LISE
«Parmi les dispositions déraisonnables et diversifiées à l’infini de ces statuts, mais toujours dictées par le plus grand intérêt des maities de chamie communauté, il en est qui exduent entièrement tous autresque les fils de maîtres ou ceux qui épousent des veuves de maîtres; d’autres rejettent tous ceux qu'ils appellent étrangers, c'est-à-dire ceux qui sont nés dans une autre ville. Dans un grand nombre de communautés, il suftit d'ètre marié pour être exclu de l'apprentissage et, par conséquent, de la maîtrise. L’espdt de monopole qui a présidé à la confection de ces statuts a été poussé jusqu’à exclure les femmes des métiers les plus convenables à leur sexe, tels que la broderie , qu’elles ne peuvent exercer pour leur propre compte.
« Nous ne suivrons pas plus loin l’énumération des dispositions bizarres, tyranniques, contraires à l’humanité et aux bonnes mœurs, dont sont remplis ces espèces de codes obscurs rédigés par ravidité, adoptés sans examen dans des temps d’ignorance, et auxquels il n’a manqué, pour être l'objet de l’indignation publique, que d'être connus.
« C’est sans doute l’appât des moyens de finance qui a prolongé l’illusion sur le préjudice immense que l’existence des Communautés cause à l’industrie et sur l’atteinte qu’elle porte au droit de travail. Cette illusion a été portée chez quelques personnes jusqu’au point d’avancer que le droit de travailler était un droit royal que le Prince pouvait vendre, et que les sujets devaient acheter.
«Nous nous hâtons de rejeter une pareille maxime.
«Dieu en donnant à l’homme des besoins, en lui rendant nécessaire la ressource du travail, a fait du droit de travailler la propriété de tout homme, et cette propriété est la première, la plus sacrée et la plus imprescriptible de toutes.
«Nous regardons comme un des premiers devoirs de notre justice et comme un des actes les plus dignes