‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 574 sur 638 · ALT · texte numérisé non relu

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de livres furent désignés sous le nom (\'AJgorlsmus. M. Defrémery a raison de dire- que celte étymologie est hors de doute dejjuis les recherches de MM. Ueinaud ■'', Cliaslcs* et Woepckc''. Dans les ouvrages d'astronomie, le terme (^3)ljji. ldioiV(lre:mï s'esl dit des tables des sinus et des tables des ombres (tangentes et cotangcntes trigonométriques).

Alguazil. C'est l'espagnol alguacil, qu'on trouve en portugais sous des formes très-variées : alrucil, nleazil, alvasir, etc. venant de l'arabe -.j)^' al-ivazlr, le vizir. On peut voir, dans le Glossaire de MM. Engclmann et Dozy *, les explications données sur le passage du sens de vizir à celui d'olficier de police. Le Dictionnaire de Du Gange fournil les formes suivantes : olgnazdas, alguazirius, algozirius, algiitzarms, aigntzerius, qui montrent combien les désinences des mots sont peu solides dans le passage do l'arabe aux langues romanes.

Alhagl'es. Plantes de la famille des légumineuses, dont le type est le sainfoin alliagi, que les anciens botanistes appellent alhagi Maurorum'^. C'est l'arabe ^Ui al-lj/ldj; Avicenne a fait la remarque que cetti; plante produit la fameuse manne térénialm ^JJ.,^■s. (Voy. Dict. d'Uist. nat. au mot sainfoin, t. XXX, p. fxa.)

Alhaiot. Etoile brillante de la constellation du Cocher, marquée a. dans les catalogues et ordinairement nommée la Chèvre. On trouve aussi Ayuk. C'est l'arabe ii^I«Ji al- 'ayijoûq. Alfergani la cite parmi les quinze étoiles de première grandeur* : t-v^ï »l^s2 -kii^î ^j^ (iy^^ (jtvy^' i} ^jIJI |<vAji)l i jj-'»Jl c>-«v. (j^ «Dans les Gémeaux, alayyoûq, étoile verte qui passe près du zénith dans le quatrième climat. »5 Si l'astronome arabe place la Chèvre dans les Gémeaux, c'est par suite du système de groupement de toutes les étoiles dans les douze signes du zodiaque; chaque constellation se trouve ainsi rattachée à l'un des signes. C'est pour cela (ju'il met Wéga, de la Lyre, dans le Sagittaire, Achernar dans le Bélier, etc.

Aliiandal. Nom phariiiaceutiquc de la coloquinte. Esp. alhandal; de l'arabe jLiiil iil-ljandhal, même sens.

Aliboron. Ce mol a préoccupé les chercheurs d'élymologies qui n'ont rien trouvé de raisonnable. Sans in'arrêler à la singulière idée du docte Iluet et de l'ingénieux Ménage, qui ont voulu faire tVnliboruni un génitif pluriel d'ahbi, disant que maistre aldmrum signifierait un homme fécond et subtil à trouver des alibi, je reproduirai ici une hypothèse (pie j'ai autrefois proposée et que je crois devoir maintenir en attendant mieux.

' On peut voir plusieurs exemples <le ces formes dans Liltré, au mol

' Joiirti. atial. janvier iSCia, p. 88, 89. ' Mi-inoire tur l'InJe, p. 3o3,.3o'l.

* Oiinitlci rr-ndut de l'Acail. do triencet , 6 juin 18.59. ' Mémoire tur la propag. de» chiffre» in(/i>n>,(lansle Jour», mini. i"s''m. 1863, notaniiiicnl p. 519. Ce Ua\ail csl uoslrrieur à la reiiiiiniiio Je

M. Defrémnry. Mais M. Woopcke avait di-ji publié divers opuscules sur rarillimc'lique indienne, dans le recueil du prince Boncompa(;iii.

' C'est Itauvolf, nii'decin d'Au,";sl)Ourr;, qui découvrit celle plante, durant son vojar;o au Livnnl , en 1 W.\-j, et la décrivit sous ce nom. ( Voy. Tournefurt, loi/, du Lcmid, (. II , p. /i , éd. de 1717.)

' Édil. Golius, p. 7G.

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