‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 482 sur 638 · SUA · texte numérisé non relu

SUA

éd. abbé PuqUet. Dont maintes gens par leur folies Quident estre par nuit eslries, la Rose, dans du CANGB, sirtd. Kstrie, fée, lamia, iD. ib. ||xiv*s. Strix, estrie, escallikr, Vocob. lat.-franç. 2:193.

t STRIQUEUSE (stri-keû-z'), s. f.\\i' Ouvrière qui strique le drap, r'cit-à-dire qui y met la dernière main (voy. striouer au Dictionnaire). || 2° Ouvrière en dentelle, dite aussi appliqueuse, qui attache ou coud les fleurs sur le réseau ou sur le tulle.

STRIURE. /Ijoules j: Il 2' Terme d'architecture. Striure ou strie est, dans une colonne cannelée, chaque cannelure avec son listel, boutahd, Dict. des arts du dessin, striure.

t STRUCTURAL, ALE (stru-ktu-ral, ra-l'), adj. Ternie didactique. Qui concerne la structure. La substance des carapaces des crustacés présente des dispositions structurales bien définies. || Au pi. masc. Structuraux.

t STRUCTURER (stru-ktu-ré), v. a. Néologisme. Donner une structure. Son idée fan peintre Bin], une idée de sculpteur, est de structurer des figures fermes comme acier, avec une fixité indélébile, BÛRGER, Salons de (86( à (86s, t. u, p. (82. Les animaux sont dessinés et structurés avec cette solidité précise qu'on admirait dans l'Attelage flamand, m. ib. p. 247.

— REM. Ce verbe est fait avec structure, comme conjecturer avec conjecture; mais il est inutile, car on a construire.

t STRYCHNISER (stri-kni-zé), v. a. Terme de physiologie expérimentale. Introduire de la strychnine dans les tissus d'un être vivant. Les premiers symptômes de l'empoisonnement chez les animaux et les individus strychnisés, uenneguy, Étude sur l'action des poisons, p. 43, Montpellier,

— Ktym. Mot formé de slrychnos, sur le modèle de strychnisme.

STUDIEUSEMENT. Ajoutez : — HIST. XII' s. Quant il vit cest meisme honorable homme Equice nient avoir lo saint ordene, et par cascuns lins discurre et studieusement preechier, li Dialoge Grégoire lo pape, (876, p. (9.

t STUDIOSITÊ. Ajoutez : La studiosilé de ceux qui avaient été nés et élevés dans le xvi" siècle. Mémoire sur les écoles des Pays-Bas (milieu du xviii' siècle), dans ahmand stévart. Procès de Martin Etienne van Velden, Bruxelles, (87), p. 21.

t STUPA (stu-pa), s. m. Monument religieux élevé par les bouddhistes. Chaque année, les pèlerins bouddhistes ou chrétiens allaient par dévotion visiter quelque stupa, quelque chapelle particulièrement sainte, et renouveler leur âme au contact de leur dieu, taine, Journ. des Débats, 2 mars (868.

— REM. On trouve aussi écrit stoupa.

— Etym. Sanscr. stupa, tas, monceau. C'est le même mot que le tope de l'Inde moderne.

STUPIDITÉ. Ajoutez :\\3' Stupéfaction, étonnement (sens aujourd'hui inusité). Je perds une maltresse en gagnant un empire ; Mon amour en murmure et mon cojur en soupire; Et de mille pensers mon esprit agité Parait enseveli dans la stupidité, COBN. Iléracl. u, 6. La reine, à ce malheur si peu prémédité, Semble le recevoir avec stupidité, ID. Œdipe, v, (0.

STYLE. Ajoutez : — REM. Chateaubriand a employé style dans son premier sens grec (otûXoî, colonne) : Juste au milieu de ces styles, s'élève une troisième colonne, Mém. d'outre-tombe, éd. de Bruxelles, t. vi, Architecture vénitienne, Antonio. Cela est tout à fait inusité.

t STYLISTE. Ajoutez : || Maître styliste, maître en fait de style. En France, il y a des écoles oii l'on pratique encore le respect et l'étude de ces maîtres stylistes [Pascal, Bossuet, La Bruyère etc.], eug. FROMENTIN, JesJfaiires d'autrefois, (87a p. 4.

t STYLOMMArO€'H(IRE (sti-lo-mma-to-fo-r'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui porte un œil au bout d'un stylo. Les mollusques gastéropodes stylommatophoros, p. fischkr, Acod.de* se. Comptes rend. t. lxxxi, p. 782.

— ÉTYM. Style. ô|jua, œil, et çopo;, qui porte, t SUADER. Ajoutez : — KEM. Voici la phrase de

Malherbe à laquelle Vaugelas fait allusion ; N'étant pas chose sûre de leur suader ou dissuader [aux princes] ce qu'on estime le meilleur, ceux qui sont auprès d'eux tournent leur» imaginations à la llatterie. Lexique, éd. L. Lalanne.

SUAVITfi. Ajoutez : || 3° Il se dit aussi dt caractère mor.il. Et telle était la suavité, la politesse

Page 1