SAR
!•[ (lu cerveau. . . On en pn'pan: luif huile fort odorante ipi'on a ancieniUMucnt débitée sous le nom d'huile de jasmin''. " Les naturalistes écrivent aussi sambach et zambarb. C'est l'arabe ^^.vj zanbatj. «oleuni jasmini, jasnu'num album, liliiuu iris saMd)ain (dans Freytag).
Samiai. ou Santal. Esp. porlug. ilal. .landtih. !\Ialgn' le grec aa.vcd'kov, il paraît probable (pie saudal et sandah qui ont un d et non un t sont venus par l'arabe Jj^-Ua sandal, ou du moins ont subi son iniluence. Le mot est d'origine indienne.
SANfiiAC. Division territoriale administrative, dans l'empire ottoman. Du turc ijjLs^w smidjdq, étendard, particulièrement celui qu'on porte à la suite des gouverneurs de province, d'où la province elle-même.
Sansai,. «Ancien nom d'agents de banque ou de change; dans le Midi, intermédiaire entre le vigneron et le marrhand.w (liitlré.) M. Littré, en donnant ces définitions, aurait pu faire remarquer que sansal est une simple variante ortliographicjne de censal, courtier. (Voy. ce mot.)
Sapan ou Sappan. Arbre de teinture, plus connu sous le nom de bois de Brésil i^Co'salpinia sappan, de Linné). C'est le malais ^iw sapante, même sens.
Sapiiène. Nom de deux veines de la jambe. Esj). safna, portug. safena (mots qui n'ont pas été relevés par M. Dozy). C'est l'arabe (j^^i*- sajin ou (j+>l« silpn, même sens, lequel pourrait bien être, comme l'indicpie Ambroise Paré, le grec actCpnviii, visible, apparent, à cause de la situation de ces veines.
Saragousti ou SAnANfiOUSTi. Terme de marine. Mastic pour recouvrir les coutures des bordages. Ce doit être le persan ^^UiiG!^ sarnn<roucbn , qui désigne un plat préparé avec des morceaux de pâte jiéiris du bottl des doijrts'-' (de yw sar, tête, extrémité, et cxÂii! nngoucht, doigt).
SAnBACANE. «La forme correcte est sarbatanc, qui se trouve dans Balzac (xvn" siècle). Le changement de sarbalaae à sarbacane est dû sans doute à l'inlluencc de canna qu'on croyait y retrouver. » (Littré.) Esp. cebratana, cerbntnna, zarbatana; portug. sarabalana, sararalana; ital. cccbotlanu, jjrcc moderne 'Capct^OTolva. De l'arabe ioUajj zabal'ina, mol d'origine persane qui a le même sens**.
On peut supposer que le son emphatique du Is ( a amené l'intercalation d'un / devenu ensuite )■ et puis déplacé, dounanl ainsi les formes successives zahdtaua, zabarlana, cebratana, cerbatann, sarabatana. Au commencement du xvi° siècle, Pedro de Alcala écrit le mol arabe par un r, zarbul'ma, comme M. Dozy en a fait la remar(pie'';
n passé par quelque minitre de saphre, elle tient un pou do la couleur et loinlure dudit saphre. n Bernard Palissy, Recepie verkiible, p. Sa de l'édit. Cap(i8W).
' (domine chute de la finale comparez grhcste venant de yU~».«, HohcKtûn.
' Bocthor, huntyrion, donne aussi ^^JSi!\ i^in^ kliom al-hrih, tcslirulcs do chien, ce qui est la Iradiiclinn liUiValiMlu xwoaàfi^is de iJioscoridc. DorvauU {Officine, p. hotj) dit qu'aulitlois on lirait cxciusivemcjit le talep de la Perse.
' Voy. par exemple, Gasparc de los Reyes, Elijsiuii jucundiinim qiiwslionum campus , p. 5.'io.
4 Dirl. d'Insl. nat. t. XXI, p. 2.38.
' Voy. (laslell ou Moninski.
" On i)eut se demander si zahatûna a quelque rapport avec le malais j^;uî,fw toumpiinn, qui a le niùuic sens et qui parait venu- do ^Mi.f toumpil, étroit, d'où osîjv» mi'j^noumjjil , souiller dans une sarbaciuie.
' Oloss. p. a5i.
s AT
celle lettre s'était donc glissée dans le mot du dialerle parlé en Espagne.
Sata.w Mot hi'breu, y>:t' snlnii. ipii signifie c/n/r/Hi^ adrcisaire, d'où le chef des animes rebelles (en arabe, ylia^^i cltéit'ln). (le mol n'est entré dans le latin (|ue par la littérature chrétienne.
Satin. Portiig. sethn. Il est assez remarquable que l'équivalent de ce mot ne se trouve pas en espagnol. Mais y nianque-t-il réellement? Et ne serait-ce pas le terme sctimi, nceituiii, que M. Dozy a relevé dans (llavijo comme désignant une étoile de fabrication cliinoise? Le mot est tombé en désuétude, peut-être par la nécessité d'éviter une confusion avec aeeiiiine. aceyliini, olivâtre, venant de y^jj zeiloùn, olive. Aceiliiiii, étotfe, vient d'un adjectif identi(]ue de forme, ày^j^^ a:-zeilofiiû, mais dérivant ici du nom de la ville de Zcitoiw, qui est la ville chinoise de Tseu-Tlioiitig, où se fabriquaient, dit M. Dozy, «des étofles damassées de velours et de salin qui avaient une trèsgrande n'putalion et qui portaient le nom de zetloHnl.jj
Bien que M. Dozy n'en suggère point la pensée, il ne serait pas impossible que ce zcilomi, setinii, fût l'origine du portugais sctim et de notre satin (qu'on a essayé de tirer du latin sela, soie de porc, par l'intermédiaire d'un adjectif fictif, setinus). Le changement de ou en i est assez fréquent pour ne faire ici aucune dilliculté.
ScHEAT ou Seu). Etoile de deuxième grandeur, /S de Pégase. De l'arabe .XcLi sâ'id, qui signifie proprement avant-bras. Voltaire écrit sheal : wDès que la brillante étoile sheat sera sur l'horizon. r> (^Zadig, ch. xiii '.)
SciiEVA. Terme de grammaire hébraïque, sorte d'e muet. Transcription de l'hébreu tcf chevâ, qu'on rattache à une racine dont le sens est vain, nul.
ScHiBBOLETH. Transcription de l'hébreu nV^tf ehibholelli, qui signifie proprement (jj)i (correspondant à l'arabe aI^U» sounboida). Le Livre des Juges, ch. xii, raconte que les gens de Galaad. poursuivant les fuyards do la tribu d'Ephraïm , reconnaissaient les hommes de celte tribu à cela qu'ils ne pouvaient prononcer \cch de ehibholelli, (pi'ils rendaient par un s : «Inlerroga!)ant eum : Die ergo scibboielh. . . Qui rcspondebaf sibbolelh . . . Stalimque apprchensum jiigulabant.» C'est ainsi que. durant le massacre des Vêpres siciliennes, les Français trahissaient leur nationalité par la dilliculté de prononcer correctement le mot ciccri. Par allusion à l'aventure des Ephraïmites, le mot cchibholetli a pris le sens de dijjicullé insurmontable , épreuve concluante, siirne de ralliement, mot d'ordre.
ScnuTE. Sectateur d'Ali. De l'arabe ,^jJi chii/a'i, adjectif formé de iùiA-i ehiijd'a, .secte, en général, et plus p.irliculièrcment secte des Schiites.
SEH
Sédeste. Fruit du sébestier, arbre d'Egypte et de l'Inde. 11 était naguère d'un grand usage en pharmacie. Les Grecs le connaissaient sous le nom de fivçov : v^Sebesten vulgo olhcinis, Arabicam appellalionem magis (piaiu Vinvcam (myxa, xà fi\)Ka) relinere malentibus», dit J. lîauhin-. C'est en elTet l'arabe ylx-***- sebestàn.
Sl'cile. On a proposé l'arabe-persan Jl<oj zcbhll ou J^r^vJ zenbil, (pii signifie une corbeille de feuilles de palmier, une bourse de cuir, un panier d'osier, de sparte, une boîte à mettre les aiguilles, etc. (en mal. Ju.«wAO((H(io///,corbillon).
Secacul ou Seccaciiul. Sorte de panais: rScs racines et ses graines, qui dilTèrenf peu de celles du panais cultivé, sont réputées, chez les Arabes, comme propres à augmenter leurs facultés prolifiques ^. w C'est l'arabe JiLJLi ehaqilqoul, que Sprengel appelle Tordylium secacul, et Bosc Pastmaca dissceta.
Séide. ÎVom commun, vient de Séide, nom propre, personnage de la tragédie de Mahomet Aq. Voltaire, lequel a été pris pour type d'un serviteur dont le dévouement va jusqu'au fanatisme et au crime. Séide , suivant la remarque de M. Defrémery*, ne vient pas de J^Çw scijid, seigneur, qui a donné eid, mais de Oyj zeid, nom d'un affranchi de Mahomet.
Sélaîv ou Sélam. Bouquet de fleurs dont l'arrangement forme un langage muet. De l'arabe ^»Uw salâm, salut, mot qui commence la formule de salutation musulmane. (Voy. Salamalec.)
Séné. Arbuste d'Egypte, d'Arable, de Syrie. Esp. smi, sena, scncs, porlug. senc, senne, ital. sena. De l'arabe Lu. seii'l. Dans le coinmerce, on distinguait plusieurs sortes de .séné, telles que le saïdi (^«Xaxas (du Saïd), le géliéli tJ./.=^ (de montagne), le bélédi ts*^ (du pays égyptien), aussi nommé bahrouyi ^^^v*? (du l\il), le licdjazi j^jIjS: (du Hedjaz), aussi nommé séné de la Mecque, etc.
Sépiiihotii. Terme de la cabale , désignant certaines perfections de l'essence divine. Transcription de l'hébreu n^"i2C^ chejirûtli , pluriel de chefer, beauté, splendeur, de la racine IÇD clinjar, briller, plaire (en arabe yu« sufin-y
Seqcin. Esp. rcqiii, porlug. sequini, ital. zecchiiio. C'est de litalien que sont venues les autres formes romanes, et zeccliino vient de zecca, atelier monétaire, en espagnol .seca, mot pris de l'arabe iCSCw .fi7,7.Y/, coin à frapper la monnaie. La Fabrica lin<f. arab. traduit même l'italien zecea par
ëSim sihha. Le sequin lui-même ne porte pas ce nom au Levant; mais siklui se dit de la monnaie en général. (Voy. Boclhor à monnaie.)
SÉitAiL. Esp. srrrallo, portug. scrralho, ital. sarraglio. On disait aussi diez nous autrefois serrail ou sarrad,
' Volt. Œuvr. cnm;>l. .)dil. Uiliiiro (iHGû), t. XV. p. /i5. ' llutor. plant, uiikert, t. 1", p. KjH-
» Dki. iriiist. mit. (le naoniiio, t. XXIV, p. tllt^.
' Jouin. asuU. auùl 18O7, p. 187
si;r
comme pour rappnr'.or 1 • mot ;ui vorl)C scrrn; mettre m si'irrl'. C'est le persan <^Lw Keruï, palais, denicure royale. 1,1 cour.
Si'r.AriiiN. Le latin ecclésiaslique .imipliiin, d'où non;avons [iris ce mot, est la transcription de riiébreu a^^yç serafim , plur. de tj-jç sarnj, anjjes du feu, de la raciin' mraf, brûler, être en feu.
SKins(.uirii ou SkuasivIKH. Clief iiiilllaire en Tiir(pile. liO moi ■S.t.s. jM aer'itaJicr, est formé du [tersan -w scr, lèli;, chef, et (le l'arabe jC«»e 'ashcr, armée. Les Turcs font toujours sentir un / très-bref après la consonne S h.
SEfiDAR. Clief militaire cbez les Turcs et les Persans. Du persan j'^y» scrd'ir, tjui est fornié de ym ser, tète, et ^li (l'ir, (pii possède (du verbe ^jX^îi dlchlcn, avoir), celui (pii lient la tète, qui est à la tète.
Sesban ou Sesb\ne. Genre de léjjumineuse dont le nom a été pris d'une espèce égyptienne, en arabe ^J^j^^jm, seisebân, mot d'orijjine persane. Dans Ridiardson, smabilii est, à tort probablement, la quintefeuille ou potcntille, plante de la famille des rosacées.
SiAMANG. Sin[}(î anlbr(i[)omnrpIie , connu dans les forèls de Siuiialra. Du malais ^Lw .■iiâmniifr.
SiCLE. Poids et monnaie cliez les Hébreux. Ce mot, qui nous est venu par le latin de la Bible, siclus, est l'hébreu b^P chcqel, qui se rattache à la racine chaq/il, peser, en arabe Joii ihaqal. (Voyez au mot Mescal.)
SOF
SiMOiN ou Sejioi'n. De l'arabe
snuoâiii, vent brû-
lant de l'Afrique, ainsi nommé de la racine jp^, samm, empoisonner. K C'est un coup de simoun qui nous arrive. Confortablement pelotonnés sur nos banquettes, noussomiu's à l'abri des danfjers du fameux venl-pomon si redouté des caravanes.» (Guill. Lejean^)
SiROc ou Sirocco. Vent du sud-est. Provençal siroc, cyssiroc, issalol, catal. xaloc, esp. siroco, jnloque, xaloque, xirque, portug. xnroco, ital. scirocco, salocco. Dans l'édition de Marco Polo publiée par la Société de géograpliir. on trouve yscloc: t^Et ala six jornée por yseloc por montagnes e por valés» (p. 176); dans celle de Pauthier, sieloc et seloc.
Tous ces mots viennent de l'arabe (jyi clinrq, orient: et cette dérivation n'est pas aussi difllcile à comprendre qu'elle le paraît au premier abord. Remarquons en ellet que les mots arabes de forme analogue à iharq ('prouvent d'ordinaire, lorsqu'ils passent dans les langues romanes.
' D'Alexandrie à Souakm. (Ls Tour du monde, a* semesire, 1860,
- Dans IfS lan{jiies hispaniques, souvent l'adjo.itlion de la voyd'c ne déplace pas l'accent; ainsi yaill al-qutr, chMoan fort, devient ntichnr, -i (amr, dalle, devient tdmaras, ric.
• n.ins lîoi tlior.
un changement qui consiste dans l'introduction d'une voyelle entre les deux consonnes finales, et l'accent fnniipie se trouve lr(''([uennnent transporté sur cette voyelle ail\entice'^. Ainsi o-jw scmt devient zénith, obi anf dii\icnl énif, ij hedjm se transforme en lu'fpre, y>3 tihr en tibev, tibai; JJa Inbl en atabal, timbale , L^JaLii\ al-qoutb en akliitot, ^j»^^ iil-hab.f en nlliabos, etc. De la même manière, |j-w cluirq (hniendra charac, cherac , avec l'accent sur la Imale; et comme la consonne ^3 q tend toujours à assourdir la voyelle qui la précède, nous aurons naturellement rlinroc, clieroc, d'où xnroco, siroc, siroco, scirocco, et par le changement si commun de ?• en /, xaloc , jaloqun , scilocco.
Parmi les formes précédemment citées, trois ont gardé la martpie de l'article: eyssiroc, issalot, yseinc --= i^yii>i\ echcharq. La forme espagnole ,i'(V(^((e paraît venir de l'adjectif jSji cliarq'i, oriental, employé par les Arîdjes dans le sens de sirocco, et auquel Engelmann, sans autre explication, rattache tous les termes ci-dessus notés.
A côté de i-Ji charqi, l'arabe moderne présente tiJjXi chclouh^ ou ^^Xi chelouq^. M. Dozy [Gloss. p. iJôti) pense que ce n'est là rien autre que le mot européen repris par les Arabes qui n'avai(înt garde d'y recomiaîlre leur chnrqi. Peut-être aussi l'ont-ils confondu avec leur jj;^^ chouroâq, lever du soleil, car en arabe comme dans nos langues, r ■t / [)ermutent volontiers^.
Sinoi». Vieux français essyrot {xiii" siècle), ysscrnp (\v° siècle), provenç. eissarop, issarop, yssarop, esp. xarabc, (ixarnbe, axarave, axnropc, jarab, jcirope, portug. xarope i^surrapa, ziirappa, vin ([ui a perdu sa force-'), ital. siroppo, sciroppo, sciloppo, bas lat. syrupus, siruppus, sciruppus. De l'arabe 4>!^ cliarâb , boisson, vin, café, venant du verbe ()i charib, boire. On voit qu'un grand nombre des formes citées ont conservé l'article {^cich-chunlb); plusieurs ont pu être faites sur cjjj^sJi acli-charoûb, boisson.
Le mot arabe clinrâb a aussi signifié sirop, connue on peut le voir par les dérivés jtyi charfibl, «syniporum vcnditor)), aMj^ charâbâlV, wqui syrupos conlicit aut ven- <lit. » (Freylag.) Voy. aussi Dozy, Gloss. p. y 18.
Smala ou Zmala. Ce mot nous est venu d'Algérie; c'est l'arabe iJUj! azmala ou iXo) zumala (prononcé zmala par les Algériens), qui signifie la famille d'un chef cl son mobdier^, \enant de la racine J^\ zamal, porter. De cette même racine est venu iiJl»!jJi az-zâmila, qui a donné l'espagnol acemila, bête de sonuue, en portugais azemcla, azimcla, azemchi , a:emal(i.
Soda. Ancien terme de médecine, violent mal de tète. De l'arabe sIiNas sodfi', même sens, qui se rattache à ^^.o sada', fendre on deux.
Soi'A OU SoriiA. Portug. sofa. De l'arab'ï ïS^ sofj'a.
* Dans la Fabricn Vng. arab. qui donne 3j^ t'C"'» orienlole, eiiriis, et ^^LSi »cirnceo , euronotus.
•- Coinpnr. ô^ = ^'i, -f = ^, ^jï = -î^^, "j' = <-*-'j. «'e- " Surappa , zurapiia ma r|iii nt dans le Gloss. de M. Dozy. ' l'hmiiiacicn , dans Boc lioi-, au mol spatule.
• C'esl-à-dirn tniil ce qu'il rminène avec lui.
SOF
même sens, dans Bocllior et dnns Chorbonncnii , scnmi)iim discubitorium clans Frcytag,et aussi le sii'je de la selle.
SoFTA. Etudiant en théologie et en droit, chez les Turcs. Alli'rafion du persan la^yu. snûhlileli , qui brûle, ardent (participe passé de (j:iJ:-.yM soiikhlcn, brûler, Otre en feu), c'est-à-dire brûlant d'amour pour la divinité.
Solive. Ce ternie de charpenterie, dont l'origine ne paraît se rattacher ni au latin ni aux langues du même groupe, offre une grande analogie de son et de sens avec l'arabe 4-Au. salab, salib, arbre d'une longueur notable, cl <-*JUw snhb, arbre dépouillé de branches. Est-ce une pure coïncidence? Rappelons que l'art du charpentier a emprunté un certain nombre de mots à la langue arabe.
Soriii. r.Lc nom de sopiti donné aux souverains de la Perse, pendant les xvi' et xvii" siècles, dit M. Derrémery', doit son origine à t^yl*» sejeiiï, adjectif relatif ou])atronymique, dérivé du nom du cheikh Séfi, sixième ancêtre du chaL Ismaïl. fondateur de la dynastie des Si'JIs ou mieux Séfcvis. T On a dit sophi sans doute par confusion avec le terme souji, ci-après.
Sorbet. Esp. sorbete, portug. sorvete, ital. sorbetto. De l'arabe i^j^chorba, prononcé en Turquie cliorbct, venant de la même racine que sirop.
SocFi. Transcription de l'arabe iyo so»jl, sage, religieux, qu'on veut tirer de Oj-o ?ouf, laine, les soufis étant tenus de porter des vêtements de laine et non de soie; d'autres disent du grec Go(p6?, sage.
SoDRATE. Verset du Coran. De l'arabe s^y» soûra, prononcé soMrnf lorsque le mot est en connexion avec celui qui suit.
Spadi. Du persan ,|L«m sipûlû, cavalier, soldat. C'est le même mol que cipaye.
Sdcbe. Le sucre vient originairement de l'Inde, du Bengale, suivant l'opinion du géographe Karl Ritter; son nom est en sanscrit carkarâ, primitivement grains de sable, de la racine cri, briser. De là le mot est passé dans toutes les langues. Les Grecs en ont fait adxxxpov, que les Latins ont transcrit saccharum. Les Arabes ont changé le premier
a en ou, et ont dit Jiu, souH-ar. Ce changement se montre également dans les langues modernes de l'Europe : ital. zucchero, anglais sugar, allemand zuhkcr, holland. suikcr, danois zuhkcr, hongrois tzuUur, polonais suhier, etc. L'espagnol azucar et le portugais açucar, assucar, viennent directement de l'arabe, comme le montre la syllabe initiale qui représente l'article as pour al. Quant aux autres formes européennes, y compris notre mot sucre, je pencherais à