DOR
gitilintlwe. C'est l'arabe jjj*^ homhvq , qui ])a;aît d'orifjiue indienne. On le trouve en malais.
BoiiAX. Es|). horrax, borraj; ital. horrace. De l'arnlie ,5^^ hniirnq ou hoûraq, ve.iant du persan »^»j hoûrnh, même si|;nification. (^^yi est dans Ra/i (iiinn. dc'jà rid'. foi. /ly verso), et Cn'rard de Crt'nxinc Iransnit i«i//«c/i. Il n'est pas inutile de remarquer que le borax nous vient surtout dos pays asiatiques: Léman' dit que ce mot, emj)ruuté aux Arabes, s'est introduit dans les langues européennes vers le w' siècle.
Bordât. Sorte d'étoITe de laine égyptienne, qu'Ellious Bocthor traduit par «iw herda.
RosAN. Boisson en usage en Orient. De l'arabe 'i)yi hoû:<i{\o\. Rocllior au mot Zi///(HHi), en Persan hoi'izah sa beveraijemadefrom rice, millet or barlev. 57 (l'iicliardson.) rA Lolicya, dit Niebulir^, on nous ollrit une espèce de busa qui nous causa des nausées. »
RosTANGi. Jardinier turc ou garde des jardins du sérail. C'est un mot turc (^^lx.«j host'lii(]ji formé du persan yU.«j io*/7«, jardin, et de la terminaison turque s- <^p, f]"' ■''^'"' à former les noms de métier. C'est à tort que l'auteur d'f/ne visite au sérail en 1860 ' écrit haxtandji.
BouDJOti. Monnaie d'argent dans la Barbarie, valant 1^86'. En arabe algérien ^^^ boûdjou, qui vient du turc (j^^ boûlchouq, moitié, demi. (Voy. Piban, Dict.dca mots dénri's de l'arabe.)
Bougie. Esp. A^j/V;. On tire ro mol du nom de la ville africaine de Bougie, en arabe ajLst bidjm/a, qui fournissait jadis une grande quantité de cire. (Voy. Defrémery, Joiini. rtw/^ janvier 18 6 a, p. gS.)
BoiRACAN. Esp. barra<jan; portug. barregnnn; ital. bnra-
canc; bas lat. barracanus, baracanus. De l'arabe yl^Jj ou y'Jjjj barraliân, barnakûn, même signification. W. A. de
CAB
Clievallet cbercbe à bnurnrnn une étymologie germa nitiue", mais tous les mots cpi'il cite sont relativement modernes et ne sauraient infirmer l'origine orientale.
BorTARGCE. Sorte de caviar fait avec des œufs de muge. Le Dict. d'Iiist. mit. de Déterville écrit bontarque, poutarqiie. Esp. botagra^, ital. buttngra. C'est l'arabe *^4aj boutarhlia, même sens, lequel paraît formé, d'après Et. Quatremère, de l'article copte bou et du grec tâpixos ou 7û[ptxov, poisson salé, fumé, séché. (^Journ. des Savants, janvier i8i8, p. 45.)
Bba\. «Les bœufs sauvages qu'on appelle en Provence et Languedoc bœufs bran.i ou branes. .-. . Tels bœufs sont nourris aux niarets de la Camargue. » [Agriculture et maison rustique de Charles Estienne et Jean Licbault, p. i3o.)
Ce mot doit probablement être mis à côté de l'espagnol
albarran, venant de l'arabe yUj barrân, avec le sens de
sauvage, étranger, soit qu'on le dérive de tj bnrr, terre,
champ, soit qu'on le rattache à la racine ^^j baria, être libre. (Voy. Ghss. de Dozy, p. G 9.)
BnonnQcix. Esp. borcegui , portug. horzegnim, ital. borzncchino. M. Dozy a cherché à établir l'origine arabe de bcrcegui. On peut voir sa dissertation, p. ai 1 du Glossaire.
BuLOOL. Nom du rossignol en langue persane : JA» boulhoxd, qui est évidemment une onomatopée.
BuRNOcs. Esp. albornoz, portug. albemos. De l'arabe ^y^^Ji bournous, sorte de bonnet ou de capuchon. M. D'Escayrac s'est amusé à contester l'origine arabe de ce mot et a voulu y voir une corruption de mérinos. Mais u«^yj est ancien dans la langue arabe. Chez Mafoudi et chez Ibn al-Albir, c'est un bonnet de forme haute : (j<*;»j x»,'^ J.S. JjjjJtf (5 il avait sur la tête un bournous allongé n , dit le premier; t^la^Jl çjljiLi (j~JrJ *-dcKiî portait un bournous a\ec, des queues de renard», dit le second. J'emprunte ces deux citations à une intéressante note de M. Defrémery, dans son Mémoire sur les Sadjidcs, p. 6 1, G à.
Caah». Temple sacré de la Mecque. En arabe a»jo La'bn , c'est-à-dire carrée (ou plutôt cubique), à cause de la forme du bâtiment.
Cab. Mesure d'un litre environ, chez les Juifs; transcription de l'hébreu 3p. qnb.
Cadale ou KAimAi.E. Originellement, ce mol désigne une tradition juive touchant l'interprélalion de l'Ancien Testament, et vient de la racine sémiliipie Vap^ qabal, r.ha](\. qrbal, arahe Jjji qabal , recevoir. Plus tard, cabale
s'est dit d'une science mystérieuse permettant de se mettre en comnmnication avec les êtres surnaturels; de là, le sens actuel, intrigues, menées secrètes.
Caban. Autrefois gaban; esp. gaban, portug. gabbâo, ital. gabhnun. Le Dictiomi. de M. Littré donne pour étymologie l'arabe ^U* 'abâ, drap grossier dont on fait des capotes, et aussi manteau noir rayé des derviches. L'aba, dit M. Defrémery, est «une sorte de manteau court, ouvert sur le devant et dépourvu de manches. C'est l'habit caractéristique des Bédouins à toutes les épotjues"'. n "Il
' /);r(. ,/•/..■>(. fi/if. l. XXXI.p. A33.
* l'iy. enAraljie, t'il. Siiiilli, p. p.fifi. LoliPja est ilaiis le Y('mPn. ' /^ Tour du monde, ■".■^ein. i803, ji. 3.
» Origine de In tan);, franc. 1. 1"', p. 3()S.
" Biiln/rra n'est pas noté (tans le (lloss. de AI. Dozy.
* Tiad. dii Gutialan, p. i53, note 1.
CAB
\ rti'.nit là des Kurdes. . . dont Wibbn est niyi^ do bniidrs brunes ou blanclii\s. n (Duliousset '.)
[ n autre ternie tlo qdln'i est ie notii d'une sorte de lunique dont Chardin et Tavernier ont donniî la desrriplion. Eastwick définit le qabd tça kind of li{jlit cloak willi loufj sleeves, somewliat like a colle;;e jjown, but gencrally made of woul -. »
Knfin le Gazoph. Iiii<r. Pcrs. traduit /;y/Ar»( par j^*^ /.v/y*(f;t et »iLio hiijKiiicl; . (|ui [)ourraient bien èlre il'orijjine européenne.
Je ne vois là rien d'assuré pour l'élyniolo(jie du mot qui nous occupe. Mais L« 'alul est l'aba, nbiit, (pie donne Bescherelle-': <xUnba sert à baiiiller en Turquie les inatelots et les indigents. — Les ubuts n'ont pre.S(|ue plus de valeur. »
Cabas. Esp. ciipazo, capaza, capacho, porliig. cabaz, bas lat. cabacuK , cahacius, cabassio. D'après M. Delréniery', de l'arabe ,jaxs qn/n-^, cage^, qui a donné aussi l'espagnol alcahaz, même sens, d'où le languedocien cas, cage d'osier pour les poules. Le cbangenient de^ en p dans l'espagnol jieut se justifier par l'exeniple de alpicoz, concombre, à côté de aljicoz, venant de (j=y»Ài' al-Ja(pjoûs.
Cacatoès ou Cacatois. Perroquet de l'archipel Indien. En inahh yiS^ liftlcatoua. Ce nom n'est d'ailleurs que la figuration du cri ordinaire de l'oiseau.
Cadi. Transcription de l'arabe ^^^ili (pldî, juge, qui, avec l'article, a donné alcade. Cudilcsker, magistrat turc, est formé de ce mot qddl et du persau -CiJ Icchkcr, arnu'^e (ou, si l'on veut, de qûdi et du |)ersaii arabisé JCwjJ! al- 'asker, l'armée).
Cadie. Arbrisseau originaire d'Arabie, qu'on cultive chez nous en serre chaude. De l'arabe ^gùii qndi, nom de .cet arbuste.
Cafaru. L'espagnol et portugais cafre, dur, cruel, vient certainement de l'arabe yl^ k'fir, infidèle, mécréant. Mais je n'oserais alliriner (]ue cafard ait la même origine, soit sous l'influence des pluriels ;U^ kiflr, Inu/fâr, iji^ IcaJ'ara, soit par l'adjonction de la particule péjorative ard [cafard [)our cajrard). En tous cas, le motyo est employé aujourd'hui avec ce sens, comme on peut le voir daus les Dictionnaires de Bocllior et de Ciierbonneau. Celui-ci prononce kafir.
Café. De l'arabe s^ kalioua (prononcé à la turque hahvé), qui désigne la liqueur et non le fruit''. Calma, dans Du Cange, est s du vin blanc léger», d'après iMaihîL'us Sylvalicus, m'decin du xiv' siècle. Le sens primitif du mot arabe parait aussi être vin, liqueur apéiilive.
CM
Dans la première moitié du xvi' siècle, le café était encore si peu connu que le botani^te Domiiii(|uc ('liabré, dans son édition de Yllisloria planlurum unirersalis de Jean Bauliin (i()5o), se demande si la liqueur préparée par
les Turcs avec le biina, bunuu ou bunchos ((^ boaiin), et qu'il nomme chaube, est ideiiticpie avec le coaaa, décoction bien connue, dit-il, (pie les Arabes pr('|iai('iit avec le bon ou ban ''.
Caftan, (j'est le turc (jUà» <iaftilH, vêlement d'honneur, primiliveniciit ideiilKpic, sans doute, à l'arabepcrsan yli^Ài- klaijlân, cotte de mailles, armure militaire.
Caïd. Esp. alcaide, commandant de forteresse; portug. nlcaide, exempt de police. De l'arabe ^XjL» qâ'ul. chef, capitaine.
L'étoile (jui est à rcxlréiiiilé de la (|ueue de la (Irande Ourse est ipiehpielnis appelée kaul'^. (Test le même mel : JvîL» wùJJI iJsJi» Jtt t^JJ! u^M^.j t«on nomme qâïd l'i'loil;! qui est à l'extréinilé de la (|ueue. w (Man. ii° <j()/i , siip. :ir. de la Bibl. iial. fol. kj recto.)
Caïmaca.n. Mot composé de deux termes arabes ^\3q,Tii.i et -bu maqâm, signifiant ensemble lieutenant.
Caïquiî. Petite embarcation en usage dans l'Archipel et à Constantinuple. C'est le turc (^jIj qâïq.
Cajei'Ut. Terme de pharmacie, huile extraite d'un arbre des Moluques, très-employée en taxidermie, pour la couservaLion des objets d'histoire naturelle. C'est le malais Ajp ^}S k'iijou-pr.ûtih, littéralement arbre blanc, nom qu'on donne à l'espèce de myrte appelée par les naturalistes Mclakuca leucadendron. Lcucadcndroii est, comme on voit, la traduction grecque du nom malais. Nos navigateurs appellent l'arbre cajeputicr: «A l'ombre des cajeputicrs, arbres reconnaissables à la blancheur de leur écorce. . . r. (Rienzi, Océanie, i.\", p. 21 i.) Les Malais nomment le cajeput »:sy> y\^ (^.AA.» nû;jnak kCujoa-poûtih , huile du kayoupoiitib.
Le terme malais yjli knijoa, arbre, figure, sous la forme caju, dans le nom d'un grand nombre d'arbres originaires des Indes orientales. Le Dictionnaire d'histoire nalnrelle de Détnrville en cite plus de quarante. Aussi siiis-je porté à croire (|ue notre mot acajou, qu'on trouve (''gaiement écrit cajou (;t cadjou, est le iiujiiie mot malais. Le bois d'acajou, il est vrai, vient d'Amérique; mais le véritable acajou croit dans les mêmes parages que les arbres dont nous venons de parler. (V. l'article acajou et l'article malKi<nin , dans le Dicl. de Déterville.)
' Lfi chasses en Pêne, dans le Tour du. monde, 3* sem. 1862, p. ia8.
' Tiie CufoMii, vocaijul. — «Ui c/ntô a àonné en porliif;ais cnini/a.
' Dicliuiiii. national. On trouve aussi dans les diclicruiaices: abc, liiiliil «rioiilal ; liabe , lialiil des Araljes. ( Nauv. vocab. de V Acad. franc. Paris, 1 8li 1 . )
* /(crue critliiiic, nuiniTi) du a8 dcceml)rc iSOS, p. /io8.
' Dans des relations de voy^ifre, on trouve cafes$ employé pour désijjner uiif partie du sérail servant de prison. Voy. par t\(-iiiple le récit intitulé r. Une
visite au sérail en 1 86011 {Le Tour du monde, 1" sem. i863, p. 1 1 )• ^''^^^ la forme liirquc et persane j-jU qufes du même mot.
• Voy. Sacy, Ouest, m: t. 1", p. Ulx-i.
' Tome 1", p. /la a.
» Journal du ciel, numéro du aa mars 1875, p. 57'!. Voy. aussi le numéro du .3 mai suivant où j'ai donné l'explication de (luelques auUcs noms d'étoiles de la même constellation (p. (ii<j, (iao).
Cakii.e. Gpnrc do pinnies de la fnniillp des criirirèrcs. Le cahtie maritime abonde aux environs de Boiilo{jiie-sur- Mer, où on le brûle pour en retirer de la soude. C'est l'arabe Jû>l* q'njouUil, Rspecies lierba? salsas»', dit Frevtag d'après le Qdinous, ou XXiU q<1i]oulln, comme écrit l'Avicenne de Rome (p. rpt"): Avicenne en mentionne deux espèces, l'une semblable au pois cliicbe, l'autre à la lentille.
Calidio\. I^t. bntan. cnltulitim , plante voisine du gouet, rullivéc en serre. C'est le malais j^ii^ kalâdi, sorte d'arum à racine comestible.
Calam. Transcription de l'arabe ^ (jnlnm, ro?eau à i?crire. Mais cttlame, terme d'arclu'ologie pour désigner le roseau à écrire des anciens, est le latm cnlamus; calnme est un terme de formation savante, c'est-à-dire calque sur le latin sans égard à l'accent. La langue populaire disait chaume.
Calamb\c, Calambaut, CALAjinor, CALAvnoïc, Calaiirocr, CAi-AjiBoinc. Tous ces noms paraissent s'appliquer à un même arbre des Indes orientales, dont le bois à odeur aromatique et connu en Europe sous le nom à'agalloche ou hois d'ahès. C'est le malais ^j^i kalamhaq.
Le calamhac porte aussi, cbez nos auteurs, le nom de gnro , qui est le malais ^Lj^ g-a/iôrou ou^^o gârou, moi d'origine hindoue. De celui-ci vient, peut-être, notre mot garoii, appliqué à l'écorce d'une espèce de laurier dont on se sert pour les vésicatoires. Le galulrou est ainsi défini dans le Dictionnaire de Marsden: r Sorte de bois résineux et en apparence pourri, qui en brûlant se fond et exhale un parfum dont on fait grand cas dans tout l'Orient, n
Calapite. Concrétion pierreuse qu'on trouve dans l'intérieur des noix de coco. Ce mot vient de d^ kah'qm, nom malais et javanais du coco.
Calender. Sorte de moine ou de religieux musulman. Du persan ^«XjJL» qalender, même sens. On peut voir dans la Clir. ar. de Sacy (t. I", p. 268 à 966) des détails sur la secte des Kalendéns.
Calfater. E<5p. cnJafatenr, cnlnfetar, portug. calafetar, ital. cahfntnre , grec niod. ya\a.^aTÛv. Malgré 1 opinion de Jal, adoptée par Engelmann, je ne crois guère à l'étymologie latine calefacere, ealefactare, vainement nppuvée sur des formes de vieux français calfaicter, adfactcr, etc. que je n'ai, pour ma part, jamais rencontrées. Calfater ne signifie point mettre du goudron fondu dans les interstices des iilanches (et en fùt-il ainsi que l'expression calefacere serait encore d'un choix assez peu ingénieux), mais bien y insinuer deséloupes, des libres végétales. Chacun sait que,
CAL
dans les mers de l'Inde, on se servait autrefois, notamment à l'époque des voyages des Deux iMusuliuans', et plus tard au temps de Marco Polo, de navires dont les parties étaient reliées entre elles par des coulures faites avec des libres de cocotier ou autre végétal-. Ces mêmes fibres i xU, iJtXi qilf, qilfa, servaient aussi à garnir les joints et sont encore employées au même usage en guise d'étoupes', d'où le verbe arabe o«Ai qallnf, «ferruminare, fibris palniœ vel musci tabularum commissuras infarciendo et obducendo picem, stipare navimn, c'est-à-dire calfater ou calfeutrer, comme traduit lui-même Meninski; d'où encore iCJiW qil']fn ou qalâja, calfatage.
Ouelle dilliculté voit-on à ce que ces. mots aient pénétré dans les langues européennes pour y donner calfat, calfater, etc.'? Et pourquoi y chercher une coïncidence fortuite de son et de sens? Lt d'où viendrait d'ailleurs ce singulier accord des termes espagnols, portufjais, italiens, grecs, à adopter un a pour la seconde voyelle au lieu de ïe qui est dans calefacere, ealefactare?
Bocthor traduit calfater par kiAi qalfal, mot de formation moderne et que ne donnent pas les anciens dictionnaires; le P. Germain de Silésie (1689) a seulement »aA5 qallaf, U^\ aqlaf {!i' ï.)\
Calfeutrer est sans doute le même mot que calfater, altéré sous l'influence de l'idée de feutre, tant il est vrai que la signification essentielle du mot est garnir d'étoupes et non goudronner.
Calibre. On a proposé, comme étymologie, l'arabe t-Jl5 qnlah, qâlih , q'ilouh, forme, moule, prototype^. M. Dozy n'en veut pas. Il a peut-être raison; mais est-il vrai que les significations de qCdib ne conviennent pas 3u sens de calibre? Le calibre est, ce semble, la mesure du diamètre intérieur d'un tuyau, ou, si l'on veut matérialiser cette idée abstraite, le cylindre qui entrerait exactement dans le tuyau. Y a-t-il donc là un tel désaccord avec les divers sens de qnlib? Et si t^U vient du grec xaXdTrous, forme à soulier'', n'est-ce pas une analogie de plus? Reste la question de l'accent. t^U, avec l'accent sur la première svllabe aurait dû donner callie (et peut-être est-ce bien là l'étymologie de notre galbe). Mais cette règle de la conservalion de l'accent, sujette à plus d'une exception lorsqu'il s'agit du passage du latin aux langues romanes, n'est pas plus immuable dans le passage de l'arabe à l'espagnol.
Quelle que soit l'origine de calibre, on peut rapprocher de ce mot l'anglais cahver, petit mousquet dont on se servait autrefois et qui est cité dans Shakespeare.
Calife. Esp. portug. et ital. califa. De l'arabe aàaLï. khalifi, successeur (de Mahomet).
Caliohn. Pipe persane. M. de Gobineau écrit kalian. tt De
' Voy. VéAit. de M. Reinaud ou la Irad. publiée dans les Voy. anc. et fuod. l. II, p. i.'îo el i48.
• r Leurs nefs sont consues de fil qne il font d'cscorces d'arbres des
noix d'Inde; car il font battre l'escorce et devient comme poil de cring declie- «.-il. lie i|iini il font fil et en cousent leur nef.n (Marco Polo, ëdil. l'authier, p. 87 et 88.)
* <• Ces bateaux se nomment chelinijiies Les coulures sont ca fatée.<i
avec de l'étoupe faite de la mémo écorce (coco) et enfoncées sans bcanconp de façons avec un mauvais couteau, n ( Legcnlil , dans les Voy. anc. el mml. 1. 1", p. 5 '10.)
' Fttbriea ling. arab. aux mots assettare et rassettare la nare.
' M. Clierbouneau n'iii-sile pas à traduire calibre par .-JU qûteh, ;ijiii|tiint entre parenthèses («'(ymo/.), Dict.fr.-nr. 187a.
• En persan, .s-J^ Lâllioud, forme, moule.