‹ Dictionnaire de la langue TigraiChapitre 132 sur 188 · de pl. plante dont la feuille sert de tan pour · texte numérisé non relu

de pl. plante dont la feuille sert de tan pour

les peaux; — d’où, 7i. s. d. outre tannée; peau

de bouc tannée servant à contenir le miel, l’eau, etc,

(d-) coupa, tailla, trancha, amputa (pr. ei fg.); — d’où 2° décida, résolut, fixa; interrompit, dot

finit; détermina^ etc. — p. 'J’’‘feCK «S — •

fit trancher; — int.fig, interrompis arrêta, fit

cesser court (r. g. une dispute); — int. fréq. ‘kà'dft' 1° tailla en pièces, en beaucoup de morceaux; 2° causa des tranchées, des douleurs gastriques, coliques; —

p. î 1° est mis en pièces; 2^ rassentit des

tranchées, des coliques;^ — inf. : coupage,...

décision ...; — inf. int. • douleurs, soufifrances

de tranchée; — s. a. : coupeur, tailleur, ... h. de

décision; — s. ad. p. : taillable; — p. ad. p.

^4-K* ■ coupé, tranché, amputé; — n. s. chose

tranchée, décidée, résolution ferme; — loc. comp. JiO :

t'CR.î m. à m. le père-la-tranche; h. d’une seule parole; = syn. : ou ®jî ♦ ♦ ; mor¬

ceau (d’étoffe), torchon ..., une coupure, un tranche; —

n. s. tranchées, coliques, douleurs gastriques:

n. inst. ce qui sert à tailler ..., raisons, occa¬

sions, moyens de prendre une décision; — n. s. d.

ou chemin de traverse — un rac-

courci; — loc. dév. s de

: ; — loc. V. : HA ‘ ressentit des

tranchées, a des coliques; — causa des

tranchées; les coliques le font souffrir; contorsionna.

tcxx •• V. n. parla durement, sèchement; est dur de carac-,

tère; — ad. dér. qui a des paroles dures;

caractère sec; = syn. «pC^nAî-

vcoh’i’ î n. s. sorte de table.

î (d-) écorça, éplucha, pela; enleva la pelure,

les plumes; — p. ^ f^t écorcé, épluché, écossé;

= syn. <J»Am'5 — fit écorcer; — inf.

épluchage; — s. a. : écorceur, éplu-

cheur; — ad. p. ficn à écosser; — p. ad. p.

pelé, écossé, écorcé; — n. s. pl^

écorce, pelure, coque, écaille; — aliàs pl.

î {d- V-), = syn. — n. inst.

qui sert k écorcer.

V. n. mangea, brouta, fut k la pâture, se reput; — (se dit des bêtes).

• V. n. se sécha, s’écailla; devint dartreuse (la peau; se couvrit, s’imprégna d’une couche de saleté (le corps); se dessécha en écailles (une plaie qui se

cicatrise) ; — c. MCd.d. ! causa la crasse ; — inf.

9”¥CÀ‘9 : encrassement, etc. = var.

‘Is'h* OU loc. onom. du chant du coq; — 4245' ou

424» î nA «■ loc. V. chanta (le coq); — ou bien var. suiv.

4>4> : et 4î4î4* flA ! syn. — cfr. ^4»£D :.

S. partie de galette (ou 4i^ * ou restée

collée au r-ï-ï ou au

A OU apÿ/ïi : n. s. perdrix, francolin; — la femelle

est appelée ‘feA4* ••

4*4*A î et. fit la cuisine; fit cuire de la viande, k l’eau 1 ou au beurre; ... des fruits, des légumes, etc. — cfr.

syn. flrtA: etc. — 4’4’4’A! bouillit, cuit; 2^ fig. ],\

eut trop chaud, étouffa; — c. îi4*4*A! produisit l’ébulli- ? :

tion, chauffa trop; — * 1® chauffage, la cuisson i!*

(k l’eau ou au beurre); — s. a. cuisinier; —

ad. p. 4*4* .4* A. ■ ^l^i cuit bien, qui bout vite; — j). ad. p.

4><|!As bouilli, cuit; — n. s. 4’4’Aî mets cuit, viande! > bouillie (k l’eau); — n. inst. £/»4*4*A.' 9!ui sert k faire ' bouillir ou cuire.

4’4*fl ■ fut parcimonieux, avare; = syn. 4’4’f b

rendit parcimonieux; — s. a. 4*.4’ft« s ladre;

— inf. parcimonie.

‘l>*l*(l) : V. n. gloussa (la poule); — inf. glousse- -

ment; — n. ad f. 4*.^*<W*'t ' glousseuse; — cfr. anal.

‘l242 b 4î4* et 4î4î4’ï-

Hlti •

: V. ((/.) ou : fut parcimonieux, avare, ladre; —

inf, ! parcimonie, ladrerie; ■ — 6’. a. : ou

: et ad avare; — n. s. parci-

rn. O ir i ^ ^ e t e # s y tl , ^ et

méprisa; plus expressif que — '!•«!*

‘hy^dl — c. h4*^k{l\ ’} ’ mépris, dédain,

contemption; — 5. a. dédaigneux; — ad. p.

objet du mépris; méprisable.

devint ou fut rachitique; — c. : rendit

rachitique; = syn.

OU •tt-nis-ti î üA : Zoc. onom. v. se gonfla, fut gonflé (dans une partie du corps, par suite d’une maladie); V. g. le ventre indisposé gonflé par une indigestion, ou

excès gastronomique; — var. • ÜA •, — c/é'?-.

ventre gonflé, bandé. = syn. ••

•* n. s. petit récipient ou étui, en osier ou paille tressée, servant à mettre le sel, poivre ou piment pulvérisé.

‘l’HA** (9‘) — (inus. en tigr.): ou 'f'^MlAs

accueillit, reçut, accepta, admit; — c. K'^HAï fit bien accueillir (un hôte); fit bien recevoir, accepter une chose agréable ou désagréable, v. g. un reproche ou un compliment; offrit avec instance et insistance; — int. réc. '[•<[»

onAî 1° reçut avec démonstration; 2^ s’ac-

cueillirent les uns les autres; — c. procura un

accueil mutuel très sympathique; — inf. ' récep-

tion ; — réc. î>'’4"nnA ! accueil réciproque; — s. a.

JJA. : celui qui réçoit; accueillant d’un abord avenant;

' chargé d’accueillir les visiteurs ; — 'pl. A'il •’ ceux qui

reçoivent: groupe ou escorte chargée d’aller au-devant... ;

2° chœur des chantres, qui répètent après le soliste ... {eccl.). — p.ad. p. = reçu, admis, accueilli; ag-

grégé, associé. — n. s. ^'IIA •• OU 1° réception,

accueil; 2^ abri, hangar pour loger les étrangers de

mà

passage; — var. us. vulg. mut. litt. — spéc.

par anal, avant-veille et veille du jeûne du careme^ V. g. le samedi et le dimanche qui précèdent Tentrée du carême^ qui est le lundi, en Ethiopie; équivalent aux jours gras du carnaval ... «Carnevale» ital.', — syn.

‘ repas d'avant le jeûne. Cette dénomination s’étend même à toute la première semaine du carême

actuel^ c’est-à-dire de la semaine dite (Jeûne d’Héraclius)^ qui a été ajoutée avant la quarantaine^ par là même prolongée ou descendue encore plus

en arrière de Pâques et pour cela dite :». Le

motif de ce prolongement est afin de remplacer le jeûne du samedi ou sabbat judaïque encore observé avec le dimanche ; cette semaine préliminaire s’appelle donc

«MH ! üÿ" et de même • «approche^ veille

de Pâques»; — u. mst. ce qui sert ou se

rapporte à l’accueil^ à la réception: v. g. le lieu où..., le mode, la manière, les circonstances, les moyens, les cérémonies d’usage, etc. à l’égard d’un chef à son entrée; dons de bienvenue, ... de bon avènement, etc. —

n. s. ÿi«|*niîA • {cimh.) manière de recevoir (selon les dispositions favorables ou non), d’amitié, de rang, etc.

4*n<: : V. a. (g.) 1° enterra; mit au tombeau; donna la sépulture, prit part à l’enterrement; .2° cacha sous terre, enfouit = syn. Aüf = î — P- «' est en-

terre; 1 enterrement est terminé; — c. fit en-

terrer; a fait donner la sépulture; — int. gém.

enterra vitement ..., ... à la hâte; 2° .. cérémonieusement, en faisant des embarras; — int. c. M-hnd : assista à l’enterrement avec ostentation; fit assister en

groupe notable, en foule (par honneur); — inf. enterrement, funérailles; — s. a. fossoyeur; qui

assiste à l’enterrement; 1® défunt à enterrer;

J), ad. p. «î'JpEî enterré; — n. inst. i° g^^K ^4*0^ *

mode, moyen de...; :2° sp\ C^-) cérémonies

funèbres, funérailles; 3° spéc. loc. 1) tombe,

sépulture; 2) cimetière. — pl. : ; — n. s.

*l**(\d' funérailles réelles; 2° réunion funèbre; assemblée et cérémoniel de deuil public, ou lamentations officielles, un des premiers jours, convenu lors de Tenterrement. ""

4>.n4>n: V. a. 1° vanna, pour nettoyer le grain, le tabac réduit en poudre; donna de petits coups à ce qui sert de van, pour secouer le grain, la poudre, et la séparer des paillettes; 2° finit son travail; 3° nettoya, aplanit, égalisa (r. g. un endroit bosselé du terre-plein de la

maison); arrangea, mit en ordre; — p>- —

c. •*; ^ ‘f’ ÏK'J’n.: van-

neur; — p. ad. p. s vanné, tamisé, nettoyé. —

n. Inst. celui ou ce qui sert à vanner, van,

tamis, etc.; — n. spéc. • vannage, nettoyage

de la poudre de tabac pilé; .séparation de la poudre et

du résidu du tabac à priser. — Loc. v. déc. anal. •

’ HA ' donne et reprend (Favare), il tend la main pour offrir et la retire sans donner. Donna à regret, par

^ force; fut ladre, avare = sgn. et anal. •

(ani/i.).

jl^nn-* ^ méprisa; — p. — c.

: 71. s. rênes de la bride.

(9-) oignit, enduisit, graissa, huila, beurra; 2° teignit, recouvrit d’une couche, revêtit d’une teinte (v. g. un meuble, un mur); — spéc. mit qqchose d’amer sur le mamelon du sein, afin de sevrer ... (une mère son enfant); afin d’éloigner le chevreau du pis de la chèvre; 3° spéc. aux copistes: ajouta les mots voulus en lettres rouges entre les mots écrits en noir; joignit les quatre points noirs de fin, de phrase ou d’alinéa, 1 par de petites lignes rouges; fig. parla avec fourberie

insidieuse pour insinuer, ])ersuader ; pour fausser la vérité : accusa ou calonnia artificieusement sous de paroles élogieuses, couvrant le venin de Tinsinuation,

dissimulant le dénigrement intentionnel 5 v. g.

Mnh- «y ennemi sait revêtir ... (sa haine de paroles élogieuses)» ; — f. s’oignit; fut oint; —

c. fit oindre, fît enduire; — mt. fréq.

oignit légèrement; — réc. P’’- aufig.] —

inf. onction, effusion; crépissage; — s. a. <|j

«îA. : celui qui oint, parfumeur, coiffeur; fig. = fourbe, rusé, dissimulé, flagorneur; langue de vipère; — ad. p.

celui que Ton oint; l’oint. — p. ad. p. :

1° l’oint; 2° fig. béni, saint; bien doué (caractère). —

n. s. : ou ï {g-) huile de l’onction, chrême

(chrisme). — V. g. formule de profession doctrinale (^.): h'd : ‘î’îUî. : -■ ï ï

«le Père est l’oignant, le Fils est l’oint, le s* Esprit l’huile

de l’onction.» (La var. : n’est autre que le mot ;

[g.] avec la finale du Tigraï.) — n. dér. 4* II. : amh. beurre, i

var. de : tigr. qqfois usité en ce sens, quoique le

terme le plus usuel soit ' 5 — comp.

1° huile sainte (sacram.); 2^ extrême onction; = sgn. i

: huile de sésame; »!

— 71. S. • 1° l’onction effective; .2° nom de l’école • i

ou part des théologiens qui attribuent l’ùnion ou unification ' } (au verbe), de la nature humaine à l’onction (à la diffé- J

rence des ^'flh ' qui disent: «le Fils a lui-même ^

sa propre onction» ; on les appelle aussi ï|^, : , et des •! X/J ! A jï ! qui disent: «Le Fils est élevé par la grâce .i

à la filiation naturelle ou l’unifieation, 'l'‘r/hr. 0; 3° ca ■ lomnie, dénigrement sous forme d’éloges ; par extens. >

sg7i. de matière de Fonction, huile, beurre; et

dans le sens vulgaire non seulement tout ce qui sert à ; oindre mais aussi à graisser et à assaisonner, — v. g.

hii : k'n"#, ! 4’'n4'î- P'nÂ-'ÿ : «Il n’y a pas d’assai-

sonnement ou 0 d ans ce plat.» — n. inst.

' ce qui sert à faire les onctions^ formalités qui les entourent^ v. g. les précautions pour les tresses de la coiffure; et dans la liturgie, les cérémonies rituelles qui accompagnent les onctions ... — n. comp. i/o4»'n?i ' (|>^^» ; pinceau à couleurs.

: n.s. 1° bonnet monacal; 2° calotte, coiffure; 3° qqfois,

chapeau (de feutre ou de paille); syn. f]C3r;l-;. D’où, V. dér.

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