‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 266 sur 638 · GUI · texte numérisé non relu

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la Marche, est ccrtaiiiemciit une faute do Iccluic pour (/''ei*-";- Cela parait vraisemblable; tepcndanl il faudrait que le texte d'Olivier de la Marche fût vérifié sur les manuscrits. En attendant, écoutons M. G. Paris : il écarte de l'étyuiologie queux, et rapproche gueux de gaijcux, employé avec le même sens dans le jargoti de Villon ; l'étymologi» de gueux ou gaijcux est ignorée. Mais il reste toujours probable que gueux est une altération de queux, auquel un sons péjoratif aura été donné; le féminin ancien gueue (ci non gueuse), parait plutôt se rapporter à queux, qui vient de coquus, qu'à gueux, qui viendrait on ne sait d'oii.

\ GUIIIOLLK (ghi-bo !'), s. f. Terme populaire. Jambe. A moitié route, T.... se dégageant subitement, se sauva au triple galop, en criant aux agents : Eh 1 mes petits pères, si vous avez des guibolles, voilà le moment de les montrer. Gaz. des Trib. 28 nov. <87t, p. ((43, ("col. H Jouer des guibolles, se sauver.

t 2. GCICHE (ghi-ch') ou GCrGK (ghi-j'), s. f. Large courroie à laquelle était suspendu le bouclier, dans l'armement du moyen Age.

— ETYM. Ital. guiggia, du bas-lat. Icindi'ca (d'après Die/.), bandelette; anc. haut-allem. icind'nc, de icinden, rouler.

t GCK'.IION (glii-chon), s. m. Nom, en Normandie, d'un vase à boire en terre cuite, en bois ou enfer-blanc, H. moisy. Noms de famille normands, p. mi.

f GUIDAGE (ghi-da-j'), s. m. X Anzin, installation dans les puits de mine, dont l'effet est de diriger dans leur ascension et dans leur descente les ustensiles servant à l'extraction (tonneaux, bennes, cages) ; il se compose ordinairement de poutrelles en chêne ou de rails en fer placés verticalement d'un bout du puits à l'autre.

f ( . GUIDEAU. Ajoute: : || 2° 11 se dit aussi d'une construction sur les rivières en aniunt des ponts. Les plus grandes précautions ont dû être prises pour préserver le guideau en amont du pont de Nemours, Journ. o//ic. 9 mars IS70, p. (636, 2' col.

f 2. GUIDEAU. Ajoutes : — ETY5I. M. Meunier, Les composés qui contienwnt un rerhe à un mode personnel, p. 204, pense que l'origine de ce mot est la même que celle de (. guideau, c'est-à-dire guider et eau.

GUIDEK. — ETYM. D'après M. Bugge, Romania, m, p. (50, l'origine germanique, sur laquelle des .doutes avaient été élevés, est garantie par le franc. guidon, étendard, banderole, marque, qui répond précisément au norois viti, marque, indice, d'oii vedhr-viti, girouette, celle qui indique la direction du vent. Viti est dérivé du verbe vila, goth. vilan, dans le sens de présager, indiquer. Le sens primitif de guider est indiquer (la direction du chemin).

t 2. GUIDONNAGE (ghi-do-na-j'), s. m. A. Anzin, cadr.' composé de quatre pièces de bois, et servant à guider dans sa course ascendante et de-cendante la maitresse tige d'une pompe d'épuisement. On s'y occupait des travaux de guidonnage qui étaient dirigés par le sieur Lambert Lcfèvre.... ils travaillaient pour le placement des solives et des pièces de bois nécessaires au guidonnage, Kxtrait du Progrés de Charleroi, dans Journ. offic. du 25 juin (sei), p. 872, 2' col.

t GUIGE (ghi-j'), s. f. 'Voy. guiche au Supplément.

t GUIGNE (ghi-gn'), s. f. Dit par plaisanterie pour guignon. La Guigne, comédie en trois actes par M.M. Labiche, Lctcrrier et Vanloo.... « J'ai la guigne.... • ne cesse de répéter le pauvre Gédéon découragé d'avance par le mauvais sort qu'il attribue à son jour de naissance, alph. daudet, Journ. «flic. 6 sept. (875, p. 7609, (" col. On sait que dire toujours à propos de tout : « J'ai la guigne.... » c'est le meilleur moyen de la faire venir, cette terrible Guigne, épouse du Guignon, ib. Avouez que ce n'est pas la Guigne, mais la Veine que devrait s'appeler cette petite pièce..., ib.

GUIGNEU. — HI.ST. Ajoute: .-Hxii" s. D'amours (pour un chevalier) estoit espris li feus El cuer à la biele Guimer; Vers lui n'osoit del ocl gluinier [sic] ; Si l'amoit el plus que son cors, l'erceval le Gallois, V. (3470.

t GUIGNETrE. Ajoutez : \\ 3° Dans l'Aunis, petit limai-on de mer, vigneau, Gloss. aunisien, p. ((5.

GUIGNON. — ETYM. Ajoutez : M. Hensleigh Wedgwood, Transactions of the phiMogicai So-

cietij, 1873- (874, 3" part. p. 328, ne croit pas que guignon dérive du verbe guigner. 11 y a un vieux mot anglais loanioti, qui signifie maie chance, mauvais présage. Il pense que c'est à wanion qu'il faut rattacher le franc, guignon. L'objection est que les intermédiaires font défaut.

f 2. GUlGNOr (ghi-gno), s. m. Nom, en Normandie, du genêt épineux (voy. vignon au Supplément).

t GUILLAGE (ghi-lla-j', Il mouillés), s. m. Soutirage au guillage,nom,dansle Jura, d'une opération qui consiste à débarrasser le vin, au sortir du pressoir, de son ferment par des soutirages répétés, les l'rimes d'Iionneur, Paris, (869, p. 286.

— ETYM. Gxtille, cannelle de bois (voy. ce mot au Dictionnaire).

GUILLAU.ME. Ajoute: : || 3° Pièce d'or dos Pays- Bas valant, au pair, 20 fr. 86 c.

GUILLEDOU.— El YM.^iyoKfcj .-D'après M. Bugge, Romania, m, p. (5(, guiKedou représente un mot norois koeldulfr, dokveld, soir et ulfr, loup; loup du soir, et est l'équivalent do garou, loup garou. Les intermédiaires manquent trop (il n'y a pas de texte au delà du xvi" siècle), pour qu'on fas.se autre chose qu'enregistrer l'étymologie proposée par M. Bugge.

t (. GUILLER. — ETYM. Au lieu des ét.Miiologies proposées, M. Bugge, Romania, n° (u, p. (52, met en avant le verbe hollandais gijlen, qui se dit de la fermentation de la bière ; dans l'Angleterre septentrionale, gui(e/'a(, tonneau oii la bière guMe. Cette étymologie parait préférable.

t GUILLEUEI'TE.MENT (ghi-Ue-rè-te-man, Il mouillées), adv. D'une faron guillerette. Vers minuit le réserviste arriva fort guilleretlement..., le National, (■' oct. 1876, 3' page, 4° col.

GUILLOCUÉ. Ajoutez : 'il' S. m. Action de guillocher; résultat de cette action. La partie [d'un pavage antique] mise à découvert est formée d'un guilloché de briques rouges avec trèlles en rouge, blanc et noir, formés de très-petits carreaux habilement travaillés, Journ. ofjic. (3 juillet (873, p. 468(, ('■• col. Quant au guillochage électro-magnétique, MM. Christofle et C'° l'ont amené à un degré remarquable de perfectionnement; au moyen d'une machine à guillocher, ils obtiennent des dessins en relief, qu'il faut à la vérité brunir, car le fond conserve le mat donne par le guilloché, F. challnes, Journ. offic. (4juill

(873, p. 4700, 2' et 3° col.

GUILLOTINE. Ajoute: : — REM. Le nom est nouveau, mais la chose parait ne pas l'être. En effet M. Ch. Vittel, ancien préfet et syndic de Rolle, canton de Vaud, Suisse, me fait communiquer un extrait du Conservateur suisse, t. m, p. 382, qui contient un article signé Louis Bridel ((5 septembre (796) oit il est dit : « Uyena une [guillo tine] parfaitement ressemblante à la leur [de; Frani;ais], dans un tableau du pont de Lucerne (n° 77), qui représente le martyre de quelques chrétiens sous un certain Hirtacus, tableau fait longtemps avant la naissance de M. Guillolin. Ou voit aussi une de ces machines devenues trop fameuses ou plutôt trop actives dans une gravure en bois, de Salvator Rosa, si je ne me trompe, qui représente le supplice des fils de Brutus. » La gravure que M. Ch. Vittel m'a envoyée représente, en efi'et, toutes les parties essentielles d'une guillotine. On trouve aussi dans Jean d'Auton, auteur du commencement du xvi" siècle, mention d'un instrument de supplice très-semblable : Une doulouere tranchante.... venant d'amont entre deux poteaux.... tomba entre la teste et les espaules, si que la teste s'en alla d'un costé et le corps tomba de l'autre, p. 230, de l'anc. édit.

GUILLOTINER. Ajoute: : || 2° Substantivement. Le guillotiner, l'action de guillotiner. Les bénins spectateurs qui assistaient au guillotiner des femmes, s'attendrissaient sur les progrès de l'humanité, CHATEAUBB. Mém. d'outrc-toiijbe (édit. de Bruxelles), t. vi, Architecture vénitienne, Antonio, etc.

t GUI.MÊK (ghi-mée), s. f. Terme de fabricant do papier. Perche sur laquelle on met sécher le papier.

— ËTYM. Anc. franc, wime, poutre : xiii* s. Un cors sur deus wimes gisant, Richars li biaus,

t GUIMPERIE (ghin-pe-rie),)!. f. || l' Fil employé à faire des galons, des épaulettes, etc. Le fabricant de guimperie, Tarif des patentes, (858. Fabricant

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