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broise Pnré cilés par M. Litiré : «Son hezahar ou contrepoison est le suc de mélisse... D'autant (pi'en parlant di's signes de chacun venin à part, nous avons nommé son antidote bezahar, il faut savoir ce que veut dire ce mot : les antidotes ou contre-poisons ont esté appelés par les Arabes en leur langue bezahar, c'est-à-dire en leur baragouin, conservateur de la vie; de là est venu que tous antidotes et contre-poisons par excellence ont été appelles bezardira. n
Le mot s'est introduit dans nos langues par les livres de médecine arabes : «Lapidem bezoarticum, de cnjiis efficacissima vi adversus venena Arabes pra^serlim, veteres etiam et juniores medici tam multa retulerunt adniiranda,n dit Gaspare de los Reyes\ qui cite en même temps un grand nombre d'écrivains arabes, tels que « lUiazis, Abenzoar, Mesue, Ilaly Abbas, Avicenne», etc. parmi ceux qui ont traité ce sujet.
Lui-même y a consacré vingt pages in-/i°. J'en lire les lignes suivantes à cause de la suggestion étymologicpic qui paraît s'y trouver : «(Lapides bezoartici) qui l'reqiientiores et communiores sunt, in ventriculis animalium (juorumdam Indorum gcnerantur, qune caprœ magnitndinrm superant et ad cervorum iiguram proxime accédant, undc cervicaprœ communiter appellantur, et a Persis Pazan vocantur, et ipsum lapidem Pazaar, quod antidotum sonat, aut veneni remedium ^. » Inutile de dire que Pazaar, c'està-dire Padzehr, et Pazan n'ont entre eux aucun rapport. Ce dernier nom a passé dans la nomenclature zoologi(pie française : paseng, chèvre égagre, et pazan, nom donné mal à propos par Buiïon à l'antilope oryx. Dans Aleninski, yjlj ou y)lj bazen, pazcn est simplement : «cornutus, cpii mrecham habetn; mais Richardson traduit avec raison par Rgoatof mountain?), chèvre de montagne. H y a plus de trois cents ans qu'Ambroise Paré avait fait mention (i<^ ce ruminant : « Une espèce de bouc appelé en langue persici|iie pazainn, dans un passage dont celui de Gaspare de los Reyes semble une traduction.
Busse. Soie crue du Levant. C'est le persan ^ci^^^ alncham, cocon, et dans Castell «serici crudi sordcs et villi. »
RiciiiR. Poisson du Nil {Polyptrre bicblr). C'est Geoffroy Saint-Ililaire qui a introduit ce nom dans la nonii'iiclalure zoologique ^ J'ignore l'orthographe du mot arabe correspondant.
Bismuth. Serait-ce l'arabe ùJt\ ithmid, antimoine? La confusion entre les deux métaux est facile à comprendre. Mais d'où viendrait le /; du français, de l'esjjagnol hismulo, de l'italien bismutUi, ou h; iv de ralleiiiand insniiilh?
Bo.NDOC. Plante exotique aussi nommée œil-de-chal ou
' 11 serait inoxnct de Iradnirc ici .>o ypd par main; car l'éloile est siliico i la naissance du l)ras et forl ('■loi|;rn'e de la main. On sait, du reste, que, dans le ianga(;c scientifique, yed se dit do l'ensemble du bras, depuis l'opaule jusqu'au bout des doigts.
' Man. d^'jà cité, fol. i.lC) verso.
' Un chapitre de VAlmage.ite d'Abou '1-Wcfa traite de la connaissance des maisons, qu'un appulait alors, dit-il, les CeiHies : i i>L<w4l *-,jLJI '^Hjî^-''
lSÎJI UjU; (Man. de la lîd)liollièiiuo nationale, ancien Tonds arabe h°îi;fH.)
' Peir. Texcira, Uist. re/;um Persiir, cap. xxxiii.
' FJyxius jucundaritm quiolioniim caminia, F randorl, 1670, p. goS.
<■ l'.()iX.
' Ouvra(;e do la cnmniiss. de l'Iuslit. d'iiyypte, Ilixt. nai. I. 1", 1" part. p. i à i«.