‹ Dictionnaire de la langue TigraiChapitre 27 sur 188 · A®- OU · texte numérisé non relu

A®- OU

: entre dans la composition des phrases^ comme préjixe et suffixe. — Préfixe, ^ ou ^ selon reuphonie, sert k exprimer le datif et Tobjectif^ quand il se trouve adjoint devant les noms^ les pronoms ou les

particules pronominales; v. g. datif, 4^* ^ lî A5^”

I A?i"ïA. ! ■■ «Donnez-le lui — k qui? —

k un tel ou k eelui-ci»; objectif : «pourquoi»

et • «où»?; 2^ siffixe, il est usité au •? c’est-

k-dire A comme préposition : k^ pour^ en faveur de^ etc.

II se place alors entre le verbe et le pron. pers. qui lui

est adjoint comme complément; v. g. '|‘A^V-A^ ' pour A et ajP. : «Pour moi, laissez-vous prier, accordez»;

JB.7nZAÎ| •• «A toi ou pour toi, il (le) fera»; 3° dans certaines régions A remplace 'Jf ou «qui» relatif, comme

I préfixe aux verbes; v. g. Aïl^ ^ pour 'IflîJ : «qui fut».

I Au lieu de A et A d’autres disent ^ et (Akélé-

Gousaï, Hamassen, etc...); v. g. «k vous»;

celui-ci».

Arhi- n. s. planche, ou bois analogue.

A.rh. : n. pr. la Grande Ourse, constellation de sept étoiles. hîh* loc. on. expr. la grimace de Fagacement ou de Fénerve-

; ment. — loc. v. : OA ^ fatiga, importuna, énerva.

— n. s. d. : importunité, agacement; ennui causé,

énervement.

huà’/r ■■ ou aOAX • [plus usité) V. n. (g.) 1° haleta, souffla,

I fut essoufflé (h. et an. après ascension ou course rapide),

ArïiArfi.” -■ — :

respira bruyamment^ avec peine; 2^ corrélatif se fa-

tiga, peina; fut fatigué. — c. hors d’ha-

leine... — p. '[•AÜ^X ^ fut harassé. — int.

fut ... à n’en pouvoir plus. — s. a. AU A*/. ' sujet à la

courte haleine. — inf 5PAUAU ! essoufflement... — n. inst. f^hbh'l. • et/. <w>^uAy,-i- î

A/hArh. : OU A/hA^ïi» * U. n. (g.) lâcha^ se détendit, se relâcha, se desserra, se délia; est disjoint, désuni, désagrégé, disloqué (r. g. une courroie, une sangle, un nœud: les liens d’un chargement; les jointures d’un plan-

cher, etc.). — c. AAfhA/h. ; détendit, disloqua, etc. —

inf. î?'*A/]hA/lhï détente, disjonction. — s. a. A/ïiArh, • sujet à se détendre ou délier; mal serré, mal joint;

lâche, qui se desserre. — ad. p. A/hA^/hï détendu, desserré, délié, disjoint, disloqué, désuni. — n. inst.

cause, occasion de la dislocation. — Loc.

V. d. #/»ArhA/îfi -■ HAî se relâcha, se désagrégea, s’avaria, se gâta, s’effrita.

AU^^ ï (g-) s’attiédit, est tiède; .2° s’amollit, est

mou, doux, tendu (au toucher), v. g. ' «ouate»;

fg. indolent (var. AUH ^ et AÙ®îO; 3° s’épaissit, se condensa (la vapeur, le lait).

N. B. Assez souvent ces trois lettres n, to s’emploient les unes pour les autres.

— C. jiAUd- attiédit, amollit (act.). — mf. î^’A'/’f!

attiédissement, mollesse..., condensation... — n. d. AUfl : 1° vapeur d’eau, goutte de vapeur liquéfiée {y. g. gouttes de vapeur adhérentes au couvercle d’une marmite, au sortir du feu); 2° écume = — n.

dér. : la partie onctueuse ou grasse du lait, la

crème (qui se condense et s’élève à la surface du lait).

— V. d. AU^'I* • V- crêma (le lait), se condensa. — n. d. aÙ^ vache (g. AUÎ^ 0; hhv9^ • ou

(s’écrit qqfois A/KiArh. 0-

- — Arlirt -■

— Les poètes sacrifient qq. la gutturale l) et disent /\<P’ ; (A. G. et Amh.) v. g. ce proverbe : ’h'iil’Q :

! A9” “ «Il vaut mieux puiser au pis de la vache qu’au plus grand sac de grain» (car il s’épuise moins vite). — v. sous-dér. : s’oignit de beurre

frais ou première crème (usagé dans les soins de la

coiffure) = syn. Ah? d. moiq efféminé...

Arli^^^'* 6st pulvérisé, moulu très fin (u. g. (l-'ÿ :

café) = syn. • {plus usité) est en

poudre très fine... — c. ' pulvérisa, pila, mou-

lut très fin. — inf. • pulvérisation. — s. p. /[

: pulvérisable. — s. a. hAfh^ • pulvérisateur, qui moût très fin. — 7i. ibisù*. • pilon, mortier, etc...

a- 1° tacha, salit, souilla, {v. g. un vêtement,

un livre); 2° souffleta. — c. fit faire tache.

— P' ï se salit, fut sali. — inf. *

salissure, souillure. — s. a. ’ salissant, qui fait

tache. — ad. p. • sali, sale, malpropre. —

n. inst. cause, occasion de tache; personne

salissante, sans propreté = syn. A/hAA •

ArfiA ■ (ô'O lécha (hom., anim., feu) ; 2^ finit son repas.

int. A^hA ' {pl- 'US.) lécha; lapa. — c. JiArhA P* 'f* A/ïiA îb A^irhA ' passa et repassa la langue...

— réc. 'l'A-IifhA!- 'f’A-Iirlifr = üs s’entre-léchèrent. '

— 7w/. î^’A^iA'-b îb « A^iA.: lé-

cheur; s. A* ' aime à être léché. — p. A

rli-A = léché. — n. inst. in^ArliA, ' ce qui incite, aide à

lécher. — n. spéc. //»A-IiA • langue (organe). — n. spéc. /w>Ar1liA î pierre de sel, objet salé, acide que les bêtes cherchent a lécher {v. g. terre salée, salpêtre, herbes acides, remède instinctivement recherché par les bêtes pour ôter la fadeur du palais émoussé. De là, l’usage de faire lécher des briques de sel; de mêler de la poudre de sel au grain; de saler de temps en temps l’eau dont on abreuve les

A-Artrt î — Arhh" =

troupeaux). — loc. v. d. Arlfift •’ HA • ou • lécha avec avidité... — n. dér. anal. A/hff'f’î éruptions de boutons surtout aux jambes (les chiens les lèchent). — v. dér.

anal. fut enroué = syn. Ailh'l"!'-; out la

voix rauque^ rude^ âpre (par anal, aux rugosités de la langue formant comme une râpe^ pour lécher); .2° frappa;

3° insulta, siffla. — D’où subsidiairement OU

A^hAA :

A”/lhAA : ou A(t>AA-- n. [g.) eut la voix éteinte, voilée,

enrouée, fut sans voix = syn. — o. hiKf^ÙÙ'

parla à voix basse, étranglée. — inf. ' on-

rouement, extinction de la voix ; parler à voix basse. —

ad. p. ' ou • enroué, sans voix. — n. s.

ArHAA-* (g-) voix basse; v. g. 'OAr^AA •' «Us prient à voix basse».

n. s. éruptions de boutons ou de clous aux jambes (les chiens les lèchent et peut-être à cause de cela cette dénomination dériverait de A JiA 0-

AÜÎÎT- w. s. d. de Afill * ée : cfr.

Arh'/: = n. de plante médicinale : malva verticillata; sert

pour les plaies. — vai'. • ot A, Al: ••

AA’I'Î * est enrhumé; 2° est enroué = syn. i

ÙÙ- (pour avoir trop chanté ou crié), a la voix rauque. .

— î>”AA,’i-'î : prise du rhume; enrouement. — ad.

AA;!'} : enrhumé; enroué; qui ne parla pas distincte-

ment. — n. s. AA;J*i rhume ; enrouement.

AAh» a. 1° téta, suça furtivement (v. g. un enfant qui va, non au sein de sa mère mil® mais au pis d’une chèvre; ou un agneau qui va téter une autre mère. —

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