TUT
niiiiin. Voy. l'explication de .Moiiiii^ki). Turcoman ost le persan {J^y tourliouimln. Sur la valeur des mois litre et tiiliir coiuiue noms de peuples, chez les (écrivains arabes et persans, voy. la Bibliolli. orient, de d'IIerbelot.
TcTiE. Oxyde de zinc, substance dont les anciens médecins faisaient grand usage dans les maladies des yeux.
VER
IuIm, iiliilia.
Uj.S
Es;i;i']no! ri porln;jais, lulin. nliilia. C'est rarai)e y-iy toùtil.
On ])eut voir sur la liilie un lnu;; arlirle de Silvesire de Sacy, dans sa Chrestouialhic tiruhc, t. 111, p. ^53 et suiv. Razi n'a garde d'oublier ce médicament, excellent, dit-il, pour renforcer l'ceil, jj^Jl .\>yuj ^a.^^ (inan. di'iù cité, fol. hh verso).
Udio.v. Genre de plantes voisin de l'igname. Lat. bot. nhinm. Du malais jjl oiibi, ([ui se dit de toute espèce de tubercules comestibles. Ce mot, généralement transcrit uhi ou obi dans les ouvrages français, est répandu dans tout rarcliijjel Indien et dans une grande parlic de l'Océunie. Les .Malais appellent la pomme de terre J'iob jjl oûbi benggâlu, obi du Bengale.
Uléma ou Oijlkma. Docteur de la loi chez les musulmans. Esjt. ulenia. C'est l'arabe J^ 'oulemfi, pluriel de ^Ls 'alun, sa\ant, (jui sait.
Upas. Liane de l'archipel Lidien, cpii produit un suc oxtrèmeuient vénéneux. Du malais ^j<«jj1 oûpax (javanais «jiiKT,/,), poison extrait des végétaux. L'arbre que nos livres d'histoire naturelle nomment boun-upas ou btiboiivpr.s est en malais (j-j^ï ^ib^i pôJni qvl pûhon-uûpas , Ae pôlin, arbre.
Unnu ou plutôt Ounoon. Dialecte moderne do la langue des Hindous. Du turc ji;^! ordou, camp. L'urdu a été ainsi
nonnné (langage des camps), à la suite de l'invasion des Mongols, qui modifia proiondément fe vocabulaire de la langue du peuple conquis, en y introduisant un grand nombre de mots arabes, persans et turcs. Urdu est ideiitiijuc avec notre horde.
UsxÉE. Genre de plantes de la famille des lichens. Lat. des botan. umca. Autrefois la médecine attribuait des vertus extraordinaires à Yusnêe humaine, c'est-à-dire aux lichens qui poussaient sur les crânes des morts exposés à l'air, et spécialement des pendus. «Aujourd'hui, dit Bosc, on plaint l'ignorance et la barbarie de nos pères qui conservoient les cadavres exposes à l'air le plus grand nombre d'années possible, souvent uniquement pour avoir de Yusnée^.tJ «On ne paye plus 1,000 francs une once à^usnée ou prétendue usnce humaine, lorsqu'on peut avoir pour rien celle qui pousse sur les arbres de son parc'^. »
Usnée est l'arabe-persau .xÀ.iii oiichna, mousse, lichen. 11 en est parlé dans l'Almaasouri de Razi, fol. i'j recto du manuscrit déjà cité.
Vm.idc. Sultane validé, c'est-à-dire mUane mm'. De l'arabe «.xJ!^ ow'dida, fém. de ow'did, qui a mis au monde. \(didé est la prononciation turque.
\\\LiSE. Esp. balija, ilal. raVujia, bas lat. (xiii' siècle) vidisiu. On ne connaît aucune étymologie acceptable de ce mot (Diez repoussant l'allemand /c/Zmcn). Une valise est proprement un long sac de cuir. Le mot paraît avoir été employé, dans la langue commerciale, avec ie sens de ballot, et le P. Germain de Silésie (1689)3 fait de valipia un synonyme dcfardcUo. C'est vraisemblablement le même mot ([ue l'arabe As^Jj oualiha, Rsaccus frumentarius, cophinus magnus», et le persan iif-vJ^ ivhtchè, grand sac. Mais ne connaissant ces mots que par Golius et Castell, j'ignore s'ils sont vraiment d'origine orientale ou s'ils n'ont pas été importés au Levant par le commerce italien.
Vahan. Sorte de lézard africain. Il est décrit et fi-
' Dicl. ilhitt. nat.t. XWV, p. iSy.
' ftiV/. 1. XVII,p. 56i.
' Iliil. nal. t. 1", 1" parlie, p. 1 29.
* Voy. Olierhonnc.iu , Dict.Jr.-m.au mol lézard.
.'juré dans le gi'nnd ouvrage de la comniissiim de l'Institut d'Egypte, sous le nom de onaran"-^. C'est une altération de l'arabe Jjj ouaral. En Algérie on prononce ou )■««*.
Vérin. Appareil à soulever les fardeaux, composé de deux vis placées dans le prolongement l'une de l'autre et engagées dans un même écrou qu'on peut faire tourner. On écrit aussi verrain. C'est assurément le même mot que l'italien vcrrina, l'espagnol barrena, le portugais verruma, tous mots signifiant vrille, tarière, et le bas latin vcrmus, vis. L'arabe a iUyi barima, même sens ^. Et ce dernier mot se rattache assez naturellement au verbe -^ bnram, tordre, d'autant mieux que barlm se dit d'un cordon obtenu en contournant ensemble en spirale deux brins de couleurs différentes. Cependant M. Dozy attribue à barima une origine persane, et à nos formes romanes une origine indoeuropéenne ®.
■■ Barima est roniplacé on Algûiic par â^'o bernîna. Voy. Cliorlionnoau . Dict. fr.-ar. à vrille. Pedro de Alcala donne bin-ina 011 barr'ma, qui est encore en «sage dans l'ni'abe vulgaire.
• Closi. p. 875. LepersOM »«^ beiram, bhvuiii, vrille.
Diins le dinlcclc quciTyiiois, on dil himn cl biroiino, (liins le sens de vrille, larwre, forme qui inoiilre encore une fois la facilité tlu clianjjeuient de i en ou.
ViL.iïET. Grande division territoriale en Tuniuie. (i'e.t
ZKD
la prononrialion tnr([ne de l'arahe aj^j oiiilih/a, pavs, préfecture, province. (Voy. VVali.)
\ isnt ou VizMi. C'est l'ar.dji' —jv^ oikiûi: (Voyez Alcua-