BEL
^J^ bebmen. Le traiti' de médecine de Razi cite les deux e.sj)èces que nous venons de mentionner; la seconde, ditil, est un aphrodisiaque : «LW .f~^ j^\ (j<yj'. Tournefort rapporta de son voyage au Levant les graines d'une des plantes qui produisent le bchcn; semées à Paris, elles produisirent la centaurée dite par les botanistes ceittaun'e hclicn.
Dorvault {Officine) dit que la statice ou romarin des marais a porté le nom de katran de hthen.
11 ne faut pas confondre bchcn avec ben (voy. ce mot), comme l'a fait Ricbnrdson, qui traduit (jjyj bchmen par «ben album et rubrum. »
Bl'lial. Cette expression biblique, qu'on a appliquée au démon, signifie proprement chose mutile, pernicieuse, en bébreu bi"''?? beli-yaal, formé de •«'73 beli, sans, et "jy^ y a al, utilité, proût; c'est assez exactement notre vaurien.
Bellébic ou Belliric. Nom d'une espèce de myrobolan. On dit aussi belléris. C'est l'arabe ^^ betiledj, venant du persan aJLJj bellleh. Le mot est dans Razi, p. lij verso.
On compte cinq espèces de myrobolans consignées dans ces deux vers que je copie dans la botanique de Jean Bauhiû - :
Myrobalanorum species sunt qninqtie bonorum : Citriuus, Kebulus, Bellericus, Emblicus, Lidus.
Dans un poème médical du moyen âge *, on lit les mêmes noms, sauf le dernier:
Citiini coleram purgant, Lebulus atqiie Bellericus fleuma pellunt, quels emblicus — (?)
On trouvera plus loin l'étymologie arabe de kebulus = liebulus et de emblicus.
BELZÉBDTn. Divinité des Philistins. C'est, dans la Vulgale, Beelzcbub (Reg. IV, 3 et seq.), qui est la transcription de l'hébreu aiit Vi'3 baal zeboûb. Zcboub, en bébreu, signifie mouche, et on interprète le nom de cette divinité par le prince des mouches. Dans l'Evangile de saint Matthieu (cap. XII, v. 36), Belzébulh est qualifié de prince des démons; ici, quelques scboliastes lisent /SeeA^eCoJA et interprètent le prince de l'ordure , d'un mot '?i3t zeboûl, correspondant à l'arabe J^j zebïl, fumier, ordure. (Voy. Brettschneider, Lexicon Novi Testamcnti, Leipsig, 18/io.)
Be,\. Arbre nonmié par les botanistes Mortnira oleijera, dont la semence fournit une huile pour la j)arfuinerio. C'est le yU bân des Arabes, souvent cité par les poètes". En termes d'officine, on dit ben album, et do là sans doute provient l'erreur de Richaidson niarciuée ci-dessus à Bi'iiKN. Ce ben ou aben des droguistes n'est pas une racine coijirue le bvhen, mais la graine même du moringa.
Benetnach. Kom de l'étoile tt de la Grande-Ourse, qui