‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 617 sur 638 · RIP · texte numérisé non relu

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qm'ème (d'Orion), dit le trailé (l'iislronomio d'Abd crl'iahman cs-Souli': est la graiulo brillaiili' (|iii se Irouve sur le pied {gauche; die est de j)reniière {jiniidiMir et on la iioninie ruljl al-djutuâ, pied dOrion :j^ ^^j^JuJI^ (j«^L4I

(l'est une des quinze étoiles de première (grandeur citées par Aiferjjani (éd. Golius, p. ■76).

RiPOPKE. En parcourant l'article du Dictionnaire de Lit- Iré sur ce mot, on voit que nywyw ou rijipopé (ce sont les anciennes formes et le mot était masculin) signifiait une médecine ;'i prendre en boisson. Je copie deux des exemples cités : «Une très-bonne médecine, boire devez du ripo])éj7 (dansFr. Michel, Dici.d'argoty, «J'en po."lerai quatre prises avec moi (d'antimoine), que je veux faire prendre à AI"" la duchesse d'Aij;uiilon, car il n'y a point de ripojx' qui fasse de si bons effets;- (Voltaire, Lettr.y liemarquez aussi qu'on a dit rij.opc' en parlant du marc de café sur lequel on a versé de l'eau. Il me semble que, dans ces sens, ripoj)é se rattache .suffisamment à rob (voy. ce mot) pour qu'il soit possible d'y voir le pluriel t^j^^ rnubouh ou ç^Uj 1-ibiib, qui avaient passé dans les traductions lati.'ies et par là avaient pu s'introduire dans le lanj^age p'iarmoceulicpie. On sait que les pharmacopoles ont toujours affecté de prendre des mots étran[]ers, inconnus ai; vnljraire, pour désirjner leurs drogues, et on peut en voir plusieurs exenq)les dans le [)résont travail. Le changement de b en p se montre éjjalenient dans l'espagnol ar»-ojje (qui est peutêtre la vraie origine de notre ripopé).

RisQCE. Peut-être est-ce abuser du droit de faire des conjectures que de hasarder un rapprochement entre risfjve et l'arabe (^)) rizq. C'est pourtant ce que je veux tenter, non sans espoir d'amener le lecteur à incliner vers mon sgnliment.

Risque est en espagnol tosjo, porlug. risco, ital. riscliio, •riùco, bas lat. rixicus , risinius, etc. Comme forme, il n'y a aucune dilllrulté; tous ces mots s'accordent très-bien extérieurement avec l'arabe riz(j. Le difficile est de faire concorder les sens. Voyons cependant. Ri:q est, d'après les dictionnaires, «une portion, toute chose qui vous est donnée (par Dieu) et dont vous tirez profit; tout ce qui est nécessaire pour vivre 75; plus tard, nia solde des soldats, lesatlnbulions en nature aux olllciers'-», ce que nous nommons aujourd'hui rations. y->»^ (i)J\ ar-riztj (d-liasnn, le bon risq, ce sont les biens inattendus, qui arrivent hors de toute prévision et de tout effort ■*; nous dirions les bonnes chances, comme dans ce passage des Mcrccdlcs de l'Inde'^ : Dans un poisson qu'on vient d'acheter, on Irouve une grosse perle, sur quoi un des assistants s'écrie : lj>jû 4Xjut»y Jl M\ x'ilué (jy^ «c'est un ris(j, un don fortuit, que Dieu envoie à Saïd!» ce qui se traduirait fort bien par

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