CUI
odeur aronialicpie, est brûlée comme |)arfiim, de ^1 api, feu; coidicoys, grandes pièces d'écorce préparc'os pour certains usages, corruption de l'expression malaise jjli oJyi kotdit-krnjou , écorce d'arbre, etc.
Courban. Fétc religieuse des musulmans. Ln arabe , yljJ» qourbiin, ce qu'on oiïre à Dieu, sacrifice.
CoLsciHTE. Nom d'une race d'hommes. De l'hébreu ''Ç'13 koûchi, éthiopien, adjectif formé suv Koûck, nom bibli(jue de l'Ethiopie.
Couscous. On trouve aussi couscou ,couscoussou et ciucttt (dans J.-J. Rousseau); esp. alcu:cuz. alcuzcuzu, alcoscuzu. De l'arabe (jwXwO koushous. A Saint-Domingue, la semence mondée du maïs est appelée coiuisecouche ou coiichecousse. C'est le môme mot, imj)orté sans doute par les nègres africains.
Cramoisi. Esp. carmesi, port, carmezim, ital. chermisi, cremisi. De l'arabe i£\-*^ qirmezl, adjectif dérivé de ys^ï qirmiz, kermès. De là vient aussi carmin, bas latin carmesinus.
Criss. Qu'on écrit quelquefois, mais à tort, crid ou cric. Poignard malais. Du malais tj^.^ krls ou ^J-^ Ans. Il se porte à un ceinturon nommé ^J»^.^ Jb tilli krls, cordon du criss.
CuBÊBE. Esp. et portug. cubeba, ital. cubehe. De l'arabe iùL.^ kebâha, même sens. Aucun dictionnaire ne donne la voyelle u, ou, pour la première syllabe, tandis qu'elle se trouve dans toutes les formes européennes. Le mot est ancien dans notre langue; on le rencontre dans des textes du xiv" siècle sous la forme cubebbe.
Chine. Terme d'ancienne chimie : cornue pour la distillation de l'eau-iorte. Anibroise Paré écrit carnnc. Pour un agent tel que l'acide nitrique, la cornue devait être eu verre. Je conjecture que cuine, cucnne, ré|)résentent l'arabe iJ^:» qaninu , lagena, ampulla vitrea (Golius): Freytag indique encore la prononciation qinnina. Dans l'alchimie de Geber (man. n° 1080, sup. arabe de la Bibl. jial.), le mot
est écrit xyUÀJ» qaninia : iC-«jLçJ ï j, J^L) yi JJ jo ^Lo ili Uyj yj~A.cj «Xî^l Jo Jl j, I^JjOvj ^' ijcw!^ 2y*-P r les choses étant ainsi, jette le vinaigre dans une qaninia grande, large, et enterre-la dans le fumier vingt et un jours» (fol. 5 verso). Dans d'autres passagas du même manuscrit on lit ccpenilant ioUjii : |j~'J' iùc»,!^ ^^sy^ uj»^^^^ c^^ LgJi** fj^^ Jl jS\ ^j« L^^*»-i,$lo (t ils prennent une qanina ù tête large et la garnissent de pierres jus(ju'au cou» (fol. 167 verso). Nos alchimistes du moyen âge ont pris ce mot
sous la forme canna, comme Aliy berniija, autre vase de verre, sous la forme berna. (Voy. le Lexicon akhcmiœ de Ruiand.) Le même ouvrage donne encore <f.kijnienna, id est ampulla. » Si l'on se donne la peine de parcourir notre ar-
' D.ins /c Tour du monJe, i" som. 1861, p. 70. — ' Par quelque 111cprise iaei|iliqiit:e, Bcâcherelle, après avoir donné Iruis kiloinèUcs pour la
valeur du cos, en allriLue dix-sept au 1 Jansen, i8o5.
' Tr.id. du hollandais [.ir
ruR
ticio Alchimie, on ne sera |);ts surpris rie l'altéralion âo qnniii'i en amua, hymcnna, ciieiinc, citine.
CincuMA. Esp. porlii;]. ot ital. ciircuma. On Irotive cttlcumn dans un tarif IVaiirais du wii" si('clc. (Lillré.) C'csl l'a rabc (0.3,5, ^»^/.OH/7ro!(;;i, hourhoiima (héb. ni"!?), mémo sif;nirication. L'Aviconnc de Rome donne la leron [*^j.'i~i ^ourqounu'i' (^p. cKi), que les dictionnaires n'ont pas relcvi'c
CisciTE. Esp. el portug. citsrula, ilal. cusniln. ruMiita. Cette dernière forme nous donne l'élymologie du mol :