GON
'' GioET. liai, giithbetto , gliibbeltc. On n'a rien |)i-opos(' de sérieux pour TtHymologie de ces mots. Gmbbcllo aurail-il (pielfjue rapport avec le persan vj^ Iclioûb, pièce de bois, |)oulrc, bâton? Le Gazopinjlacium liiig. Pers. traduit pâlibulum par ci»*«j v>t" ''"/""'^ ^^*'' '"'^'s cette expression persane est-elle autli(>nti(pie? Et puis, comment l'ilalieu serait-il allé prendre en Orient le nom de cet instrument de supplice?
Girafe. Esp. girnfa (ancienn. azorafa), porfug. girafa, ital. giiaffa. On trouve en vieux français orapi (Joiiiville), girajle; Marco Polo, dans l'édit. Pauthier, écrit gcrojle. C'est l'arabe ^1^) zourâfa, zerâj'a. Meninski donne aussi Lb-w, LLi^j^ sowwïpâ, zournâpâ.
Dans le man. de la collection de M. Schefer, iiililulé O^jL^ji t-*.jl^ Merveilles de riiule, ouvrage dont il a déjà été question et qui paraît avoir été rédigé au x" siècle de notre ère, on lit sur la girafe le passage suivant : ^o«»a.^
conté que dans l'ile de Lannù il y a des girafes d'une grandeur indescriptible. Des naufragés, forcés de marcher des parages de Fansour vers Lamri, se gardaient de cheminer la nuit, par crainte des girafes; car elles ne se montraient pas le jour. El, quand approchait la nuit, les voyageurs montaient sur un grand arbre, par peur de ces animaux. Et, la nuit venue, ils les entendaient rôder autour d'eux; et le jour, ils voyaient les empreintes de leurs pas sur le sable.» (P. gB.)
Cela ne ressemble guère à ce que rapporte le P. Ange de Saint-Joseph, ([ui ex|)lique ainsi le mot gimjfa, Ai';), dans son GazopItijJ. ling. Périt. : «Petit dain; l'on en trouve des troupes en voyageant par la Perse : elles connaissent en regardant un homme s'il est amy ou ennemy, et en même temps ou fuyent ou s'arrêtent.»
GiniiE. Vieux mot désignant le péritoine. Porlug. et ilal. zirbo. De l'arabe ljJ tlwrb, même sens. (Voy. Freytag, et aussi Bocthor, à pcrho'mc et à êpiploon^.
GoLGOTHA. En grec, yolyoOâ, que les Evangiles expliquent par ^6nos xpavlov, place du crâne, soit à cause de l'aspect de l'endroit, soit parce qu'on y trouvait biMiicoup de crânes de suppliciés. C'est un mot chaldaïqiie NnbaVî gouIgaUli'i, en hébreu nSiba goulgolelh, crâne.
GoMOR. Mesure de capacité pour les matières sèches, chez les Hébreux. C'est la transcription, dans les Septante, yoiiSp, de l'hébreu "iDi; 'orner, une poignée. Cette mesure était la dixième partie d'une autre, nommée nçN epitah.
GojiCTi ou Gosn'TO. Espèce de palmier (^Bnnisw.i gomntusV Du malais ^j^H gomoûlt , ou, suivant la prononciation de l'abbé Kavre, gliemotili, mot qui désigne plus spéciahîment les longs lilamenls noirs fournis par cet arbn;, lesquels servent à la fabrication de cordages inaltérables.
Gong. Instrument de miisi(pie aussi appelé- Uim-Uim.
' Joum. asint. i" seiii. 18/19, p. ^'n-
Dict. d'hitt. nat. t. \ll, p. 602
AO
GOU
En malais, ôj^l aijônu ou ^^ {finfr, «dt'nomînation, dit Rienzi. comnume à toutes les laiijiios de la Malaisic Le gong paraît provenir de la Chine ^n Le mot existe en javanais, en battak, en tafjale. cnhissaya, endaynk, etc'^.
GocDnox. Esp. alquitrun, portug. alcntnto, ilal. cntrnmr; bas latin alquilrannm. Dans le man. latin du xiv* siècle, n"7i56, ancien fonds de la Bibl. nat., on trouve (p. lio): rnill;alranc, olcuin d'^ ccdro.» et ralkitra», olonm juniperi.n C'est l'arabe yIJaï (^n/jYÎH ou ^i/mi, goudron, en persan yU^ ketnot. Le français a encore goudran, où Va primitif s'est conserve^; il en est de même dans gouhlran on gotihran, liqueur claire et grasse qui coule des vieux pins (Bcsclieroile); ici, la lettre / est due à la prononciation emphatique du la t. (Conipar. ALTAÏn. Alcaldc.)
GocLK. En arabe, Jji ghoûl, ogre ou démon qui dévore les hommes; ^Ire surnaturel et malfaisant qui possède 1.1 faculté de changer de forme. Nous avons mis le nom au féminin et nous avons fait de la goule un monstre à face humaine qui se repaît de cadavres. Glioiil est d'origine persane.
GonM. Contingent militaire des tribus algériennes (le mot n'est pas dans le Dict. franc. -ar. de M. Cherbonncau). C'est l'arabe ^y qaum, troupe, prononcé goum en Algérie.
GonnA. Oiseau de l'arcbipcl Indien, aussi nommèyigcon ou faisan couronné. Lorsque le mâle désire sa femelle, rA\ fait entendre une voiv mugissante, triste et plaintive.» {Dict. d'Iiist. nat. t. XIII, p. 33 1). De là vient son nom qui est javanais, 'rfcmi-n^ gorn, et signifie grand bruit. Ce mot se rattache au verbe m7j-r>,.^f gheroq; en malais, s^ ghrroh, mugir, ronfler, a^^ gourovh , bruit du tonnerre.
GocBAME. Nom d'un poisson des mers de l'Inde et de la (!hine, aussi nommé, dans nos dictionnaires d'histoire naturelle, gotirami ou gorumij (ospbronème) et, à l'île di' Fi-ance, gouramier^. Du nudais /wi^ goimlmeh ou ,^1^ gourâmi. On peut voir, dons \&Dict. mal. de l'abbé Favrc, l'origine présumée de ce nom.
GounBi ou GoL'RBiL. Hutte, ou village de tentes, en Algérie. En arabe algérien, j.S gourbi. J'ignore si le mot est d'origine berbère ou s'il représente simplement l'ancien arabe tw» qourbà, parenté, voisinage.
GocncAM)isE. Est-ce le persan *^j* gharghandjah , ghcrghendjih , r.mulier coïtu insatiabllis» (Meninski)? Cette élymologie est indiquée par M. Pihan.
GotRMASD. Le Gazophylacium lingiiœ Persnrmn compare