‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 596 sur 638 · DOU · texte numérisé non relu

DOU

manquent dans le Glossaire cl'Knjelmann etDozy): lat. botaniq. doroniciim. r On dil que c'est l'altération d'un nom arabe r, dit Littré. Cinquante ans auparavant, Léman disait: K Selon quelques auteurs, ce nom est formé d'un mot arabe qui signifierait ^)oi'so« </« Icopard^.n Le mot est en arabe en effet; g'';^, ^)^, g>;^, darâncdj, darancdj, iiniomcdj, dans Boclliori la dernière forme seule est dans Richardson; Freytaj prononce douroundj. Quelle que soit l'origine première de ce vocable, il a été de bonne heure employé par les savants arabes . puisqu'on le lit dans Razi, qui mourut en gaS de notre ère.

DoiANE. Esp. aduaiia, ital. dofjinia. De l'arabe y^jj^ dïouân. d'après Engelmann, qui e\pli(|uc ainsi l'étymologic : diotiân, qui est d'origine persane (voy. Divak ), signifie d'abord registre, puis l'endroit où se réunissent les employés qui tiennent les registres, conseil d'Etat, salle d'audience, et aussi bureau de douane, ainsi qu'il résulte d'un grand nombre de passages d'Ibn-Batouta, Ibn-Djobéir, Maccari, et surtout Ibn-Khaldoum. (Voy. Gloss. p. /17.)

Douar. Esp. aduar. Notre mot français vient d'Algérie, où ^Iji doûtlr signifie un village composé de tentes^. Mais l'espagnol aduar montre que ^l^^ï ad-doûlr doit être ancien dans la langue arabe; et en effet, M. Dozy^ l'a relevé dans Edrici [Clim. I, sect. 8) et dans Ibn-Batouta (II, 69). j'j^ est lin singulier (faisant au pluriel ;l^ii chez lîocthor, wj'ji dans Cherbonneau), qu'il ne faut pas confondre avec un pluriel de^i dâr, habitation, bien qu'il y ait eu sans doute similitude à l'origine. Douar, en Orient, se dit d'un petit camp dont les tentes sont groupées en cercle; un camp plus considérable et dont les tentes sont rangées sur une ou plusieurs lignes droites se nomme mzel. (Voy. Voyage en Arabie, dans la collection Smith, t. XI, p. 309.)

DoDME. Palmier de la Thébaïde, décrit dans le grand ouvrage de la commission de l'Institut d'Egypte*. C'est l'arabe -j* dautn ou doûm. Dans les anciens ouvrages de botanique, le nom de cet arbre est Cuciphera ihcbaïda, que certain dictionnaire, par une singulière inadvertance, transforme en crucifère thébaïque , plante. Le fruit, dont on fait encore au Caire une grande consommation, a été en effet désigné sous le nom de cuci, mot qui est dans Pline, et auquel les dictionnaires latins attribuent une origine persane.

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