NOC
parce que, à cause de son peu de valeur, elle semblait faire la nique.
t NITIDL'LES(ntidu-r),s. Api. Genre d'insectes, dont les deux espèces les plus connues, la nitidule colon, et la nilidule cuivreuse ou petit scar.ibée des fleurs, se trouvent dans les environs de Paris.
— ETYM. Lat. nilidtu, brillant.
t NITRAIRE (ni-trér'), s. f. Genre de plantes dont plusieurs espèces croissent dans les eaux salées et nitreuscs.
t NirRAlATION. Ajoutez :\\2' Emploi du nitrate d'argent pour la coloration des tissus animaux en brun, des épithéliums surtout.
tNITUIFICATEUIl,TilICE(nilri-fi-ka-teur,tri-s'), adj. Qui produit la nilrilication. 11 nous reste maintenant à découvrir et isoler les organismes nitrificaleurs, sciiLŒSixo et MÙNTZ, jlcod. des se. Comptes rend. t. lxxxiv, p. 3ti3.
t NITBILE (ni-tri-P), s. m. Terme de chimie. La découverte des nitriles, c'est-à-dire des sels ammoniacaux complètement privés d'oxygène par voie de déshydratation, a montré les limites de cet ordre de phénomènes, behihelot, Syntli. chim. p. (12.
t NIVELIER (ni-ve-lié), s. m. Terme -vieilli. Badaud. Ne passeraisje pas moi-même pour un nivelier de tant m'arréter à ce Saint-Jérôme [en mosaïquel? la font. I.ett. à sa femme, 1 2 sept. (663.
t NIXE (ni-ks'), s. f. Nom allemand des ondines, nymphe ou génie des eaux. Si vous aimez les sortilèges, venez par un beau clair de lune d'une nuit do mai évoquer lanixe de Vaucluse, et peutêtre à votre appel la vcrrez-vous sortir de cet abime de cristal qui lui sert de palais, H. blaze DE BUKï, Rev. des Deux-Mondes, )5 juill. (874,
— ÉTYM. Ail. Nixe, ondine; suéd. nœk, ondin, de l'ail, neichen, arroser.
t 2. NIZAM (ni zam"), s. m. Titre d'un prince qui règne sur une grande partie du Dékhan. Le nizam ou surintendant du Dékhan, sous l'empire du Grand-Mogol, se rendit indépendant dans le xviu* siècle; en devenant prince souverain, il n'a pas changé de titre, corta.mbert. Cours de géographie, Paris, (876, p. 562.
— ÊTYM. Arabe, nid/idm, que les Persans et les Turcs prononcent nisam, et qui signifie proprement ordre, arrangement, devic. DicI. étytn.
■)■ NIZIiRÉ (]ii-ze-ré), s. m. Essence de roses blanches de Tunis, qui jouit d'une grande réputation, PEUCHET, Hist. des établ. et du comm. dans l'Afrique sept. t. ii, p. 22.
— ËTYM. Arabe-persan, nisrin, la rose musquée, avec laquelle on fait celte essence, devic, Dict. étym.
NOBLESSE. Ajoutez : — REM. Le mot devenu proveibial : noblesse oblige, ne parait pas ancien; du moins tout porte à croire qu'il est dû au duc de Lévis, qui commence par là un chapitre sur la noblesse, ilaximes, préceptes et réflexions, p. 86, 5- éd. Paris, (825.
t NOBLIAl! (no-bli-ô), s. m. Terme de dénigrement. Un noble, un gentilhomme qui n'a que sa noblesse. Un monde de petits nobliaux, labourant l'épée au côté, michelet.
NOCE. Ajoutes : || 6° Noces d'or, nom donné à la fête de cinquante ans de mariage. || Noces d'argent, se dit pour la demi-cinquantaine, la fête de vingtcinq ans de mariage. || Noces de diamant, fête de soixante ans de mariage. || 7" Bouillie do gruau d'avoine qu'on prépare en l'échaudant par cuillerées dans l'eau bouillante et qu'on mange avec du lait ou du beurre, en Bretagne et en basse Normandie.
t NOCER (no-sé; le c prend une cédille devant a et o). V. n. Terme populaire. Faire la noce, faire bombance, passer ses journées dans les cabarets.
t NOCIIERE (no cbè-r'), s. f. Conduite formée de deux ou trois planches. C'est là qu'on le prend (le purin] avec une pompe si elle (l'eau] devient trop abondante ou s'il devient utile de faire un arrosement au niaitre engrais ; ajoutez à cette disposition la précaution de mettre des nocbères à tous les bâtiments qui pourraient envoyer au fumier leurs eaux, j1 ironcAin, 3U nov. (.s73.
— ETYM. Bas-lai. noccus, riocqueria, petit canal (voy. NOC au Dictionnaire).
t NOCIVE (no-si-v'), adj. f. Se dit, en médecine, de ce qui cause du mal. Influences nocives. L'action nocive des poêles de fonte chauHés au rouge,
Joum. Offtc. ( t juill. (869, p. 972, 3° COl.
— Etvm. I.at niiciius de nocere, nuire.
NQE
i NOCIVITÉ (no-si-vi-tè), ,<. f. Terme didactique. Qualité d'une substance nocive. En passant d'une génération à l'autre, le poison vibrionien acquiert une nocivité de plus en plus grande, E. DOUCHUT, Journ. ofixc. o mars (876, p. (63s, ('•col.
— ETVM. Nocive.
t NOCTAMBULER (no-ktan-bu-lé), V. n. Néologisme. Aller, .se promener la nuit. Le ciel blêmit, les étoiles pâlissent; les deux amis continuent à noctambuler, Crispin toujours bavard. Cille à moitié endormi, alpii. daudet, Joum. olfic. (( juin
— ETVM. j\oclambule.
t NOCTILION (no-kti-li-on), s. m. Espèce de chauve-souris de l'Amérique méridionale.
— ETYM. Lat. nox, nnctis, nuit, et lion.
t NOCTILUCIMÎ (no-kti-lu-si-n'), s. f. Terme de chimie. Substance qui produit la phosphorescence chez les animaux noctiluques. Sur la noctilucine, principe phosphorescent des animaux, puipson, Arad. des se. Comptes rend. t. LX-Xxiv, p. 639.
— KTVM. Voy. NOCTILUQOE.
t NOCIIITË (no-ku-i-té), s. f. Néologisme. Qualité de ce qui est nuisible. Nous voyous les fibres les plus postérieures des faisceaux latéraux transmettre au sensorium les impressions douloureuses, et éveiller à leur suite, dans l'enlondement, la notion de nocuité des corps extérieurs qui les ont provoquées, luvs. Recherches sur If système nerveux cérébro-spinal, p. 32 (. L'ellébore est une substance très-dangereuse.... on no doit la remettre qu'à des personnes connues et en leur signalant la nocuité de cette drogue, Cas. des Tnb. (9juil. (876, p. 704, 2' col.
— ËTVM. Formé de l'adj. latin nocuus, nuisible, de nncere, nuire, et l'opposé d'innocuité.
t N0D.4L. Ajoutez : || 2° Terme d'optique. Points nodaux d'une lentille, ou, plus généralement, d'un système réfringent formé de plusieurs milieux séparés par des surfaces sphériques ayant leurs centres en ligne droite, les deux points tels qu'à tout rayon incident dont la direction passe par le premier point uodal correspond un rayon émergent qui est parallèle au rayon incident et dont la direction passe par le second point nodal. Il Plans nodaux, plans menés par les points nudaux perpendiculairement à l'axe optique.
t NODICOLE (no-di-ko-l'), adj. Qui habite les nœuds des végétaux. La forme nodicole du phylloxéra, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxii, p. (37!i.
— ETYM. Lat. nodus, nœud, et cokre, habiter. NODOSITÉ II 2° Ajoutez : Quand les nodosités
sont toutes formées, et les nerfs si roides et si tendus qu'il n'y a plus moyen de marcher, à cette heure-là, par force, nous confessons que ce sont gouttes, MALH. Lexique, éd. L. Lalaune.
NOËL. Il Proverbes. Ajoutez : || Noël gelé promet Pâques fleuries, c'est-à-dire s'il gèle à Noël, il y aura des fleurs à Pâques. .
t NOÉ,'»IATACHOMÈTHE (no-é ma-ta-komè-lr'), s. m. Instrument à l'aide duquel on mesure la dui'ée d'une opération psychique élémentaire, durée qui n'est pas nulle.
— ETYM. Nôriua, pensée, tâxo;, vitesse, et y.i- Tpov, mesure.
NOEUD. Ajoutez : || 27- Énumération des difl'érentes espèces de nœuds. Nœud simple, nœud résultant dune boucle dans laquelle on a fait entrer le brin qui passe sur l'autre, en le faisant tourner sous ce même brin. || Nœud droit : faire successivement, avec les mêmes brins, deux nœuds simples l'un sur l'autre, en faisant en sorte que les brins dn même coté soient tous deux en dessus, ou tous deux en dessous du brin qui les croise. Il Noud allemand : faites une boucle, faites tourner eu entier autour d'un des brins celui qui le croise, en le faisant croiser sur lui-même, et passez-le dans la boucle. || Nœud d'artificier : faire deux boucles l'une près de l'autre, mais en sens contraire, mettre ces boucles l'une sur l'autre, de façon que les brins soientplacés intérieuremejil ; introduire dans les boucles l'objet que l'on veut serrer. || Nœ'ud simple gansé : comme le mcud simple, seulement on fait une ganse avec le brin avant de le faire entrer dans la boucle. || Nœud droit gansé : comme le nœud droit; mais on forme une ganse avec le brin qui doit passer dans la première ganse. || No'ud coulant; il est de deux espèces : un petit noud au bout de la ficelle, ensuite, tout près, le même nœud, c'est à-dire les brins passés de façon à faire un O avant d'être serrés; dans cet O se passe le second bout, ou serre