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donné un autre nml de sens analo{jiie, Hc^Jis tnnllin . coussin.
Pour coni[)rendre conunonl le lieu où l'on jelle. ou bien la chose jetée {^mnlrnh, moirnh) a pu s'entendre d'un lit. (l'un matelas, il sullll de se ia|i|ieler que les Orii'ii- (aii\ n'ont ou n'avaient pas de lits proprement dits, à la façon des nôtres, avec un châlit, mais ipùine simple cou- V(M"ture, un matelas jeté à terre en tenait lieu. On peut comparer les expressions latines slnitum, stragulum, rattachées à stcrncre.
Mathaca. Roue garnie de marleaiiv de bois. (Bescherelle.) Ce mot est espagnol, et dans celte langue il désigne aussi la crécelle de bois qui remplace les cloches à certains jours de la semaine sainte. C'est l'arabe JCïJa.* nu- Iraqa, marteau, instrument pour frapper, de la racine (^Ja tarai], h'apper. On connaît, bien que les dictionnaires français ne le donnent pas, le mot tiuilraquc, employé en Algérie dans le sens de bâton, trique; c'est la |)rononciation algérienne du même terme arabe (iJia^ (^ oy. Cherbonneau, Divl.fr -ar. au mot Iritjuc^ .)
Matras. Vase employé dans les opérations chimiques. Ambroise Paré écrit malehis; on trouve au xiv" siècle matlieras par un lli. Tournefort parle de n bouteilles en cuir faites en pyramides, en usage dans l'île de Samos et appelées mato/v/s '-. Ce dernier mot est assurément identique à l'arabe «Jx« mntara, outre de cuir. En est-il de même de notre innlni.t et <le l'espagnol matraz ? Silv. de Sacy, trouvant le mot jLL.»!, vases, dans la traduction arabe th' l'évangile de saint Jean (ch. n, vers. 6), pense que c'est un terme d'origine grecque^.
Medjidieii. Décoration ottomane instituée en i85i par le sultan Abd-ul-.Medjid. Le nom «Xj^seJ! »>y* nbdoii 'l-mc- Jfifl, signifie en arrbe serviteur du Glorieux, c'est-à-dire de Dieu. Medjidich est un adjectif fi-minin i^.-yjr^ formé sur medj'id, en tant que nom du sultan; il peut s'interpréter la medjidimne ou la jjlorieuse.
MEonEÇA ou Mt-DRESSEH. Etablissement d'éducation. Transcription de l'arabe Hw^-y^ mcdresa, qui vient de j«;5 daraa, enseigner, apprendre.
Méïuan ou Maïdan. Place dans les villes do I Orient. Transcrij)lion de l'arabe yiOy-« meidm, place, hi[)podrome. Il parait iju'on trouve en vieil espagnol almtdana, avec ce dernier sens , hinpodrome ''.
Melchite. c^Le nom de melchiles, qui veut dire rotjalistes, est celui que les eutychiens doiuièrcnl aux orthodoxes, à cause que les empereurs, qui étoient catholiques.
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autorîsoient la saine doctrine [)ar leurs édits et au contraire j)ritscrivoienl les eutychiens.;; (Bossuet.) De l'hébreu iJ^D meieh, roi.
iMiÎLOciiiE. Genre de plantes de la famille des malvacées. Lai. bolan. melocliia. De l'arabe iCvà-.jX« inelôliliia , ou, comme écrit Ridiardson, Li^jX» iiwuIoùUik'i , espèce de mauve. Le mot arabe paraît être une altération du grec fxaXâyr,), mauve. C'est donc à tort que le manuscrit de Hazi* écrit i^^^ meloûlxîa par un li) le, comme si le mol sr rattncliail à dlX« mehic, roi, et signifiait royale: xaj,> ■n>^.j^' »Àb.»J! y.» ttia melokia est voisine de l'arroche v , ce (ju'il faut entendre non point sous le rapport botani([ue, mais au point de vue de l'usage nn-dical, l'arrochc ou bonnedame passant, comme la mauve, pour émollienle, rafraîchissante, laxative.
Mkrinos. rLbs traces du mérinos se rencontrent dans maintes tribus (de l'Algérie), et il n'est |)as improbajjie que ce soit des environs de Tlemcen , où existe encore la tribu des Béni-Mèrin, que soit partie la fameuse race des mérinos. ;; (Tisserand, cité par .M. Littré dans les Additions au Dictionnaire.) M. Sanson, professeur de zootechnie à l'école de Grignon, n'est pas éloigne de croire à celte origine du mouton mérinos.
iMescal. Instrument de musique en usage chez les Turcs, n'est autre chose qu'une espèce de llùte de Pan qui ne compte pas moins de vingt-trois tuyaux. (Bouillet, Scicnc.) Transcription de l'arabe JUiU mithijâl, que les Turcs prononcent mesqâl. Le mot JUu-« désigne le plus ordinairement un poids bien connu, le miscal ou metitcal (valant a/i carats), en osp. milical , portug. matical, metical, de la racine JJii' tliaqal, peser. Mais c'est aussi, bien (]uc Freytag n'en dise rien, le nom d'une es|)èce ch; llùte de Pan : « Aliquoi {istulai siniul junclœ, qua; ilalu oris inflantur ;; . dit Meninski.
Mesquin. Esp. mczquino, portug. mesquinho, ital. meschino. C'est l'arabe i^S^^^ mcsJfm, pauvre, (jui ne possède rien.
Metel, Mrtiiel ou Pomme mételle. V^ulgairemcnt nommée pomme épineuse, herbe au dialde, lierhe au.v .sorcier.i , en botanique Dulura stramonium. 'tLa stramoinc métel, dit Bosc, croît en Asie et en Afri(|ue, Elle est narcoti([ue, et les charlatans de l'Inde en font usage pour gui'rir les maux de dents et occasionner des visions qu'ils o\[)li(|uent ensuite conformément à leur intérêt'"'.;; C'est l'arabe JjLo mûlliil, même sens, mot qui manque dans Meninski, Freytag, Hichardson, mais que donne Boclhor'', et que j'ai relevé aussi dans YAlmrin.'iouri de RazI''.
' L'ori.rîinc àe Co dernier terme, trique i n'est p.ls bien élablic. Il no serait pas impossible qu'elle se raltocliàt an iiiiîme verbe arabe laraq, frapper. Le îaiimiedocien a truca, cogner, frappei'; mais la forme (mira, casser en frappant, porte à rapprocher ces deux mots du latin Iruncare. Troquer, échanger, pourrait se rnllarlior à un mut sij^nifianl/rn^/wr, si l'usage de se frajiper réciproquement dans la main pour conclure un marche est ancien.
' yoyage du Levant ,1. Il, p. i3i,
• .Abdallatif, p. 284. Le latin a mutula, vase, qui aurait donné muifrs.
* Gayangos, trad. de Matcari, II, /iS.'i; dans î)ozy, Gloss. p. iG'i. ' N" 100.') du sup. ar. de la Hibl. nat. fol. 4 a recto.
» Dict. d'Iiint. nat. t. XXXU, p. 210.
' Aux mots siramoine, noix mdlel , piimme épinciiu.
* Man. ar. déjà cilé (Traité III, cli. xxviii , fol. h-j veiso et 48) \^^ S^ Lf .j J'*'^ JiU fia noix mélliel provmpie la stupeur et quel piofois tue.i Le mot est aussi dans l'Avicenne imprimé de Rome, p. |V-. Avicenne Cdiiiji.'ire la noix mélliel ù la noix \oiui<pie.