AVI
mît itro pltilùt lîrnit, impôt, (]ue dommage, ce qn! conviondrait mal à la conjecture de M. Dozy.
AvicEWE. Genre de plantes de la famille des gntliliers, tire son nom de celui de l'illustre philosophe arabe : ^j>i Ua*« Ilm-Sîiia, nom dont les juifs arabisants avaient fait AbenSina, que nous avons transcrit par Avicenne.
Avives. Engorgement des glandes parotides chez le cheval. Ménage dit que ce mot vient de eau-vive, parce qu'on crnvait que les chevaux contractaient cette afloction en buvant des eaux vives '. Ce qui est certain , c'est que les formes espagnoles adivas, ahivan n'ont aucun rapport avec eau vive. Aussi, viennent-elles de l'arabe iC+j^Jl ad-cllilba, qui est le nom de celte maladie. Le vieux français a aussi le mot sans l'article, vives, qui est resté en anglais. Pioclhor ne traduit pas avives par dhlba; il applique ce terme à la morve qu'il appelle J^ iC^ji dbibat al-Utaïl, dhlba des chevaux. Resterait à expliquer pourquoi le français et l'espagnol ont donné à ce mot la marque du pluriel.
L'arabe t-oi dlilb signifie Iniip, dhlba se traduirait donc littéralement par louve, loupe. Pris généralement en Algérie et au Maroc dans le sens de chacal, dlilb (précédé de l'article adit pour al) a donné en portugais adibc, en espagnol adive, qui a passé en français. Nos dictionnaires dhistoire naturelle donnent aussi adil. On peut voir, làdessus, Dozy {^Gloss. p. hô) et Defrémery l^Joum. asiat. janvier *8Ga, p. 87).
Atan. Magistrat turc chargé de veiller à la sûreté publique. C'est l'arabi' yL«*I a'ijnn, pluriel de ^^yJA 'a'in, œil. Les Turcs, à l'imitation des l'ersans, disent : aJ^* yt+sl a'tf'lii-idcvlet, les yeux du royaume, c'est-à-dire les grands, les ministres. Ici, on pourrait supposer que aijfin est pris dans un sens plus particulier pour marquer celui qui observe, surveille, de même qu'en malais, t-c^U mata-mâta, qui signifie aussi les yeux, se dit d'un surveillant, d'un agent de police.
AxinNAcn. Terme de médecine. Tumeur graisseuse de la pau])ière, qui se manifeste surtout chez les enfants. i^Dicl. de Bescherelle.) De i arabe <>Jt*mJ! ach-chirnâq, même sens.
AïEn. Arbuste des Molnques. k Lorsqu'on fait des incisions à SCS rameaux, il en découle un suc limpide propre à désaltérer les voyageurs. 7) (Z)(c<. de Dét. 111, 122.) C'est assurément le malais -»! âyev, eau, bien que la dénomination •>l^l^ h'njou-tlyev , arbre d'eau, s'applique d'ordinaire au ginseng chinois.
AZI
AzAMOfii.AX. Jeune serviteur chargé, dans le sérail, des fonctions les plus basses. C'est le turc y5AcjlA:& 'adjcmogldi'in, formé de oghh'in, page, jeune garçon, et de l'arabe 'iidjem- qui se dit de tout peuple étranger, non arabe, et particulièrement des Persans. Azamoghm, qui est vraisemblablement une transcription grecque (ou peut-être vénitienne'), signifie donc enfant d'origine étrangère.
AziÎDAn.AC. Esp. acednraque. Arbre originaire de l'Orient, dont le nom, o«ji.ji iï^t nz'id-dirakht, qui nous est venu par les Arabes, est d'origine persane et formé des deux mots, i!)l azâd, libre, et o^à-^i diraUit, arbre. D'après la légende, ce nom vient de ce que Medjnoun, le célèbre amant de Léila, sauva un arbre de cette espèce de la hache d'un jardinier, auquel il en paya le prix, à cause de la ressemblance qu'il y trouvait avec la taille de sa bienaimée. D'après d'Ilcrbelot (^Dibliolh. orient.), Yazédérach serait nommé en Perse ^^^^j -ô^ zebr-izemln, poison de la terre, à cause des qualités vénéneuses de ses fruits; et de là viendrait son nom d'flrire libre, «parce que personne n'y touche pour en manger le fruit*, n
AzERBE. Muscade sauvage. On pourrait être tenté d'assimiler ce mot au portugais nzcvre, azcbre, azcvar, suc d'aloès, lequel vient de l'arabe ^L,*aJ! as-sibâr^., «fructus arboris acidi saporisw, dit Freylag, ce qui convient parfaitement à la muscade, dont la chair a une saveur si acre et si astringente qu'on ne saurait la manger crue et sans apprêf^. Mais il est plus probable que notre azerbe représente w-*= ddbr, noix sauvage, muscade, prononcé à la manière persane zabr, az-zabr.
AzEnOLLE. Esp. acerola, aznrolla; portug. azerolo; ital. azzeruolo, lazzcruola, lazzarolo, lazarmo. Tournefort écrit azarole, azarohcr. De l'arabe ;jt*vI' az-zo'roûr, même sens. L'azerolier est très-répandu dans le Levant, où il pousse spontanément. L'azerolle est mentionnée dans Razi comme un fruit astringent : (Jaj^ Jilc )if-:^^ « l'azerolle resserre le ventre'', n
AzniECH. Etoile aussi nommée l'Epi de la Vierge; en arabe ii)UuJ! as-simâk. Les cosmographes orientaux appliquent ce nom à deux étoiles différentes ; l'une appelée dUwJI ^IJi as-simâk ar-râmili, azimech armé d'une lance, est Arcturus, du Bouvier, et la lance est une petite étoile voisine ; l'épithète ar-nlrnih devient chez nos anciens astronomes, aramech, alramech, noms qu'on donne encore quelquefois à cette étoile. L'autre se nomme Jyéi" viJUwJI, azimech désarmé; c'est notre Azimech ou a de la Vierjje, la onzième des quinze étoiles de première grandeur que compte Alfergani*.
AziJiOTii. Terme d'astronomie : arc du cercle de l'Iio-
' rl^ rlii'val fnrt-heii on Irop lost abbrciivé après s'eslre cscliaulTi'' cl Iravaillé, puis se rcfioidir sans csire poiirmoni- ot délassé, engendre les avivei.n {Aipiniliiiie et tnniton rustique, de Jean Liebaull, 1601, p. i65.)
' F.l non de >U࣠'atnm, plnricl de |<>Iàj: 'a'^m, grand, qui formerait ici onesingniière aoliphrase. •
' On siil que le dialecte >éni(ien remplare le son f; {<!j) par z.
* B On dil que la puljjc des fruils est mortelle oour les hommes et les cliieus.
ce que j'ai de la peine à croire, car die est pou désagréable au goût, ainsi que je m'en suis assiirtr, et elle est fort recliercliée par un grand nombre d'oiseaux.') (liosc, Dict. d'Iiist.nat. t. III, p. 126.)
' Kiigelniann, Gluss. p. 35.
« Dict. de Détervillc, t. XXII, p. 71.
' M:iii. aridiodéjà rili'>, p. tili rrclo.
' liilil. de Golius, p. 7'j. Je n"iii pu découvrir le sens de tiinûh