LAW
K^niN. Somrrre payi'e pnr lo mari musulman à la fommo qu'il n'pudie. Le mot s'est dit aussi des mariages temporaires ronfrac((5s par les marins proveuf aux avec des femmes grecques dans rArcliipel. (Litlrt'.) Du persan ^JJ^^ lùlbln. liii'me sens.
IvADYLE. ISom tiré de l'arabe xLyjo qahlJn, tribu.
Kadelée. Espèce de haricot de la Malaisje (Phnscolus ma.viimi.i, caMium de Rumpf). C'est le javanais «mdQijn-i kndelé, en malais ti.>v» kedeli. Nos dictionnaires de botanique donnent les variantes caJali, kadali, cndeli.
Kadine. «Mot qui signifie f/rtme en turc et se dit des maîtresses en pied du sultan. 51 (Littré.) Le turc yiU qâdiii est une altération de y^l^ khlloûn, dame, maîtresse de maison.
Kadoche. Grade élevé dans la franc-maçonnerie. De ï\u']:T(iu^\i^^qn(lôch, saint, sacré [^ip^qaJach, être saint, en arabe (j<.<XJ> qadasj.
Kaï«ac. Sorte de sorbet turc. Le mot turc ^^^ ou ^^lï qaimaq signifie proprement crème du lait.
Kalpak. Bonnet à la tartare, est le même mot turc que le colhnck. (Voy. ce mot.)
IvAiNCHiL. Chevrotain des forêts de Sumatra. (Douillet, Scienc.^ En malais J^^ kanîchl, mosclnis Jnvanicus.
Kava. Boisson enivrante des Polynésiens. «Il y a identité entre ce mot et le mot kavoiia, café des Arabes, qui se. prononce de la même manière. Ces deux boissons sont servies chaudes.» (Piienxi'.) — Voy. Cafiî.
Kazine. Trésor du Grand-Seigneur. De l'arabe Hij-yà^ kluizlna, venant de la même racine qui a donné magnsin.
Kermès. Esp. camie.i, alquermez, portug. kermès. De i'arabe-persan y«J» qirmlz, même sens. Les botanistes écrivent en latin chenues.
Krtmie. Genre de plantes de la famille des malvacées, conqirenant un assez grand nombre d'espèces exotiques (//(Tk.scus). De l'arabe ^♦Vt=. khalmi ou kliilml, qui est X(ihh(vii dans Freylag, la mauve des marais (marshiiiallow) dans Ricbardson, la (fuimniiue dans Bocthor. Celui-ci donne aussi A^^-lii.. khetmiija, ketmio.
Ketmcc, que certains dicliitnnnln's donnent comme le nom d'une malvacée, est probabicnient une faulc d'impression, pour ketmie.
KiHMSiN ou Chamsin. Vent d'Egvple. Transcription de l'arabe (jr*->-^ kluwislu, mot qui signifie proprement cinquante (de ^JJs^ kliam.i, cinq), et a été, dit-on, appliqué à ce vent parce qu'il souffle pendant cinquante jours. (Voy. J.-J. Marcel, Contes du cheijkh El-Moluhj, t. III, p. 3 18.)
Khan. Sorte d'hôtel pour les voyageurs, en Orient. C'est l'arabe yU^ kluln, même sens, dont l'origine est persane. (Comp. ajU. khâneh, maison.) Dans le sens de prince, chef, le mot est aussi persan et a la mèiue ortliograplie.
On trouve quelquefois khan éri'it par un simple /(, hun.
Khani
— Voy. Ali'a>ce.
KnARBiÎGA. «Nom d'un assend)lage de trous que l'on creuse symétriquement sur une surface plane, et dans lesquels on pose des cailloux ou des noyaux de datte en jfuise de pions, comme pour le jeu de dames : XJîj-à. khnrhega.n (Cherbonneau, Dicl. franc. -arah. pour la conversation en Algérie.^
Km ton E. Titre donné au vice-roi d'Egypttï. Du persan jj.>.âi> kkcdiw, roi, prince, souverain, mot adopté jiar les
Turcs.
KiDLA on KiBi.AT. Point vers lequel les Musulmans so tournent pour prier (direction du temple de la Mecque), l'ji arabe iCLj qibla, dont le sens propre esl chose placée en face.
KiMA. Tridacne g6ant(Chima ifigas^ Du malais j<v^ klma, qui se retrouve dans les autres idiomes de l'archipel Indien. Néanmoins, le terme scientifique chnma et les mots français correspondants chamc, came, qui désignent un genre de coquillages, ont été pris du grec XW"-
Kiosque. Du persan et turc J-i^ koïichk, belvédère, palais, villa. Le mot nous est venu par les Turcs qui font toujours sentir un i bref a[)rès le d k.
KuiiTcins. Corjjs de cavalerie p<'rsane conqxisi' <]f l'iuicienne noblesse. La finale s est la niarriue du pluriel, ..>r le mot est en persan cs=^)y» qoùrlchi'^.
jAMPoriANE. Espèce de gingembre. Du malais-javannis 11 A?j-'i laviponyang, rpii se rattache peuf-êlre nu iiinf ^îl
• Ocëanie, t. I", p. 45.
' «Régis Pcrsarura prxlorianiis eqiics : sunt numéro ta,ooo.i> (Casleil*)