‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 611 sur 638 · MEZ · texte numérisé non relu

MEZ

l iif' varii'lt' âe sfranioinc ])ortf ic nom de l<JliiJc. qui est l'anibc iX^Uo !illila (dans Boclhor). l'ont-èlre t's(-ic ]o mémo mol »|uc datiira, lequel serait, d'après (rOrl)ij{ny, une corruption d'un terme arabe. (Of. les form?s arabespersanes sj^j'j, *Jjjb taloûra, tatoûla, qui nionlrent la correspondance de r et /.)

MtzKiiKO, Mkzkrion ou Ar.Mi'/.KHioN. Esp. mczcrcoH (mot qui manque dans le Gloss. de M. Dozy). C'est primitivement la caniélée; le nom s'est appli<]ué plus tard, chez Cicsner et les botanistes allemands, à l'espèce de laurier dit bois-gnilil ou garoti, dont le port et les qualités caustiques sont assez semblables. De l'arabe-persan ij^;iU ou jj^jijL» miizriijoûn, donné par Caslell, que Freytag n'a pas noté, mais qu'on lit dans ÏAIiiKinwiiri de Hazi (fol. oo ver. o du manuscrit déjà cité). Boclhor écrit y;;V" (au mot frtmc'/cc).

Mii.s. rXom que les Persans modernes donnent aux exercices de [jymnaslique fails avec des es|)èces de massues. Les mils ont été introduits par M. Harriot en Europe et dans nos [gymnases, n (Liltré.) Je suppose que mil.1 est un pluriel et que le singulier mil (sans doute prononcé njiï/) représente le persan J^mail, marteau, massue. Le mot ne se trouve pas en ce sens dans les dictionnaires persans; mais il est dans le Gazopln/I. ling. Pcrs. qui traduit martello di porta par ^i Juyo, et martcllo di campana (battant de clorhc] par j~jjU J** et (j-y?- Ja-»^ C'est sans doute étymolo!;iquement le même mot que notre mail, maillet, qu'on tire du latin maliens, marteau.

Minaret. Esp. mmarele. De l'arabe sjLLo meiiâra (prononcé à la tunjue), signifiant lieu on il y a une lampe (de la racine ^b v/lr, briller), puis lampe, faiinl, phare, et enfin minaret. Minarcle n'est pas dans le Glossaire de M. Dozy, mais on y trouve nlmenara, candélabre, fanal, et almenar, «pied de fer sur lequel on mettait des torches de résine ou de bois résineux pour s'éclairer.»

MiRAMOLiN. Esp. miramolin. Corruption de l'arabe ^I

jjv^ii am'ir al-moumiinn , chef des crovanis. C'est la même e\j)ression, non moins altérée, qu'on trouve dans la relation de W illibald : rr ]lirmummis , roi des Sarrazins. » {loifag. aiic. et mod. t. H, p. ■yQ.)

MinZA. Prince. Transcription du persan V^-m m'ir:â, pour Si^^^ yi^\ eimr-zâdch , (ils d'émir. Emir est arabe, ziideli est persan-. De ce dernier mot et de »Li elinli, roi, est formé le titre de cliahzadeli , fils de roi, donné à l'héritier présomptif du trône, chez les Turcs.

Misni.vA. Recueil de traditions rabbiniques. Transcription de l'hébreu niÇ'p michnah, répétition (seconde loi).

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