‹ Dictionnaire de la langue TigraiChapitre 154 sur 188 · V. g. une tertre, une monticule; — c. éleva · texte numérisé non relu

V. g. une tertre, une monticule; — c. éleva

fit une élévation, exhaussa; plaça plus haut, plus en vue;

— n. s. et hauteur, éminence, tertre...

position ou site plus élevé, dominant, en vue; — loc.

« d. m.\ï I HA ! domina, surmonta, fut plus élevé, au-

dessus {v. g. une colline dans la plaine) ; — n. d. '

6t n. de villages situés sur des éminences (A. G.).

n/.h s V. a. (g.) bénit, sanctifia, consacra par les rites et prières ; — p. — hÜdh b — b

— s. a. 0^“*^ ‘ bénisseur, consécrateur; — ad. p.

6t fl‘4«yi ! 1° béni, sanctifié, consacré; 2° par extens. anal, heureux caractère, bon, affable, prospère, fortuné;

'' — n. s. effet de la bénédiction : prospérité, profit

I rtCÎÎ'f-: dérivé). — N. B. Quoique : est usité

! spécial*, pour exprimer les bénédictions réligieuses, di-

vines, — k la différence de tro^tp: employé pour les :: bons souhaits de civilité, etc. ..., cependant, d’aucuns

il V V

emploient aussi ^ dans le sens de : par une

confusion vulg. ; et encore cela a lieu seulement en une circonstance qui revêt un caractère comme religieux, par analogie; c’est en cas d’élévation ou d’investiture

ï — ntih'f- s

en qq. dignité; ou 2^ quand on revêt un nouvel habit. Le nouveau chef ou le nouvellement habillé dit à son supérieur : «bénissez-moi», ou nC'h'Ap.: «bé-

nissez-le-moi» (s. e. le nouveau vêtement); et le père,

le maître ou le supérieur etc...., répond: ^

«que béni il te porte bonheur» — m. à m. «qu’il (le

vêtement) te soit béni!» — Dans ce sens, k -* «ci.

et k 'J- il^h s’ajoute l. înt. réc. • ü bénit,

fit des vœux, exprima des souhaits et des compliments

par réciprocité; üs se bénirent l’un l’autre,

les uns les autres; = syn. —

n. s. d. ■ {9‘) bénédiction réligieuse ou liturgique,

k la différence des bénédictions, bons souhaits, vœux (de bienveillance ou d’amitié, ou actes séculiers, appelés

b c/c. 0 1° bénédiction que donne le prêtre,

ordinairement par un signe de croix avec son crucifix manuel ; 2° bénédictions rituelles dans les cérémonies

religieuses; 3° bénédiction du S* Sacrement, •

au salut du ... (usité chez les catholiques ; car cette cérimonie est inconnue dans l’église éthiopienne, où la sainte réserve de l’Eucharistie n’est

pas en usage) ; — pl.

n. s. 1° désert; la brousse, vaste espace dénudé ou boisé, mais inhabité, région sauvage, campagne inculte, aliàs et : ; 2° café de 2® ou 3® fois,

fait avec le marc, comme un regain, un reste de goût du café; (se rattache étymologiquement kfl^h'7“! surplus, ou profit ...).

nCh'l*! c. n. augmenta, crût, profita, prospéra; — ■ d. de

• (g- benedicit ..., p. c. q. toute prospérité vient de la bénédiction divine) ; — fut abondant, v. g. le rende-

ment de la récolte; - — p. reçut un accroisse-

ment de bien, un cadeau ...; 2° fut offert en présent.

cadeau, v. g, k un chef;

c hnciîi-: produit.

rendit abondamment, v. g. la moisson; 2° offrit un pré-

sent, fit un cadeau; — 7i. s. ndh’V- 1° bon rendement, abondance, prospérité ; 2^ cadeau, présent, don, offrande, soit en rendant visite à un dignitaire, soit en lui souhaitant la bienvenue — on emploie plus élégamment

le n. comj). • offi’e d’un don de présentation.

7n, à m. «cadeau de la face», pour la faveur d’être admis devant la face d’un supérieur, d’une personne élevée,

respectable, noble, etc.... syn. —

N. B. Il est d’usage de ne pas se présenter les mains vides près d’un grand; souvent aussi le cadeau est offert à un supérieur ou personne de condition riche, pour recevoir de lui une faveur, un bien, une compensation plus considérable que le don ; 3° surcroît de gain, de profit : avantage extraordinaire ; bénédiction du ciel, prospérité; — autre nuance, n. s. d. *

augmentation, profit, gain, surplus (usité en ce sens

seulement) ; — c/?’. anal, • — n. s. d. -nCll.!

communauté ou mise en commun des biens pour plus

de profit; — n. comp. • •üCtU- a-ssocié, participant

a la mise et aux profits; — loc. d. fut

cohéritier, eut sa part d’un héritage ; partagea avec qq.un un bien qui leur est, ou donné ..., ou laissé en héritage; 2° le bien leur est venu par surcroît, par une bonne chance ou heureuse fortune (renferme l’idée de béné-

diction); — aliàs

ncii-;»' ! 71. S. Pain azyme, de forme ovale, en usage surtout dans le Tigré, comme viatique, que les voyageurs

pétrissent et font cuire aux étapes; — d’où, v. d. •

fit le ! ; — P- 'J'flch-'j* — 5 îicu:h»-f- —

inf. ■■ ; — V. 'dCif”!' s hflA •• se mit à faire

le le pétrisseur du...; —

n. mst. tout ce qui sert au pétrissage et

à la cuisson du — N. B. Mode de faire ce

-flCïije. * — fl^H

pain: pendant que des cailloux lisses, de grosseur et de forme ovale, autant que possible, sont chauffés à blanc sur un brasier ardent, le pétrisseur étend d’eau sa farine, sur une peau de cuir tannée qu’il a préalablement lavée, et fait la pâte. Il en prend autant de boules qu’il y a de personnes à nourrir ; et la boule se mesure dans l’espace oval fait entre les pouces et index des deux mains joints aux extrémités. — Il creuse chaque boule à l’intérieur, en manière d’un coco évidé, et dans cette coupe pâteuse reçoit un des cailloux ardents, renferme l’œuf, et on le pose sur un lit de braise; et là il cuit par le double feu interne et externe.

n. s. les amis de l’époux (nom collectif), c’est-àdire le groupe d’amis invités à la noce. A leur tête est à part l’ami de toute confiance ou parain de noces:

‘ich. s Le fiancé, l’époux de demain choisit et invite plusieurs amis, selon sa fortune, pour les jours des fêtes

nuptiales. = fl- est syii. plus expli-

cite. Peut-être n’en est-il qu’une variante vul¬

gaire.

och»^! OU n. s. tibia, jarret, long os du genou

au pied.

(\^^(D : V. a. piocha, creusa, bêcha; — p. :, — mt.

fréq. 1° s’ occupa à piocher; 2° fit semblant

de creuser; bêcha superficiellement; — inf.

piochage, bêchage ; — s. a. s piocheur, bêcheur,

fossoyeur, terrassier; — ad. p. : qui se bêche,

facile à piocher ; — p. ad. p. • creusé, bêché ; —

n. inst. fout ce qui sert à creuser la terre; —

spéc. : pioche (et plus spécial.^ celle d’Abyssinie),

houe, etc.... = syn.

délaya du miel dans de l’eau; fit un sirop

de miel ; 2° étendit d’eau le "ÏLft- pour le rendre plus

abondant et plus faible; — p. "pnCM s l’eau miellée

est faite ; 2P Fhydromel ou le : est étendu d’eau, baptisé; — int. fréq. •" est miellée légèrement

(l’eau) ; — int. c. htt/i-dn ■■ mêla du miel dans de l’eau ;

dilua le — mf. • mélange de miel dans

de l’eau; dilution d’hydromel; — s. a. s le délayeur

de miel dans de l’eau; dans l’hydromel; — n. s.

1° eau miellée; — affaibli, étendu d’eau; sirop

de miel; — ?i. iîist. ao ■adiL ! raison et proportions de la dilution.

f\^v - {g- inus.)j V. a. s’ entr’aida, fit tour à tour

(dans un office, dans un travail); — c. et i\^

se mit à aider qqun; prêta aide, assistance, secours effectif, à un effort ou travail pénible ; remplaça qqun à l’ouvrage, relaya; — n. s. d. • esclave; serviteur; — ûrrl’î; — ’i- «ser-

viteur du seigneur» ; — • u. d'h. et abr. ‘ ncyu- : ou (\

et par interv. litt. : ; — n. s. d. (ÎCi'l- î

servitude, esclavage.

fl CP- r ». s. tasse, bol, grand verre.

V. n. 1° se refroidit, fit froid, fut froid (se dit le plus souvent de la température), = syn. :, — se

rafraîchit, est rafraîchi, est frais, v. g. : «l’eau

est froide, fraîche», — syn. ‘|>‘’îi«|»îl : ; 2° lima, râpa;

usa (le fer à la lime; le bois à la râpe); — q).

1° est refroidi, trempé (le fer dans l’eau); 2° est limé,

râpé ; — c. 1° = rafraîchit; refroidit; fit refroidir;

fig. calma, apaisa le feu de la colère...; — c. 2°

: fit limer, fit râper; — inf. refroidisse-

ment; — s. a. : qui se refroidit, v. g. le mets hors

du feu, n. g. R'flrh. s ^ • «le mets va se re-

froidissant» ; — n. s. : ou s le froid, la froi-

dure; — n. s. la glace, la neige; la grêle, le

grésil; mais le verbe n’est pas usité dans le sens

ï — ncrn :

de devenir glace, de congeler; v. g. pour dire : Teau se glaça, devint glace, se congela, on emploie le verbe

se condensa : : ùlily. — De même, pour

dire : il grêla, on emploie le verbe : battit :

JP.- ■■ î OU encore ai /.R! «descendit», sur¬

tout pour le grésil, et la neige très rare et plutôt in¬

connue: on la confond avec la bruine, appelée 5^

Pour la glace qui couvre la terre, par suite de la congélation de la pluie, de la bruine, ou des neiges des glaciers des monts du Sémièn, etc. ... on dit : :

A'ï. • terre écuma (de la glace)». — n. inst. an

•• (g-) la lime, la râpe; — 2° « élément re¬

froidissant, rafraîchissant; un réfrigérant, un rafraîchissement, V. g. du lait caillé versé sur un mets pimenté, ou brûlant, afin de la rafraîchir ou adoucir ; = var. an

usité en tigr. ; — v. dér. • devint

ou fut très froid, glacé (r. g. un cadavre).

î n. s. poudre inflammable (pour armes k feu).

ncs.i iiA ! loc, V. 1° vint, arriva subitement, soudain, tout k coup, k Fimproviste ; 2° sortit, parut tout dhin coup ; 3° se leva soudain, tout d’un coup ; cfr. anal, fl

: OA [1*7 ï fîA : et : ÜA :

: V. n. 1° négocia, fit le commerce ; 2^ s’enfla, fit

ampoules ; se tuméfia ; — c. hnoR i causa, produisit des tumeurs, v. g. le frottement continu, une brûlure,

etc. ; — inf. ■■ tuméfaction, tumeur, cloche.

i\C»- t;. n. s’échappa, s’enfuit (apeuré, épouvanté), V. g. homme, animal: s’évada, déserta (v. g. un poltron

en face du danger), aliàs flrm : = syn, î, —

c : apeura, fit fuir de frayeur; — inf.

(1^*7 • évasion, fuite ; — ad. flC^T^ • peureux, poltron, fuyard (v. g. k la guerre), pl.

(\il(n : n. s. mauvais terrain qui n’absorbe pas l’eau.

ncnim-' — rtrtAï

nCnini • devint fier, s’enorgueillit, fut orgueilleux,

— syn. -, — p. fi^r, regarda de

haut; — c. tvdCdKU" rendit fier, enorgueillit; — inf.

9”'nC^T * enorgueillissement ; — s. a, -j*

nC^/n. î enclin à l’orgueil, suffisant; — ad. p. •(\C(Ü* ^ : vaniteux, hautain, orgueilleux, fieffé pour ses avantages extérieurs de force, de taille, de souplesse, de

beauté, — 11. s. (iCmm ! OU orgueil, suffi¬

sance, vanité, vaine complaisance en soi, enflure, = syn.

inst. occasions de..., v. g.

avantages extérieurs de force, de souplesse, etc. ; — loc.

^ nCniT - HA - syn.

tlCXR •• '0- a- 1° dit des paroles dures, sèches, = syn. de

i*!*» î fig- ; 2° rad. g. reluit, brilla, v. g. peau ou

objet lisse, miroitant; — ad. i 1° sablonneux,

léger (terrain), sec, etc. ; .2° un peu chauve, syn. (1^*^ •'

et a7ial. ÜCffff >*•

'flC^T ■ «. de pl. melon, courge, citrouille.

■nc‘p-^ ! iiA •• loc. V. onom. parut, brilla soudain, v. g. le soleil, une lumière.

■ n. s. (dér. anal.) verre, cristal (corps solide diaphane) ; 2^^ spéc. verre à boire.

HA- loc. interj. pour chasser un chat : «Va-t-en!, etc.» (ne se dit qu’aux chats).

HA : ou Ofi- n. s. pâte de farine d’orge grillé : légèrement délayée ou humectée d’eau, elle forme des gru-

meaux plutôt qu’une masse opaque, comme le 'l'AiA”'nAA! î’ « 1° cuisit ; fut cuit ; 2^ mûrit, fut mûr, v. g. le fruit, ...l’abcès, la suppuration; 3^ fid- atteignit la ma-

turité, est mûr, sage, prudent, expérimenté; — c.

AA: fit cuire, fit venir à maturité; — p. •i*nAA ■■ est

cuit vraiment, tout à fait à point; — mt. fréq. OAAA ' est cuit à peu près, légèrement; est â peu près mûr;

— inf. cuisson, maturité; — s. a. flAA, ; en

train de cuire; mûrissant; — jp. ad. 'flfrA ' cuit à point ; 2^ mûr^ en bonne maturité (grain, fruit) ; 3° dénom. gén. des grains ou denrées (blé, pois, etc. ...) en

dehors de Forge : (n. spécif.), mais qui semble

monopoliser le terme général - grain, sans doute,

parce qubl est le plus répandu dans l’Abyssinie. — n. inst ce qui sert à la cuisson, ...à activer la

maturité des fruits, ... et fig. à assagir, v. g. l’expérience.

V. a. et n. prépara mal un mets ; fit mauvaise cuisine ; 2^ fut gâte-sauce, fut garçon de service sans

soin, malpropre; — c. ' ^1^ gâter la sauce, etc.;

forma mal au service; — inf. • négligence

ou insouciance au service ; — n. s. d. ttiiC- toute matière hétérogène qui gâte, v. g. un mets, une sauce, comme cheveux ou poils dans la soupe, etc. ; poussière, légère ordure, paille, petit éclat de bois, une mouche, etc. dans un vase d’eau, de lait, ou autre boisson; —

n. s. ad. mauvais cuisinier, gâte-sauce ou gâte-

métier, serviteur négligent, inepte au service, etc.

'flfïA'l' ï n. s. [g.) 1° bonne nouvelle ; 2° Annonciation (liturg.) ; 3° le prix ou cadeau donné au porteur de la

bonne nouvelle; v. g. s «Donnez-moi

ma récompense de la bonne nouvelle, de mon message».

aaiî ! nA ■■ tomba, s’écroula, déroula avec bruit; retentit comme le bruit d’un effondrement; v. g. terre ou pierre qui tombe d’un toit.

: V. n. fut maigre, chétif, étique (comme un mal-

heureux, un gueux); — ad. flffÿC* maigre, gueux, misérable (injurieux).

i\u4*(ï\" maigrit beaucoup, s’émacia; — c. Knfft

ni b — émacié, étique, squelette; — loc.

d. nn+'P'l'Ts flAî devint tout à fait maigre, fut réduit â rien, délabré, complètement défait, à n’être plus qu’une ruine.

flftnrtî —

iiftnrti n. pourrit, se corrompit, se gâta 5 est pourri,

gâté; — c. amena la pourriture; pourrit, act.’

gâta, moisit, act., v. g. Thumidité; — inf. =

moisissure, corruption; — s. a. corruptible, prêt

à pourrir; — ad. p. : pourri, gâté; — ad.

en train de pourrir; moisi, gâté; — n. inst.

nrt. î ce qui cause la pourriture; — v. dé7\ '

fut atteint de moisissure par le contact; v. g. le grain

sec près de grains humides; — n. insU'.

contact contagieux ; jonction, voisinage ; — ?i. d. anal, od

point de contact, confluent, jointure ; et spéc. sommet du crâne où les os pariétaux se réunissent avec Pos occipital.

n/in» » n. se gangrena (la plaie) ; empira, s’agrandit, s’étendit... (au lieu de se rétrécir et cicatriser); va7\ f|

— c hnm» impira le mal ulcéreux, v. g. la malpropreté, le manque de soin, ulcéra...; — mf.

tlÇd • ulcération ; — ad. ulcéré, gangrené; —

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