salpestre, Et si, sa santé se beuvant [du parlement!. On n'eust fait pouf! auparavant; Par l'advis du conseil de guerre, Ou plustost du conseil de verre, On auroit beu le goupillon, le Burlesque On de ce temps, m' part, p. 5, Paris, 1648.
t GOUR (gùur), s. m. Espèce de bœuf [bos gaurus ou bibos concavifrons).
^ GOURA. Ajoutas : — ÉTYil. Javanais, gor3:
GOU
iTl
tonnerre, à cause que le mâle, quand il désire sa femelle, fait entendre une voix mugissante.
t GOUKBET. Ajoutes : Que les habitants du Porge [arrondissement de Bordeaux] ont, il y a vingt ans environ, ensemencé eux-mêmes sans succès deux dunes situées dans le quartier de Lauros; qu'il res.sorl en outre do toutes les dépositions que l'unique plante accrue au pied et sur le flanc des dunes, connue dans le pays sous la dénomination de gourbet, servait habituellement à la nourriture des vaches et des chevaux, qui, après l'avoir con- .sommée sur place, s'installaient sur le sommet de ces éminences do sable pour y chercher le repos et la fraîcheur. Arrêt de la Cour d'appel de Bordeaux, 1"" chambre, du 6 mai 1872, dans Gas. des Trib. des 21 et 22 oct. (872, p. (U33, 2" col.
GOURD. Ajoutes : Le bras dont elle embrasse sa maitresse est gourd, dider. Œuv. coiiipl. (82(, t. IX, p. 274.
GOURDIN. Ajoutes : [1 Voix de gourdin, s'est dit de la voix d'un homme parlant comme s'il distribuait des coups de bâton. On le voit [Duclos], on l'entend gardant jusque dans les salons celte voix de gourdin qu'il tenait de sa première hantise dans les cafés, ste-beuve. Causeries du lundi (a.rticle sur Grimtn , qui, le premier, avait parlé de cette voix de gourdin do Duclos).
— REM. Gourdin se trouve comme nom propre dès le commencement du xm° siècle : Ansiaus Gourdins de Belesportes, Charte du Vermandbis, dans Biblioih. des chartes, (874, t. xxxv, p. 443.
GOURGANDINE. — ETYM. Ajoutez : M. Pihan cite le persan gourgandjé, prostituée, libertine, comme origine de gourgandine ; mais comment ce mot persan aurait-il pu venir en notre langue dans le courant du xvu* siècle? 11 vaut donc mieux s'en tenir à l'opinion de M. Lehéricher, laquelle s'appuie sur un fait, le verbe normand gourgandir.
GOUR.MANDÉ. Ajoutes: —REM. Gourmande de persil, dans l'exemple de Molière, est sans doute' un terme des amateurs de bonne chère dans le xvii" siècle. Le Dictionnaire de l'Académie l'interprète par lardé de persil. Cette interprétation, qu'on peut croire traditionnelle (je ne pense pas que gourmande en ce sens soit resté dans le langage de la cuisine), doit être acceptée. Maintenant comment l'ajuster au sens de gourmand et gourmander? Est-ce rendu friand, agréable au goût, par le persil? ou n'est-ce pas plutôt gourmander, pris dans le sens de commander : un carré de mouton que le persil gourmande, c'est-à-dire auquel il impose une saveur particulière.
t GOURMELLE (gour-mè-l'), s. /'.Nom, dans les Vosges, do l'oronge, sorte de champignon comestible.
t GOURMEUR (gour-meur), s. m. Se dit, dans quelques provinces, pour dégustateur. Que vainement il allègue [un contrefacteur du café des gourmets] que le mot gourmeur [il appelait son produit café des gourmeurs] est employé dans certaines contrées de la France comme synonyme de dégu.stateur, et qu'il a sa signification propre, Gas. des Trib. 6 sept. (874, p. 866, (" col.
— ETYM. Le même que gourmet (voy. co mot). En wallon, gourmet se dit gourmeu.
t GOUSPIN. Ajoutes en exemple : Combien a-ton vu de gouspins. De bancroutiers, de haplopins, Faire les gens de haute taille ! les Maltùliers, p. 3, Paris, (640, danscH. nisard, Parisianismes, p. (25.
GOÛT. Ajoutes ."Il 13° Le goût de la mort, la sensation qu'on a qu'on va mourir. Et comme la pauvre fille voulait protester contre d'aussi tristes paroles : Faites cela, je vous prie, dit Mozart, j'ai le goût de la mort sur les lèvres, e. Gautier, d'après une lettre de Sophie Weber, dans Journ. offic.
9 juin 1874, p. 3864, 3' Col.
t GOUrAVE(gou-ta-v'), adj. m. Fossés goutaves, se dit, dans l'Isère, de fos.sés d'assèchement. Que lesdits terrains étaient déjà complètement assécliés au moyen des deux fossés goutaves qui se déversaient dans l'Isère.... Arrél du conseil d'Étal, 8 août (873.
(. GOUTTE. Ajoutes :\\i%° Terme d'astronomie. Goutte noire, dite aussi pont et ligament noir, tache noire qui se montre lors des passages de Vénus au contact du soleil et de la planète, CH. andhé, Acad. (les se. Comptes rendus, t. lxxxiii, p. 946.
t 3. GOUTTE (gou t'), s.f. Nom donné, dans le Puy-de-Dôme, aux petits vallons, les Primes d'honneur. [I. 439, Paris, 1874.
f GOUTTÉ. Ajoutes : \\ 2° En Normandie, plie gotittéi', par opposition à la plie brune, le carrelet qui est parsemé de taches jaunes.