ZIL
Wmiaiuti:. La secte musulmane des Wahabites tire son nniii de son chef cli^ ouahlulb (iMoliannned ben Abd el- Ouahliab).
Wali ou \\u. Transcription de l'arabe J!j oitâli, préfet, gouverneur, mot proche parent de iùMj ouil'nja. (Voy. ci-dessus Vilavet.) Ces mots se rattachent au verbe J^ ouula, être préposé à, administrer.
Wéga. Étoile de premii'-ro grandeur, a de la Lvre. De l'arabe ^Ijottrtji', tond)aiit. (Voir aumot ALTAÏn.) C'est une plaisanterie rpie de chercher rori;;ine du nom d'une cloilc (le première ffrniukur dans celui d'un prétendu astronome autrichien'. Ce nom existai! longtemps avant que l'Au- Iriche produisît des astronomes.
Yataghan ou Atagiian. Sorte de sabre turc, de forme concave. Du turc ^Js-bli yâlâgliâii , sorte de coutelas. (Voy. l'avet de Courleille, Did. du turk oriental.)
Yrn. Nom d'une étoile de la consli'lialioii de l'éj^ase. De l'arabe ,Xj ycd, main, bras, ainsi uunnnée à cause do sa position.
Zagaif. Esp. az/igaija, azahnijn, portug. azagnia. Nos anciens écrivains disent azagnye, arclwgaye, lance gaie. C'est un mot berbère ajU-j zamiya , adopté par les Arabes qui s'en servent encore dans le sens de baïonnette. Voy. les intéressants articles de M. Defrémery (^Journal asiatique, iamier, 1862, p. 89) et de M. Dozy (^Glossaire, p.. .3).
Le mot paraît être descendu jusque dans le sud de l'Afrique : « Un grand nomlire de Damaras et de Namaqi!as, armés d'assairaïs et de fusils, dit Anderson, étaient tout autour rangés en bataille." {Voy. dans l'Afriqur a H si raie -.)
Zaïm. Soldat turc dont le bénéfice militaire est un pou au-dessus de celui du limnriot. (Littré.) De l'arabe r^s.'^ za'hn, qui se dit de l'homme qui tient à vie un ziamct; le ziamct, a^Uj est un bénéfice militaire dont le revenu minimimi est de 2,000 aspres, mais peut s'élever beaucoup au-dessus, tandis que le tJnitlr, ^Uy, ne peut dépasser 9,000 asj)res. (Voy. Meninski, à iuls^ et à^Uvi.)
Zaix. Esp. portug. ilal. zairio, cheval d'une nuance uniforme, sans trace de blanc. En italien, zaino signifie encore une gibecière de berger faite d'une peau conservant son poil, et Anlonini ajoute : r, Zaino, forse detto da Daino, cambiando il (/ in ;, quasi chc del daino si facesse cotesto arnese. » Je ne cite cette hypothèse étymologique qu'à cause de l'origine très-incertaine du mot; car le
changement de d initial en z est sans exemple on italien.
M. Dozy (G/o.ss. p. 362) conjecture l'arabe Loi (ixamm, mot par lequel Boctbor lr;H]uit zam.
Zaouia. Etablissement religieux où les docteurs de l'islamisme enseignent particulièrement la doctrine, la jurisprudence et la grammaire. (Cherbonncau, Dwt. fr.-ar.) Transcription de l'arabe iJ)\'^ zâiviyn, dont le sens propre est angle, coin, cellule.
ZÉDAnoN. Etoile a de Cassiopée, placée sur la poitrine. On la nomme aussi schêdir, schi'dar. C'est l'arabe \.s*s sndr, poitrine (avec la nunnation sadroun), (^J3I i;ati jOv^^ ■sadr dluit al-t;oursi, la poitrine de la Fenmie assise. La Femme assise est le nom que les Arabes donnent à la constellation de Cassiopée, vulgairement nommée chez nous la Chaise.
ZiiDOAiRE. Esp. cedoaria, zedoaria, portug. zcduaria, ilal. zctlovario. Ce nom, que Bosc, j'ignore pourquoi, a transformé en zhdaire, s'applique à des plantes de l'Iude dont les racines, d'un goût acre, d'une odeur agréable, rappelant celle du camphre mêlée à celle du laurier, étaient naguère fort employées en pharmacie comme un puissant sudorifique. C'est l'arabe-persan jl^i>) zedwiir, ^'j^x^ '^j"^~ tvar, ^^)i>j jedivar, que nos traducteurs d'ouvrages oi'ienlaux ont rendu par zedvar, giedvar, guiduar, jedwar, jidœar, geidtiar, etc.
Comme on lit dnns Bouillet, Scienc.
* Dans te Tour du momie, t. I", p. alla.
71 ZKE
ZtEX. Chêne zi'en, pspoce tic clirin' di' l'M'ji'i'io, dil au^si clièiic riwg', tloiit le bois est r('iniir(|iial)k' par sa ilensilé. (Lillré.) De l'arabe yl^ :i1h, ijui inuiu|iie t.h\\\> Frevlag, mais qui est dans Richardson : rA tree «Iumi. bows and arrows areniade», et que donne aussi .M. (ili i bonneau (^Dul. fr.-nr. au mot chàip).
Zekkat. Impôt sur le revenu dans les pays nuisubuaiis et en particulier en Alg('rie. (Littré.) C'est, en arabe, ili) ou Sj^j zakû, r.Pars opum quam expendit aliquis ad reliquas purificandas» (Freytag), aumône, impôt.
Zémtu. Esp. et portug. zénith, ilal. zenit. Corruption de l'arabe cn-jw semt, proprement ivie, cliemin, et chez les astronomes, zhillt, par abréviation de u-Ul cu<w semt erras, la voie (au-dessus) de la tète^ Le point directement opposé de la sphère céleste, le nadir, est de même appelé J=>-y 04.SW sehit er-ridjl, la voie du pied. Lo mot zénith paraît avoir été employé par les médecins dans un sens bien difl'éront . comme on peut le voir dans ce passage de Gaspare de los Reyes, médecin du xvii" siècle, connu pour sa grande érudition : kDc sanguine menstrun illo potissimum primo qui a virginibus exit, quem appella ut zénith '-. V
ZtRO. Klymologiqucment, c'est le même mot ([UGcliilfre. (Voy. ce dernier.)
Zkrlmbet. Esp. zerumbet. C'est une des plantes ou drogues comprises sous le nom de zédoaire. De l'arabe-pcrsan iUiy zourounhââ. Razi dit qu'elle est utile contre la piqûre des reptiles et insectes, I!^! iji.^ (^ ^xjLu iLi;) 3, sans doute en sa qualité de puissant sudorifique. Rocthor écril ^Uiy (à zi'doairey
Zu.. Instrument de musique militaire, chez les Turcs, analogue aux cymbales. En turc. J) :///.
ZiLCADÈ, ZiLiiAGÉ. Onzième et douzième mois de l'année